Ingérence libyenne dans les affaires italiennes

Ingérence libyenne dans les affaires italiennes

La perturbe la formation du cabinet Berlusconi

Rome,
05/05/2008
Le fils de prétend empêcher la nomination d’un populiste antimusulman à un poste ministériel.
L’avertissement libyen est lourd de menaces pour l’. Si le coordonnateur de la Ligue du Nord, Roberto Calderoli, entre au gouvernement de Silvio Berlusconi, «attendez-vous à des répercussions catastrophiques», a lancé vendredi le fils et héritier présomptif du colonel Mouammar , Saïf el-.

Roberto Calderoli est connu pour ses provocations anti-islamiques. Le 15 février 2006, il avait suscité un scandale international en déboutonnant sa chemise devant les caméras de la RAI pour faire apparaître un tee-shirt reproduisant l’un des dessins hostiles à Mahomet publiés par le quotidien danois Jyllands Posten.

Deux jours plus tard à Benghazi, le consul d’ avait échappé de justesse au lynchage. Pour disperser la foule, la police libyenne avait tiré, faisant onze morts. Le lendemain, sur ordre de Berlusconi, Calderoli quittait le ministère des Réformes qu’il dirigeait. «C’est lui le véritable assassin des citoyens libyens tués en 2006», a lancé le fils , dans une attaque qui paraît directement inspirée par son père.

Contentieux colonial

L’affaire tombe mal pour Silvio Berlusconi, qui doit annoncer mercredi ou jeudi la composition de son exécutif. Populiste et antimusulmane, la Ligue du Nord est sortie renforcée des dernières élections et elle insiste pour que son dirigeant revienne au ministère des Réformes.

Massimo D’Alema, le chef sortant de la diplomatie, a rappelé le régime libyen aux convenances : «La formation du nouveau gouvernement est une affaire de stricte politique intérieure.» Sans défendre pour autant Calderoli, D’Alema réaffirme que l’ a toujours attribué une grande importance à la coopération en Méditerranée. Son successeur, le commissaire européen Mario Frattini, appelle au développement du dialogue avec l’, tout en invitant Tripoli à «respecter» le choix que fera Berlusconi.

La diplomatie italienne est alarmée. Elle craint que d’autres n’emboîtent le pas. Mercredi dernier déjà, deux coups de mortier ont été tirés à Sanaa contre l’ambassade d’, un attentat revendiqué par al-Qaida. Dans sa politique de dégel avec Tripoli, Rome est loin d’avoir obtenu les résultats escomptés. Au plan économique, la coopération fonctionne bien avec de gros contrats pétroliers et gaziers et la perspective d’un accord avec Gazprom pour gérer en commun les réserves libyennes d’hydrocarbures.

En revanche le contentieux colonial lié au pillage de la Cyrénaïque et de la Tripolitaine par les forces coloniales italiennes entre 1911 et 1943 et à l’expulsion de 20 000 résidents italiens en 1970 reste entier.

La perspective d’une visite de réconciliation du colonel à Rome, que l’on donnait pour imminente fin 2007, paraît plus lointaine que jamais. De là à penser que la polémique n’est suscitée que pour permettre au dirigeant libyen de formuler de nouvelles exigences, il n’y a qu’un pas.

Source : http://www.lefigaro.fr/international/2008/05/05/01003-20080505ARTFIG00341-la--perturbe-la-formation-du-cabinet-berlusconi.php

Une réponse à “Ingérence libyenne dans les affaires italiennes”

  1. Pas de problème… comme je connais l’Italie, ils iront se servir et foutrons en l’air kadhafi et toute sa clique de chamelier. RDV en enfer…..
    Pourquoi discuter encore et encore avec ces bédouins? Ils veulent voir allahhhhhh et bien pourquoi pas les aider… et se servir au passage?

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