Désintégration à la française : quand Olivier préfère s’appeler Saïd.

Fut une époque, pas si lointaine, où les vagues d’immigrés qui firent le choix de la France firent également celui de devenir français. C’était l’époque où la République assimilait ses enfants de toutes origines et en faisait de parfaits petits français. Puis passèrent par là une immigration massive de pays musulmans, et le triomphe d’une idéologie antiraciste dévoyée, qui promeut la honte d’être français et la communautarisation de la société, et nous voici désormais qui assistons impuissants au délitement du tissu national, à la fragmentation de la société, à la montée des antagonismes. En un mot, à la désintégration. Cette affaire de prénoms est symptomatique de ce phénomène. Si Olivier veut désormais s’appeler Saïd, ce n’est pas parce que la société française le rejette - contrairement à ce que la propagande “antiraciste” n’a de cesse de vouloir faire accroire -, mais précisément parce que sa propre communauté rejette ce signe de francité. On touche bien là au nœud du problème.

Ils ne veulent plus de leur prénom français : une quinzaine de personnes, la plupart d’origine étrangère, ont fait une demande de changement de prénom au tribunal de Melun (Seine-et-Marne) . Un phénomène inhabituel.

désintégrationILS S’APPELLENT Thierry, Jacques ou Olivier… mais veulent devenir ou redevenir Mustapha, Karim ou Saïd. Une quinzaine de dossiers de demande de changement de prénom sont en ce moment sur la table du tribunal de Melun (Seine-et-Marne). « Cela traduit un vrai problème de société. Les personnes qui font ces requêtes, des hommes pour la plupart mais aussi des femmes, de tous âges, invoquent des raisons culturelles ou religieuses », indique Hervé Charles, substitut du procureur, chargé des affaires civiles du parquet de Melun.

Dans leur argumentation, « cinq requérants ont expliqué avoir un souci d’intégration à la communauté française. Ils portent un prénom français, chrétien, comme Jacques ou Paul, mais ils ont des origines maghrébines, sont de religion musulmane et font l’objet de moqueries », note le substitut du procureur.

Pour le magistrat, il est clair que c’est une situation souvent mal vécue. « Lors des entretiens, beaucoup de demandeurs expliquent également subir des remarques désobligeantes dans leur communauté. Bien qu’ils soient français ils ont un problème d’identité. »

C’est le cas d’Olivier, 26 ans. Ses parents lui ont donné un prénom français, mais ses amis et la famille qui sont restés au Maroc « ne comprennent pas pourquoi il ne s’appelle pas Saïd ». C’est son deuxième prénom, celui qu’il voudrait placer en tête. Il lui « correspond mieux ».

[…] Le magistrat note avant tout que ces demandes « vont à l’encontre d’une intégration dans la société française ».

Source : extraits du Parisien

7 réponses à “Désintégration à la française : quand Olivier préfère s’appeler Saïd.”

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs et ne représentent d'aucune manière l'avis de la rédaction de Bivouac-ID. Bivouac-ID se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises, qui n'engagent que leurs auteurs.

  1. Je trouve tout à fait normal qu’une personne d’origine étrangère Maghrébine portent un prénom dû à ses origines.
    Ce qui m’a interloqué quand ils obtiennent la nationalité française qu’on les autorise à changer, à franciser le prénom et voire le nom ! Je connais quelques personnes qui l’ont fait et cela me choque de renier jusqu’à leurs patronymes, les origines des parents!
    je comprends également ceux qui ont reçu des prénoms chrétiens par nécessité ! Comme moi, je n’accepterai pas, si je vivais au Maghreb que mes parents me prénomment Saïd et chercherai à changer!

  2. Il a une idée derrière la tête…

    Il va pouvoir se faire appeler Porc Saïd

  3. Essaïd, ça veut dire le lion?

  4. Je reproduis ici une histoire qu’on m’a envoyée ce matin:

    Mohammed rentre dans sa nouvelle école.
    > - Comment t’appelles-tu ? demande la maîtresse.
    > - Mohammed, répond le petit.
    > - Ici nous sommes en France, il n’y a pas de Mohammed, dorénavant tu t’appelleras Roger,
    > rétorque la maîtresse.
    > Le soir, Mohammed rentre chez lui.
    > - La journée s’est bien passée Mohammed ? lui demande sa mère.
    > - Je ne m’appelle plus Mohammed, mais Roger car je suis en France.
    > - Ah, tu as honte de ton prénom, tu renies tes parents!
    > La mère pique une belle colère et lui flanque une raclée.
    > Puis elle appelle le père et le met au courant. Mohammed s’en reprend une.
    > Le lendemain Mohammed retourne en classe.
    > - Que s’est-il passé mon petit Roger ? lui demande la maîtresse inquiétée par les marques de doigts.
    > - Ben madame, ça faisait pas 2h que j’étais français que je me suis fait agresser par deux arabes.
    >

  5. C’est pas con comme idée de changer son nom et prénom non francisé ! Ca permet de recevoir travail et aides diverses et variées avant les français d’origine et dans le cas contraire de hurler et d’obtenir ipso facto l’aide de systèmes de défenses des étrangers et autres illégaux !

    Je pense à la Halde et autres MRAP, RESF et assimilables !

    Il faut toujours voir le comment du pourquoi !

    Si François Martin ne trouve pas de travail, de logement, de place en fac, de bourse etc …. alors tant pis pour lui ! Mais si c’est Rachid Hanlfrok alors là tout le monde se mobilisera, il passera peut être même sur TF1 ou dans le Parisien en une !

  6. Je suis tout a fait d’accord avec le fait de vouloir changer de prénom dans certains cas et c’est d’ailleurs le mien. L’appelant “chloé”, étant d’origine tahitienne je désire prendre mon 2eme prénom “reva” pour me rattachée a mes racines.
    Ha mais pourtant c’est français la Polynesie française?! En effet mais nous sommes désormais un PAYS d’outre mer qui va sûrement prendre son indépendance dans quelques temps.
    Je ne vois pas en quoi franciser son prénom apporte des avantages? Quand on présente un C.V ou autre ce n’est pas le prénom, le nom ou je sais pas quoi qu’on regarde mais c’est plutôt la tronche. Alors qu’un basané s’appelle martin, abdel ou said ça reste un basané.
    Les zoreilles ont un peu de mal a se rendre compte du racisme qui existe encore et qui va d’ailleurs sûrement augmenter du fait de la crise économique.
    Alors francisation ou non qu’est ce que ça peut vous foutre? C’est une liberté de choisir qui nous appartient et qui existe, alors pourquoi ne pas en profiter?!
    Sur ce … Bonne continuation.

  7. Je suis pas d’accord. Je trouve que c’est deja une forme de communeatarisme que d’appeler son gosse d’un nom non-français.

    C’est se revendiquer d’une autre culture… differente de la local.
    De roberto à andréa en passant par said, c’est crier, je suis portugais, polonais egyptien et surtout pas français!

    Ce sont les parents qui le crient; pas les enfants.

Laisser une réponse