Claude Lévi-Strauss, le plus grand ethnologue du XXe siècle, était aussi un grand critique de l’islam
En l’occasion du décès de Claude Lévi-Strauss, nous republions ci-dessous un billet de Dansk de décembre 2008. Ainsi que vous le verrez, le grand ethnologue portait un regard très critique sur la religion musulmane.
Republication

Nous ne le dirons jamais assez : la critique de l’islam, loin d’être une forme de racisme, est au contraire un signe de clairvoyance intellectuelle : tous les grands intellectuels qui se sont penchés sur les sociétés islamiques ont émis des réserves, voire des critiques acerbes. Bivouac-id vous a présenté le point de vue d’auteurs classiques (ici) et celui de l’islamologue Roger Arnaldez sur l’islam (ici). Voici aujourd’hui le point de vue de Claude Lévi-Strauss, dont on vient de fêter les 100 ans. Anthropologue, ethnologue, philosophe, professeur honoraire au Collège de France, membre de l’Académie française, Claude Lévi-Strauss est un des premiers théoriciens de la pensée structuraliste et un des plus grands intellectuels français du XXe siècle. Son ouvrage le plus célèbre, Tristes Tropiques, publié en 1955, contient des passages incendiaires sur l’islam.
En voici quelques extraits de Tristes Tropiques (Éditions Plon, 1955) :
Sur le plan esthétique, le puritanisme islamique, renonçant à abolir la sensualité, s’est contenté de la réduire à ses formes mineures: parfums, dentelles, broderies et jardins. Sur le plan moral, on se heurte à la même équivoque d’une tolérance affichée en dépit d’un prosélytisme dont le caractère compulsif est évident. En fait, le contact des non-musulmans les angoisse. Leur genre de vie provincial se perpétue sous la menace d’autres genres de vie, plus libres et plus souples que le leur, et qui risquent de l’altérer par la seule contiguïté. Plutôt que parler de tolérance, il vaudrait mieux dire que cette tolérance, dans la mesure où elle existe, est une perpétuelle victoire sur eux-mêmes. En la préconisant, le Prophète les a placés dans une situation de crise permanente, qui résulte de la contradiction entre la portée universelle de la révélation et l’admission de la pluralité des fois religieuses. Il y a là une situation “paradoxale” au sens pavlovien, génératrice d’anxiété d’une part et de complaisance en soi-même de l’autre, puisqu’on se croit capable, grâce à l’Islam de surmonter un pareil conflit. En vain, d’ailleurs: comme le remarquait un jour devant moi un philosophe indien, les Musulmans tirent vanité de ce qu’ils professent la valeur universelle de grands principes: liberté, égalité, tolérance; et ils révoquent le crédit à quoi ils prétendent en affirmant du même jet qu’ils sont les seuls à les pratiquer.
(…) Tout l’Islam semble être, en effet, une méthode pour développer dans l’esprit des croyants des conflits insurmontables, quitte à les sauver par la suite en leur proposant des solutions d’une très grande (mais trop grande) simplicité. D’une main on les précipite, de l’autre on les retient au bord de l’abîme. Vous inquiétez-vous de la vertu de vos épouses ou de vos filles pendant que vous êtes en campagne? Rien de plus simple, voilez-les et cloîtrez-les. C’est ainsi qu’on en arrive au burkah moderne, semblable à un appareil orthopédique, avec sa coupe compliquée, ses guichets en passementerie pour la vision, ses boutons-pression et ses cordonnets, le lourd tissu dont il est fait pour s’adapter exactement aux contours du corps humain tout en le dissimulant aussi complètement que possible. Mais, de ce fait, la barrière du souci s’est seulement déplacée, puisque maintenant il suffira qu’on frôle votre femme pour vous déshonorer, et vous vous tourmenterez plus encore. (Pages 463-5)
(…) si un corps de garde pouvait être religieux, l’Islam paraîtrait sa religion idéale: stricte observance du règlement (prières cinq fois par jour , chacun exigeant 50 génuflexions), revues de détails et soins de propreté (les ablutions rituelles); promiscuité masculine dans la vie spirituelle comme dans l’accomplissement des fonctions organiques; et pas de femmes. (…) Grande religion qui se fonde moins sur l’évidence d’une révélation que sur l’impuissance à nouer des liens au-dehors. En face de la bienveillance universelle du bouddhisme, du désir chrétien du dialogue, l’intolérance musulmane adopte une forme inconsciente chez ceux qui s’en rendent coupables; car s’ils ne cherchent pas toujours, de façon brutale, à amener autrui à partager leur vérité, ils sont pourtant (et c’est plus grave) incapables de supporter l’existence d’autrui comme autrui. Le seul moyen pour eux de se mettre à l’abri du doute et de l’humiliation consiste dans une “néantisation” d’autrui, considéré comme témoin d’une autre foi et d’une autre conduite. La fraternité islamique est la converse d’une exclusive contre les infidèles qui ne peut pas s’avouer, puisque en se reconnaissant comme telle, elle équivaudrait à les reconnaître eux-mêmes comme existants. (Pages 466-7)
Ce malaise ressenti au voisinage de l’Islam, je n’en connais que trop les raisons: je retrouve en lui l’univers d’où je viens; l’Islam, c’est l’Occident de l’Orient. Plus précisément encore, il m’a fallu rencontrer l’Islam pour mesurer le péril qui menace aujourd’hui la pensée française. Je pardonne mal au premier de me présenter notre image, de m’obliger à constater combien la France est en train de devenir musulmane. Chez les Musulmans comme chez nous, j’observe la même attitude livresque, le même esprit utopique, et cette conviction obstinée qu’il suffit de trancher les problèmes sur le papier pour en être débarrassé aussitôt. A l’abri d’un rationalisme juridique et formaliste, nous nous construisons pareillement une image du monde et de la société où toutes les difficultés sont justiciables d’une logique artificieuse, et nous ne nous rendons pas compte que l’univers ne se compose plus des objets dont nous parlons. Comme l’Islam est resté figé dans sa contemplation d’une société qui fut réelle il y a sept siècles, et pour trancher les problèmes de laquelle il conçut alors des solutions efficaces, nous n’arrivons plus à penser hors des cadres d’une époque révolue depuis un siècle et demi, qui fut celle où nous sûmes nous accorder à l’histoire; et encore trop brièvement, car Napoléon, ce Mahomet de l’Occident, a échoué là où a réussi l’autre. Parallèlement au monde islamique, la France de la Révolution subit le destin réservé aux révolutionnaires repentis, qui est de devenir les conservateurs nostalgiques de l’état des choses par rapport auquel ils se situèrent une fois dans le sens du mouvement. (Page 468)
Les hommes ont fait trois grandes tentatives religieuses pour se libérer de la persécution des morts, de la malfaisance de l’au-delà et des angoisses de la magie. Séparés par l’intervalle approximatif d’un demi-millénaire, ils ont conçu successivement le bouddhisme, le christianisme et l’Islam ; et il est frappant de marquer que chaque étape, loin de marquer un progrès sur la précédente, témoigne plutôt d’un recul. Il n’y a pas d’au-delà pour le bouddhisme ; (….) Cédant de nouveau à la peur, le christianisme rétablit l’autre monde, ses espoirs, ses menaces et son dernier jugement. Il ne reste plus à l’Islam qu’à lui enchaîner celui-ci : le monde temporel et le monde spirituel se trouvent rassemblés. L’ordre social se pare des prestiges de l’ordre surnaturel, la politique devient théologie. En fin de compte on a remplacé des esprits et des fantômes auxquels la superstition n’arrivait tout de même pas à donner la vie, par des maîtres déjà trop réels, auxquels on permet en surplus de monopoliser un au-delà qui ajoute son poids au poids déjà écrasant de l’ici-bas. (Pages 471-2)
* * *
L’émission Les Nouveaux Chemins de la Connaissance, diffusée le 26 novembre 2008 sur France Culture dans le cadre du centenaire de C. Levi-Strauss, a mis en présence Vincent Debaene (Ancien élève de l’ENS, agrégé de Lettres modernes, il enseigne la littérature à l’Université de Columbia à New-York) et Marcel Hénaff (Agrégé de Philosophie, anthropologue, il enseigne à l’Université de Californie à San Diego) pour une discussion sur le livre Tristes Tropiques. Cette discussion va aborder le sujet de la critique acerbe de l’islam par C. Levi-Strauss. Cette critique se place de façon plus globale dans la critique du déclin de l’Occident, telle qu’elle est formulée par Lévi-Strauss, qui se désole que l’Occident à bout de souffle, incapable de produire du neuf, en soit réduit à “parasiter“, à “piller” des cultures extérieures, “où elle va chercher un surcroît de vie“…
Vous pouvez télécharger l’extrait audio ici (le fichier est désormais hélas indisponible).
Durée de l’extrait : 18min 20. [Le dialogue sur l’islam commence à 8 min 30.] Le site de l’émission est disponible ici.
Remarquez que le présentateur Raphaël Enthoven relance courageusement ses invités sur l’attitude de Levis-Strauss vis-à-vis de l’islam, commentant même l’extrait de Tristes Tropiques par les mots : “Robert Redecker a été condamné à mort pour beaucoup moins que ça“. Malheureusement, c’est la débandade en face de lui : on souligne bien que à la sortie du livre (en 1955), ces pages « n’ont suscité aucune réaction » mais que aujourd’hui, ce sont les « plus difficiles à lire… à intégrer, disons ».
« Elles [les pages en question] me laissent un peu perplexe » : voilà tout le courage dont savent faire preuve les intellectuels contemporains!
* * *
Notons enfin que Claude Lévi-Strauss fait toujours preuve de la même clairvoyance vis-à-vis de la société islamique et du danger qu’elle fait peser sur l’Occident, comme en témoignent ces deux citations récentes :
“Nous sommes contaminés par l’intolérance islamique“. (Le Nouvel Observateur du jeudi 10 octobre 2002, cité par André Grjebine dans “La guerre du doute et de la certitude”, Berg international)
« J’ai commencé à réfléchir à un moment où notre culture agressait d’autres cultures dont je me suis alors fait le défenseur et le témoin. Maintenant, j’ai l’impression que le mouvement s’est inversé et que notre culture est sur la défensive vis-à-vis des menaces extérieures, parmi lesquelles figure probablement l’explosion islamique. Du coup je me sens fermement et ethnologiquement défenseur de ma culture » (propos recueillis par Dominique-Antoine Grisoni, « Un dictionnaire intime », in Magazine littéraire , hors-série, 2003).
Source : Bivouac-ID, 26/12/2008, Dansk.
Merci à Nina
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Wow, en tant qu’intellectuelle canadien, je suis très impressionnée du raisonnement. Merci Claude!
Je n’ai pas lu, mais dans vos extraits, vous remarquez l’absence du judaisme…
Je releve notamment: “par l’intervalle approximatif d’un demi-millénaire, ils ont conçu successivement le bouddhisme, le christianisme et l’Islam ”
Significatif?
Oui,pourquoi n’inclut t’il pas le judaïsme parmis ces trois courants?
Ou considère t’il que ces deux monothéismes sont des avatars dévoyés de la religion mère?
Je subodore néamoins qu’en tant que scientifique le judaïsme ne devait pas non plus être sa tasse de thé.
Quelqu’un a t’il des indications là-dessus?Merçi.
Merci pour ce rappel. Profitons du regain de notoriété que va donner sa mort pour copier ces extraits et en faire un tract à distribuer dans les boîtes aux lettres….
A vos imprimantes !
@ZOG
Je pense que la différence entre le Judaïsme et le Christianisme était, aux yeux de Mr.Lévi-Strauss, négligeable.
En effet, la théologie Judaïque et Chrétienne sont sensiblement identique en substance.
(Je ne pense pas que cela vaille la peine d’avoir son égo froisser.)
Un grand monsieur !
encore un juif. :-D
« J’ai commencé à réfléchir à un moment où notre culture agressait d’autres cultures dont je me suis alors fait le défenseur et le témoin. Maintenant, j’ai l’impression que le mouvement s’est inversé et que notre culture est sur la défensive vis-à-vis des menaces extérieures, parmi lesquelles figure probablement l’explosion islamique. Du coup je me sens fermement et ethnologiquement défenseur de ma culture » (propos recueillis par Dominique-Antoine Grisoni, « Un dictionnaire intime », in Magazine littéraire , hors-série, 2003).
C’est tout à fait ce qu’on ressent quand on daigne ouvrir un tant soit peu les yeux.
De la part de ce grand monsieur, l’occident ne peut pas dire qu’il n’a pas été prévenu.
l’anthrolopologue d’exception qu’il fût, à constaté sur le terrain combien l’islam est agressif et hégémoniste. L’islam voudrait uniformiser les culture..
C’est déjà le cas pour la cultures Perse, kurde, berbère et j’en passe. C’est ce qu’il a combattu toute sa vie.
l’islam c’est aussi une langue, un mode de vie complet et un programme politique et des lois..
@Capitain.Je n’ai pas eu mon ego froissé,rassures-toi.Je cherche juste à comprendre les positions de LS que je connais mal.Je n’ai même pas lu”tristes tropiques”une honte.Erreur que je vais m’empresser de réparer illico.Personnellement je ne pense pas que le Christianisme et le Judaïsme véhiculent la même idéologie.Si je prends par exemple le domaine de la sexualité,c’est le jour et la nuit.Le Judaïsme ordonne au mari de donner du plaisir sexuel à sa femme,c’est dans le contrat de mariage.Le Judaîsme n’a jamais été culpabilisant et a mis la sexualité au centre du couple contrairement au Christiianisme ou longtemps la femme a été une SUCCUBE et la messagère du diable.
Tu délires Zog, cette vision du christianisme que tu présentes est en fait un portrait de l’institution de rome, dite catholique, et se prétendant la seule véritable Eglise du Christ… ce n’est pas le christianisme.
L’enseignement biblique et chrétien n’a rien à voir avec les fausses doctrines de l’église catholique.
@Japhet.C’est vrai que je décris plutôt la description de Paul qui était plutôt minimaliste Néamoins la vision du sexe chez les protestants doit être assez austère aussi mais sans la diabolisation de la femme.J’aurais plutôt tendance à penser que les visions juives et protestantes sont finalement assez proches.Mais mon opinion n’engage que moi et je suis prêt a entendre toute réfutation à mon encontre.Et a être sévèrement tancé si j’ai dis des bétises.
Horreur,je viens de me relire mais trop tard”je décris plutôt la description…”!!!!Je rectifie”je décris plutôt les recommandations de Paui…”
Winston Churchil, Mustapha Kemal, Levi-Strauss… tous les grands penseurs et observateurs de nos sociétés ont vu le danger de l’islam. Comment est ce possible que tant de gens soient encore aveugles et voient l’islam comme une version exotique du christianisme ? Il faut profiter de la lumière qui va être mise sur Levi-Strauss pour faire connaître son point de vues sur l’islam.
Sur les sept tribues d’israël, il n’en reste que 6 la 7e est devenue islamique par le satanisme.
Hommage à ce grand monsieur !
@andré.De quoi parles-tu?Tu dois avoir trop vu LES AVENTURIERS DE L’ARCHE PERDUE ou A LA RECHERCHE DES DIAMANTS VERTS ou LES MINES DU ROI SALOMON.Reviens sur terre.
Vu ce matin sur le portail suisse Pnyx.com, un hommage surprenant au grand homme : sous la forme d’un sondage !
Merci, Monsieur Lévi-Strauss ! Si je ne pouvais emporter qu’une seule de vos idées …
« On ne peut rien comprendre ou juger que grâce à la mémoire »,
« Je hais les voyages et les explorateurs »,
« L’homme est un être vivant »,
« Pas plus que l’ordre du monde, l’ordre social ne se plie aux exigences de la pensée »
« Seule la musique permet l’union du sensible à l’intelligence »,
« Il ne peut exister un hiatus complet entre la pensée et la vie »,
« L’humanité … /… s’apprête à produire la civilisation en masse, comme la betterave ».
Pour voir le détail, aller à : http://www.pnyx.com/fr_fr/sondage/403 , avec, pour chacune de ces “idées”, un extrait des citations dans leur contexte, permettant d’embrasser la portée de ces réflexions.
Zog,
Il n’existe pas une Eglise protestante, mais des églises protestantes. Certaines, à mon sens, sont plus ouvertes que d’autres sur la question de la sexualité (entre autres). Les églises luthéro-réformées ont évolué depuis Luther et Calvin. Ces églises comptent un certain nombre de femmes pasteures, par exemple. Dans ma paroisse luthérienne, je n’ai jamais entendu un pasteur diaboliser la femme et la sexualité.
@Tumulus.Je faisais uniquement référence aux Puritains partis éviter les persécutions dans le Nouveau Monde mais qui ont quand même donné aux américains une image de pudibonderie qui est loin de celle des français par exemple plutôt portés sur la gaudriole.
Japhet,
S’il vous plaît, ne mettez pas tous les catholiques dans le même panier. Je crois qu’il y a une différence entre l’Eglise catholique (l’institution et la doctrine) et les églises catholiques locales. Une journaliste catholique connue (Anne Soupa) s’est opposée à Mgr André Vingt-Trois quant à sa vision étroite du rôle de la femme.
J’ajouterai encore une chose. Les chrétiens de toutes les confessions (catholiques, réformés, orthodoxes, évangéliques, pentecôtistes…) ont le même Seigneur, et c’est cela l’essentiel.
Je crois vraiment ces théories dépassées.De toutes les façons toutes les religions monothéistes y compris la mienne le Judaïsme ont octroyés un statut inférieur à la femme.Notemment sur les questions de divorce et d’héritage et même de remarriage.Ma soeur a du subire les pires humiliations pour pouvoir divorcer d’une brûte épaisse et il a fallu vraiment mettre la pression pour qu’il lui accorde le GET(accord de divorce)soit plusieurs jours de prison.
Mais ces lois archaïques discriminatoires doivent être supprimées.Simple question de justice.
les Américains sont portés sur la gaudriole encore plus que les français. Par contre, la protection des mineurs contre la pornographie existe réellement là-bas
les visions de la femme dans le christianisme et notamment dans le catholicisme dépendaient des sphères culturelles : la vision des latins était différente de celle des germanique, et chez les latins, on trouvait encore d’autres différences par exemple dans le sud-ouest de la France qui était à l’origine une société matriarcale.
C’est en effet dans le protestantisme qu’est née le puritanisme (vous en retrouvez une trace dans un des Monty Python, “le sens de la vie” il me semble), qui a été copié plus tard par certains catholiques. Les protestants reprochaient au catholicisme trop de légèreté sur ce sujet (un autre film, “la reine Margot”, où l’on voit les protestants austères en noir et blanc. L’austérité est associé au protestantisme, ainsi qu’on l’a rappelé à propos de Jospin, le catholicisme étant considéré comme plus exubérant, plus coloré, et pour certains plus païen, par exemple avec le carnaval).
Les mariages arrangés pour raisons financières n’étaient pas toujours le meilleur ciment dans les couples… Même si l’église catholique s’est historiquement battu pour que le mariage soit un acte demandant le consentement libre et éclairé de l’homme et de la femme, contrairement aux parlements qui conditionnaient le consentement de la femme à celui de son père.
À l’époque de la renaissance et de l’humanisme, la redécouverte du droit romain qui considérait les femmes comme des mineurs a entraîné une dégradation de la condition féminine, jusque au code Napoléon qui sera très influencé par le droit romain conformément au souhait de Napoléon.
sur DRZZ, un article sur l’importance de la femme dans l’histoire de France:
http://www.drzz.info/article-faut-il-parler-de-l-identite-nationale–38726699.html
C’est un mythe! Les Américains sont surtout des amateurs de la pornographie et du sexe virtuelle.
Avec une culture qui considère qu’une semaine normale de travail est de 60 heures et que les vacances sont pour les paresseux. La réalité américaine est que le sexe est plus fantasmé que pratiqué.
@ Capitain,
Je suis en total désaccord avec cette idée. De plus, cela me semble dangereux de penser cela.
Je crois qu’il y a là quelque chose à creuser, je le ferai demain.
Bonne nuit à tous !
@moi aussi.Il y a des différences majeures même s’il y a des passerelles.
Tumulus :
Si vous avez bien lu ce que j’ai écrit j’ai parlé des dogmes catholiques, et non des catholiques (qui pour certains (et malgré tous les efforts et tentatives de coercition vaticane pour les faire se soumettre au magistère romain) gardent une certaine liberté).
Quant au fait qu’il y a une différence entre l’église catholique et les églises catholiques locales, je n’en doute pas!
Seulement il faut que vous sachiez que vous courrez le risque d’être considérés comme hérétiques par votre chef, le pape.
Selon la doctrine catholique le magistère a la charge d’interpréter les Ecritures afin d’enseigner à l’Eglise ce qu’elle doit croire et faire.
Et toujours selon cette même doctrine le catholique est tenu de se soumettre sans réserve au magistère.
Si vous voulez ouvrir un peu plus vos yeux sur l’institution de rome je vous invite à consulter ce topic sur le forum de bivouac:
http://www.bivouac-id.com/forum/viewtopic.php?t=20564
Rappelons à ceux qui nous gouvernent la clairvoyance
du plus grand ethnologue du XXème siècle :
http://tinyurl.com/claudelevistrauss
Merci de diffuser cet appel à vos contacts et dans tous
les blogs, forums etc. relatifs au sujet.
@japhet; le christianisme a pour origine le judaisme.les judéo-chrétiens (les nazaréens)voient rabbi yeshoua (jésus)comme le messie mais pas comme le fils d’un dieu procréateur.au premier siècle les nazaréens sont considérés comme des juifs déviants(église primitive). l’empereur constantin pour des raisons politiques convoque le concile en 325 à nicée et il se débrouille pour faire adopter le dogme suivant;jésus fils, même subtance que dieu le père .en 325 constantin était paien, il devait croire en un dieu procréateur (zeus).voilà la séparation d’une religion unique avec ses différents courants en deux religions différentes.
slow, tu ferais bien de relire le livres des Actes pour savoir quels étaient les fondements de l’Eglise de l’origine…
En outre je te recommande chaleureusement la lecture de ce texte de Guy Richard-Benhamou, Va Parle A Mon Peuple (au format Word (.doc)):
http://jpn-atlantic.com/francais/up-dl/uploads/index.php?file=1&sort=1
Présentation:
Non sur le plan historique c’est faux, la trinité ne nait pas avec Constantin , dès le départ les premiers apologètes (qui ont vécu au 2nd siècle) chrétiens comme Clément de Rome, Irénée, Justin, Ignace d’Antioche, dont les textes sont sur internet, considèrent Jésus comme Dieu.
@ZOG,japhet,etc
Je ne suis pas trop caler en religion. J’ai juste imaginer que puisque les chrétiens et les juifs partagent l’Ancien Testament (grosso modo: le Pentateuque ou Torah, les Livres des Prophètes, etc.) et qu’ils sont supposer l’observer, ils avaient beaucoup en communs. Excuser ma candeur.
le christianisme vient du judaïsme, c’est indéniable (lire saint Paul. et voir un très grand nombre de traditions dans le christianisme, comme par exemple le fait que le célèbrant catholique devait porter des mules et non des chaussures en approchant de l’hôtel. Les célèbres “mules du pape”. Une tradition parmi bien d’autres)
Les nazaréens sont effectivement ce qui a été décrit ci-dessus, mais ils n’ont jamais été le courant unique issu du message de Jésus-Christ. Ils sont cités dans le Coran, dont les traductions les confondent souvent avec les chrétiens (appelés dans le Coran “associateurs”). Ils auraient en partie influencé la création du message islamique, et pour certains historiens seraient même à l’origine du message islamique et de l’histoire islamique, avant que ce message soit considérablement modifié. Ce qui faisait dire à Saint-Jean Damascène présent lors de la conquête de la Syrie par les musulmans que ceux-ci étaient une hérésie chrétienne (cf Gallez).
“autel”
Capitain, je te renvoie à ce document dont la lecture fera écho à tes observations:
Va Parle A Mon Peuple / Guy Richard Benhamou
Téléchargement direct (format word (.doc)):
http://jpn-atlantic.com/francais/up-dl/uploads/index.php?file=1&sort=1
Ou accès à la page des téléchargements:
http://jpn-atlantic.com/francais/up-dl/uploads/index.php
@Capitain.Tu as parfaitement raison.Au sujet du dogme il y a rupture totale mais au niveau exigeance éthique,il y a beaucoup de similitudes et c’est bien celà l’essentiel.Dommage que l’Eglise l’ai compris avec 2000 ans de retard.Enfin espérons qu’elle de mettra pas autant de temps avant de comprendre le danger mortel que représente l’islam pour sa survie.
Pour ceux que cela intéresse, mon avis sur le thème des théologies “juives et chrétiennes”.
http://iratika.eklablog.com/theologies-juive-et-chretienne-rien-a-voir-c165061
Je pense qu’il y a une confusion sur la relation entre judaïsme et christianisme!
Comme si l’un et l’autre était monolythiquement établie…
Du fait de la réduction qu’entraine une telle approche, car l’un comme l’autre sont des interprétations de la Bible (quand ils ne se basent pas sur d’autres sources supplémentaires (”les traditions”)), il n’y a pas un christianisme ni un judaïsme, mais plusieurs.
C’est donc par un retour aux Ecritures vétéro et néotestamentaires, qu’on saisira toute la profondeur de cette Parole qui est censée être à la base de ces deux grandes religion.
Ce faisant on découvrira qu’il n’y a qu’un seul Esprit qui parcours tout les livres de la Bible.
G.R. Benhamou
(*) Voir lettre de Paul aux romains
Y a une phrase que j’ai mal tournée, je rectifie:
Du fait de la réduction qu’entraine une telle approche, alors que l’un comme l’autre sont des interprétations de la Bible (quand ils ne se basent pas sur d’autres sources supplémentaires (”les traditions”)), il faut considérer qu’il n’y a pas un christianisme ni un judaïsme, mais plusieurs.
Qui a entendu parler d’une nouvelle tendance juive appellée”restructuralisme”et a quoi celà correspond.
On n’arrête pas le progrès,lol.
Et si toutes les religions n’étaient en fait qu’une immense névrose et allucination collective dûe à la lutte(Freud)entre nos trois cerveaux antagonistes.Le cerveau instinctif reptilien(le plus ancien),le cerveau mamalien,siège des émotions et le cerveau anthropoïde qui amène le sens du concept,de la modélisation, l’anticipation et finalement du paradigme culturel et cultuel?
Je voudrais votre avis,les amis.
je vais détailler ce que j’ai écrit plus haut sur le fait que l’essentiel du christianisme et du judaïsme est semblable. Bien sûr, je ne dirais pas que le judaïsme c’est le christianisme, n’importe qui s’en rendra compte. Mais, il s’agit là de « détails », même si ce mot est un peu, énormément, exagéré.
Le christianisme est fondé par un juif, Jésus, et 12 autres juifs dont St Paul un juif de langue grecque. Tous connaissent parfaitement la Torah, en particulier Jésus (contrairement à Mahomet) qui y fait constamment référence : on trouve par exemple dans les Évangiles les 10 commandements cités intégralement. Le cris de Jésus sur la croix vient également d’une prière juive etc.
En lisant les Évangiles sans considérer la théologie chrétienne, on voit d’abord un juif qui essai de réformer la pratique et les conceptions juives de l’époque, notamment du judaïsme pharisien, tout en restant dans le cadre du judaïsme. La plupart, pour ne pas dire la quasi-totalité, des conceptions citées dans les Évangiles proviennent de la Torah, y compris sur les interdits alimentaires. Je ne sais plus qui (peut-être pourrez vous me rafraîchir la mémoire) avait écrit un livre dont la thèse était que le christianisme avait été inventé par un groupe de savants juifs désirant réformer le judaïsme, puisque la quasi-totalité des Évangiles provient de la Torah.
Il faut se rappeler qu’à l’époque, il y avait une grande réflexion au sein du judaïsme avec de grands courants parfois assez divergents (on retrouvera d’une certaine façon ce type de réflexion au sein du judaïsme au XIXe siècle en Europe, jusqu’à nos jours). Le judaïsme de l’Antiquité est prosélyte ce qui peut surprendre de nos jours. Cette réflexion a pris fin après Massada et la dispersion d’une grande partie des juifs de la Terre d’Israël (notamment vers la péninsule arabique). La théologie se rejudaïse et écarte les influences grecques que certains courants du judaïsme avaient apportées.
Au tout début du christianisme, les chrétiens vont prêcher dans les synagogues. Dans certaines zones ils sont bien accueillis, dans d’autres non.
Mais là encore, il s’agit de détails.
Parlons donc du coeur des messages respectifs.
Le judaïsme et le christianisme croient dans la liberté fondamentale de l’homme. C’est la liberté exercée par Adam et Eve, Gédéon, Samuel (« parle ton serviteur écoute »), puis le “fiat” de Marie, et le choix de Jésus devant ce qui l’attend. En commun également les 10 commandements qui fondent la morale. Ces 10 commandements sont du bon sens principalement, et on retrouve des équivalents dans d’autres religions de l’Antiquité, car il n’y a pas que les juifs qui ont du bon sens (certains d’ailleurs n’en ont pas du tout, mais non, je ne voulais pas parler de Enderlin ni de Goldstone). On n’en tire le concept d’unicité de la nature humaine, qui va mener à la disparition de l’esclavage. Dans les deux religions, il s’agit d’un Dieu d’amour, qui pardonne à Israël toutes les misères que ce peuple lui fait, comme il pardonne aux individus (le jour du pardon, la confession). Et c’est parce que il s’agit d’un Dieu d’amour personnel, et non d’un être lointain hautain et méprisant comme dans le Coran, que juifs et chrétiens se doivent à leur tour de montrer de l’amour à leur prochain pour l’imiter et lui faire plaisir. De ce concept d’amour, on retrouve la très grande importance que l’on doit donner à la justice, afin qu’elle soit la meilleure possible. Car Dieu lui-même est toujours juste puisqu’il est bon. Rien de tout cela dans l’Islam ou “Dieu fait ce qu’il veut”. De même, on retrouve en commun l’appel à la réflexion pour comprendre ce que Dieu veut, avec le Talmud et la théologie en général : Faire appel au bon sens (”mais pas toujours” murmurent certains, j’en conviens). La liberté évoquée ci-dessus va permettre d’autoriser la réflexion, y compris sur la religion et sur le texte même, avec l’exégèse ou l’histoire. Souvenez-vous d’Abraham en train de négocier avec Dieu (je ne mets pas de point : “Dieu” est un mot latin et n’est pas le nom personnel d’El Shadaï).la vie des habitants de Sodome et Gomorrhe comme un marchand de tapis: on retrouve presque toute la théologie de la Bible dans cet épisode : l’amour de Dieu et son désir de justice, partagé par Abraham pour des gens qui ne pensent pas comme lui, la liberté de l’homme avec Abraham qui négocie avec Dieu car rien n’est écrit à l’avance, le bon sens et la réflexion auxquels Abraham fait appel, Abraham qui montre amour et compassion pour son prochain, la proximité entre Dieu, un Dieu personnel, et les hommes qui permet à Abraham de discuter avec lui. Parce que Dieu est tout-puissant et immensément bon, il peut se mettre au niveau des hommes. L’humilité est une vertu cardinal du judaïsme comme du christianisme: combien de puissants aujourd’hui sont capables de se mettre au niveau des plus faibles pour les écouter, les comprendre, et les aider, par simple charité ?.
Le crime est trop grand et Dieu ne peut pas pardonner, mais l’hypothèse est envisagée. N’oublions pas que ce texte date de milliers d’années.
Bien sûr, il y a également de très grosses différences, l’absence du Messie crucifié, qu’il s’agisse du sacrifice de la croix ou de la personne du Christ qui bien évidemment ne sont pas dans la Torah, l’appartenance organique, le lien biologique à la Terre d’Israël (que l’on ne retrouve d’ailleurs pas dans tous les courants du judaïsme actuel), l’organisation de la société etc.
Quand vous comparez le christianisme et le judaïsme, vous trouverez d’énormes différences. Si vous comparez le christianisme et le judaïsme avec les autres religions de l’Antiquité, ou même avec l’Islam, vous leur trouverez beaucoup de ressemblances.
C’est bien le judéo-christianisme (au sens actuel du terme) qui a produit l’occident, en s’aidant de tous les apports des civilisations que j’ai citées plus haut. Car l’occidental n’est pas chauvin inutilement et n’hésite pas à prendre aux autres ce qu’ils ont de meilleurs, reconnaissant ainsi les mérites des autres civilisations.
Très bonne soirée à tous
@ ZOG
la neuropsychologie a modifié considérablement notre conception du cerveau humain depuis Freud, ce dernier s’étant complètement planté sur beaucoup de choses.
Cela dit, le désir de religieux peut effectivement être lié à l’une des raisons que vous évoquez. De récentes études montrent que le cerveau humain est fait pour être religieux, jusqu’à ce que le prochaine étude démontre le contraire.
La croyance en une religion n’obéit pas à une seule logique d’après moi. Celle-ci peut en être une.
Mais l’adhésion ou non à une religion dépend d’abord, en dehors de la tradition, de la réflexion et de l’observation : est-ce possible ou non ? Est-ce bénéfique ou non? Après, c’est comme mettre ou non les noyaux de cerises dans le clafoutis : c’est une question de points de vue…
@Thot.Très belle réfrexion pleine de bon sens et d’empatie.Il y aurait certaines nuances d’importance à apporter.Notament sur la notion de justice divine et de prédestination.Je suis néamoins ok sur la liberté accordée aux hommes par Dieu”le libre arbitre”qui est à mon avis fondamentale et la pierre d’achoppement entre nous et l’islam.Islam voulant dire”soumission”le muzz ne bénéficie d’aucun libre-arbitre et n’a qu’un seul choix:celui de fermer sa gueule et d’obéir car c’est une religion d’esclaves finalement.
@Thot.Cette conception de la nature du cerveau et des fonctions cognitives se maintient et a été reconduite par des chercheurs modernes comme Servan Schreber qui décrit très bien cette partition et ses conséquences sur notre façon de réagir aux é&vènements.
Pardon”évènements”Bien sûr pour adhérer il faut aussi croire à la théorie de l’évolution (Lamarck et Darwin)
Thot:
Comme tu l’as si justement souligné dans ton brillant exposé Jésus et les apôtres connaissaient très bien les Ecritures… à moins que tu ne les qualifies de menteurs ils se sont justement appuyé sur la Torah, les Prophètes et les Ecrits (le Tanakh) dans leur annonce de l’Evangile!
Luc 24. 25 à 27
(*) “Christ” équivalent grec pour Messie.
@ Hacker
“La réalité américaine est que le sexe est plus fantasmé que pratiqué.”, pour avoir fréquenté “la réalité américaine”, je démens : les universités américaines sont de vrais baisodromes, et la partie du peuple moins éduqué n’est pas en reste. Bien sûr, cela ne concerne peut-être que la moitié des gens, mais ça fait beaucoup ! La fille Palin peut en témoigner, avec son crétin de copain de l’époque
La différence, c’est qu’aux États-Unis la morale sexuelle est publique, ce qui n’est pas le cas en France ou pour ainsi dire personne n’en parle jamais. Les Américains font la différence entre la pudeur, partie de la morale publique, et ce que chacun est libre de faire dans la sphère privée. En France, on mélange tout, avec l’érotisme très présent dans la sphère publique.
Cela dit, il semblerait que la réalité actuelle aille dans votre sens : avec Internet et le porno, la sexualité bascule en partie dans le virtuel. Mais c’est très récent
@ Japhet
Effectivement, il y a plusieurs judaïsmes et plusieurs christianismes. Et n’importe quel texte donnera toujours lieu à interprétation, question de points de vue des observateurs comme disait Einstein à propos d’autre chose
Thot, là il n’est pas question d’interprétation d’où découlerait un christianisme parmi d’autres, mais des propres enseignements du Christ!
Soit il mentait, soit il disait vrai.
La réponse est dans les Ecritures…
@ Zog
La Bible étant épaisse, effectivement il y a beaucoup à dire. Mais, Adam et Ève au début de l’ouvrage indique la conception de la liberté du reste de l’ouvrage.
Sinon, je ne suis pas très sûr que les trois cerveaux soient en opposition, comme je pense qu’ils ne concernent pas les mêmes domaines.
@ Rotil
Pas de théologie dans le judaïsme ? Certains considèrent en effet que le judaïsme serait une simple loi et se réduirait donc à de l’analyse juridique. Un peu court pour moi. En France, il y a beaucoup de mots grecs qui désignent des réalités bien française
Le médiéviste Rémi Brague disait que la théologie chrétienne c’est très peu de religieux et beaucoup de bon sens.
4 nov 2009 at 14:18
[…] l’explosion islamique. Du coup je me sens fermement et ethnologiquement défenseur de ma culture. Claude Lévi-Strauss (Magazine littéraire, […]