Musulmans en Allemagne (2)
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Voyez le sommaire de l’enquête en cinq parties ici.
2. La population musulmane résidant en Allemagne
Environ 1000 musulmans résidant en Allemagne ont répondu à une enquête téléphonique ; un peu moins du tiers de ces musulmans a la nationalité allemande mais seulement 12,2 % se définissent comme allemands. Le niveau d’instruction des personnes interrogées est bas : environ 70 % possèdent un diplôme de niveau secondaire ou inférieur ; seulement 12 % ont un diplôme universitaire.
L’intégration
19,4 % sont peu intégrés linguistiquement et socialement ; 37,6 % sont modérement intégrés ; seulement 32 % sont intégrés de façon jugée staisfaisante et 11,9 % sont très bien intégrés.
Le rapport conclut : « Une intégration réussie, comme elle se manifeste dans la vie de tous les jours, n’est observée que chez un peu plus de 10 % des musulmans interrogés » et appele à une prise de conscience politique sur ce sujet. La ségrégation et l’isolement de la communauté musulmane est rejetée par plus de 80 % ; mais la prise de distance par rapport à la culture du pays d’origine est aussi rejetée par une écrasante majorité. La volonté de s’intégrer existe, mais tout en insistant sur la conservation de la culture d’origine.
Presque la moitié de ces musulmans se sentent rejetés par la population allemande.
Critiques verbales et volonté d’avoir recours à la violence
Presque 90 % sont en colère « quand les Musulmans sont toujours suspectés les premiers apràs un attentat terroriste » ; ils se sentent marginalisés collectivement en tant que musulmans.
Plus de 90 % rejettent l’assassinat de personnes au nom de Dieu et le considèrent comme injustifiable ; et plus de 90 % considèrent une personne qui « encourage les jeunes musulmans à commettre des attentats suicides ou leur enseigne comment faire » comme un « criminel athée ». Mais 44 % sont d’accord “en partie” ou “tout à fait » avec la déclaration : « Les musulmans qui meurent dans un combat armé pour leur foi entrent au paradis », et sont donc récompensés pour leurs actes.
Un peu moins de 40 % considèrent comme « légitime l’utilisation de la violence physique en réaction à la menace que représente l’Occident pour l’islam ».
Religion et liberté religieuse
Presque 87 % se considèrent comme religieux ou très religieux ; le niveau de dévotion est inversément proportionnel au niveau d’instruction.
Environ 40 % peuvent être considérés comme d’orientation fondamentaliste. 79,6 % sont totalement d’accord sur le fait que le coran est la véritable révélation divine ; 9,4 % sont à peu près d’accord ; cela fait un total de 89 %. Ceux qui sont le plus convaincus de la véracité de cette déclaration suivent le plus les commandements de l’islam dans la vie courante. Les rites et commandements islamiques sont hautement respectés, même s’ils ne sont pas toujours suivis dans le détail.
Bien que la liberté religieuse de l’Allemagne soit appréciée, environ 30 % des personnes interrogées sont « tout à fait » ou « en quelque sorte d’accord » qu’il devrait être interdit de convaincre un musulman de changer de religion ; cette opinion constitue en soi une restriction de la possibilité pour les autres religions d’être présentées en public, et donc, une restriction de la liberté religieuse.
45 % sont « tout à fait » ou « en quelque sorte d’accord » que seul l’islam peut résoudre les problèmes de notre époque.
48,4 % déclarent que « la démocratie en Allemagne est une des causes du haut taux de criminalité ».
46, 7 % « tout à fait » ou « en quelque sorte d’accord » que « l’obéissance aux commandements de l’islam est plus important pour eux que la démocratie. Ceci confirme des résultats antérieurs qui avaient montré que la moitié des musulmans résidant en Allemagne considèrent que le coran et la démocratie sont incompatibles.
33,6 % sont pour la peine de mort.
9,4 % sont en faveur de l’application en Allemagne des peines prévues pour la charia : cela fait plus de 300 000 personnes.
Les radicalismes
La participation à l’école coranique, la ‘consommation’ exclusive de médias non allemands, et la participation à des associations islamiques à l’exception de toute autre, vont de pair avec une prise de distance par rapport à la démocratie et à la législation locale. Cette tendance est visible chez 10 % des musulmans, et est inversément proportionnelle à la réussite de l’intégration linguistique et pratique dans la société allemande.
La distance par rapport à la démocratie est la plus importante chez ceux qui sont extrêmement religieux (à tendances fondamentalistes), cela représente un noyau dur d’environ 15 % des musulmans en Allemagne.
La tendance au radicalisme apparaît surtout chez les personnes à haut niveau d’instruction ; ces personnes n’ont pas été victimes personnellement de discrimination en Allemagne, mais supposent que c’est le cas « pour les musulmans en général ». Le deuxième groupe sensible est constitué de personnes peu instruites et qui ont été victimes de discrimination personnellement. Le troisième groupe inclut les personnes avec une orientation religieuse traditionnelle.
En conclusion, le manque de participation à la société allemande, ou la marginalisation, ne sont des causes de radicalisation que pour une partie des musulmans seulement.
En additionnant le groupe de ceux qui se sentent étrangers à la démocratie à ceux qui considèrent que la violence au nom de la politique ou de la religion est légitime, le rapport conclut que 13,9 % des musulmans d’Allemagne constituent « une minorité très substantielle qui a une attitude problématique vis à vis de la violence et/ou de la démocratie » et qui peut potentiellement se radicaliser. [note de DanSK : cela fait 480 000 personnes…]
«Seule une petite minorité de 6 % accepte totalement la violence motivée par la religion ou la politique.»
Une instruction saine est un facteur qui peut empêcher le développement du radicalisme, mais pas avec certitude, comme le démontre la radicalisation de musulmans hautement instruits qui rejettent le mode de vie et le système social occidental. Le radicalisme ne peut donc pas être combattu seulement par l’instruction publique.
“En conclusion, les résultats de cette enquête montrent que, dans la population musulmane d’Allemagne, un potentiel important existe, au niveau des attitudes personnelles, qui peut être approprié pour permettre la propagation des idées radicales et extrémistes, et le recrutement dans ce cadre. »
Source : Results of Surveys Within the Framework of a Multicentric Study in Urban Environments, by Kathrin Brettfeld and Peter Wetzels, 509 p., Hamburg 2007 ; résumé en anglais en 12 pages par Christine Schirrmacher.
L Islam est bel et bien incompatibile avec la démocratie, nouvelle preuve…
@ Marot
Le plus intéressant, dans cet article, c’est que les musulmans le disent eux-mêmes !
46, 7 % « tout à fait » ou « en quelque sorte d’accord » que « l’obéissance aux commandements de l’islam est plus important pour eux que la démocratie. Ceci confirme des résultats antérieurs qui avaient montré que la moitié des musulmans résidant en Allemagne considèrent que le coran et la démocratie sont incompatibles.
Tous le monde sait que les sondages de ce genre ne refletent pas la réalité surtout téléphonique, en réalité je pense qu’il sont plutôt près de 90% à rejeter la société allemande. ( point final )
Pas la peine de nous parler de 48% de 9,4%, 40% tout ceci c’est du pipo .
Les sondages ne sont certes pas toujours fiables (sic! ils ne sont jamais…) mais force est de constater que des CENTAINES DE MILLIERS de personnes sont convaincus qu’une action violente contre l’Occident est une bonne chose (contre l’Occident, cela inclut Israël, ah là, je me demande même si cela ne dépasse pas le million de personnes, sic ! je sais bien que cela le dépasse).
Les combattants djihadistes potentiels sont pléthore en Occident, le réveil n’est malheureusement pas pour tout de suite. (et encore malheureusement, je n’espère pas que le réveil se traduise par des pogrom, mais par des réactions démocratiques adaptées, ce qui est un peu illusoire, certes…enfin, j’espère me tromper)
oui Agnus Cybioni c’est ce que j’ai dit plus haut