Grande-Bretagne : les jeunes musulmans se radicalisent, selon un rapport de police alarmant.
Passons sur les “solutions” tarte-à-la-crème de ce rapport (la mise en place d’une police de proximité - si c’était la panacée pour contrer l’idéologie de haine qui est au coeur de l’islam, ça se saurait), et attardons-nous plutôt sur ses résultats :
La jeunesse musulmane “britannique” est gangrénée par l’idéologie djihadiste (et quand ils parlent de djihad, il ne s’agit pas “d’effort intérieur”) ; de nombreux musulmans répugnent à dénoncer les extrémistes ; il existe parmi la communauté musulmane un soutien tacite pour la violence extrémiste ; la masse musulmane est attentiste : ses idées, ses opinions, et son soutien envers l’extrémisme évolueront en fonction de ce qui se passe, de ce que font Al-Qaïda et consorts, et de ce que fait la police.
En d’autres termes, ce rapport fait voler une fois de plus en éclats le poncif éculé qui veut, selon la formule consacrée, que l’immense majorité des musulmans soit modérée.

Des jeunes musulmans manifestant à Londres.
Selon un rapport de police alarmant, les extrémistes musulmans sont en train de gagner la bataille pour la conquête des cœurs et des esprits des jeunes britanniques musulmans.
Ils sont de plus en plus nombreux à se sentir tellement coupés du britannique moyen qu’ils pourraient même apporter leur soutien au terrorisme de guerre sainte.
Bien que la plupart rejette l’usage de la violence, beaucoup ne font pas confiance à la police et répugnent à dénoncer les extrémistes.
Ce rapport avait été commandité par l’Association des Commissaires Divisionnaires (ACPO) à la suite des attentats manqués dans le West End de Londres (quartier touristique et commercial) et à l’aéroport de Glasgow. Il sera présenté et débattu à la conférence annuelle de l’ACPO cette semaine.
Dans ce travail de recherche le plus complet à ce jour, le professeur Martin Innes, de l’Institut Universitaire des Sciences Policières de Cardiff, a dirigé une équipe de chercheurs qui ont procédé à des entretiens individuels avec plus de 600 musulmans à Londres, à Birmingham et à Oldham. Ils ont découvert que la radicalisation des jeunes britanniques musulmans était plus répandue qu’on ne le craignait déjà, et qu’une “proportion inquiétante” de ceux-ci manifestaient un soutien aux éléments extrémistes.
Ce rapport qui est distribué aux fonctionnaires de police supérieurs, aux ministres, et aux fonctionnaires des services gouvernementaux, révèle que
- le colère et le mécontentement sont “répandus dans des parties de la jeunesse musulmane“.
- il existe dans des sections de la communauté musulmane un soutien tacite pour la violence extrémiste.
- la police doit en faire plus pour gagner la confiance des communautés musulmanes si elle désire s’attaquer à la radicalisation.
- de nombreux musulmans ne font pas confiance à la police et répugnent à dénoncer les extrémistes, préférant résoudre leurs problèmes au sein même de leurs communautés.
Cette étude, qui est intitulée “Cœurs et âmes, yeux et oreilles: réduire les risques de radicalisation grâce à un maintien de l’ordre rassurant”, avertit qu’il “est possible que la menace du terrorisme djihadiste au Royaume-Uni se voit augmenter dans l’avenir.”
Elle conclut: “De plus en plus de jeunes musulmans sont suffisamment insatisfaits de leurs vies dans les sociétés libérales-démocratiques-capitalistes pour désirer soutenir le terrorisme violent afin d’exprimer leur désillusion et leur désengagement.”
De par tout le Royaume-Uni, les services de sûreté disent suivre à la trace 2000 individus suspects d’avoir des liens avec le terrorisme, enquêter sur 200 réseaux, et avoir 30 complots sous surveillance.
Dans son rapport, le professeur Innes avertit que les groupements terroristes musulmans opèrent de plus en plus hors des régions traditionnellement musulmanes, et cherchent de nouvelles méthodes pour radicaliser les jeunes gens influençables. Ce rapport arrive juste au moment où la police enquête sur des complots terroristes présumés à Exeter et à Bristol.
Les détectives des forces anti-terroristes ont émis des commentaires sur la rapidité avec laquelle des jeunes gens ont été convertis à l’extrémisme et ont participé à des opérations.
Le rapport précise: “Former les gens [au terrorisme] plus vite pourrait être une façon de limiter les risques de détection avant de passer aux actes. Si bien que, alors qu’auparavant le réseau Al-Qaïda posait problème aux services de la sûreté nationale en utilisant un cadre trié sur le volet d’agents bien entraînés, il pourrait maintenant mettre nos ressources à rude épreuve en lançant un grand nombre d’attaques moins professionnelles.“
L’année dernière, un sondage de la société Populus a révélé que 13% des musulmans âgés de 16 à 24 ans “admiraient les organisations comme Al-Qaïda qui étaient prêtes à combattre l’Occident.“
Les ministres on annoncé un programme de “déradicalisation” de 12,5 millions de livres (15.800.000 €) visant à attaquer l’extrémisme islamiste au niveau local.
Mais le professeur Innes dit que la police doit d’abord surmonter la méfiance très répandue des musulmans pour que cette stratégie puisse réussir.
Il nous a déclaré: “Il y a au sein des communautés musulmanes des gens complètement opposés aux méthodes et aux buts du terrorisme, mais il y aussi ceux qui les approuvent.“
“Il y a aussi, entre ces deux extrêmes, une proportion inquiétante de gens dont les idées, les opinions, et le soutien envers l’extrémisme évolueront en fonction de ce qui se passe autour d’eux, de ce que font Al-Qaïda et consorts, et de ce que fait la police.“
L’équipe de Cardiff a découvert qu’un fossé des générations grandissant dans les communautés musulmanes rendait plus difficile aux anciens la tâche de garder le contrôle sur la jeunesse déçue.
Le professeur Innes a dit que les extrémistes qui tentent de radicaliser les jeunes musulmans pourrait mettre à profit les problèmes locaux tels que le manque de logements, aussi bien que les évènements internationaux comme l’invasion de l’Irak.
Le rapport dit que le recours à la police de proximité pourrait aider au combat contre le terrorisme.
Un porte-parole de l’ACPO a déclaré : “Le peu de confiance dans la police que l’on voit chez certains groupes dissuade les gens de sortir du rang et de donner les informations qui pourraient empêcher quelqu’un de glisser vers la radicalisation. Le rôle de la police de proximité est crucial.“
Source : Telegraph
Traduction d’extraits par Darwin pour bivouac-ID
Mais, putain, s”ils sont pas contents, personne les empêche d’aller vivre dans un pays musulman!
15 sept 2008 at 15:52
[…] Il y a peu, un rapport de police montrait que de les extrémistes musulmans sont en train de gagner la bataille pour la conquête des esprits des jeunes musulmans en Grande-Bretagne et un sondage de la société Populus révélait que 13% des musulmans âgés de 16 à 24 ans “admirent les organisations comme Al-Qaïda qui sont prêtes à combattre l’Occident.” (Lire) […]