La Journée de la jupe : Adjani plus couillue que Cantet et Bégaudeau réunis.

La bande-annonce du film

<a href="http://www.dailymotion.com/swf/x89lry">http://www.dailymotion.com/swf/x89lry</a>

Ce film sera diffusé sur ARTE le vendredi 20 mars à 20h45. De façon atypique, il sortira dans les salles de cinéma 5 jours plus tard.

Un lecteur du blog, Krom, nous a fait parvenir ce texte qu’il a écrit sur le film, ainsi que la transcription de l’interview d’Isabelle Adjani.

Après des années d’absence, Isabelle Adjani revient au cinéma en professeur dans un lycée de banlieue pour “La Journée de la jupe”. Elle y incarne un professeur en pleine crise de nerfs face à des élèves pour la plupart d’origine arabe ou africaine qui la traitent avec mépris et utilisent le Coran comme justification de leur attitude.

On est loin de l’angélisme béat multi-culturel des bisounours Laurent Cantet et François Bégaudeau qui nous expliquaient dans leur film “Entre les murs” qu’abandonner toute notion d’autorité et de transmission du savoir était la solution magique à des problèmes qui n’existaient que dans l’imagination de quelques méprisables racistes votant Jean-Marie. Isabelle Adjani a choisi, elle, de nous balancer la réalité dans la gueule, ce qui va ouvrir les yeux à certains, n’en déplaise aux bisounours.

Le film de Jean-Paul Lilienfeld a été présenté durant la Berlinale (du 5 au 15 février), en l’absence d’Isabelle Adjani qui s’était cassé un bras en chutant juste avant de prendre l’avion. Mais ce n’est pas l’accident d’Isabelle Adjani et son absence qui expliquent la discrétion des journalistes au sujet de ce film. La raison c’est surtout qu’aucun ténor de l’anti-racisme ne puisse taxer l’actrice française d’être elle même “raciste et islamophobe” pour avoir accepté un rôle qui “renforce les stéréotypes et stigmatise les français issus de l’immigration” (copyright HALDE).

“Raciste et islamophobe” c’est par contre ce dont est qualifié son personnage dans le film.

Traitée en outre de “grosse vache” par les collégiens, Sonia le professeur saura trouver un moyen radical de répondre aux insultes : découvrant un revolver dans les affaires d’un élève, elle prend sa classe en otage et fait son cours arme au poing. Tant qu’à y être, elle exige pour les libérer que “dans les deux heures le gouvernement instaure un jour de la jupe dans les collèges. Ce sera un jour où l’état affirme qu’on peut mettre une jupe sans être une pute ! On n’arrête pas de vous répêter que ca va pêter et vous ne faites rien !” “J’étais stupéfaite par l’audace politiquement incorrecte du sujet et la manière dont il était traité“, dit Isabelle Adjani à propos du film écrit et réalisé par Jean-Paul Lilienfeld, où jouent aussi Denis Podalydès et Jacky Berroyer. Doté d’un budget modeste, le film a été à l’origine tourné pour la télévision. Il passera sur Arte le vendredi 20 mars avant de sortir sur grand écran le 25 mars.

Un film qui présente une “raciste islamophobe” en butte à des jeunes qui “utilisent le Coran”, on se demande bien où le scénariste est allé chercher tout ça… Toujours est-il que le tabou est levé, on attend avec délectation les couinements de SOS-racisme [sos-racisme.org], de la Halde [halde.fr], des MRAPistes [mrap.fr] et autres idiots utiles du racisme anti-occidental.

Site officiel :
http://www.rezofilms.com/distribution/la-journee-de-la-jupe

Voir aussi :
http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=142311.html
http://www.allocine.fr/communaute/forum/forum.html?cforumliste=3&cfilm=142311

Ci dessous, reproduction de l’article publié dans “TV grandes chaines” n°129 pages 20 et 21.

adjaniIsabelle Adjani “J’habite les beaux quartiers, mais…

La comédienne revient à l’affiche dans La Journée de la jupe, où elle joue un rôle à sa démesure: celui d’une prof à bout de nerfs qui prend sa classe en otage.

Qu’est-ce qui vous a convaincue d’incarner Sonia Bergerac ?
J’ai aimé que le film commence au moment où l’histoire atteint son paroxysme. Il n’y a pas de présentation de la classe ni de la professeure, on est au coeur de la crise, quand tout bascule. C’était un pari risqué, un challenge. Je savais que ce serait un moment de violence d’une heure et demie.

La tension devait être palpable sur le plateau de tournage…
Oui, mais ce n’était pas de la mauvaise tension. Les élèves avaient répété deux mois auparavant car, financièrement, nous n’avions pas les moyens de perdre du temps sur le tournage. Je suis partie du principe que leurs parents me connaissaient peut-être, mais pas eux. Ils devaient me voir uniquement comme leur professeure. Je les ai rencontrés le premier jour, ils m’ont appelé « madame », et ce jusqu’à la fin. Au début, ils me toisaient, du genre « On va voir ce qu’on va faire de toi ». Ils ont vu que je faisais mon travail honnêtement, sans chercher à faire copain-copain. J’ai ainsi gagné leur respect.

Cette prof, vous la comprenez ?
Oui. J’ai rencontré des personnes qui m’ont confié avoir connu pareils moments d’agression. Ils auraient pu basculer comme Sonia. La mère de mon compagnon était enseignante et a vécu une situation identique, mais avec un couteau. Nier l’éventualité d’un tel scénario serait très regrettable. Je comprends donc Sonia. D’autant plus qu’elle essaie de convaincre ses élèves de l’importance de l’éducation. C’est sous la menace qu’elle peut enfin faire son cours.

Ce film a-t-il révélé des réalités que vous ne soupçonniez pas ?
Même si je vis dans les beaux quartiers et que mon fils est dans une école privée, je n’ignore pas ce qui se passe. Je suis proche de la réalisatrice Yamina Benguigui, qui m’emmène sur le terrain. Je sais que les filles mettent des pantalons pour être tranquilles à l’école car leur féminité est perçue comme provocante. En revanche, j’ai été sidérée par la façon dont le personnage de Mouss récupère le Coran pour instrumentaliser les autres alors qu’il n’est pas croyant.

Vous êtes une citoyenne engagée. L’audace politiquement incorrecte du sujet a dû vous plaire…
Je voulais prendre le pari qu’il donnerait à réfléchir sur la politique de la ville et sur les problèmes de cette troisième génération en quête d’identité. Les moyens dont elle dispose mènent à la désintégration plutôt qu’à l’intégration. On a laissé ces jeunes s’enfoncer dans l’errance. Il y aurait tellement de choses à faire… Mais je ne suis pas secrétaire d’État !

Vous qui avez vécu en banlieue, à Gennevilliers, êtes-vous choquée par la manière dont les choses ont évolué ?
On a mis des gens à part dans l’arrière-cour des grandes villes, on les a stigmatisés. Ce qui arrive aujourd’hui était donc inévitable. Marseille a mis en place une politique de la ville assez extraordinaire, avec un programme de mixité sociale dans les immeubles : un logement social face à un appartement occupé par un médecin. Ce type de rassemblement peut faire bouger les choses.

Vous vous faites rare sur le grand comme sur le petit écran. Est-ce par choix ?
Je ne me soucie pas du tout d’enchaîner film sur film, même si je sais que ce n’est pas politiquement correct dans cette profession. J’ai toujours privilégié ma vie privée. Sincèrement, je ne sais pas comment font les autres mais moi, peut-être parce que j’ai toujours été un peu chef de famille depuis l’adolescence, j’ai besoin d’être présente pour les miens. De même, si j’ai une belle histoire d’amour à vivre, j’y vais. Et puis je retourne travailler pour gagner ma vie.

*********************************

YANN EBONGÉ, ALIAS MOUSS
Le méchant malgré lui.

Nous avons tous été recrutés lors d’un casting sauvage, puis coachés pendant un mois afin de travailler la concentration et la sincérité. Être le méchant de l’histoire m’a quelque peu dérangé au début, j’avais du mal à me mettre dans un tel état de violence et je n’osais pas frapper assez fort Isabelle Adjani ou sa doublure. Ce film reflète vraiment notre realité, j’ai déjà vu un flingue dans l’enceinte de l’école… Moi, je ne suis pas un caïd, je poursuis mes études et je veux réussir.

SARAH DOUAU, ALIAS FARIDA
Bluffée par la prof Adjani.

Je ne savais pas qui était Isabelle Adjani. Un jour, j’ai eu un problème avec mon texte pendant la scène du viol sur la vidéo. J’ai craqué, j’en ai pleuré. Elle est venue me voir, elle m’a parlé pendant une demi-heure, et j’ai réussi en une seule prise. Elle était tellement sincère en récitant son texte sur l’école et notre avenir qu’on ne pensait plus aux caméras. Il n’y avait plus de tournage, c’était juste la prof et les élèves. Même en cours, je n’écoute pas comme ça!

PROPOS RECUEILLIS PAR KARINE LANGLOIS

Sur ARTE le vendredi 20 mars à 20h45
Sortie cinéma le 25 mars.

61 réponses à “La Journée de la jupe : Adjani plus couillue que Cantet et Bégaudeau réunis.”

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs et ne représentent d'aucune manière l'avis de la rédaction de Bivouac-ID. Bivouac-ID se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises, qui n'engagent que leurs auteurs.

  1. Courageuse Isabelle! Non-conformiste, talentueuse, sublime,…
    J’ai toutes les raisons d’être fière : Isabelle Adjani est de père Kabyle.

    Bon, c’est décidé, je vais porter une jupe pour aller travailler aujourd’hui, et pas trop longue s’il vous plaît!
    Faites-en autant les filles!

  2. Vous aussi les mecs, du nef que diable!
    Tous en kilt!

  3. du nerf!

  4. Le 23 mars 2006, un lycée breton avait instauré une journée de la jupe. C’était pour protester contre des préjugés liés au port de la jupe. A l’époque, ça n’avait rien à voir avec l’islamisme.

    Il faut croire que l’Islam a fait beaucoup de chemin en France, rien qu’en trois années!

  5. Adjani au pouvoir! Elle est formidable!

    Pas étonnant qu’elle soit Kabbyle. Tant d’artistes et d’intellectuels parmi eux.

    Vous les Kabbyles, je vous embrasse tous et je loue votre courage!

  6. Toujours étonnante, Isabelle Adjani !
    Par contre, j’apprécie moins ce qu’elle dit sur “le réel” de la situation. Dire que les jeunes sont victimes de notre racisme et exclusion, qu’on les a “parqués” hors des villes est un mensonge. La vérité est que quand on est riche, on veut vivre avec des riches, quand on est moyen, on veut vivre avec des gens moyens et que quand on est pauvre, on voudrait vivre avec de plus riches que nous et surtout l’être et que l’on envie. Adjani tient le double discours caractéristique des bourgeois, dans son cas des “beurgeois” : fais ce que je dis et pas ce que je fais. Qu’elle donne l’exemple et elle sera plus crédible. En outre, elle met entre parenthèses la principale problématique : l’identité culturelle différente et qui tend à s’affirmer aujourd’hui plus qu’à sa génération avec la croissante importance démographique de la communauté islamique. Elle ne peut l’ignorer quand même que l’islam pose des problèmes spécifiques et que ce n’est pas du simple racisme que de l’affirmer.

  7. Tanit,Azul Fellak
    avant que tu rectifies j’avais cru comprendre du “nef” ou ‘nif”

    Zed: un bons site, celui de mes potes Kabyles de AFN

    http://www.afrique-du-nord.com/

    il vaut d’y faire un détour et de le mettre en favoris

    Ar tuffat

  8. Quand j’étais lycéenne ou collégienne, un peu avant 68 et un peu après, la jupe était une obligation et le port du pantalon jugé olé olé et garçon manqué. A l’école primaire chez les soeurs, quand on voulait faire le cochon pendu ou la roue, il suffisait de mettre un short dessous et pas de problème.
    Qu’est-ce qui a bien pu provoquer un tel changement alors même que les lycéennes affichent leur string ou leurs bretelles de soutifs et souvent le décolleté ? La jupe était plutôt une contrainte de mon temps et certainement pas une liberté. Elle était destinée à limiter la turbulence des filles et à les préparer à être “féminine” cad douce et docile.

  9. Yéhoudi, il faut dire “azul fellam”, je ne suis pas un homme.

  10. Merci Tanit
    donc c’est bien retenu
    amicalement

  11. J’ai hâte de voir ce film!!!

  12. Certains vont penser que c’est seulement une fiction et ça n’ira pas au delà.
    Les profs ont beaucoup scié la branche sur laquelle ils étaient assis depuis bien longtemps, et le retour en arrière va pas être facile.

  13. Dans les années 70, la jupe était courante dans les lycées ,et le pantalon mal vu. Mais que de chemin parcouru vers le progrés.

    Aujourd’hui on réfute Darwin (même les cathos, qui non jamais entendu parler de Teillard de Chardin??) on remet en question tout ce qui était le résultat de siècles de recherches , de connaissances. Bref ceux qui nous font la leçon ne font rien d’autre que du Négationnisme et du Révisionisme, en fonction de ce qui les arrangent.

    Il est vrai qu’en 1970 quand j’étais au Lycée, il y avait un seul musulman dans tout le lycée, et aucun noir. Ca se passait à Boulogne Billancourt…

  14. Tiens tiens!
    Une autre kabyle qui n’est pas islamiquement correcte.
    De plus, elle porte un des prénoms de ma fille. On ne peut que l’aimer cette femme.

  15. oh, je sens que vais le voir ce film !

  16. Je reviens sur mon commentaire de 12h33, li n’y avait pas un musulman, mais 2, lui et sa soeur et c’était des Kabyles, bien sympathiques par ailleurs.
    Nous étions loin de ce qui se passe maintenant, c’était une autre époque…antédiluvienne…dommage….

  17. Avec Adjani, c’est la mixité sociale pour les autres ! Elle doit certainement vivre à Neuilly ou dans les beaux quartiers de Paris !
    Gigi n’a pas tort, soyons tout de même politiquement correcte, pour ne pas être traitée de raciste, Adjani vote à gauche, soutient Royal et dans ce milieu faut penser à gauche, c’est Michelle Bernier qui en a fait l’allusion !

  18. D’accord avec gigi, je n’en peux plus de ce discours de compassion/culpabilisation, d’ailleurs si c’est si inévitable que ça comment expliquer que les musulmans posent des problèmes PARTOUT où ils s’installent et pas seulement en France ? Et pourquoi les immigrés (italiens, espagnols) qui sont venus pendant des années et qui vivaient exactement dans les mêmes quartiers n’ont pas causé tous ces problèmes ? C’est pas faute d’avoir cherché une réponse crédible qui n’implique pas l’islam mais je n’ai pas trouvé.

  19. ceci dit (comme je suis quelqu’un de très aigri et très méchant), je dirais, au vu de la bande annonce, que le seul atout du film est Adjani; le reste (autres acteurs et scénario) m”a l’air pas très crédible. Je rêve de ce qu’aurait pu être ce film avec une rallonge de 50 millions d’euros

  20. Ce qui m’agace par dessus tout c’est son hypocrisie (ou sa naïveté, mais en tout cas : faites ce que je dis faites pas ce que je fais, moi je vis dans les beaux quartiers et mon enfant va dans une école publique pour éviter de subir la racaille…) : la société à isoler les jeunes muzz dans l’arrière-cour des grandes villes et les a stimatisé, soi disant !!! Laissez moi rire !
    Pour se stigmatiser ils le font très bien tout seuls puisqu’ils n’ont jamais voulu s’intégrer et qu’il déteste la France, ce qu’ils déclarent volontier.
    Pour ce qui est des arrières-cours, tant que les immigrés n’étaient pas islamiques, la France et autres pays d’Europe n’avait pas de problème avec ses quartiers pauvres !!!
    Les autres types d’immigrés que les muzz ne font quasiment pas parler d’eux… expliquez-moi donc tout ça Mme Adjani !?!!

  21. @ Lycurgue et Judd : je viens de voir que j’ai fait un peu un bis repetita de vos commentaires…

  22. @ Yehoudi
    Merci pour le lien. J’irai voir.

    Je suis curieuse de voir comment ça va cartonner, ce film.

  23. Ça ne sera pas la première fois qu’une femme en montre à un homme question courage. Et pas la dernière non plus, j’espère. Isabelle, bravo, vous êtes une source d’inspiration pour tous.

  24. @ yehoudi

    A une femme, on dit azul fellam. Fellak est au masculin, fellam féminin.

    Shalom et A+

  25. Superbe film, qui a le courage de dire les choses et de parler de la violence des jeunes immigrés que même les parents ne peuvent plus encadrer. Tous les acteurs étaient sensationnels. Bravo au réalisateur pour son courage et vive Adjani.

  26. J’ai regardé ce film hier 10 mars sur la RTBF (Radio-télévision belge francophone) 1ère chaîne. Quel choc ! Je n’aurais jamais imaginé que la réalité de l’enseignement en région à forte densité d’immigrés soit aussi terrible ! Cela ne m’étonne plus du tout que certaines écoles, lycées ou collèges de l’agglomération bruxelloise ne comptent plus un seul élève belge de souche ou élève souchien belge ! Que va t-il falloir faire de ces jeunes ? Je ne vois plus qu’une solution. Celle de les envoyer dans les mines de sel !

  27. Bonjour Tanit,

    je ne suis pas sûr que le kilt m’irait: et je crois que ma femme serait morte de rire…
    Vive la Kabylie et Immazighen toujours debout!
    Ne sommes-nous pas les premiers à avoir dénoncé cette religion d’intolérance…

  28. elle n’est pas de père kabyle. Son père est de constantine.

  29. Et d’ailleurs Isabelle Adjani se dit de père algérien.

  30. Bravo !!! Enfin un pavé dans les carreaux du politiquement correct !!! le premier d’une longue série j’espère….Bravo à Isabelle pour son courage, sa remarquable interprétation, sa justesse de ton et de jeu, elle sait de quoi elle parle, contrairement à nos actrices “engagées” donneuses de leçons sur des sujets qui les dépassent. Que c’est bon un peu d’air frais dans ce pays confit de certitudes dogmatiques et corporatistes d’un autre temps !
    Un beau coup de boule dans la gueule du mièvre et consensuel “entre les murs”

  31. Constantine, Cirta, la cité de Massinissa roi des berbères…
    Pardon, oui, on veut qu’ils soient tous Kabyles;)
    N’empêche que nous sommes presque tous berbères…

  32. Et Isabelle Adjani a une mère allemande ce qu’on oublie trop souvent de dire. C’est pour ca qu’elle est si particulière!

  33. @ dina

    Désolé, mais son père est kabyle.
    Il faut connaître le découpage administratif de l’époque pour comprendre.
    Une bonne partie de la basse Kabylie était rattachés au département de Constantine.

    L’Algérie, officiellement annexée par la France en 1848, fut partagée le 9 décembre de la même année, en trois départements : Oran, Alger et Constantine, correspondant au zones civiles des trois beyliks ottomans récemment conquis. Le sud de ces départements formait 6 territoires qui furent regroupés au sein des Territoires du Sud en 1902, leurs nombres furent réduits à 4 en 1905. La marque de ces départements apparaît dans les documents administratifs et dans le traitement du courrier.

    En 1951, les trois départements et les territoires du Sud furent numérotés de 91 à 94, à la suite des départements français de métropole. En 1955, le Département de Bône fut créé à partir du redécoupage du département de Constantine.

    Numéro Nom Chef-lieu Dates d’existence
    91 Alger Alger 1848 — 1957
    92 Oran Oran 1848 — 1957
    93 Constantine Constantine 1848 — 1957
    — Bône Bône 1955 — 1957
    94 Territoires du Sud — 1902 — 1957

    Après 1957
    En 1957, l’organisation territoriale de l’Algérie fut modifiée : 14 départements furent créés en remplacement des 5 précédents.

    En 1958, trois nouveaux départements (Aumale, Bougie et Saïda) s’y ajoutèrent.

    En 1959, les départements d’Aumale et de Bougie furent supprimés.

    Les autres départements persistèrent jusqu’à l’indépendance de l’Algérie en 1962. Les divisions territoriales qu’ils représentaient furent en revanche conservées jusqu’en 1974, prenant le nom de wilayas à partir de 1968 et en conservant les lettres attribué sur les plaques minéralogique “9A” pour Alger en “A”

    Numéro Nom Chef-lieu Dates d’existence
    8A Oasis Ouargla 1957-1962
    8B Saoura Colomb-Béchar 1957-1962
    9A Alger Alger 1957-1962
    9B Batna Batna 1957-1962
    9C Bône Bône 1955-1962
    9D Constantine Constantine 1957-1962
    9E Médéa Médéa 1957-1962
    9F Mostaganem Mostaganem 1957-1962
    9G Oran Oran 1957-1962
    9H Orléansville Orléansville 1957-1962
    9J Sétif Sétif 1957-1962
    9K Tiaret Tiaret 1957-1962
    9L Tizi-Ouzou Tizi-Ouzou 1957-1962
    9M Tlemcen Tlemcen 1957-1962
    9N Aumale Aumale 1958-1959
    9P Bougie Bougie 1958-1959
    9R Saïda Saïda 1958-1962

  34. Peut-etre mais Isabelle Adjani n’est pas dans ces gueguerres régionales algériennes que je trouve un peu ridicules. Elle est métisse, c’est tout. Et je pense qu’elle se fout de ces histoires d’algériens arabes ou kabyles. Je suis moi-meme métisse, je sais de quoi je parle.

  35. @ Dina

    En toute franchise, je m’en fous si son père est kabyle ou inuit. C’est dans les actes que j’apprécie les uns et les autres.

    Qu’elle se foute de ces histoires est une chose, la réalité impose à notre conscience une prise de position. Moi, je ne m’en fous pas. Je suis de culture, de langue et d’identité kabyles, il est normal que sois plus conscient qu’Adjani.

  36. @ Dina

    Juste une question, svp:

    - ça veut dire quoi être algérien?

  37. Dina, elle ne s’en fout pas, je ne peux pas vous laisser dire ça.

    La preuve, c’est qu’elle soutenait Matoub Lounès dans son combat contre l’oppression du peuple kabyle, auquel elle est affiliée, ne vous en déplaise. Quand il a été gravement blessé par les gendarmes en 1988 (elle était alors au sommet de sa carrière), elle n’a pas hésité à venir à son chevet à l’hôpital Mustapha Pacha d’Alger. Elle était venu réconforter un homme qui symbolisait la lutte contre l’arabisation et l’islamisation de la Kabylie, et par extension, de l’Algérie.

  38. exalter les identités n’est jamais bon. Je ne fais pas état ni de l’arabité de mon père ou de l’algérianité ni de la francité de ma mère. En fait, je m’en fous. Et puis ces gueguerres régionales entre berbères et arabes, algériens ou marocains, vrais arabes ou faux arabes me fatiguent!

  39. @ dina

    Cette gueguerre vous fatigue? Je vous souhaite vivement qu’elle ne vous fatigue pas autant que celles et ceux qui la subissent.

    La constitution algérienne stipule:

    Article premier
    L’Algérie est une République Démocratique et Populaire.

    Elle est une et indivisible.

    Article 2
    L’Islam est la religion de l’Etat.

    Article 3
    L’Arabe est la langue nationale et officielle.

    Allez leur dire d’arrêter la gueguerre!

  40. j’ai assez subi de par mes origines différentes.
    Je te remercie. J’ai plus envie de ca. A un moment, il faut arreter de se situer par rapport à son identité. Tu sais ce que disait Alain Bashung qui avait un père kabyle qu’il n’a jamais connu? ( Et que j’aimais bcp )? Il a dit qu’il se devait d’aller au delà des identités car il ne savait pas d’ou il venait. Et il disait que cette absence de repère l’a obligé à s’ouvrir aux autres sans a priori car il se considérait comme un batard.
    Je te souhaite d’avoir la meme vision de la vie que cet homme.

  41. @ dina

    Je t’assure que j’ai la même vision que lui.
    J’ai écrit peu prés ceci en réponse à quelqu’un sur Bivouac:
    « Je préfère un arabe qui partage mes idée à un kabyle avec qui je n’ai que la langue en commun. »

    Sinon, je suis convaincu que ce n’est que quand on est bien ancré dans son identité qu’on peut s’ouvrir aux autres. Et pour être politiquement incorrecte, je t’affirme que je ne veux pas m’ouvrir à TOUT le monde. Pas à ceux qui sournoisement programment ma disparition. S’ouvrir à l’arabo-islamisme est synonyme de hara-kiri.

  42. Je suis comme toi Kabyliste, je refuse de m’ouvrir à ceux qui font tout pour me détruire, qui veulent éteindre ma langue maternelle et qui m’imposent une religion que j’abhorre! Je ne veux être ni arabisée, ni islamisée.

  43. Azul à tous,

    Ok, avec ceux qui veulent pas être arabisés.
    Demander donc aux arabes s’ils veulent être berberiser.

    Toutefois, la religion n’a rien à voir la dedans. Chacun sa pratique et sa spiritualité.
    Ne faisons pas d’amalgame. Je pense juste que les panarabistes ont utilisé la religion comme moyen d’arabiser davantage en t’expliquant que le Coran est en arabe…

    Bref, je pense sincèrement qu’il y a la politique d’un côté et la religion de l’autre.

    Je suis né Amazigh, libre, et je le reste. Ma tradition et ma langue subsiterons encore des générations.

  44. »»»Adjani - La Journée de la jupe : retour sur la genèse difficile d’un succès«««

    sur cette page:

    http://www.lepoint.fr/actualites-medias/adjani-la-journee-de-la-jupe-retour-sur-la-genese-difficile-d-un/1253/0/328173

  45. mais etre métis n’est pas pareil qu’etre arabe ou kabyle. Désolée.

  46. @ dina

    Je vous assure Mme que je n’ai rien strictement contre les arabes qui me laissent en paix. Je que je récluse, c’est cette propension de l’idéologie arabo-islamique à vouloir arabiser et islamiser le monde. Je ne combats pas les peuples, les langues ou les races, je combats les idéologies fascisantes comme l’arabo-islamisme. Même de nos jours, Bouteflika l’intégriste ne cesse de marteler qu’il est amazigh arabisé par l’islam, d’où cet acharnement du pouvoir algérien à vouloir islamiser la Kabylie dans l’espoir de l’arabiser.

  47. Boutef est amazigh??? sérieux? O_o
    diantre ! je n’etais pas au courant lol

  48. @ JustYou

    C’est lui qui le dit. Lis !

    C’est depuis que ces connards comme Ben Bella et le Nabot se disent amazighs que je ne le suis plus. :-)

  49. Boutef à osé dire:Benbadis est une personnalité d’exception. C’est le premier qui a osé dire que nous sommes amazighs arabisés par l’Islam

    L’article me donne la nausée, particulièrement quand monsieur le président ( nain islamiste en puissance) se targue que la ville de constantine ait su préserver ses valeurs islamiques :

    Il me plaît de souligner que rares sont les villes d’Algérie qui, comme Constantine, ont su préserver leur identité arabo-musulmane. Une identité tirant sa substance de sa langue, sa culture, ses traditions et son histoire. Elle, (Constantine, ndlr) fut un témoin privilégié de la tragédie nationale parce que la paix et la sérénité y étaient restées préservées grâce au civisme de ses habitants”. Le propos introduisant le discours de Bouteflika étonnera plus d’un tant il est vrai que Constantine, contrairement au constat erroné qu’il lui affecte, n’a guère était épargnée par l’hydre terroriste et fut par excellence l’un des viviers du terrorisme intégriste

  50. Kabyliste,pourrais-tu me répondre à 2 questions s.v.p,Isabelle est-elle musulmane et quel religion pratique les gens de Kabylie ?

  51. @ Vuzz

    Non, je ne crois pas du tout qu’elle soit musulmane.
    La grande majorité des kabyles sont musulmans avec des degrés de pratique très varié. Très peu de kabyles font la prière, encore moins vont à ma mosquée.
    Sinon, il y’a un nombre croissants de chrétiens et d’athées.

  52. Salut Kabyliste Chalom et Azul

    peux tu me confirmer que les kabyles sont les seuls qui portent la casquette européenne,car a ma connaissance elle n ‘ est pas “hallal’ chez les Arabes

  53. Nous Kabyles sommes plus ouvert que les arabes en général, ce qui fait que pas mal d’arabo-musulmans ne nous “kiffent” pas trop.
    Nous nous battons contre l’islamisme qui abruti des millions de musulmans, surtout dans notre pays l’Algérie, où l’on constate chaque jour les effets du lavage de cerveau constant.
    Donc disons que nous sommes partisans des valeurs du 21 ème siècle et non pas des valeurs qui datent du moyen âge !

  54. Bonjour,

    Pour rigoler , un peu , l’avis du “Monde” sur le film , exécuté en quatre lignes (Et ce après une tartine de pages sur des films style “Welcome”):

    “Un lycée de banlieue à problèmes du GENRE (sic) où les élèves terrorisent les enseignants jusqu’au jour où Sonia (Isabelle Adjani) craque et prend sa classe en otage , prétexte tragi-comique à une LABORIEUSE LECON DE MORALE CIVIQUE” J.M.

    Et comme les bobos n’ aiment pas la morale …

    Amitiés.

  55. Si France2, un suberbe film avec un scénario si beau. Le film s’appelle “douce France”

  56. Chalom yehoudi, frère de combat,

    Je te confirme. Les vieux portaient de casquettes, des bérets, il en a même qui portaient des chapeaux melon.

  57. Merci pour ta réponse Ami

  58. En Algérie, les élections ou parodie d’élection du nain c’est la sepmaine prochaine

    http://www.youtube.com/watch?v=MFQ7yq0MAYk

  59. immense I Adjani toujours aussi engagee et vrai et qui malgré un boycott generalise des salles pour ne pas diffuser le film (trop dérengeant) a peine 20 sur toute la france ; elle rafle le cesar de la meilleure actrice Chapeau bas.

  60. […] Lire aussi sur Bivouac-ID  le texte d’un lecteur du blog, Krom, qu’il a écri… Shirley Loral 4/3/2009 […]

  61. […] Nous vous en avions parlé ici il y a deux semaines. […]

Laisser une réponse