Affaire Gouguenheinm : « Grecs et Arabes : déjà d’antiques complicités », une refutatio.

Nous vous avions parlé précédemment du livre de Sylvain Gouguenheim “Aristote au Mont-Saint-Michel”, et du tir de barrage politiquement très orienté dont il avait immédiatement été l’objet (voir Le cauchemar Vychinsky et le passage “La “faute” de l’historien incorrect” dans ces extraits du blog de Rioufol).  

Nous versons à ce dossier une nouvelle pièce (longue mais très intéressante) que nous avons trouvée. A lire en quatre pages.

Refutatio

Monsieur Y. Seddik a voulu ajouter sa contribution dans la suite de critiques qui ont assailli le livre de S. Gouguenheim “Aristote au Mont-Saint-Michel”. Mais il a décidé d’innover en prenant appui sur la période précédant de loin celle qui est en jeu dans la polémique actuelle : les contacts entre Grecs et Arabes durant l’Antiquité (même s’il déborde largement de son projet). Il y a en fait assez peu à dire sur le sujet, ce qui n’empêche pas l’auteur d’accumuler des exemples pris de manière erratique. La densité des erreurs (factuelles, d’interprétation, sans parler du style) commises dans son court texte nécessite une méthode fastidieuse mais systématique : une correction, comme s’il s’agissait d’une copie universitaire, ou une refutatio, au sein d’une université médiévale.

Concernant cet auteur, la rédaction de Télérama néglige une partie de son oeuvre : il est aussi l’initiateur d’un projet amusant, un Coran en bandes dessinées. Mais les autorités religieuses tunisiennes ont fait cesser rapidement cette fantaisie, en 1992. C’est un facétieux.

Grecs et Arabes : déjà d’antiques complicités.

La complicité n’est pas un concept historique.

Dans cette affaire, le merveilleux apport grec, si fécond, si vivifiant, est finalement oublié. Récupéré, transmis, détruit, interprété, négligé, exploité, rejeté par les uns ou les autres : quel que soit son destin, il doit toujours être étudié et l’on devrait sans cesse en rappeler le contenu.

Du point de vue de l’Antiquité, la question du transfert ultérieur du savoir n’existe pas : c’est une évidence, mais puisque Youssef Seddik a décidé d’appeler le monde ancien à la rescousse, il suffit de dire que la pure logique oblitère d’emblée ce projet absurde. Mais s’il s’agit d’idéologie, tout est alors permis…

« Ce répugnant

Le mot est à proscrire dans un échange qui se veut scientifique.

dessein de raturer les Arabes de la surface visible de l’Histoire

Le style vise à l’originalité, mais c’est peut-être aussi que le texte est finalement très mal écrit, au point que le propos en devient parfois inintelligible. Mais ce n’est qu’un début.

n’est ni nouveau ni original :

On s’attend alors à des exemples d’auteurs ayant tenu de tels propos. Ce sera bien autre chose : des faits réels, difficilement contestables en soi, qui sont inexploités : ils doivent impressionner le lecteur et rien de plus.

le grand Saladin, icône en Occident médiéval du « preux chevalier »,

Saladin fut un grand chef militaire, efficace, féroce, pieux et charismatique, qui est avant tout une icône du jihad et une référence mythique, toujours active, comme unificateur dans le monde musulman.

Comme point de départ de la légende, Saladin était quelqu’un avec qui il était possible de passer des accords et qui les respectait. Dès lors, les croisés ont été touchés par une forme de générosité, d’élégance, et de grandeur provenant du personnage (et en absence d’autres candidats), ils ont développé un mythe le concernant. Magnifier l’ennemi est aussi un moyen de rehausser son propre prestige, et cela correspondait aux canons de la production littéraire de l’époque (surtout quand cet ennemi vous a largement vaincu).

Mais un mythe reste un mythe et son intégration à un discours historique ne peut se faire que s’il est identifié comme tel : il ne faut pas frémir en public au moment de son évocation.

A signaler par ailleurs, un cruel contrepoint : la littérature issue de la cour de Saladin recèle une accumulation de réflexions scabreuses, brutales, misogynes et intolérantes (cf. Imad ad Din al Isfahani), notamment contre les Francs et surtout leurs épouses. On est bien loin de la poésie courtoise, et on évite de nos jours la lecture de ces textes.

Et puis pourquoi pas le roi de Jérusalem, Baudoin IV le Grand ? Il a vaincu deux fois le Grand Saladin, quand même ! Malgré la lèpre ! Ou même, Godefroy de Bouillon le Grand ? Il a conquis Jérusalem, avant que Saladin ne reprenne Jérusalem !

n’était pas arabe mais kurde.

C’est très bien, il est kurde, et tout étudiant de première année d’Histoire le sait. Il était surtout musulman, sunnite (féroce massacreur de shiites et d’hérétiques), très à cheval sur la doctrine, et il est connu sous son nom arabe et musulman; on ne revendique guère son origine kurde dans le monde arabe. S’il était d’origine kurde, il ne s’est pas présenté ainsi (les Kurdes de maintenant n’en font pas leur héros national), et n’a pas utilisé sa culture, ou sa langue kurde, pour s’imposer. Il a en revanche utilisé la religion, sous sa forme la plus orthodoxe, comme facteur d’unité contre les “croisés”. Ce fut un succès.

Târîq Ibn Ziâd, l’hyponyme

Finalement, le savoir grec, on ne sait peut-être pas qui l’a transmis, mais il n’est pas arrivé partout et chez tout le monde : le mot hyponyme n’existe ni en français ni en grec (“sous-nom”?); à moins que cela soit une déformation de “éponyme”.

“Qui sont les Barbares?”, s’interrogeait Y. Seddkik dans un ouvrage; les barbares, étymologiquement, sont ceux qui ignorent la langue grecque et la maltraite.

de Gibraltar, auteur d’une victoire éclair

Un bel exemple de guerrier, auteur de bien belles victoires bien loin de l’Arabie, dans le cadre de fructueux échanges culturels. Il est présenté comme un “auteur”, celui d’une oeuvre destructrice.

en Ibérie

Le terme est totalement anachronique : parce qu’on parle d’Hispanie à ce moment-là en tant qu’espace géographique (Ibéria est d’origine grecque, mais cela n’excuse rien).

sur les Wisigoths, était berbère.

Il n’était pas arabe (selon l’anthroponymie, seule une infime minorité de ses troupes l’était à ce moment de la conquête), et d’impérieuses motivations ont amené l’aimable héros et ses troupes à franchir les Colonnes d’Hercule pour initier la destruction du royaume chrétien des Wisigoths. Tant pis pour les Wisigoths : ils doivent s’effacer pour faire place nette à la si prestigieuse, exaltante, exemplaire Andalousie.

Ishâq Ibn Huneyn, immense traducteur des œuvres grecques en arabe

Pour commencer, rendre à César ce qui est à César : c’est Huneyn ibn Ishaq (809-873), et non Ishaq ibn Huneyn. Il est plus encore immense s’il retrouve son véritable nom… Il a traduit en araméen et en arabe, assisté de son fils (Y. Seddik l’a confondu avec son illustre père).

“des oeuvres grecques”:  cela implique une globalité d’oeuvres que l’immense personnage a traduite. Le courageux Huneyn ibn Ishaq a t-il à lui seul traduit toute la littérature grecque? L’auteur ne peut assurément pas le penser. Le français est une langue qui a ses subtilités.

Sans vouloir en aucune façon atténuer le prestige de l’immense traducteur, il faut rappeler qu’il a concentré son activité autour des oeuvres médicales, étant lui-même pharmacien de formation.

n’était que syriaque,

Le “que” serait il le signe d’une dépréciation ? Ou serait-ce une façon de manier l’ironie ? “Syriaque” signifie que sa langue maternelle est l’araméen, et qu’il traduit en arabe

Une remarque néanmoins : quand les Romains - du moins l’élite culturelle, mettons, la famille des Scipions - ont voulu accéder au prestigieux savoir grec, ils n’ont pas exigé qu’on leur apporte des traductions : ils ont simplement fait l’effort d’apprendre le grec, alors qu’ils étaient les conquérants de l’Orient grec. Cicéron, voulant s’initier au stoïcisme, en est l’exemple parfait. Auguste (c’est un peu“le calife des Romains”) lui aussi savait le grec, et n’hésitait pas à s’exprimer, même de manière malhabile.

De toute façon, le grec et le latin ne seront bientôt plus enseignés…

chrétien qui plus est.

Pas “qui plus est” : un syriaque n‘est que très rarement musulman. Il se définit à l’origine par la langue et la religion. Mais laissons aux médiévistes le soin d’estimer la part de telle ou telle communauté dans ce mouvement.

On remarquera que le trio présenté ici regroupe deux prestigieux guerriers musulmans et un intellectuel chrétien. L’ordre aussi est aussi intéressant : Saladin toujours aussi Grand obtient la première place. Il y a, dans un texte, ce que l’on veut dire, et ce que l’on exprime.

Voilà parmi tant d’autres exemples ce qui tend à réduire à néant la notion même d’arabité.

C’est un très court catalogue de trois personnages, présentés avec maladresse (un Kurde et un Berbère musulmans - islamistes si l’on prend la terminologie actuelle, et un Arabe chrétien, apothicaire de son état, et traducteur forcené…), qui fait aboutir l’auteur à ce jugement péremptoire et dépassé.

A ce stade de la confusion, on peut légitimement s’interroger sur la nature de la thèse qu’il prétend défendre.

 

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8 réponses à “Affaire Gouguenheinm : « Grecs et Arabes : déjà d’antiques complicités », une refutatio.”

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  1. Ca a l’air d’être intéressant. J’adore ce genre de débats. Mais j’ai pas compris qui est AGouguenheinm et qui est Seddik et dans quel contexte ils débattent!

  2. Aucune contribution “arabe” possible sans l’apport des syriaques (voir les travaux de Teixidor et d’Afrem Isa Youssif) , évidemment , des chrétiens de langue araméenne, frottés à la culture grecque , latine mais aussi persane n’étaient QUE syriaques, notez le mépris de ce Seddiq pour des peuples qui ont permis à des bédouins brandisseurs de cimeterre d’évoluer un tout petit peu, ce sont d’ailleurs encore une fois aux chrétiens d’Orient qu’ils doivent leurs meilleures grammaires arabes y compris pendant la fameuse renaissance arabe.

  3. Excellent article. Argumenté et agréable a lire meme si l’exercice est long.
    C’est un commentaire de texte comme j’en faisais il y vingt ans en université (j’avais oublié combien c’est plaisant mais pas facile a lire).
    Il y a bcp d’humour dans la “refutatio” de cet auteur que je ne connais pas. De quoi est-il spécialiste ? A t il dejà publié sur la question ?

  4. Youssef Seddik, cet humaniste éclairé, soutient la prédestination, le port du voile, il est contre l’athéisme, il est contre l’existence d’Israël.
    Youssef Seddik, ce musulman éclairé, qui dit que les islamistes ne sont pas des vrais musulmans, agit parfois comme eux.
    Et dans une émission sur Arte, Youssef Seddik avait dit que l’islam était la seule vraie religion d’une manière arrogante, qu’un musulman qui ne croit pas en Dieu va directement en enfer (comme si que c’était un crime) et la manière dont il a dit que celui qui ne croit pas en Dieu va en enfer, on aurait dit qu’il avait la haine des non-croyants, qu’il était en colère contre les non-croyants, j’avais l’impression d’entendre parler un fanatique intégriste pour un humaniste éclairé.
    Youssef Seddik avait dit que le voile n’était pas une obligation mais un conseil, comme si que les hommes étaient des obsédés sexuels, sur ce point-là, il avait à peu près les mêmes arguments que les islamistes.
    Youssef Seddik a dit que du point du vue biblique, Israël ne devrait pas exister mais la seule différence avec le Hamas, c’est qu’il n’a pas appelé à la destruction d’Israël mais comme le Hamas, il est contre l’existence d’Israël. Ces argements ne diffèrent pas tellement des islamistes.
    Youssef Seddik considère tous ceux qui critiquent l’islam comme des racistes islamophobes, comme les islamistes.
    C’est pas la première fois que j’entends un musulman modéré ou soi-disant modéré ou progressiste avoir les mêmes arguments que les islamistes et agir parfois comme des inquisiteurs et des radicaux.
    Un musulman peut être modéré tant qu’il n’appelle pas à la violence et qu’il ne soutient pas la peine de mort et les châtiments corporels. Voilà la seule différence.

  5. Il existe des musulmans modérés qui sont contre la peine de mort, la violence et les châtiments corporels mais qui sont contre la liberté de croyance et la liberté sexuelle. Le seul point positif pour les musulmans modérés est qu’ils n’appellent pas à la violence, ne soutiennent pas la peine de mort et les châtiments corporels.

  6. Ce Youssef Sheddik est un clown, comme tous ceux de sa race. Mais ce sont des clowns dangereux parce qu’ils se prennent au sérieux. Ils sont persuadés d’être les envoyés d’Allah, même si -en réalité- ce sont les empafés de Momo le Pédo…

    Comme ils sont tous des obsédés sexuels, ils savent bien qu’il vaut mieux cacher les femmes derrière des voiles ou des masques pour leur éviter de se jeter sur elles…

    Bref, une engence qui -si elle était éradiquée- ne nous priverait de rien et nous faciliterait la vie.

  7. Je ne savais pas que Seddiq avait des attitudes « Taquièsques ». J’ai lu quelque part qu’il est l’auteur d’une BD sur le coran, ce qui n’est pas très orthodoxe comme démarche. J’aimerai bien avoir des sources pour confirmer ce qu’on lui reproche. Et s’il vous plait, pas de téléphone arabe sur bivouac-id :-)

    En lisant cet article, je n’ai pas eu l’impression qu’on a affaire à un atrophié du bulbe.
    http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_jeune_afrique.asp?art_cle=LIN20043superssimal0

    Quelques extraits:

    L’auteur va donc restituer le Coran à la gréco-romanité. Telle est sa thèse centrale. Il intitule son introduction : « Le divin sans le dogme », entendons sans la foi, car, du divin, il y en a dans tout texte à prétention religieuse. Quant à son insertion dans la gréco-romanité, il la présente en termes sibyllins qui, par l’agencement de mots qui ne produisent aucun sens, cachent l’indigence de la pensée et le creux du sens : « Le mode de révélation coranique renonce ainsi à faire de Dieu l’auteur d’une inscription qui porte en elle son équivoque, cette équivoque même qui fait le “thème” du Phèdre de Platon, là où écrire, graphein, joue et dissimule dans sa dissémie (à la fois écrire et peindre) le spectacle de ces “négociants du discours” si sévèrement dénoncés par le Coran, selon le même mode fait aux sophistes » (pp. 208-209).

    Pour comprendre la démarche de Youssef Seddik, il nous faut donc commencer par dire au lecteur que celle-ci n’est nullement unique en son genre. Il faut la situer dans son contexte. La science occidentale s’est penchée dès ses premiers balbutiements, dès saint Jean Damascène (v. 650-v. 749), sur les origines du Coran. Elle lui a, c’est naturel, d’abord trouvé des origines bibliques. Mais d’autres hypothèses sont venues l’enrichir. Nous ne ferons qu’évoquer quelques recherches actuelles : pour le Britannique Wansbrough, la rédaction du Coran, par bouts successifs, s’est étalée sur les deux premiers siècles de l’Islam, avec des apports multiples ; pour son élève Patricia Crone, c’est une hérésie juive ; pour le père Antoine Moussali, c’est l’oeuvre d’un moine ébionite ; pour le Tunisien Mondher Sfar, il faut rechercher ses origines dans les légendes du Proche-Orient ancien, etc. L’innovation de Youssef Seddik a consisté à lui trouver des origines grecques.
    Est-ce par mauvaise foi, ou par ignorance, que Youssef Seddik se croit, dans ce domaine, un innovateur absolu ? Avait-il omis de consulter ne serait-ce que L’Encyclopédie de l’islam qui lui aurait appris qu’il y a belle lurette que les chercheurs avaient déjà relevé des éléments grecs dans le Coran. Même Ibn ‘Abbâs (m. 686) le savait. Al-Zarkashî(2) (1344-1392), le citant, écrit :
    « L’opinion d’Ibn ‘Abbâs, de ‘Ikrima et d’autres encore est que l’on trouve dans le Coran du non-arabe. Rentrent dans cette catégorie : al-tûr, “la montagne” en syriaque ; tafaqâ, “se diriger vers” en romain ; qist et qistâs, “la justice” en romain ; innâ hudnâ ilayka (Coran, VII : 156), “nous nous repentons” en hébreu ; sijill, “livre” en persan ; raqîm, “planche” en romain ; muhl, “résidu de l’huile” dans la langue du Maghreb ; sundus, “rideau transparent” en hindou ; istabraq, “gros” en persan, sans le q ; sarî, “petite rivière” en grec, etc. »

  8. Ca me rappelle la thèse de Christoph Luxenberg, spécialiste du coran et des langues sémitiques, notamment l’arabe. Il a fait une lecture syro-araméenne du Coran et il a démontré que beaucoup de mots sont d’origine syriaque, ce qui explique la difficulté à lire et à comprendre l’Arabe du coran, même pour les exégètes….
    A Lire cet article. Les commentaires sont aussi intéressants.

    http://anglesdevue.canalblog.com/archives/2007/05/16/4947746.html

    Ce que les musulmans doivent faire, comme le dit Mohammed Arkoun c’est de désacraliser le Coran et de substituer sa lecture anthropologique à sa lecture théologique, en procédant à la déconstruction du texte.

    La déconstruction, notion très intéressante, développée pour la première fois par Jacques Derrida.

    Ce qui complique les choses, pour tout texte religieux, notamment le coran c’est la polysémie des mots. La thèse de Jacques Derrida sur la dissémination du sens, me parait très utile dans ce contexte.

    Il existe des écoles d’analyse de texte. Roland Barthes, dans “la mort de l’auteur” explique qu’un texte ne peut que précipiter une multitude de sens. Alors, presque tout sens est possible. Le texte est alors interprété d’après la vue du lecteur. L’interprétation dépend de la personnalité et des circonstances de ce dernier. autrement dit, c’est le lecteur qui détermine le sens et pas le texte.

    Au début de l’islam, il y a eu beaucoup d’écoles et chacune avait sa vision, vis à vis du textes. Malheureusement, c’est la lecture la plus positiviste et la plus extrémiste qui trouve appréciation parmi l’islam officiel d’aujourd’hui.

    Pour le monde chrétien, le problème de la polysémie et du rapport avec les textes s’est aussi posé. Martin Luther est aussi tombé dans le même piège avec ses strictes défintions du Salut et du péché.

    A part ça, pour moi, le problème de la religion en général s’explique par le fait qu’aucune lecture ne peut atteindre la réalité de l’existence et l’ultime sens de la spiritualité.

    Selon L’école Freudienne (totem et tabou), les rituels et les pratiques des religions ne sont que le produit de l’instinct qui tend vers la régularité et l’uniformité alors que la spiritualité est amorphe : Elle peut prendre n’importe quelle forme. Le désir primitif d’atteindre la certitude mène L’homme à la simplification.

    Liens intéressants:
    - La sémiotique : http://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9miotique
    - La déconstruction :
    http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9construction

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