Ne nommez jamais l’ennemi par son nom, ça risque de le froisser….
A l’instar de l’Union Européenne qui, en 2006 a élaboré un « lexique » pour mieux communiquer en matière de terrorisme et d’islam (lire), en bannissant certains termes du vocabulaire, l’administration américaine à son tour fait la même erreur en empruntant l’idée qu’il faut éviter certains termes qui risqueraient de froisser ou au contraire d’encourager les musulmans à rejoindre le camp de l’ennemi.
L’idée est donc de décrire l’ennemi en termes beaucoup plus vagues, sans connotation islamique , sous le terme très générique d’”extrémistes”. Mais à mal nommer les choses, il en résulte une confusion des esprits américains ainsi que toute une série de situations absurdes et de dangereuses décisions stratégiques qui font complètement fausse route, comme le démontre cet article en profondeur de Counterterrorism Blog, que nous avons traduit pour vous de l’anglais.
Qui l’Amérique combat-elle, les djihadistes ou les extrémistes?
By Jeffrey Imm sur Counterterrorism Blog
Traduction par Darwin pour Bivouac-id.
Nous connaissons maintenant officiellement la réponse à cette question. En se fondant sur de nouvelles directives qui enjoignent aux agences fédérales de ne pas employer le mot “djihadiste”, le gouvernement des Etats-Unis confesse que ce n’est certainement pas les “djihadistes” qu’il combat.
Alors, qui l’Amérique combat-elle? C’est Robert Gates, Secrétaire de la Défense, qui nous fournit la réponse: “l’ennemi, c’est l’extrémisme.”
A. Une note du Centre National anti-Terrorisme (NCTC) et un rapport du Ministère de la sécurité interieur (Department of Homeland Security) sur la terminologie à employer.
L’agence de presse Associated Press (AP) rapportait aujourd’hui qu’un bureau du Centre National anti-Terrorisme (NCTC) préparait en mars 2008 un mémorandum intitulé “Les mots qui marchent, les mots qui ne marchent pas: un guide de communication antiterroriste.”
Le mémorandum, dont le Ministère des Affaires Etrangères a approuvé la distribution aujourd’hui, établit les directives générales à suivre par les agences fédérales pour décrire les terroristes et leurs organisations. Le rapport de l’ Associated Press suggère que le mémorandum du NCTC est aussi étayé par un rapport produit en janvier 2008 avec l’intitulé “Terminologie pour définir les terroristes: recommandations des musulmans américains.”
Selon le rapport de l’AP, le mémorandum du NCTC demande aux agences fédérales de ne pas employer les mots “djihadiste”,”djihadi”, “moudjahidin.”
Il dit précisément ceci:
Dans la conversation n’appelez jamais les terroristes”djihadistes” ou “moudjahidines”… Appeler nos ennemis “djihadis” et leur mouvement un “djihad” global, c’est légitimiser leurs actions sans le vouloir.”Ce mémorandum conseille aussi: “Nous faisons de la communication avec nos interlocuteurs, pas de la confrontation. Ne les insultez pas, ne les déroutez pas avec des mots comme “islamo-fascisme” que beaucoup de musulmans considèrent comme insultants.”
Selon un autre rapport de l’AP le mémorandum du NCTC conseille ceci:
“Ne dites pas “califat” quand vous expliquez les objectifs d’al-Qaida; le mot a des connotations positives”. “Evitez “salafi”, “wahhabiste”, “soufi”, “oummah” et les autres termes de la théologie islamique si vous n’en connaissez pas bien les différents sens et n’êtes pas capable d’en discuter. En particulier, évitez d’appeler le monde musulman “oummah” car c’est un terme de théologie.”Toujours selon l’AP le rapport du Ministère de la Sécurité Intérieur de janvier 2008 appelle à la “prudence dans l’utilisation de termes tels que “djihadiste”, “terroriste islamique”, et “guerrier saint “car ce sont des descriptions prestigieuses.”
B. Le rapport qui blesse: celui de la Commission du Onze Septembre.
Ces directives ont oublié de prendre en compte les termes inappropriés employés dans le Rapport de la Commission du Onze Septembre qui est jusqu’ici, ce qui se rapproche le plus d’un document “stratégique” sur le Djihad dont l’Amérique dispose ; ce qui en dit long, car ce rapport n’est pas un document de stratégie.
Ce rapport utilise le mot “djihad” 79 fois en référence à l’ennemi. Il définit précisément “djihad” comme un “guerre sainte” menée par Oussama Ben Laden et ses compatriotes (section 2.3, paragraphe 302, page 55) et parle des “moudjahidines” comme des “guerriers saints” dans le même paragraphe. le rapport utilise 22 fois le mot “moudjahidine”.
Il utilise 31 fois le mot “djihadiste” y compris dans des références à la “communauté djihadiste mondiale” (section 5.3, paragraphe 691, page 148), aux “djihadistes islamistes” (section 5.3, paragraphe 741, page 158), aux “mouvements djihadistes et islamistes” (section 6.3, paragraphe 887, page 191), ainsi que de multiples références à une note du Conseil pour la Sécurité National (NSC) sur les “réseaux djihadistes.
Plus important, le Rapport de la Commission du Onze Septembre définit le “terrorisme islamiste” comme fondé sur l’idéologie de l’”islamisme” (Notes, 12ème partie, note 3: “Islamism”, page 562).
Comment les rapports du NCTC et du Ministère de la Sécurité Intérieur concilient-ils le Rapport de la Commission du Onze Septembre avec leurs directives sur la terminologie à éviter?
ils critiquent pour l’essentiel, le rapport pour la plupart des mots “offensants” utilisés tels que “djihadistes”, “djihad”, “moudjahidine” et même”islamisme.”
Quelle est la position du NCTC et du Ministère de la Sécurité Intérieur vis à vis de ce rapport dont le langage est si “offensant”? Le NCTC prétend-il à présent que le Rapport de la Commission du Onze Septembre “légitimise” les actions des djihadistes par son utilisation de ces termes?
Ce rapport officiel est lu tous les jours sur le site internet du gouvernement des Etats-Unis et est vendu dans les librairies du Gouvernement. On le trouve partout dans les bibliothèques fédérales et certainement sur le bureau de bien des employés fédéraux.
Afin de respecter leurs propres directives, le NCTC et le Ministère de la Sécurité Intérieur vont-ils demander la fermeture du site où l’on peut lire le Rapport de la Commission du Onze Septembre? Vont-ils réclamer son interdiction à la vente? Vont-ils exiger son retrait des bibliothèques fédérales?
Le Rapport de la Commission du Onze Septembre va-t-il devenir le prochain “Alms of Jihad” (”Aumônes de la guerre sainte”), interdit de vente et de bibliothèque, pour raison de pétrodollars et influence islamiste?
Un des rôles clef du NCTC est de produire le “planning opérationnel stratégique.”
Le NCTC va devoir expliquer comment il remplit cette fonction tout en essayant de baillonner précisément les enquêtes et les analyses du djihad que l’on trouvait dans le Rapport de la Commission du Onze Septembre.
C. Guerre aux extrémistes… et reddition aux islamistes.
Dans une optique exclusivement défensive de la guerre, qui refuse obstinément de s’engager à long terme en définissant l’ennemi, il ne faut pas s’étonner que sept ans et demi après les attaque du Onze Septembre, le gouvernement des Etats-Unis en soit réduit à appeler à la “guerre aux extrémistes.”
Il est difficile pour la plupart des gens de ne pas se dire “contre les extrémistes.” Chacun n’a-t-il pas sa propre définition de l’extrémiste”?
Et en effet, le NCTC, et le Secrétaire de la Défense M. Gates, et Osama Bin Laden, et les islamistes, tout le monde est d’accord là-dessus: ils sont tous contre les “extrémistes.”
Se faisant l’écho des récents commentaires de Monsieur Gates, Secrétaire de la Défense, qui dit qu’en Irak “l’ennemi c’est l’extrémisme,” Monsieur Ben Laden a déclaré partager ce sentiment.
Dans son message du 22 octobre 2007 appelant les djihadistes d’Irak à s’unir, Ben Laden ne mettait-il pas en garde les “ta’assub” (fanatiques, extrémistes) qui sèmeraient la zizanie parmi les moudjahidines djihadistes?
Même le témoignage récent du général Petraeus appelle à la lutte contre les “extrémistes.”
On s’attendrait à ce qu’Oussama Ben Laden et le Secrétaire à la Défense des Etats-Unis aient des définitions divergentes de l’ennemi en Irak. Mais non, ils se disent tous les deux en lutte contre les “extrémistes.”
Voilà dans quelle situation absurde nous mène la “guerre aux extrémistes.”
Ajoutez à cela que dans le documentaire “l’islam contre les islamistes,” l’imam wahhabiste Ahmad Al-Shqeirat de Tempe (Arizona) considère comme “extrémistes” les musulmans qui condamnent le terrorisme comme le Dr. Zuhdi Jasser.
A écouter le NCTC, on peut dire “extrémiste” sans problème, mais faire remarquer que l’imam Ahmad Al-Shqeirat est “wahhabite,” voilà qui pose problème.
La dérive vers une “guerre aux extrémistes” était en germe dans le message à la nation du présisent Georges Bush de janvier 2008, où l’ennemi se voyait défini comme”terroristes et extrémistes,” sans mention des mots “islamiste” ni “islamique” et encore un fois en février 2008 dans le rapport annuel d’évaluation des dangers rédigé par le DNI qui se réfère lui aussi à l’ennemi en terme d’”extrémistes” et non de “jihad”, “djihadistes”, “islamisme”, ni “islamistes.”
Les derniers rapport du Ministère de la Sécurité Intérieur et du NCTC est un point important dans une direction voulue par l’administration du gouvernement en place: le mouvement vers une “guerre aux extrémistes.”
Le Secrétaire à la Défense, M. Gates, a bien résumé la philosophie fondamentale de la “guerre aux extrémistes” :
“Ce sont ceux qui refusent de participer pacifiquement au processus politique. Ceux-là sont les ennemis.”
En resumé, depuis que les dirigeants politiques américains rejettent sciemment la définition du terrorisme islamiste comme fondée sur l’islamisme, comme l’expliquait le Rapport de la Commission du Onze Septembre, depuis que les opérations à courte vue requièrent des alliances avec des nations pro-islamistes, ces dirigeants politiques américains sont aujourd’hui tout-à-fait prêts à laisser croître les islamistes tant qu’ils ne recourront pas à la violence contre les Américains.
Cette approche de “guerre aux extrémistes” se solde par l’établissement d’agences dont la mission est de protéger les Américains employés à distribuer de l’aide sociale aux organisations islamistes et pro-djihadistes.
Dernièrement, le jour de la Fête du Travail, le DOJ, le Ministère de la Sécurité Interieure, et le FBI assistaient à une convention islamique organisée par la Sociéte Islamique d’Amérique du Nord (ISNA), où le stand du Ministère jouxtait celui du groupe islamiste virulent, le Hizbut-Tahrir
En février 2008 la CIA et le FBI aurait recruté du personnel chez le pro-Hamas, pro islamiste WRMEA.
En avril 2008 le FBI aurait recruté du personnel sur le site pro-terroriste “Arab Americain News.” ( avec un encart publicitaire du FBI sur le site).
Toujours en avril 2008, le Pentagone a approuvé après enquête, le “programme d’aide diplomatique.” de Hasham Islam, l’aide du Secrétaire Adjoint à la Défense, M. England.
M. Islam aurait à maintes reprises exercé des pressions auprès de Stephen Coughlin, ancien analyste du Joint Staff pour qu’il adopte une “position plus accommodante sur l’islam et les élément de la loi islamique qui encouragent l’extrémisme”, ceci après que M. Coughlin aurait identifié “plusieurs groupes courtisés par le programme d’aide sociale de M. Islam comme n’étant que des devantures pour l’organisation pro-extrémiste des Frères Musulmans .
Le programme gouvernemental d’aide aux groupes islamistes s’est d’ailleurs étendu bien au-delà de nos frontières.Kurt Volker, du Département d’Etat U.S., a soutenu les efforts du président afghan Karzai à respectabiliser les islamistes Talibans ennemis en les faisant entrer au gouvernement et dans la vie politique de l’Afghanistan.
Le 24 Avril 2008, le Pakistan Dawn rapportait que Richard Boucher, l’assistant du Secrétaire d’État, declarait que les États-Unis ne s’opposaient pas aux discussions avec les militants islamistes et le Talibans en vue de débouchers sur la paix: Le seul but de M. Boucher étant de renforcer le pacifisme des islamistes pakistanais.
Le Secrétaire-Assistant, M. Boucher, ne se sent apparemment pas concerné par les efforts des islamistes à transformer le Pakistan en un pays où règne la charia.
Bien avant que l’ancien président Carter ne commettent des violations du Logan Act en négociant avec le groupe terroriste Hamas, la Secrétaire d’Etat Condoleezza Rice avait déjà parlé du Hamas comme d’une simple “organisation de résistance.”
Le problème, c’est que les idéologies islamistes sont le dernier souci du Département d’Etat, seul l’intéresse le niveau de la violence qu’ils provoquent.
Pour ceux qui n’ont pas encore compris les intentions du gouvernement à l’égard de l’islamisme global, en février 2008 le président Georges Bush a nommé Sada Cumber au poste d’envoyé U.S. auprès de la plus grande organisation islamiste et pro-charia du monde, l’OCI (Organisation de la Conférence Islamique).
L’OCI est une organisation qui, seulement deux mois auparavant, avait tenté de redéfinir la notion de liberté religieuse dans le monde sur les bases des principes de la charia. Sada Cumber considère que les valeurs de l’OCI, pro-charia et hostiles à la liberté de religions, sont semblables aux valeurs américaines. Il dit: “Je pense que les valeurs musulmanes vers lesquelles ils tendent sont exactement à l’unisson des valeurs américaines.”
Lors d’un entretien le 8 avril 2008, la MAS, un groupe fondé par les Frères Musulmans, questionna M. Sada Cumber sur son soutien à l’OCI islamiste et ses vues selon lesquelles les inquiétudes à propos de l’islamisme ne sont qu’un “conflit d’ignorance”; Cumber a aussi déclaré: “je n’utilise même pas ces termes lorsqu’on en vient à parler de terrorisme ou de terroristes islamiques.”
Ces concessions américaines à l’islamisme global forment un ensemble qui porte le message clair et non équivoque que le gouvernement U.S. “jette l’éponge” face aux forces globales de l’islamisme.
En effet, l’administration U.S. d’aujourd’hui fait comprendre aux islamistes que l’Amérique est déjà fatiguée de se battre, et que les islamistes peuvent continuer leurs efforts pour contrôler le monde, tant qu’ils y œuvrent pacifiquement.
Cette philosophie de “guerre aux extrémistes” est une façon de réduire l’action militaire contre les djihadistes, de satisfaire les revendications des nations pro-islamistes, et de trouver “la paix en notre temps.” [NB “peace in our time” ce sont les mots de Neville Chamberlain au Traité de Munich, en 1938]
Cette philosophie comprend nombre des concepts à l’origine des idéologies non-interventionnistes de Michael Scheuer et Marc Sageman, deux anciens membres du CIA.
Comme l’idéologie de Michael Scheuer, la “guerre aux extrémistes” ne tient aucun compte de l’idéologie totalitaire de l’islamisme même, et tourne en dérision le concept de l’islamisme essayant d’instituer un califat mondial (”califat”, cet autre terme que le NCTC voudrait ne pas voir employer par le gouvernement fédéral).
Loin du théâtre des combats en Irak, les positions non-interventionnistes de M. Scheuer “la paix à n’importe quel prix” ne sont pas si éloignées que cela de celles des partisans de la “guerre aux extrémistes.”
La position de M. Marc Sageman selon laquelle les terroristes islamistes agissent pour le prestige est beaucoup plus en accord avec celle du NCTC telle qu’elle est esquissée dans son mémorandum.
Tout comme la position de la EMB du NCTC, Marc Sageman minimise l’importance de la composante idéologique des djihadistes, en s’appuyant sur une étude psychologique qui, selon lui, prouve que les djihadistes ne participent en réalité au djihad que pour le frisson. Sageman argue que, si seulement les Américains laissaient les islamistes tranquilles, les “extrémistes” violents diminueraient en nombre. On croirait entendre le Ministère des Affaires Étrangère des États-Unis. … et maintenant le NCTC et le Ministère de la Sécurité Intérieure.
D. Pourquoi l’expression “guerre aux extrémistes” fausse la compréhension des impératifs islamistes.
Là où l’administration U.S. fatiguée échoue véritablement, c’est quand elle s’imagine que l’Amérique peut mener un combat non idéologique contre le djihad, en battant en retraite et se réfugiant dans une “guerre aux extrémiste” vierge de toute notion idéologique.
Ceux qui défendent l’idée d’appeler les djihadistes par d’autres termes, tels qu’”extrémistes”, se trompent quand ils s’imaginent encourager ainsi la paix avec les islamistes.
Leur tort principal est leur incapacité à comprendre que l’islamisme est une idéologie activiste. L’islamisme n’est pas seulement une façon de penser suprémaciste comme le racisme ou les autres points de vue suprémacistes. L’islamisme est une fusion activiste de l’islam avec une forme de régime politique guidée par des besoins de contrôler et d’agir. Ces besoins inhérents à l’islamisme font que des islamistes impatients comme Oussama Ben Laden ont adopté la tactique terroriste.On en voit quotidiennement l’effet dans:
La condamnation et la dénonciation islamistes de la démocratie. Les appels islamistes à l’expansionnisme et au séparatisme au sein des autres nations (p. ex. la Thaïlande, les Philippines). Les appels au califat mondial des groupements islamistes. Les protestations fréquentes des islamistes à ce qu’ils perçoivent comme une offense, aussi légère soit elle. La violence par laquelle les islamiste entendent démontrer leur “nature pacifiste”. Les appels islamistes pour le contrôle des médias et de la liberté d’expression. les revendications islamistes pour le contrôle, basé sur la charia, de la liberté religieuse. La répression islamiste des croyances religieuses qui contredisent les leurs. Les revendications islamistes pour leur propres lois, séparées du reste de la société, comme on le voit avec la charia au Royaume-Uni et au Canada.Une nation partisane de la liberté comme le sont les Etats-Unis d’Amérique s’entrechoquera toujours avec l’islamisme totalitaire, quels que soient les objectifs de l’administration présente qui se cachent derrière cette “guerre aux extrémistes”.
Il faut choisir. L’Amérique fera-t-elle face à l’idéologie derrière le djihadisme, l’affrontera-t-elle avec le courage de nos convictions idéologiques, ou se cachera-t-elle derrière l’illusion que nous aurons remporté un sursis au terrorisme islamiste si nous arrivons à seulement contrôler les “extrémistes” et à ne pas employer de mots “offensants” en présence des islamistes?
Comme le disait George Weigel dans son commentaire de février 2008 à propos de cette incapacité à définir l’ennemi comme djihadisme, “si les Etats-Unis ne savent pas expliquer au monde pourquoi la liberté religieuse, la politesse, la tolérance et la conviction démocratique sont moralement supérieurs à la coercion dans les domaines religieux et politique, alors l’Amérique se dressera désarmée face à ceux qui croient qu’il est de leur devoir de nous imposer leur vision radicalement différente de ce qui constitue une société souhaitable.”
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