L’écrivain bengali Taslima Nasreen se réfugie en Suède

L’écrivain bengali Taslima Nasreen se réfugie en Suède

Taslima Nasreen, qui est menacée de mort par des extrémistes musulmans pour ses écrits sur l’islam aurait trouvé refuge en .

Née au Bengladesh en 1962, d’abord médecin gynécologue exerçant dans un hôpital public, puis écrivain, Taslima Nasreen est menacée par les fondamentalistes islamiques à la suite de la publication de son premier roman Lajja (La Honte), qui dénonce l’oppression dans laquelle vit la communauté indoue au Bengladesh. La qualité de son œuvre lui vaut d’être propulsée sur le devant de la scène littéraire progressiste au Bangladesh et en Inde. Elle reçoit des prix prestigieux, parmi lesquels le Prix « Saharov pour la liberté de pensée », décerné par le Parlement européen en 1994, tandis que des fondamentalistes brûlent ses et réclament sa pendaison. Taslima Nasreen est obligée de s’exiler en , puis à Berlin, Stockholm, New York, et enfin à Kolkata au Bengale, où elle tente d’obtenir la nationalité indienne. En mars 2007, le groupe islamiste All India Ibtehad Council met sa têt à pris pour la somme de 500 000 roupies (environ 10 000 euros).

Les sources AP rapportent que l’écrivain est en pour raisons médicales, la BBC déclare qu’elle veut recommencer une nouvelle vie en .

Ses traduits en français : La Honte (1994), Lieux et non lieux de l’imaginaire (1994), , manifestez-vous ! (1994), L’autre vie : poèmes (1995), Un retour : suivi de Scènes de mariage, récits (1995), l’Alternative, suivi de Un destin de femme : récits (1997), Enfance, au féminin (1998), : poèmes d’amour et de combat (2002), Vent et rafales, récit (2003), confirment le talent engagé et la détermination humaniste d’une femme pour laquelle la liberté reste, comme l’a écrit Simone de Beauvoir, « la fin et le moyen toujours à conquérir ». Taslima Nasreen a reçu le Prix Simone de Beauvoir pour la Liberté des en janvier 2008.

Source : journal Extrabladet (en danois)
et
biographie en français de Taslima Nasreen sur le site officiel du colloque Beauvoir 2008