Affaire Gouguenheinm : « Grecs et Arabes : déjà d’antiques complicités », une refutatio.
Enfin, et toujours à titre seulement d’exemple,
L’accumulation d’exemples ne constitue pas une argumentation.
par quel « miracle » les Dioscures (ces dieux dynamiseurs du monde, venus tout droit de la tradition védique)
Aucun miracle, on peut en être assuré. Les Dioscures, “Enfants de Zeus”, ne proviennent pas du Veda : ces dieux grecs et les dieux indiens sont issus en commun de la tradition indo-européenne, il n’existe pas de relation de génération entre les deux.
Le mot “dynamiseur” est aussi une invention de Y. Seddik. Il suffit de les considérer comme des protecteurs de la jeunesse, fonction populaire et plus répandue que cette conception cosmologique et fantasque qui est présentée ici.
se voient porter dans les temples de Samothrace le nom de « Cabires », mot qui signifie en arabe depuis toujours et aujourd’hui encore, les « grands » ?
La question n’est pas vraiment tranchée, mais les Cabires n’ont sans doute pas de rapport avec les Dioscures : ils font partie d’un groupe variable de dieux collectifs, liés sûrement au travail du feu, comme les Dactyles.
L’étymologie est probablement sémitique. Si c’est le cas, ce n’est pas l’arabe qui donne son nom à ces génies, mais bien le phénicien, qui a eu une indubitable influence sur la culture grecque à ses débuts.
Il n’y a pas “des” temples sur Samothrace pour les Cabires : un sanctuaire unique suffit, le Cabireion.
Il est stupide qu’un historien, même quand il est spécialiste d’une époque ou d’une période,
Être spécialiste d’une période, finalement, ce n’est pas si mal.
Distinguer époque et période. A développer si l’on n’a rien d’autre à faire. Ne pas employer le mot stupide à la légère.
s’engage à asséner ces vérités comme si son sujet venait à la pensée et à la lisibilité, tout habillé de vérité et d’un ex nihilo historique. Par ailleurs, l’entreprise de ce médiéviste est frappée d’une amnésie bien plus dangereuse quand il s’agit d’un historien contemporain.
Sylvain Gouguenheim oublie en effet, ou feint d’oublier, que l’espace du savoir arabe dont il parlait n’était pas régi par les normes et les frontières des nationalités et des appartenances territoriales, ethniques ou religieuses.
Je ne me risquerai pas à parler de nationalité à ces hautes époques. C’est peut-être un excès de prudence digne d’un historien. C’est un espace, si l’on suit Y. Seddik, qui n’a ni norme et ni frontière : est-ce le monde?
Pour redevenir sérieux, passer sous silence, au moins pour l’Orient, la zone de contact avec l’empire byzantin est une grave erreur.
La grande majorité des théoriciens de la grammaire arabe étaient persans.
Y. Seddik reprend la méthode initiale : cet exemple conçu comme décisif est laissé sans commentaire. La langue persane est indigne d’intérêt à ce moment de l’Histoire ? Hommage au génie de la langue arabe ? Hommage au génie persan de la grammaire ? Il y a sûrement d’autres explications, que le lecteur doit découvrir.
Les jurisconsultes qui ont fait passer les prescriptions coraniques dans les sommes juridiques venaient de tous les horizons du vaste empire.
Ces trois derniers mots sentent bon l’aventure et la bannière claquant au vent; pour tout dire, c’est beau.
Cette immense population de jurisconsultes se rassemblent donc dans un vaste mouvement unanime, dans un seul but, qui consiste à faire passer les idées coraniques (et la Sunna) dans le droit . Tous vers le Coran, et le Droit, à s’occuper de la même chose : voilà une situation exemplaire de la diversité tant chantée du monde musulman.
L’intérêt du passage n’est pas dans la réalité passée qu’il tente de présenter, mais dans l’émotion que ressent l’auteur à ce moment : on tient là non pas un fait datant de mille ans, mais un fait concernant cette année, la psychè laissée sans contrôle d’un intellectuel contemporain.
Médecins, chimistes et alchimistes, géographes, philosophes et théologiens de Fès, Kairouan, Alexandrie, Moussoul ou Bagdad ne se reconnaissaient que d’une appartenance commune, celle qui leur faisait consigner en arabe leur pensée et leurs découvertes.
Deux belles gradations qualitatives, qui font finir par la mention de théologiens et de Bagdad. Cette dernière possède un nom perse, en l’honneur d’Ahura Mazda, et Y. Seddik, qui semble apprécier les étymologies, n’en dit mot.
Quelle est donc cette “appartenance commune” ? Quelle est cette force qui les pousse à employer la langue arabe ? N’y aurait-il pas quelque rapport avec un quelconque système religieux, puisque l’arabité n’est plus en jeu ? Y. Seddik préfère en rester là : il ne faut pas avoir honte d’écrire le mot “islam”…
Peu importe qu’ils aient été musulmans ou chrétiens, sabéens ou juifs.
Non, non : peu n’importe pas, pour de multiples raisons, pour eux, et au regard de l’historien. Mais notons simplement que cette généreuse déclaration d’oecuménisme est agréable à entendre, quand bien même on devine qu’elle est un jugement de valeur anachronique, totalitaire et mal intentionné.
Par ailleurs, on ne sait quasiment rien de sûr à propos des sabéens, qui ont disparu à l’époque classique qu’évoque Y. Seddik. Mais puisqu’ils sont nommés dans le Coran…
Dès le début de l’islam, un des pères fondateurs de l’Eglise, Saint Jean Damascène (676-749),
C’est juste, mais Y. Seddik arrive à cette vérité malgré lui : l’époque de Jean correspond au véritable début de l’islam, quand la doctrine, confrontée au christianisme, s’édifie et se développe.
Jean de Damas incarne une des ironies les plus mordantes de l’Histoire : la première source (chronologiquement bien attestée) concernant cette nouvelle religion est d’origine chrétienne (et très défavorable).
A propos de cet auteur : il n’est pas “père fondateur”; il est “père” et “docteur”: il n’a pas fondé le christianisme!
de son vrai nom Mansour Ibn Sarjûn, était tout à la fois vizir auprès du calife Marwân et grand pourfendeur de ce qu’il appelait l’hérésie islamique,
Vizir: choisi pour ses qualités, connaissant plusieurs langues, capable de faire ce que les autres ne peuvent faire, et sous les ordres de son maître musulman.
Vizir et pourfendeur ? Pas tout à la fois, et c’est là le secret de sa survie : il a rédigé son ouvrage après avoir fait retraite dans un monastère, puique le calife a décidé vers 720 de rejeter les chrétiens de son administration, dont Mansour-Jean. Il abandonne alors son “vrai nom” et prend celui de Jean, Yahya, sous lequel il est connu. S’il avait commis la maladresse de présenter ses pensées à son maître, il aurait sans doute perdu la tête qui lui servait à penser. Il a écrit son oeuvre en grec, et non en arabe, et cette précaution supplémentaire n’était pas inutile.
“L’hérésie” ? On aimerait en savoir davantage sur cette étonnante conception des choses, qui ne doit pas seulement venir de l’ingratitude ou de l’amertume de Jean (mais sur cette question de l’origine hérétique de leur religion, les musulmans restent peu curieux). Ce témoin incomparable intègre effectivement sa description de l’“islam” dans un Traité sur les Hérésies, issues du christianisme : donc, à la rigueur, c’est une hérésie chrétienne; cependant, dans le traitement qu’il fait de l’hérésie 100, il préfère insister sur leur paganisme impénitent, et les tourner en ridicule.
“islamique”? Il y a plus gênant encore. En réalité, Jean n’emploie jamais les mots “islam”, “islamique”, “musulman” : il se réfère seulement aux Arabes, sous le nom d’Ismaélites, d’Agarènes et de Sarrasins. C’est un point très remarquable et il suffit d’avoir lu une seule fois Jean Damascène pour s’en rendre compte. Cette absence de référence à l’islam est en soi un gros problème, il faut le souligner. Mais Y. Seddik a d’autres tourments en tête. Mais si l’on y songe, les choses seraient tellement plus simples si Jean avait mentionné l’islam, une seule fois, plus d’ un siècle après l’ Hégire (ou plutôt, “l’Année des Arabes”)…
sans que cela l’ait conduit au bûcher, comme il était d’usage en Europe jusqu’aux époques chantées par Sylvain Gouguenheim, et pour beaucoup moins que cela ».
La Sunna interdit strictement le bûcher (mais Ali aurait commis cette bévue de brûler quelques zindiq -hérétiques-) et préfère la décapitation, la lapidation, la crucifixion. Cette interdiction se réfère à un forme de logique un peu démente : un malfaisant brûlé ne peut plus être brûlé dans l’enfer qui lui est promis. On peine à chercher ici un quelconque progrès. Et puis le bois est rare en Arabie…
En passant, c’est bien plus tard, aux XII-XIIIèmes siècles que le bûcher se généralise en Occident.
Qu’on me pardonne de finir sur cette note nauséabonde. Le traitement du sujet l’imposait, puisque Y. Seddik en a fait la coda de son intervention. Celle-ci part ainsi en fumée.
C’est bien dommage. Cela pourrait m’empêcher de faire à mon tour un final, en prolongement des propos de l’auteur. L’influence culturelle grecque se repère aisément après la mort de Muhammad, donc dans ce qui est théoriquement “l’islam” : la langue grecque (qui n’est plus celle de Démosthène, certes), apparaît dans la chancellerie des califes ommeyades et c’est par exemple en grec que sous l’égide du calife, un certain Abdallah “(Serviteur de Dieu”) fait rénover les thermes de la ville palestinienne de Gadara, en 662. L’inscription est de plus ornée d’une croix, tout comme les pièces du premier monnayage de l’empire musulman des Ommeyades. C’est sur ces points, et d’autres encore, qu’un historien, ou même un philosophe, ou pourquoi pas un anthropologue, devrait s’attarder, car il y aurait alors beaucoup à dire sur les relations entre Grecs et Arabes.
Y. Seddik
Le texte original de Youssef SEDDIK, publié le 2 mai 2008, est disponible sur le site Internet de Télérama.
Gilles Courtieu
maître de conférences en Histoire ancienne, Université Lyon-3 Jean Moulin.
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Ca a l’air d’être intéressant. J’adore ce genre de débats. Mais j’ai pas compris qui est AGouguenheinm et qui est Seddik et dans quel contexte ils débattent!
Aucune contribution “arabe” possible sans l’apport des syriaques (voir les travaux de Teixidor et d’Afrem Isa Youssif) , évidemment , des chrétiens de langue araméenne, frottés à la culture grecque , latine mais aussi persane n’étaient QUE syriaques, notez le mépris de ce Seddiq pour des peuples qui ont permis à des bédouins brandisseurs de cimeterre d’évoluer un tout petit peu, ce sont d’ailleurs encore une fois aux chrétiens d’Orient qu’ils doivent leurs meilleures grammaires arabes y compris pendant la fameuse renaissance arabe.
Excellent article. Argumenté et agréable a lire meme si l’exercice est long.
C’est un commentaire de texte comme j’en faisais il y vingt ans en université (j’avais oublié combien c’est plaisant mais pas facile a lire).
Il y a bcp d’humour dans la “refutatio” de cet auteur que je ne connais pas. De quoi est-il spécialiste ? A t il dejà publié sur la question ?
Youssef Seddik, cet humaniste éclairé, soutient la prédestination, le port du voile, il est contre l’athéisme, il est contre l’existence d’Israël.
Youssef Seddik, ce musulman éclairé, qui dit que les islamistes ne sont pas des vrais musulmans, agit parfois comme eux.
Et dans une émission sur Arte, Youssef Seddik avait dit que l’islam était la seule vraie religion d’une manière arrogante, qu’un musulman qui ne croit pas en Dieu va directement en enfer (comme si que c’était un crime) et la manière dont il a dit que celui qui ne croit pas en Dieu va en enfer, on aurait dit qu’il avait la haine des non-croyants, qu’il était en colère contre les non-croyants, j’avais l’impression d’entendre parler un fanatique intégriste pour un humaniste éclairé.
Youssef Seddik avait dit que le voile n’était pas une obligation mais un conseil, comme si que les hommes étaient des obsédés sexuels, sur ce point-là, il avait à peu près les mêmes arguments que les islamistes.
Youssef Seddik a dit que du point du vue biblique, Israël ne devrait pas exister mais la seule différence avec le Hamas, c’est qu’il n’a pas appelé à la destruction d’Israël mais comme le Hamas, il est contre l’existence d’Israël. Ces argements ne diffèrent pas tellement des islamistes.
Youssef Seddik considère tous ceux qui critiquent l’islam comme des racistes islamophobes, comme les islamistes.
C’est pas la première fois que j’entends un musulman modéré ou soi-disant modéré ou progressiste avoir les mêmes arguments que les islamistes et agir parfois comme des inquisiteurs et des radicaux.
Un musulman peut être modéré tant qu’il n’appelle pas à la violence et qu’il ne soutient pas la peine de mort et les châtiments corporels. Voilà la seule différence.
Il existe des musulmans modérés qui sont contre la peine de mort, la violence et les châtiments corporels mais qui sont contre la liberté de croyance et la liberté sexuelle. Le seul point positif pour les musulmans modérés est qu’ils n’appellent pas à la violence, ne soutiennent pas la peine de mort et les châtiments corporels.
Ce Youssef Sheddik est un clown, comme tous ceux de sa race. Mais ce sont des clowns dangereux parce qu’ils se prennent au sérieux. Ils sont persuadés d’être les envoyés d’Allah, même si -en réalité- ce sont les empafés de Momo le Pédo…
Comme ils sont tous des obsédés sexuels, ils savent bien qu’il vaut mieux cacher les femmes derrière des voiles ou des masques pour leur éviter de se jeter sur elles…
Bref, une engence qui -si elle était éradiquée- ne nous priverait de rien et nous faciliterait la vie.
Je ne savais pas que Seddiq avait des attitudes « Taquièsques ». J’ai lu quelque part qu’il est l’auteur d’une BD sur le coran, ce qui n’est pas très orthodoxe comme démarche. J’aimerai bien avoir des sources pour confirmer ce qu’on lui reproche. Et s’il vous plait, pas de téléphone arabe sur bivouac-id :-)
En lisant cet article, je n’ai pas eu l’impression qu’on a affaire à un atrophié du bulbe.
http://www.jeuneafrique.com/jeune_afrique/article_jeune_afrique.asp?art_cle=LIN20043superssimal0
Quelques extraits:
L’auteur va donc restituer le Coran à la gréco-romanité. Telle est sa thèse centrale. Il intitule son introduction : « Le divin sans le dogme », entendons sans la foi, car, du divin, il y en a dans tout texte à prétention religieuse. Quant à son insertion dans la gréco-romanité, il la présente en termes sibyllins qui, par l’agencement de mots qui ne produisent aucun sens, cachent l’indigence de la pensée et le creux du sens : « Le mode de révélation coranique renonce ainsi à faire de Dieu l’auteur d’une inscription qui porte en elle son équivoque, cette équivoque même qui fait le “thème” du Phèdre de Platon, là où écrire, graphein, joue et dissimule dans sa dissémie (à la fois écrire et peindre) le spectacle de ces “négociants du discours” si sévèrement dénoncés par le Coran, selon le même mode fait aux sophistes » (pp. 208-209).
Pour comprendre la démarche de Youssef Seddik, il nous faut donc commencer par dire au lecteur que celle-ci n’est nullement unique en son genre. Il faut la situer dans son contexte. La science occidentale s’est penchée dès ses premiers balbutiements, dès saint Jean Damascène (v. 650-v. 749), sur les origines du Coran. Elle lui a, c’est naturel, d’abord trouvé des origines bibliques. Mais d’autres hypothèses sont venues l’enrichir. Nous ne ferons qu’évoquer quelques recherches actuelles : pour le Britannique Wansbrough, la rédaction du Coran, par bouts successifs, s’est étalée sur les deux premiers siècles de l’Islam, avec des apports multiples ; pour son élève Patricia Crone, c’est une hérésie juive ; pour le père Antoine Moussali, c’est l’oeuvre d’un moine ébionite ; pour le Tunisien Mondher Sfar, il faut rechercher ses origines dans les légendes du Proche-Orient ancien, etc. L’innovation de Youssef Seddik a consisté à lui trouver des origines grecques.
Est-ce par mauvaise foi, ou par ignorance, que Youssef Seddik se croit, dans ce domaine, un innovateur absolu ? Avait-il omis de consulter ne serait-ce que L’Encyclopédie de l’islam qui lui aurait appris qu’il y a belle lurette que les chercheurs avaient déjà relevé des éléments grecs dans le Coran. Même Ibn ‘Abbâs (m. 686) le savait. Al-Zarkashî(2) (1344-1392), le citant, écrit :
« L’opinion d’Ibn ‘Abbâs, de ‘Ikrima et d’autres encore est que l’on trouve dans le Coran du non-arabe. Rentrent dans cette catégorie : al-tûr, “la montagne” en syriaque ; tafaqâ, “se diriger vers” en romain ; qist et qistâs, “la justice” en romain ; innâ hudnâ ilayka (Coran, VII : 156), “nous nous repentons” en hébreu ; sijill, “livre” en persan ; raqîm, “planche” en romain ; muhl, “résidu de l’huile” dans la langue du Maghreb ; sundus, “rideau transparent” en hindou ; istabraq, “gros” en persan, sans le q ; sarî, “petite rivière” en grec, etc. »
Ca me rappelle la thèse de Christoph Luxenberg, spécialiste du coran et des langues sémitiques, notamment l’arabe. Il a fait une lecture syro-araméenne du Coran et il a démontré que beaucoup de mots sont d’origine syriaque, ce qui explique la difficulté à lire et à comprendre l’Arabe du coran, même pour les exégètes….
A Lire cet article. Les commentaires sont aussi intéressants.
http://anglesdevue.canalblog.com/archives/2007/05/16/4947746.html
Ce que les musulmans doivent faire, comme le dit Mohammed Arkoun c’est de désacraliser le Coran et de substituer sa lecture anthropologique à sa lecture théologique, en procédant à la déconstruction du texte.
La déconstruction, notion très intéressante, développée pour la première fois par Jacques Derrida.
Ce qui complique les choses, pour tout texte religieux, notamment le coran c’est la polysémie des mots. La thèse de Jacques Derrida sur la dissémination du sens, me parait très utile dans ce contexte.
Il existe des écoles d’analyse de texte. Roland Barthes, dans “la mort de l’auteur” explique qu’un texte ne peut que précipiter une multitude de sens. Alors, presque tout sens est possible. Le texte est alors interprété d’après la vue du lecteur. L’interprétation dépend de la personnalité et des circonstances de ce dernier. autrement dit, c’est le lecteur qui détermine le sens et pas le texte.
Au début de l’islam, il y a eu beaucoup d’écoles et chacune avait sa vision, vis à vis du textes. Malheureusement, c’est la lecture la plus positiviste et la plus extrémiste qui trouve appréciation parmi l’islam officiel d’aujourd’hui.
Pour le monde chrétien, le problème de la polysémie et du rapport avec les textes s’est aussi posé. Martin Luther est aussi tombé dans le même piège avec ses strictes défintions du Salut et du péché.
A part ça, pour moi, le problème de la religion en général s’explique par le fait qu’aucune lecture ne peut atteindre la réalité de l’existence et l’ultime sens de la spiritualité.
Selon L’école Freudienne (totem et tabou), les rituels et les pratiques des religions ne sont que le produit de l’instinct qui tend vers la régularité et l’uniformité alors que la spiritualité est amorphe : Elle peut prendre n’importe quelle forme. Le désir primitif d’atteindre la certitude mène L’homme à la simplification.
Liens intéressants:
- La sémiotique : http://fr.wikipedia.org/wiki/S%C3%A9miotique
- La déconstruction :
http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9construction