Après trente ans d’interdiction, la police religieuse saoudienne finit par accepter le cinéma.

Après l’esclavage aboli en 1962, voici le cinéma autorisé en 2008. Bienvenue dans la modernité de l’Arabie Saoudite, le Vatican de l’islam, où les femmes sont toujours privées de leurs droits élémentaires (elles n’ont même pas le droit de conduire). Rappelons que c’est ce même pays qui finance en Occident l’implantation de l’islam, via les constructions de mosquées, associations musulmanes, et formation d’imams. L’obscurantisme saoudien, notre avenir ?

cinema

RYAD (Reuters) - Le cinéma, de nouveau autorisé avec parcimonie ce mois-ci en Arabie saoudite après trente ans d’interdiction, n’est pas un mal en soi tant qu’il respecte la loi islamique, selon le chef de la police religieuse saoudienne.

Nous n’avons rien contre le cinéma s’il montre le bien et ne viole pas la loi islamique“, déclare Ibrahim al Ghais, le deuxième responsable religieux le plus influent du pays, au journal Al Hayat paru dimanche.

Ces propos représentent un changement d’approche de la part de Ghais, qui avait réclamé la veille dans la presse le maintien de l’interdiction du septième art dans le royaume wahhabite en dénonçant un “mal” dont le pays pouvait bien se passer. “Nous en avons assez comme ça“, avait-il déclaré.

Une comédie produite localement, “Menahi”, a été projetée ce mois-ci dans deux centres culturels à Djeddah et Taïf devant un public mixte, brisant un tabou dans un pays où hommes et femmes ont interdiction de se réunir en public.

Le film, inspiré d’une série télévisée et produit par la société Rotana du prince milliardaire Alwalid bin Talal, dépeint les aventures cocasses d’un paysan naïf.

Il a connu un fort engouement et a dû être diffusé huit fois par jour pendant dix jours, selon les organisateurs des projections.

Pour les commentateurs, Alwalid n’aurait pas pu mener ce projet à bien sans l’aval du roi Abdallah.

Le grand mufti d’Arabie saoudite, le cheikh Abdoulaziz Al Chaikh, plus haute personnalité religieuse du royaume, n’a fait aucun commentaire sur la question.

Souhail Karam, version française Jean-Stéphane Brosse
Source : Challenges
Information signalée par Abderrahim

7 réponses à “Après trente ans d’interdiction, la police religieuse saoudienne finit par accepter le cinéma.”

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  1. ça fait pourtant des années qu’ils nous font du cinéma ….

    Au programme :

    l’entrée du train en gare de La Ciotat.
    Lawrence d’arabie
    La vache et le prisonnier
    Le père Noël est une ordure (pris au 1er degré)
    blanche fesse et les 7 muzz.

    pendant la séance la salle est séparée en 2 par un rideau dans la longueur. Pour comprendre le film, demande à ta femme.

  2. AVEC LA BURKA ON VOIE LES IMAGES?
    QUEL PROGRES!

    CEST DINGUE CES MILLIONS DE GENS QUI S INTERDISE TOUTE SORTE DE CHOSES AU NOM D UNE LOI ECRITE DANS UN LIVRE DU 7EME SIECLE,A CROIRE QUE NOUS VIVONS SUR LA MEME PLANETE,MAIS PAS A LA MEME EPOQUE.J IMAGINE FACILEMENT TOUTE CES JEUNES FILLES EN TERRE D ISLAM QUI EN SECRET NOUS JALOUSES NOS LIBERTES DE CHOIX ET D ACTIONS.

  3. @ BIDUL : ils jalousent les libertés de l’occident c’est bien pour cela qu’ils le haïssent et qu’ils voudrait le voir ce soumettre à la secte mahométane !

  4. super, ils vont pouvoir adapter un grand succès du cinéma français : Bienvenue chez les Muf’tis

  5. pas mal la derniere blague…

    J’ignorais que c’était aussi severe, quand on voit les richesses du pays… Me semble ceci dit qu’un himam avait reconnu lui meme l’obscurantisme musulman. enfin bref difficile de ne pas le voir clairement, d’ailleurs les musulmans les mieux intégrés chez nous sont ceux qui levent le pied sur l’alcool et tout le reste.

    Ceci dit dans ma ville, a marseille, en plein bus les fondamentalistes recrutent, ils vont voir les jeunes qui ont l’apparence caillera… et sont malgré tout bien accueillit faut pas croire. Commencent a demander s’ils vont a la mosquée etc etc… Alors que pour ma part y’a deux jours un témoin de jéovah sonne, premiere fois je suis correct, la seconde je lui dis que je suis sataniste et que s’il sonne a nouveau c’est mon poing dans la gueule (je suis agnostique ceci dit, je crois en dieu mais dans aucune religion vu ce qui a été fait par le passé).

  6. […] Bivouac […]

  7. […] des marchés boursiers. Ce film saoudien avait été projeté en décembre [ bivouac-id en parlait ici ] devant des salles combles à Djeddah, la capitale économique du pays, sur la mer Rouge […]

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