Suisse : Homeira et Babak risquent d’être lapidés s’ils sont renvoyés en Iran.

Que les craintes de l’avocat de Homeira et Babak soient fondées ou que les doutes de l’Office fédéral des migrations le soient, peu importe. Car l’essentiel, c’est tout simplement le fait que cette question se pose. Cela nous rappelle combien il fait bon vivre en République de paix, d’amour et de tolérance d’, où ce qui est illégal ce n’est pas de lapider quelqu’un, mais de le faire avec une des pierres de dimensions non autorisées.

A Lausanne, les parents, qui ont eu un enfant hors mariage, se battent contre leur renvoi. Dans leur pays, considérés comme un couple «adultère», ils risquent une mort horrible.
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Homeira, Babak et leur petite Chloé vivent dans un studio à Lausanne depuis octobre 2007.

On dirait une famille ordinaire, un jeune couple avec leur petite de 10 mois, Chloé. En réalité, dans leur minuscule studio lausannois de 17 m2 où ils vivent depuis octobre 2007, les parents font tout pour ne pas communiquer leur angoisse à leur fille. «Quand je dors, c’est avec ce cauchemar. Je pleure souvent», raconte la maman, Homeira, 36 ans.

La jeune femme et son compagnon Babak, 38 ans, forment un couple «adultère» aux yeux de leur pays d’origine, l’. Ils sont arrivés en le 18 janvier 2006 et ont séjourné dans des centres pour requérants d’asile à Bâle et à Bex. Mais Berne vient de leur refuser l’asile. Leur défenseur, Me Pierre-Olivier Wellauer, bâtonnier des avocats vaudois entre 2002 et 2004, est scandalisé et inquiet à la fois: «S’ils retournent dans leur pays, ils seront tous les deux lapidés. La seule chose qui les différenciera, c’est la position de leur corps: avant qu’on lui lance les pierres, l’homme doit être enterré jusqu’à la taille, la femme jusqu’à la poitrine.» La petite famille place tous ses espoirs dans le recours que leur avocat a envoyé au Tribunal administratif fédéral.

Battue par son mari

A Sanandaj, dans le Kurdistan iranien, non loin de la frontière avec l’Irak, Homeira a été mariée: «C’était un mariage traditionnel, avec un cousin. J’avais 16 ans, j’étais une gamine. J’ai été battue et trompée. J’ai essayé de divorcer, mais mon mari voulait me brûler le visage avec de l’acide.» En 2003, Homeira prend la fuite, en train et avec un faux passeport, pour la Turquie. «Mon mari m’a retrouvée, il m’a menacée», raconte la jeune femme, forcée d’abandonner sa première fille, Tara, aujourd’hui âgée de 12 ans.

La police la déplace alors dans un centre près de la capitale turque, Ankara, où elle rencontre Babak. Lui aussi était marié, à Orumieh, dans le nord ouest de l’, près de la frontière avec la Turquie. Mais il était surtout gardien de la Révolution, une organisation militaire qui est un des piliers de la République islamique. Il pensait ainsi gagner de l’argent tout en menant ses études d’ingénieur en télécommunications à Téhéran, mais il a déserté: «Je pensais m’occuper de communication, mais on m’a affecté à des tâches de répression. Je n’ai pas accepté. Si je rentre, je suis considéré comme traître.»

Exécution «quasi certaine»

L’Office fédéral des migrations (ODM), lui, ne croit pas à une issue dramatique si le couple rentre dans son pays. «Les craintes de Babak suite à sa désertion des gardiens de la Révolution ne représentent pas un motif pertinent en matière d’asile», affirme-t-il. En ce qui concerne la jeune femme, «son mari, qui avait retrouvé sa trace en Turquie, l’avait menacée de mort et avait les moyens de mettre sa menace à exécution. Or il ne ressort pas du dossier qu’à l’époque il ait tenté quelque chose de concret à son encontre.»

Ces arguments font bondir Me Wellauer: «Un gardien de la Révolution déserte et va batifoler avec une femme qui a fui son mari… Il y a largement assez! Quant à Homeira, doit-elle véritablement aller jusqu’à subir l’exécution des menaces dont elle fait l’objet pour se voir reconnaître le statut de réfugiée? Il est regrettable que l’ODM feigne d’ignorer quel régime est réservé aux femmes adultères en , alors que les médias ne cessent d’aborder le sujet. Sa condamnation à mort et son exécution ne sont ni plausibles, ni probables, mais quasi certaines.» Les parents, eux, ont encore une autre question en tête : que va devenir leur petite Chloé?

Source : 24 heures
Sujet signalé par Némésis.

6 réponses à “Suisse : Homeira et Babak risquent d’être lapidés s’ils sont renvoyés en Iran.”

  1. Ce que je ne comprends pas c’est que le divorce existe en Iran et les femmes sont celles qui prennent l’initiative. C’est peut-être trop tard pour Homeira!
    Il est vrai que quelquefois il est anormal de renvoyer des gens qui ont l’air de vouloir s’intégrer ou sont intégrés comme ce couple ! Il faut renvoyer ceux qui portent les habits tradionnels ; ceux-là ne veulent pas s’intégrer ni s’assimiler à la population !

  2. C est la question que je me pose, pourquoi vouloir virer des gens qui ne demandentqu´á s´intégrer et á vivre avec nos lois et accepter une racaille ignorante obtuse et haineuse ???

    C est un fait exprés ou quoi ?????????? On est en droit de se poser des questions …et on se les pose .

  3. Ils ont l’air de vouloir s’intégrer. Ils ont même nommé leur fille “Chloé”, qui ne sonne pas vraiment Iranien.

  4. A croire que l’on préfère l’islamisation.

  5. > Copenhaguoise le 7 juil 2008 à 9:44
    > C est un fait exprés ou quoi ?

    Oui ! Ces comportements qui paraissent totalement “irrationnels” des politichiens européens sont malheureusement bien voulus !

    Lisez “EURABIA” de Bat Ye ‘Or et vous comprendrez !

    http://www.amazon.fr/Eurabia-Laxe-euro-arabe-Bat-Yeor/dp/2865531899

  6. La petite est tellement mignonne. Ma fille a à peu près le même âge. C’est une histoire totalement insensée. Encore la bureaucratie! C’est partout pareil.

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