Musulmans en Allemagne : une étude ‘explosive’ du Ministère Fédéral de l’Intérieur (1)

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Voyez le sommaire de l’enquête en cinq parties ici.

Le Ministère Fédéral Allemand de l’Intérieur a réalisé une étude très complète intitulée « Musulmans en ». Les thèmes abordés sont : l’intégration, les freins à l’intégration, la religion et les attitudes vis à vis de la démocratie et de l’état constitutionnel, ainsi que la violence motivée par la politique et la religion.

Cette information est rapportée par Europenews.
Le document original, en allemand [‘Muslime in Deutschland’], peut être commandé gratuitement à Publikationsversand der Bundesregierung, Postfach 48 10 09, D-18132 Rostock, ; ou téléchargé ici.

Le rapport en anglais [Results of Surveys Within the Framework of a Multicentric Study in Urban Environments, by Kathrin Brettfeld and Peter Wetzels, 509 p., Hamburg 2007] a été résumé en anglais en 12 pages par Christine Schirrmacher et peut être téléchargé ici.

C’est ce texte, et ses résultats très importants en ce qui concerne l’islamisation de l’, que je vais vous résumer sur Bivouac en 5 articles successifs, dont voici le premier.

1. Une enquête sur les musulmans en : pourquoi ? quels résultats ?

Pourquoi cette étude ?

Fin 2007, une étude complète du Ministère Fédéral de l’Intérieur a été publiée sous le titre « Musulmans en ». Menée par les criminologues de Hambourg Karin Brettfeld et Peter Wetzels, cette enquête a étudié les attitudes des musulmans vivant en au point de vue de l’intégration et de la démocratie, de la loi, et de la violence motivée par la politique et la religion. Un volume de plus de 500 pages présentant les statistiques et une analyse des réponses des 1700 personnes interrogées présente les résultats d’une enquête qui a été longtemps attendue et qui a comblé un vide béant dans la connaissance de la société allemande, bien que des enquêtes de moindre ampleur aient été réalisées auparavant.

Cette étude a commencé en 2004 à l’instigation du Ministre de l’Intérieur Otto Schily, et a duré 3 ans.

L’ a connu une longue période pendant laquelle on a volontairement ignoré le fait que les travailleurs immigrés des années 1960 resteraient en , et aussi ignoré l’immigration non prévue, non planifiée et massive qui est survenue au cours des dernières décennies dans le cadre de la politique d’asile et du regroupement familial. Cette enquête donne donc pour la première fois la position sociale et politique des musulmans d’, qui représentent de 3,2 à 3,5 millions de personnes aujourd’hui.

De plus, cette étude vient à point au moment où le danger d’attaques extrémistes est important, y compris en . Cette étude sert donc aussi à estimer les risques liés à l’extrémisme et les meilleures mesures à prendre. Les experts en lutte anti-terroriste s’accordent à dire qu’il est important de connaître non seulement la part de la population musulmane qui justifie la violence au nom de la religion, ou est prête à commettre cette violence, mais aussi de savoir quels sont les arguments utilisés dans ce contexte, et quelle est la distance ressentie par les musulmans vis à vis de la société allemande (voire quel est le rejet de son système légal), car ces éléments liés au fondamentalisme religieux préparent le terrain à la radicalisation et à la violence.

Quels sont les musulmans qui ont été interrogés ?

Avant cette enquête, la proportion de Musulmans vivant en qui défendent la violence au nom de la religion ou de la politique était le plus souvent considérée comme étant de 1 % (environ 30 000 personnes), soit les membres des organisations extrémistes. La présente étude confirme que seule une minorité de cette population sympathise avec les positions extrémistes et encourage la violence au nom de la religion. Cependant, l’étude a démontré que la situation était complexe, et qu’il ne fallait pas prendre cette faible proportion à la légère.

L’enquête s’est intéressée à 4 groupes :
- environ 1000 musulmans résidant en , et interrogés par téléphone ;
- 500 élèves de la 9e et 10e année d’étude (ãgés de 14 à 18 ans) ;
- 150 étudiants universitaires ;
- 60 membres ou activistes d’organisations islamiques, d’organisations et de mosquées.

Seuls des musulmans vivant dans des villes ont été interrogés (Hamburg, Berlin, Cologne, and Augsburg). L’éventail des groupes d’âges et des niveaux d’éducation est bien couvert. La majorité des personnes interrogées sont d’origine turque, ce qui correspond aussi à l’origine de la majorité des musulmans vivant en .

Les résultats

Le premier résultat important - sans être une surprise - est que la majorité des musulmans d’ attachent beaucoup d’importance à la religion, en théorie et en pratique. La religion pénètre profondément dans tous les aspects de leur vie quotidienne et influence aussi leurs relations sociales.

Par rapport aux autres enquêtes, cette nouvelle enquête montre que la proportion de ceux qui se décrivent comme ‘religieux’ ou ‘très religieux’ a à nouveau augmenté ces dernières années. De 2000 à 2005, la proportion de ceux qui vont à la mosquée au moins une fois par semaine est passée de 30,7% to 41,6%. Augmentation aussi de la proportion prônant le port du voile pour les femmes : de seulement 27,2% en 2000, elle est passée à 46,6 % en 2005.

Les tendances fondamentalistes au niveau politique concernent seulement une minorité ; la majorité des personnes interrogées a un position traditionnelle, orthodoxe ou fondamentaliste au niveau religieux.

La proportion de ceux qui ont suivi une école coranique est plus importante parmi les jeunes que parmi les plus âgés ; cette proportion est la plus élevée parmi ceux nés en (60 %). Plus la formation dans une école coranique est longue, plus l’orientation fondamentaliste au niveau de la religion est marquée. Ceci n’est pas étonnant : des études antérieures ont montré le frein à l’intégration que constituent les écoles coraniques.

L’étude montre que une orientation religieuse orthodoxe, ‘vieux jeu’, traditionnelle, ou fondamentaliste ne peut pas être mise en relation avec la volonté de commettre des actes violents ni avec l’extrémisme [suit un paragraphe sur la Religion de Paix® que je vous épargne]. Pour glisser d’une croyance religieuse restrictive à l’extrémisme, des éléments supplémentaires (motivation, attitudes,…) sont nécessaires. Cette enquête apporte une contribution importante dans l’explication des différences importantes entre un croyant et un extrémiste.

Vous voulez savoir lesquelles? Alors lisez les articles suivants sur ce thème… !

Une réponse à “Musulmans en Allemagne : une étude ‘explosive’ du Ministère Fédéral de l’Intérieur (1)”

  1. OK, je ais commander Muslime in Deutschland à Rostock et donner
    le tuyau à mes amis allemands .Merci de m’avoir donné ces indications.

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