Apaiser les islamistes : les difficultés de Geert Wilders et les leçons du passé
Traduction d’un article de Paul Belien dans le Washington Times du 26 Mars 2008 (en ligne en anglais dans le Brussels Journal)
Adolphe Hitler avait réalisé l’importance d’avoir une bonne presse. Dans l’Allemagne nazie, avec la censure des médias, il était aisé pour Hitler d’être traité positivement dans la presse. Cependant, durant les années 1930, les nazis essayèrent aussi de contrôler les médias dans les pays voisins que Hitler planifiait d’envahir. Les nazis firent pression sur ces pays pour censurer tout ce qui ressemblait à ce qu’on appelerait aujourd’hui ‘naziphobie’, la critique du nazisme.
Il est intéressant de noter que les gouvernements concernés cédèrent à l’intimidation nazie plutôt que de suivre l’avis de quelques individus courageux qui se prononcèrent contre le totalitarisme. A la fin des années 1930, le général SS Karl Gebhardt (un docteur en médecine pendu après la guerre à cause de ses « expériences » médicales sur des êtres humains) rendait fréquement des visites à son ami le Roi Léopold III de Belgique, pour se plaindre des « remarques inamicales vis-à-vis de l’Allemagne » dans la presse belge. Le Roi Léopold demanda à Paul-Henri Spaak, un politicien important de l’époque, d’interdire les références « anti-allemandes » dans les médias belges, et de bannir les journaux étrangers critiques envers Hitler et son régime.
Spaak, qui après la guerre devint un des fondateurs de l’Union Européenne, encouragea ses collègues du gouvernement à « considérer les conséquences possibles de campagnes de presse dirigées contre l’Allemagne ». Les ministres étaient aussi influencés par le Vicomte Davignon, l’ambassadeur de Belgique à Berlin, qui les traita de « couillons » parce qu’ils n’osaient pas imposer une censure. La Belgique céda aux demandes nazies et bannit les « publication anti-allemandes et antipatriotiques », y compris les journaux étrangers comme le British Daily Express.
La soumission de la Belgique aux exigences nazies n’empêcha pas Hitler d’envahir le pays en mai 1940. Le seul résultat de la politique d’apaisement des autorités belges fut que l’homme de la rue, dans sa majorité, n’avait pas pu lire d’articles critiquant Hitler, et ceci à cause des ordres lancés par son propre gouvernement. Après la guerre, devinez qui blâma les jeunes hommes qui s’étaient laissés influencer par la propagande nazie et s’étaient portés volontaires pour le Front de l’Est ? Spaak et sa clique !
De nos jours, nous assistons à un phénomène similaire. Les extrémistes islamiques veulent avoir bonne presse. Ils ne tolèrent pas la critique. Mêmes des caricatures sont jugées insultantes. Ils avertissent ceux qui les critiquent de « prendre en considération les conséquences possibles ».
En 2004, la politicienne néerlandaise Ayaan Hirsi Ali, une apostate de l’islam, et le cinéaste Theo van Gogh firent un film de 10 minutes, « Soumission », au sujet de la façon dont les femmes sont traitées dans la culture islamique. « Islam » signifie « soumission » en arabe. Apràs la sortie de « Soumission », Theo van Gogh fut assassiné par un fanatique musulman. Depuis ce meurtre, les chaînes de télévision européennes, « considérant les conséquences possibles », ont refusé de passer ce film. Hirsi Ali dut quitter les Pays-Bas après que ses voisins gagnent un procès pour l’expulser de son appartement, sous le motif que, à cause des menaces de mort islamistes, sa présence mettait en danger la vie de ses voisins.
Geert Wilders, un politicien néérlandais qui a appartenu au même parti que Hirsi Ali, mais qui, comme elle, y fut harcelé à cause de son « islamophobie » au poin de le quitter, avance l‘argument que l’islam est similaire au nazisme. Pour prouver ce point de vue, Geert Wilders a fait un film de 10 minutes, nommé « Fitna » (L’épreuve, en arabe). La sortie de cet film est bel et bien devenue une épreuve pour Geert Wilders.
Que Geert Wilders ait raison ou non au sujet de l’islam est une question d’opinion. Par contre, la façon dont la classe politique au pouvoir le traite nous rappelle malheureusement la façon dont les gouvernements démocratiques comme le gouvernement belge cédèrent aux menaces nazies dans les années 1930.
La plupart des pays européens ont introduit une législation qui interdit l’expression de points de vue « islamophobes ». Mr. Wilders a été trainé devant les tribunaux par des opposants qui avancent que faire un film critiquant l’islam est en soi une infraction à la loi. Sans attendre le verdict, attendu pour cette semaine, les chaînes de télévision néérlandaises, publiques et privées, ont annoncé leur refus de passer « Fitna ».
Quand Geert Wilders tenta de réserver le centre de presse Nieuwspoort à La Haye (appartenant en partie aux autorités néérlandaises, et en partie aux médias eux-mêmes) pour montrer ce film aux médias, on lui annonça qu’il devrait payer 600,000 $ (380.000 euros) en plus pour les mesures de sécurité supplémentaires.
La Parlement Européen, qui craint que M. Wilders n’utilisent ses installations (l’immeuble Paul-Henry Spaak (!) à Bruxelles) pour montrer le film à la presse, a décrété qu’il est interdit de montrer le « film ou les caricatures sur l’islam de Mr Wilders dans quelque partie que ce soit du Parlement Européen ». Network Solutions, le fournisseur américain de services internet où Mr. Wilders avait un stite web sur lequel montrer son film, a fermé le site en question.
Tout comme les autorités néérlandaises, elles « prennent en considération les conséquences possibles » d’une offense aux extrémistes musulmans. Néanmoins, si les leçons du passé ont toujours quelque validité, la soumission des autorités occidentales à leurs ennemis n’empêcheront pas ces derniers d’attaquer l’Occident.

Merci DanSK !
Cet article est magnifique et tu viens de m’en apprendre pas mal, même si ça fait longtemps que je parle d’esprit munichois, là tu apportes des preuves formelles !
Paul Henri Spaak était pour moi une des grandes figures du socialisme (le vrai, pas celui à la ‘Carolo”) en Belgique, cette image se trouve maintenant fort égratignée !
S.G.
Churchill a dit, à propos de Munich : en allant à Munich, pou apaiser Hitler, vous aurez la honte, ce qui n’empêchera pas que vous aurez aussi la Guerre…
Il n’ya aucune paix possible avec l’islam, ce qui se passe partout dans le monde musulman nou sle prouve chaque jour, seuls les politiques détournent le regard, se bouchent les oreilles, et achetent des voix “musulmanes”, qui lortsque assez nombreuses, n’hésiteront pas à éliminer ces memes politiques et à installer le moyen age débile qui leur sert de civilisation