Nigéria : des romans à l’eau de rose irritent les barbus
Le journal norvégien Dagbladet a présenté un reportage sur le succès croissant des romans « à l’eau de rose » parmi les musulmanes du Nigéria, un développement qui déplaît aux barbus.
Voici un résumé en français de cet article.
Chaque soir, des femmes nigérianes se rassemblent autour des kiosques à journaux dans la ville de Kano, dans le nord du Nigéria. Elles feuillettent les romans bon marchés qui ont beaucoup de succès pour le moment : écrits par des femmes, ils parlent de thèmes qui les concernent, elles qui vivent sous la charia : les demandes en mariage, la polygamie, et l’importance de l’amour. Certains de ces livres ont été tirés à 100 000 exemplaires. Même si les écrivains n’ont pas fait fortune de cette littérature à l’eau de rose (un livre coûte environ 0,20 euros), elles déclarent être heureuses que leurs écrits plaisent à un large public.
Ces écrits ne feraient rougir personne en Norvège, et on ne peut pas dire qu’il s’agit d’une littérature qui vise à briser les règles sociales. Néanmoins, la controverse autour de ce phénomène de la « littérature Kano » augmente en même temps que sa popularité. Les leaders conservateurs du Nigéria estiment que cette littérature de seconde classe dégrade l’islam et la culture nationale. Récemment, l’émir de Kano a mis le feu à un tas de ces livres lors d’une cérémonie publique.
Les lectrices déclarent que ces livres sont importants pour trouver des repères dans la vie de tous les jours. Intitulés « Un faux amour », « La marée basse du destin » ou « Le coeur véritable » , ces livres permettent à des jeunes femmes de trouver un peu de réconfort face à une élite masculine conservatrice, et cela explique le succès de ces livres.
« Les femmes n’écrivent pas pour le plaisir, mais parce qu’elles voient ce qui se passe dans la société, et elles souhaitent toute une série de changements », déclare l’écrivain Binta Rabiu Spikin, une femme célibataire de 32 ans qui a été élevée dans le foyer de son grand-père, qui avait quatre épouses.
La plupart des livres sont publiés en hausa, la langue locale. Cette littérature destinée à un lectorat féminin affirme que le vrai amour se base sur les sentiments personnels, et non pas sur la pression exercée par la famille et la société. Certains livres mettent en garde contre la drogue. Plusieurs livres enseignent quels SMS envoyer à l’élu de son cœur, comme par exemple : « Savoir que je t’aime tout en étant si loin de toi fait que je t’aime encore plus ».
Ceux qui y chercheraient des conseils du genre Kama Sutra seraient déçus…
Dans cette partie du Nigeria, à majorité musulmane, de nombreux hommes ont jusqu’à quatre épouses. De nombreux livres expliquent comment est la vie dans une famille polygame, si bien que les jeunes filles puissent savoir à quoi s’attendre. Ces livres ont en quelque sorte un rôle pédagogique qui plaît aux lectrices : « Nous vivons dans une société moderne, mais il y tellement de choses qu’on ne nous raconte pas ! », déclare Maryam Muhammed Haladu, une fervente lectrice âgée de 20 ans. « Beaucoup de femmes n’ont aucune idée de ce qui va se passer quand elles se marieront. Elles ne savent pas comment se comporter avec un homme, ni comment le séduire ».
Quelques livres décrivent des femmes qui flirtent et dansent en public avec des hommes, ce qui ne se produit jamais dans la réalité dans cette société, mais ces livres sont une exception.
Jusqu’à la vulgarisation de l’usage de l’ordinateur, et l’apparition de possibilité d’imprimer à faible coût, dans les années 1990, la production littéraire était contrôlée au Nigéria par une élite masculine instruite. La fin du gouvernement militaire en 2000 permit la diffusion des téléphones portables et d’autres appareils de haute technologie. Ce sont ces phénomènes qui permirent aux femmes de prendre pied dans la vie littéraire du pays. L’association nationale des écrivains compte déjà une centaine de femmes.
De nombreux académiques et des théologiens islamiques espèrent que cette littérature va disparaître. Ils disent qu’une influence étrangère s’est insidieusement infiltrée dans ces livres, et dans les films à la mode (comme ceux de Bollywood), et que cela détériore la culture traditionnelle islamique et la culture hausa. La pauvre qualité litéraire des livres éroderait aussi le niveau linguistique.
Le Sheikh Ibrahim Khalil, leader des théologiens de Kano déclare : « Les femmes, surtout les jeunes, aiment l’amour et parler d’amour. Mais chez nous, les Hausa, l’amour est une affaire qui se passe à la maison, pas en dehors. Ce n’est pas haram d’écrire sur l’amour en islam. Leur façon d’écrire manque de maturité ; cela pose un problème pour notre éducation, notre culture et notre morale ».
Le professeur d’études africaines au Luther College dans l’Iowa (USA) Novian Whitsitt considère que cette littérature est au contraire le signe d’un changement positif dans la société, permettant à de nombreuses femmes qui n’ont pas reçu d’instruction, d’améliorer leurs capacités intellectuelles : « Ces livres montrent que la culture islamique et la culture hausa sont en train de changer. Ces livres s’adressent à la jeune génération, qui souhaite fonder une société plus libre pour les femmes, en ce qui concerne la liberté d’expression et leur contribution à la société. »

Cela démontre que même les répugnants barbus ne pourront pas detruire en elles le besoin de sentiments et de romantisme qui est en toutes femmes(ou presque).
Les barbus sont des homoséxuel refoulés. Ce n’est pas moi qui le dit, mais les neuropsychiatres. Ils ont de grave probleme d’identité sexuelle. On leur a appris à haïr la femme dès l’enfance. On en a fait des homosexuelle finalement. C’est ça le résultat d’une éducation misogyne.
c’est bien toi, Jamila, qui disait dans les commentaires d’un autre article que les hommes pas encore mariés se soulagent entre eux? ça, c’est de l’homosexualité!
loool c’est vrai j’ai entendu ça et les émir sont tous homo. Ils rafolent surtout des petit beurs et des jeune haïtistes qu’ils recrutent. Ces jeunes deviennent violent et veuelent montrer une virilité violée car il veuelent trascander cette homosexualité subie