Bivouac-ID corrige Michèle Alliot-Marie : elle annonce “une centaine” de détenus en voie de radicalisation islamique, alors que 211 sont recensés.
L’information sur le prosélytisme des nazislamistes et la radicalisation dans les prisons a été amplement reprise aujourd’hui dans nos médias écrits et télévisés, et nous ne pouvons que nous en féliciter. Nous nous devons cependant de corriger les informations communiquées par notre ministre de l’intérieur dont la mémoire semble flancher, à moins qu’elle n’ait quelques problèmes en mathématiques.
Ce ne sont pas “une centaine“ de détenus qui sont en voie de radicalisation dans les prisons françaises, mais précisément 211. A ces 211 détenus en voie de radicalisation s’ajoutent 147 autres détenus recensés pour leur prosélytisme, 78 détenus pour activités de terrorisme, et 6 islamo-braqueurs. Soit un grand total de 442 islamistes dûment recensés dans nos prisons.
Ces chiffres très précis ne proviennent pas de Bivouac-ID, mais de l’administration pénitentiaire elle-même, et ont été diffusés par Le Figaro il y a une semaine. S’ajoutent évidemment à ces 442 détenus islamistes recensés tous ceux qui n’ont pas encore été recensés, mais ça, on l’apprendra probablement à nos dépens après leur sortie de prison.
SAINT-DENIS (AFP) - La ministre de l’Intérieur Michèle Alliot-Marie a estimé mardi à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) que “plus d’une centaine” de détenus dans les prisons françaises pouvaient être considérés en voie de radicalisation islamique.
La ministre s’exprimait à l’Institut national des hautes études de sécurité (Inhes) en ouverture d’un séminaire européen consacré à la radicalisation dans les prisons de l’Union européenne, organisé par l’Unité de coordination de la lutte antiterroriste (Uclat) de la police française, en présence du vice-président de la Commission européenne Jacques Barrot.
Cette radicalisation, en particulier islamique, est un phénomène “que nous constatons depuis quelques années, qui touche aujourd’hui un peu plus d’une centaine de prisonniers” en France, a relevé la ministre.
On “retrouve également ce phénomène dans d’autres pays tels que l’Allemagne et l’Autriche“, a-t-elle ajouté.
C’est justement sous présidence autrichienne, en 2007, qu’une réflexion sur ce phénomène a été ouverte que la France “souhaite finaliser d’ici la fin de sa présidence de l’UE, fin décembre“, a-t-on expliqué à l’AFP de source diplomatique française.
La ministre a présenté un “manuel, à destination de l’ensemble des personnels pénitentiaires” de l’UE, recensant “un certain nombre d’indicateurs” annonciateurs d’un début de radicalisation et proposant “des recommandations.
Source : AFP

12 oct 2008 at 19:00
[…] islamistes dans les prisons françaises, mise en évidence par un article récent dans Le Figaro et les déclarations de la ministre de l’Intérieur Michèle Alliot-Marie. Marianne se penche cette semaine sur cette question (avec un article disponible uniquement dans sa […]