ERDOGAN L’ISLAMISTE “MODÉRÉ”

erdoLe premier ministre turc issue d’une famille très pauvre a goûté à l’islam radical à travers sa scolarité. Envoyé dans une école coranique, sa formation d’imam lui aura servi au moins à une chose, se hisser au pouvoir en utilisant la fameuse langue de la Takya (vertu islamique du mensonge et de la manipulation).

Son amour de l’islam le dirige vers un parti évidemment islamique. En 1980, après un putsch militaire, tous les petits partis prêchant la chariah comme celui dans lequel Erdogan milite sont mis hors la loi.

Recep ne faiblit pas. Il continue de ne croire qu’aux vertus d’un parti essentiellement islamique et entreprend de mieux connaître son pays afin de tâter le terrain. Il y arrive si bien qu’en 1994, il se hisse à la tête de la Mairie d’Istanbul.
Il est vrai que la Turquie est à l’époque économiquement très faible et que la colère gronde. Voilà comment du reste, on arrive à faire gober au peuple que la laïcité n’est pas une réponse à leurs malheurs et qu’Allah est courroucé.

Ce qu’il y a d’intéressant chez l’islamiste modéré, c’est son incroyable habileté pour manipuler son monde. Il promet tout. Assainissement des comptes publics, apurement de la dette extérieure grâce aux milliards du FMI, etc…

C’est le pouvoir suprême qu’il veut et il va s’en donner les moyens en se prononçant en faveur d’une séparation de la religion et de l’État. BIEN JOUE ERDO !!!

Le peuple est rassuré, Saint Atatürk sera respecté.

C’est mal connaître le Coran ! Faire semblant de caresser la main pour mieux la mordre plus tard fera de toi un homme de Pouvoir !

Erdogan rassure tout le monde. Même les Kurdes sont à la fête. 37 000 morts après, Erdogan, dans un discours paternaliste leur promet des jours meilleurs : reconnaissance de leurs différences pour peu que les Kurdes acceptent de s’intégrer dans la grande nation turque ! C’est beau comme un camion tout neuf.

En gros tout va bien pour le Ministre et fondateur du parti de l’AKP (justice et développement).
Mais il y a maintenant un énorme problème. Les entreprises turques ont besoin d’un marché plus vaste et l’Union Européenne est vitale pour l’économie turque.

Erdogan le sait mieux que quiconque et voilà le VRP qui se met à démarcher auprès de tout ce qui compte en Europe afin d’obtenir le sésame et l’intégration de son pays.
Mais un islamiste “modéré” c’est d’abord un islamiste. Les voiles repoussent sur la tête des femmes et la laïcité est bien mise à mal même si les caméras de télévision nous offrent toujours les même images sur les grandes métropoles que sont Istambul et Ankara.

turquie

Erdogan ment. Toutes ses promesses pour réhabiliter les églises chrétiennes (catholiques, arméniennes, orthodoxes, par exemple, sont restées vaines. Pas une seule reconnaissance juridique à ce jour ni même de rénovations autorisées alors qu’il l’avait annoncé lors de sa prise de pouvoir.

Acculé économiquement, faute de marchés, Erdogan va employer les grands moyens et se tourner vers le moyen-orient. C’est donc tout naturellement qu’il ira chercher vers Ahamadinejad et la Syrie de Bachar al Assad le potentiel économique qu’il lui faut pour maintenir la Turquie dans le concert des nations.

Cela tombe bien, l’Iran parle de la même manière et s’appuie sur deux éléments inhérents à leur pays respectifs : Un nationalisme ultra-conservateur et un islam rigoriste.

Être conscrit en Turquie c’est souvent pour la jeunesse du pays synonyme de peur intense. Les officiers de l’armée turque ont tout simplement droit de vie et de mort sur leurs jeunes recrues. Celles-ci vont souffrir mille maux et revenir de leurs obligations militaires dans un état mental désastreux.
En Iran c’est la même chose si l’on considère les exercices des Pasdaran proches de la débilité mentale et d’une incroyable cruauté. Comme si égorger une poule avec les dents avait quelque chose à voir avec l’exercice militaire.

Lorsqu’on prend un ami on fait corps avec lui contre ses ennemis. Il était évident que la Turquie se sente soudainement si chaleureuse avec les Palestiniens, si dévouée à leur cause. Les ayatollahs sont reconnaissants en billets verts et en contrats juteux avec les Ottomans.

Du coup, l’alliance avec l’État d’Israël est totalement remise en cause. Erdogan avance tranquillement et se repositionne désormais avec les idéaux politiques de son adolescence : l’islam et l’anti-sionisme sans état d’âme. Être déloyal fait partie du dogme islamique.

La récente affaire de la flottille est un gage sûr pour ses nouveaux alliés et clients Iraniens, Hezbollahis, Syriens, des frères musulmans égyptiens et bien sûr du Hamas. L’axe islamiste du moyen-orient peut enfin s’étaler aux yeux du monde : la lutte pro-palestinienne est la cause rêvée pour ces fascistes islamistes.

Pas d’Europe ? Je pars chez les Iraniens…Simple et efficace…La preuve par flottille interposée.

Les alliés de circonstance, dans ce nouvel espace terroriste islamique d’État, sont particulièrement retors. La Grèce par exemple, afin de protéger ses relations amicales avec les Ottomans (qui pourtant ne l’avait pas ménagée durant plus de 4 siècles de colonisation cruelle), se range du côté des pires détracteurs d’Israël depuis “l’affaire flottille” Elle tient à son oléoduc turco-grecque et s’est même vivement prononcée pour l’adhésion de la Turquie à l’Europe !

Quant à l’armée turque, la fameuse garante de la laïcité, elle n’est évidemment plus la même depuis que Erdogan, en douce, a changé tous les cadres restant de la belle époque. Peu à peu, cet homme d’une fourberie exceptionnelle s’est arrangé pour que cette armée soit incapable de le contrer. Entre des jeunes loups gris nationalistes et des musulmans radicaux, on peut difficilement croire à un sursaut sur les valeurs qu’Atatürk avaient imposées pour une Turquie moderne.

Le scénario était bien huilé et cette flottille avec un bateau majoritairement investi par des islamistes turcs n’était rien d’autre qu’une déclaration de guerre contre l’État d’Israël.

Erdogan joue sur la corde très sensible de la rue turque : le nationalisme primaire et la montée en flèche de l’islam intégriste.

Depuis 1994, date à laquelle il devient Maire d’Istanbul jusqu’à ce jour, cet homme a tout conquis et réajusté de façon islamique. Il en a eu le temps et le pouvoir de le faire.

Désormais, la Turquie peut devenir à tout moment une République Islamique.

turquie 2

62 réponses à “ERDOGAN L’ISLAMISTE “MODÉRÉ””

Les opinions émises par les internautes n'engagent que leurs auteurs et ne représentent d'aucune manière l'avis de la rédaction de Bivouac-ID. Bivouac-ID se réserve le droit de suspendre ou d'interrompre la diffusion de tout commentaire dont le contenu serait susceptible de porter atteinte aux tiers ou d'enfreindre les lois et règlements en vigueur, et décline toute responsabilité quant aux opinions émises, qui n'engagent que leurs auteurs.

    Pages :« 1 [2] Voir tous les commentaires

  1. Getting Arab Money chantait Busta Rhymes : le Ministre de la défense français est en Arabie, il était en Jordanie la semaine dernière,
    donc comme faisait Saddam, ils visent Israël mais leur vrai but secret c’est la Saoudie riche et sans défense,

    la Saoudie, c’est comme une bijouterie portes ouvertes et sans alarmes

  2. auteur de ce billet

    Hummm pas vraiment d’accord sur ce constat Règle d’or. Il y a des bases militaires américaines et françaises en Arabie Saoudite.
    De plus, les porte-avions ricains ne sont pas loin, dans le golfe prêts à dégommer l’Iran s’ils bougent un peu trop.
    Voilà sans doute pourquoi l’Iran prend des voies détournées pour atteindre ses objectifs :

    -Pourrir les pays arabo-musulmans sunnites par l’exportation de ses pasdarans ou par le soutien financier à toutes les organisations terroristes dans ces pays.

    -Détourner la Turquie de ses alliés comme Israel et l’Otan en l’encourageant à se tourner vers les pays musulmans pour développer son économie.

    - Faire retarder les sanctions grâce à ses alliés de fait que sont la Chine et la Russie.

    Hélas, ils y arrivent. Le cache-nez palestinien sert bien sa cause première qui est l’exportation de sa révolution islamique.
    Vieux rêve chiite qui veut reprendre la Mecque et dominer le monde musulman.

    Si les analystes des grandes puissances occidentales n’alarment pas leurs gouvernements, c’est qu’il y a complicité passive.

    Dans le fond, beaucoup de nos alliés occidentaux sont en affaires avec l’Iran et comptent énormément d’arabo-musulmans sur leurs sols.

    DONNER ISRAEL est une option…Israel et les juifs ne sont pas dupes : quelque chose de pourri est en suspension dans l’air…

  3. “@ Nina
    Ton inquiétude vis-à-vis de la montée en puissance des chiites, minoritaires au sein de l’islam, est justifiée : ils sont plus “intelligents” que les sunnites, plus “intelligents” parce que schismatiques, donc plus habitués à manœuvrer. Et je pourrais en venir au protestantisme en regard du catholicisme.
    Mais j’en viens à la Turquie, le sujet de ton article. Des origines grecques et une enfance passée dans une banlieue parisienne peuplée d’Arméniens m’ont plutôt mal disposé envers les Turcs. J’ai applaudi à chaque assassinat d’un Turc par l’Armée secrète arménienne de libération de l’Arménie (ASALA) qui exigeait que la Turquie reconnaisse le génocide arménien. J’ai lu avec passion les exploits de Vlad III Basarab dit “l’Empaleur” qui, à Târgovişte, fit si généreusement goûter du pal aux Turcs après en avoir massacrés quelque 30 000 sur le Danube. Mon cœur a palpité aux récits de la Guerre d’indépendance grecque (1821-1830), notamment avec la bataille de Navarin (1827) au cours de laquelle une flotte française, anglaise et russe, sans subir aucune perte, fit un carnage dans la flotte turque, détruisant une soixantaine de navires et tuant plus de six mille hommes. Mais je ne vais pas faire ici un exposé exhaustif de ce que fut ma haine envers les Turcs, ce serait trop long. J’ai grandi, j’ai voyagé, j’ai réfléchi.
    Mes souvenirs de Turquie remontent à une vingtaine d’années, des souvenirs d’Istanbul – mais un Grec se doit de dire “Constantinople” ! Je ne connais pas le reste du pays. Il n’était alors pas question d’islamisme et l’armée était bien l’un des piliers de la laïcité et le principal garant de l’héritage de Mustapha Kemal.
    Je repense à mes séjours à Istanbul, et des souvenirs me reviennent à la lumière desquels je m’efforce de comprendre ce qui se passe aujourd’hui. Dans toutes les conversations que j’eus, une chose revenait : un sentiment d’isolement que je résumerais ainsi : l’Europe ne nous aime pas et nous sommes entourés d’Arabes. On sait que le Turc méprise assez généreusement l’Arabe ; et peu leur importe qu’il soit lui aussi majoritairement sunnite.
    La décomposition du monde arabe, cœur historique de l’islam, et l’odeur qui s’en dégage attirent tout naturellement des prédateurs : les Iraniens et, à présent, les Turcs –je ne les avais pas prévus. Les dénonciations lancées contre Israël et l’événement dont nous venons d’être les témoins, avec cette flottille dite de “la Liberté”, ne sont qu’un écran derrière lequel s’opèrent de vastes manœuvres. Israël est utilisé (et ces pays auraient tort de s’en priver : l’antisionisme de chez eux est relayé pas l’antisémitisme de chez nous) pour cacher d’autres desseins, le repartage des zones d’influences dans cette vaste région du monde qui va de la Méditerranée à l’Iran. Et on pourrait aller encore plus à l’Est. Que va-t-il advenir ? Nous allons tous nous faire particules dans un accélérateur de particules.
    P.S. Un intervenant dont je viens de lire le post écrit : “Israël est un enjeu symbolique, pas un enjeu réel comme le pétrole ou La Mecque et leurs revenus”. On en revient à l’écran derrière lequel manœuvrer. Je suis donc assez d’accord avec cette analyse, sans toutefois oublier que l’enjeu symbolique peut se faire aussi important (voire plus important) que l’enjeu réel. L’histoire l’a montré.”

  4. Nina: je fais des hypothèses, même les experts n’arrivent pas à suivre, 18000 pour la Gay Pride de Montpelier et 17000 contre Israël en France, c’est plutôt positif pour Israël

    surtout quand on voit les tronches des manifestants pro pal!

    l’intox muzz, selon moi, n’a pas fonctionné : ils étaient meilleurs avant, la présence turque a été contre productive +++

    au feeling : je pense que l’affrontement Chiites contre sunnites approche

  5. Nina: l’Arabie est encerclée par les chiites: Irak, Yemen, Syrie (Alouites =-chiites) si Gaza devenait un port chiite comme dit Netanayou, il ne resterait que l’Egypte comme voisin sunnite.
    les ricains, bof, il leur suffit de dire “nous ne produisons plus les pièces de rechange pour ce modèle, nous avons encore plus sophistiqué” etc,
    les Bédouins ont encore les moyens de raquer, mais jusqu’à quand ?

    la revanche des chiites contre les sunnites est si ancienne, la blessure si profonde, c’est comme un volcan

  6. mon soutien toTal pour Israel qui résiste courageusement, en est-il de même de nous en Europe ?? il est temps pour l’ europe de se remuer les fesses !!!

  7. @ Règle d’or
    Vous avez raison d’insister sur cette sensation d’encerclement, un point de psychologie essentiel en géopolitique : elle déclenche et active bien des conflits. Souvenez-vous de ces guerres en Extrême-Orient qui furent en partie générées par cette sensation. Les Vietnamiens qui se sentirent pris entre la Chine et son allié, le Cambodge des Khmers rouges ; et les Chinois qui se sentirent pris entre l’Union soviétique et son allié, le Vietnam réunifié.

  8. Erdogan veut forcer le blocus en personne avec sa marine, il dit avec perfidie “tu ne tueras point”, c’est anti coranique car le Coran ordonne de tuer pour imposer l’islam.

    Avant, ils profitaient de notre ignorance du Coran , ce n’est plus le cas, nous l’avons étudié ainsi que la sunna et les hadiths.

    sources : Debkafile’s sources in Ankara

  9. Amis bivouaqueurs, à écoutez jusqu’au bout. Très bonne annalyse de JSS news.
    Les évènements de la flottille de Gaza bouleversent l’actualité depuis une semaine. Crise sécuritaire en Israël, mais aussi diplomatique. Dans un monde
    géopolitique ou il est difficile de faire la part des choses, Jonathan-Simon Sellem révèle ici quelques informations connues par les diplomates et les
    journalistes. Mais dont personne ne parle.

    Nous venons de vivre une semaine historique en voyant la Turquie, le plus proche allié d’Israël au Proche-Orient, menacer de rompre ses relations diplomatiques
    avec l’État hébreu. Mais comme si cela ne suffisait pas, voilà qu’on vient d’apprendre qu’elle accueillera, une fois de plus Ahmadinejad, ce mardi !

    La mutation géopolitique qui est en train d’avoir lieu sous nos yeux est extrêmement préoccupante.

    Les évènements de la flottille de Gaza bouleversent l’actualité depuis une semaine. Crise sécuritaire en Israël, mais aussi diplomatique. Dans un monde
    géopolitique ou il est difficile de faire la part des choses, Jonathan-Simon Sellem révèle ici quelques informations connues par les diplomates et les
    journalistes. Mais dont personne ne parle.

    Nous venons de vivre une semaine historique en voyant la Turquie, le plus proche allié d’Israël au Proche-Orient, menacer de rompre ses relations diplomatiques
    avec l’État hébreu. Mais comme si cela ne suffisait pas, voilà qu’on vient d’apprendre qu’elle accueillera, une fois de plus Ahmadinejad, ce mardi !

    La mutation géopolitique qui est en train d’avoir lieu sous nos yeux est extrêmement préoccupante.

    http://www.youtube.com/v/LUA0w5WbsNA&autoplay=0&loop=0&rel=0

  10. “Israël ? J’envisage la critique d’Israël comme un moyen de mieux connaître et aimer ce pays. Cette critique est difficile car les médias font subir des distorsions tant structurelles que conjecturelles à l’information, au point que l’on est tenté de parler de “désinformation”. Structurellement, les médias tendent à être hâtifs, à ne pas vraiment rendre compte du contexte. C’est l’arrêt sur image, une technique dévastatrice. La caméra néglige le panorama – le contexte. Celui qui la tient de la sorte agit en propagandiste, selon une idée préconçue – selon une cause –, et en aucun cas en reporter digne de ce nom. Même technique avec l’écrit : on découpe plus ou moins habilement dans un texte des passages qui permettent de faire dire à l’autre ce qu’on veut lui faire dire. Ce sont de vieilles techniques de propagande, aussi simples qu’efficaces. L’image médiatisée est par ailleurs attirée par les images de violence et de souffrance, des images qui ne font qu’entraver le difficile exercice de la réflexion et ouvrent les vannes à l’émotion.
    Dans un entretien le philosophe Yirmiyahu Yovel rapporte que parmi les distorsions conjecturelles il avait noté en Europe un phénomène de schadenfreude, cette façon de jouir lorsque l’autre souffre d’un problème moral, une jouissance qui sait se faire particulièrement intense lorsque le Juif est en cause : le Juif qui a toujours été la victime, regardez comment il est devenu l’oppresseur… Ces images sont très recherchées (et je pourrais en revenir à l’affaire Mohammed el-Durah), recherchées comme autant de douceurs qui allègent les consciences… Les assassinés sont eux aussi des assassins… “On met un peu plus l’accent sur les défauts des Juifs que sur ceux des autres” remarque par ailleurs Yirmiyahu Yovel qui ajoute : “On peut dire que le Juif est plus intéressant dans la conscience occidentale, mais il est aussi plus recherché dans le sens négatif, et ça, c’est une forme d’antisémitisme indirect très répandue.”

  11. erdogon ,un modéré dites-vous?

    je n y vois que tromperie et stratégie..

    sachant que l’europe ne l’accepera pas il se reourne aux pays arabomusulmans pour tenter d en être le leader afin de s’imposer comme l’homme incontournable..

    alors toute exploitation de situations qui pourra le servir es bonne..

    En voici un homme d’angereux..

  12. l’heure de l’empire Ottoman est proche…attention à l’Europe!!

Pages : « 1 [2] Voir tous les commentaires

Laisser une réponse