Divorcer à l’anglaise comme un musulman

 

La langue française dispose de cette tournure de langage “filer à l’anglaise” … mais on peut se demander si bientôt on ne devra pas rajouter “divorcer à l’anglaise” ou du moins “divorcer à l’anglaise comme un musulman”…

Témoin cet article sur le site de l’Archevêque Cranmer (ICI):

Rencontre avec le Dr Suhaïb Hassan.

Suhaïb Hassan est l’un de ces fameux juges de la charia du Royaume-Uni. D’entrée de jeu il nous rappelle que la charia signifie “Loi islamique”, c’est à dire comment vivre en accord avec les enseignements de l’islam et à laquelle il a consacré sa vie. Il explique :

“Je suis un juge au sein du conseil de la charia islamique, conseil qui a été mis en place en 1982 pour guider la communauté du Royaume-Uni sur les sujets en relations avec l’islam. Tous les chercheurs et juges sont diplômés des universités du monde islamique ou des dar-al-oloum ces institutions privées qui enseignent l’islam en Inde ou au Pakistan.

Il vit au Royaume-Uni depuis 1976. En tant que juge islamique (Ghazi) il prend des arrêtés qui touchent à la vie quotidienne des musulmans britanniques, tout particulièrement en matière de finance, d’héritage ou de divorce (ce dernier point selon lui constituant l’écrasante majorité de son travail).

Il dit que les femmes se retournent normalement vers eux et ce pour une raison simple, c’est que sous le régime des lois britanniques c’est et l’homme et la femme qui doivent se tourner vers la juridiction. Alors que dans le système islamique l’homme peut mettre fin au mariage s’il pense que c’est juste. C’est préférable qu’il le fasse devant deux témoins puis il n’a plus qu’à dire « je te répudie » . La seule chose dont nous avons à nous assurer c’est qu’il a bien payé la dot à sa femme, dot qui est un cadeau de mariage du marié à l’épouse. Tant qu’il n’a pas payé il ne peut divorcer.

Lorsque c’est la femme qui demande le divorce, c’est que l’on appelle un divorce khula, si l’époux est d’accord l’affaire est entendue mais dans le cas contraire nous les invitons pour les interroger et les incitons fortement à se réconcilier. Si elle continue à chercher à divorcer alors elle doit rembourser la dot sinon pas de divorce possible. Les problèmes de garde d’enfants à la suite de ces divorces soulèvent des problèmes mais contrairement à loi anglaise la charia stipule que les garçons sont autorisés à choisir entre le père et la mère pour la garde dès l’âge de 7 ans. Pour les fillettes c’est à partir de 14 ans (âge où l’islam les considère comme responsables).

Le Dr Hassan rajoute qu’il aimerait que deux principes supplémentaires issus de la charia soient rajoutés à la loi britannique. En premier lieu le régime de la dot et en second que les 12 conseils de charia déjà existants soient reconnus comme organismes de médiation. Selon lui cela réduirait la pression sur le système judiciaire britannique car au moins une partie de la communauté (islamique) accepterait de prendre sur elle les décisions des tribunaux.

L’Archevêque Cranmer pose alors cette question intéressante :

Bien Dr Hassan, mais quid des femmes musulmanes qui ne sont pas satisfaites avec ces règles que vous êtes habilité à “imposer”, selon lesquelles les femmes ne sont manifestement pas traitées sur un pied d’égalité avec moi (un homme) ?

Et afin que l’équité soit respectée, lui (au moins !) laisse la parole à une femme, musulmane qui plus est. C’est Kavita Ramdya une très brave musulmane qui répond :

Monsieur, je tremble à l’idée des répercussions pour les femmes musulmanes, si la loi britannique reconnaissait les décisions prises par les conseils de la charia. La charia stipule que si une femme demande le divorce et que son mari n’est pas d’accord, le juge devra insister sur une réconciliation et qu’elle doit lui restituer la dot tandis que l’homme peut simplement dire je te répudie devant deux témoins.

Les musulmanes qui demandent le divorce sont soumises à un interrogatoire, pressée de rester mariées et risquent de peut-être leur seule bien financier en étant forcé de restituer leur dot.

Par le passé, il était vital que les individus se marient et restent mariés afin de préserver la sécurité et la stabilité d’un clan, d’une tribu, la fortune de la famille, ou même une alliance entre les pays. Depuis le mariage a évolué. C’est maintenant le principal moyen pour rechercher le bonheur et l’épanouissement. Les femmes musulmanes de Grande-Bretagne sont conscientes du fait d’avoir un droit inaliénable à la quête du bonheur.

Questionner une femme par les juges de la charia sur les motifs d’une demande de divorce, faire pression socialement financièrement pour qu’elle demeure dans un mariage insatisfaisant, voire dangereux est dépassé au mieux, et mortel au pire. Les décisions prises par les conseils de la charia n’ont pas leur place dans le droit britannique.

Enfin il finit avec ce morceau qui est clairement représenbtatif du mal-être au sein de l’Eglise Anglicane tout spécialement avec les propos de l’archevêque de Canterbury connu pour sa dhimmitude effrayante et dont nous avons à différentes reprises relevés ses actes et paroles de soumission.

L’ancien évêque de Rochester, le Dr Michael Nazir Ali, nous a mis en garde sur la nature régressive de la charia et son incompatibilité avec le système anglais de jurisprudence. On se demande si l’archevêque de Canterbury serait d’accord avec le Dr Hassan ou Kavita Ramdya.

Qui désormais a le pouvoir ultime de trancher entre eux ?

 

Nous noterons à la lecture de ces propos qu’une fois encore le sujet principal de la volonté des islamistes d’avoir leurs tribunaux (d’exceptions comme en temps de guerre ?) est d’avoir la mainmise sur la décision appartenant aux femmes et donc de les maintenir dans une forme d’asservissement à l’égard des hommes.

Notons aussi aux détours des paroles de Suhaïb Hassan que l’islam reconnaît les femmes comme responsables à partir de 14 ans ce qui de facto remet en question tous les nombreux mariages que nous voyons quotidiennement dans le monde musulman où la mariée a moins de 14 ans. Pire encore par cette phrase l’exégète musulman avoue qu’Aïsha épouse du prophète a 6 ans était plus jeune que les 7 ans (âge de responsabilité des garçons) ……

Enfin, imaginons ce cas de figure bien improbable pour plusieurs raisons mais imaginons quand même, que demain j’obtienne la nationalité britannique, que je me convertisse à l’islam, et que je demande le divorce de ma femme devant une cour de la charia, pas besoin de motif …

4 réponses à “Divorcer à l’anglaise comme un musulman”

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs et ne représentent d'aucune manière l'avis de la rédaction de Bivouac-ID. Bivouac-ID se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises, qui n'engagent que leurs auteurs.

  1. “Lorsque c’est la femme qui demande le divorce, c’est que l’on appelle un divorce khula”
    …et si elle ment ??? c’est ce qu’on appelle un divorce ou elle ment khula ?

  2. Ils devraient demander l’application “rigoureuse” de la loi coranique aux “musulmans” en Europe et l’Europe doit l’accepter avec compréhension!

    Ainsi, ceux qui ne s’habillent pas comme “il faut” ou qui boivent de l’alcool, ceux qui ne font pas le ramadan etc seront torturés, emprisonnés, fouettés… Ceux qui volent seront amputés d’une ou de deux mains… Ceux qui violent seront tués… D’autres seront lapidés, exécutés en public…

    Allez! Appliquons à ces musulmans la charia qu’ils réclament tant!

  3. T’inquiète Alize, c’est la deuxième phase, il leur faudra toujours un plus faible à combattre. Pour l’instant ils attirent du monde avec le divorce facile.

  4. @ Coranus
    “Lorsque c’est la femme qui demande le divorce, c’est que l’on appelle un divorce khula”
    …et si elle ment ??? c’est ce qu’on appelle un divorce ou elle ment khula ?
    elle est bien bonne cele là, hihi

Laisser une réponse