Imaginez l’ambassade d’Iran sur l’avenue Neda - Une idée simple, réalisable et efficace
Glané sur Drzz.info
Vous vous souvenez sans doute du visage de cette jeune iranienne, Neda Agha-Sultan, abattue par balle en pleine rue par les milices bassiji du régime Iranien le 20 juin 2009, aux premiers jours des soulèvements après le trucage des élections. Les images boulversantes de son agonie filmée sur un téléphone portable avaient été récupérées sur un Twitter, et diffusées dans le monde entier (video -attention images difficiles).

Emmanuele Ottolenghi, un chercheur Italien, a eu l’idée, que nous demandions et agissons de sorte que les rues de chaque ville où se trouvent une ambassade ou un consulat d’Iran, soient renommées rue Neda Agha-Sultan, en mémoire de la jeune femme assassinée.
A Paris l’ambassade serait donc située 9 avenue Neda Agha-Sultan.
Il développe son idée dans une tribune du Wall Street Journal, traduite ci-dessous.
Renommez les rues pour Neda!
Dites aux dissidents Iraniens qu’ils ne sont pas seuls et oubliés.
“Un après-midi pluvieux à Bruxelles, la Place du Luxembourg en face du Parlement européen est vide, sauf un petit groupe de militants iraniens scandant des slogans contre la République islamique.
Au dessus d’eux, sur l’un des édifices du Parlement, deux affiches géantes portent le visage de la plus célèbre dissidente de Birmanie, Aung Sang Suu Kyi, et exigent sa libération immédiate. Le contraste ne pourrait pas être plus évident.
La politique de l’Europe envers la Birmanie reste sans effet et la junte militaire semble imperméable aux sanctions autant qu’à sa mise au ban de l’opinion.
Pourtant l’affichage maintenu de l’héroïsme solitaire d’une femme est un acte significatif de défi envers la junte, et montre qu’il est possible à nos sociétés libres de conserver une clarté morale même si nos politiques ont eu peu de conséquence immédiate pour la population appauvrie et brutalisées de Birmanie.
Mais quand il s’agit de l’Iran, l’Europe n’en est même pas encore à déployer de tels gestes simples et symboliques.
Après le trucage des élections par la République islamique et la répression des manifestations qui ont suivi cet été, un ordre apparent semble revenu dans les rues de Téhéran. Mais les braises de la révolte brûlent encore.
Il est temps pour les institutions démocratiques de l’Europe et la société civile d’envoyer un message fort.
Ainsi le Parlement Européen pourrait facilement ajouter à côté des portraits de la dissidente birmane une photo de Neda Agha-Sultan, la jeune femme iranienne qui a été assassinée d’une balle dans la poitrine par un tueur à la solde du gouvernement alors qu’elle manifestait pacifiquement contre le simulacre d’élections.
Sa mort est devenue un symbole de la lutte pour la liberté et contre la tyrannie en Iran. Honorer son sacrifice grandirait le Parlement et, plus important encore, rappellerait aux passants ce qui se joue là-bas.
Le Parlement va-t-il adopter cette idée? En privé certains de ses membres se désespèrent “du manque de courage dans cette maison», même pour un défi aussi simple.
Espérons qu’ils ont tort, mais jusqu’à présent, les nations éprises de Liberté et de leurs gouvernements semblent avoir abandonné ceux en Iran pour qui le mot «changement» est plus qu’un slogan électoral vide.
Alors que de nombreux dirigeants européens se sont exprimés honorablement contre la répression à Téhéran et la mascarade électorale cet été, la politique de l’Europe pourtant, n’a jamais été ouvertement en faveur d’un changement de régime.
Cette expression même est rejetée par de nombreux politiques et décideurs européens compte tenu de son association avec l’ancien président George W. Bush.
Au contraire, les Européens ont toujours souligné que leur objectif en Iran était d’obtenir un changement de comportement, plutôt que de saper le régime et de souhaiter son renversement.
Ainsi les ambassadeurs de l’Union Européenne en poste à Téhéran n’ont pas été rappelé lorsque des travailleurs de l’ambassade britannique ont été arrêtés.
Le gouvernement suédois, titulaire actuel de la présidence de l’UE, a insisté pour que son ambassadeur assiste à la cérémonie d’investiture de Mahmoud Ahmadinejad en août, et plus tard il a ordonné son représentant à l’O.N.U.de ne pas sortir de l’assemblée pendant le discours négationniste d’Ahmadinejad en Septembre.
Quant à l’Amérique, sa décision de rouvrir les contacts diplomatiques avec la mollahcratie se réalise au prix de l’abandon de l’opposition démocratique Iranienne, comme l’indique la récente décision de couper l’aide fédérale au Iran Human Rights Documentation Centre.
Il semble donc que pendant que nos gouvernements cherchent à résoudre l’impasse nucléaire avec l’Iran, il y ait peu à attendre pour la promotion de la démocratie et dénonciation des violations des droits de l’Homme.
Mais la société civile pourrait agir pour garantir que, même alors que nos gouvernements négocient avec les hommes de main d’Ahmadinejad, les démocrates Iraniens ne soient pas totalement oubliés en Occident. Ce qui nous ramène à Neda Agha-Sultan.
Sans qu’il soit nécessaire d’attendre des décisions parlementaires, les autorités locales pourraient décider de renommer les rues en mémoire de Neda Agha-Sultan.
Les dirigeants des capitales de l’Europe pourraient en spécifiquement rebaptiser les rues où se trouvent les ambassades iraniennes.
Parfois cela peut sembler peu pratique, ainsi l’ambassade d’Iran à Rome est sur l’ancienne (et très longue) Via Nomentana. A Bruxelles, l’ambassade est sur l’avenue Franklin Roosevelt. A Londres, elle se situe sur Prince’s Gate.
Néanmoins, renommer l’adresse de l’ambassade peut se faire sans changer totalement les noms de lieux historiques.
Sous la présidence de Ronald Reagan, les Etats-Unis ont fait exactement cela dans les années 1980:
L’ambassade soviétique à Washington DC était située sur la très longue 16e avenue, mais les législateurs ont changé le nom du seul pâté de maison de l’ambassade en le nomment “Sakharov Plaza”.
Chaque fois qu’ils allaient chercher leur courrier à l’ambassade, les Soviétiques savaient que le célèbre dissident n’avait pas été oublié.
Les capitales européennes pourrait de la même façon faire en sorte que les ambassades de la République islamique aient une nouvelle adresse: ” Rue Neda Agha-Sultan, martyr iranien pour la Liberté.”
Et si les capitales n’osent pas, alors des plus petites villes à travers l’Europe pourraient faire ce geste, d’Inverness en Ecosse à Syracuse en Sicile, de Tromso en Norvège à Cadix en Espagne et dans toutes les agglomérations où la mémoire d’une vie écourtée par la tyrannie compte plus que les hésitations diplomatiques et la raison d’État.
Parfois l’initiative d’un conseiller municipal solitaire peut faire la différence.
Renommer des rues n’amène pas de révolutions. Et cela ne permettra pas l’avènement de la démocratie en Iran du jour au lendemain. Mais ce serait un symbole fort pour ceux qui là-bas, ont sûrement le sentiment que depuis les semaines incroyables de Juin, le monde a tourné la page.
Qu’un millier de rues porte le nom de Neda, et nous montrerons aux aux Iraniens qu’ils ne sont pas seuls face à leurs oppresseurs. “
M. Ottolenghi est le directeur de l’Institut Transatlantique et l’auteur, plus récemment, de “Under a Mushroom Cloud: Europe, Iran and the Bomb” (Profile Books, 2009).
Source: (en anglais) Wall Street Journal, (traduction française) Drzz.info
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C’est agir comme eux qui rebaptisent telle ou telle avenue, avnue de la Palestine, avenue du martyr untel etc …
Et sur quoi se baser ? Pourquoi Neda plus qu’une autre ? Pourquoi pas avenue Pahlavi ? Pourquoi pas avenue Chahpour Bakhtyar ? Et à ce rythme là il n’y a pas que l’Iran pour le coup ! Changer l’avenue où est la représentation chinoise en avenue du Tibet occupé depuis le milieu des années 50 ? La représentation russe en avenue des victimes des mafias ? Là où se situe l’ambassade lybienne en avenue de la trahison sarkozienne ? Là où est l’ambassase saoudiennes en avenue des oppresseurs ?
Ceci étant l’ambassade de France à Téhéran est avenue Neauphle-le-chateau ….. merci VGE !!!
Irani :
Eh bien raison de plus pour leur rendre la pareille et leur faire gouter de leur propre cuisine, pour une fois !
Tout simplement parce qu’elle symbolise plus ne n’importe qui ce soulèvement populaire de revolte suite au trucage des élections. C’est peut être injuste pour les autres, pour les héros de la resistance comme pour toutes les victimes qui sont mortes en restant anonymes, je suis d’accord. Mais il ne s’agit pas ici de rendre justice, mais d’envoyer un message de soutien sans ambiguité au peuple iranien.
Ce qu’aucun pays n’a réellement fait pour le moment.
Mais que veulent vraiment ces manifestants? Les rassemblements étaient ponctués de “Dieu est grand”. Était ce pour se dédouaner de tout soupçon d’apostasie? Veulent ils juste se débarrasser de leur président actuel? Pourquoi faire? Les Ayatollahs sont les vrais maîtres du jeu. Plus de libertés? N’en doutons pas, mais sous quelle forme? Ils veulent un Islam modéré? Un Islam sans police des mœurs? J’aimerais bien avoir l’avis d’un ou d’une iranienne à ce sujet.
J’approuve complètement cette idée, ce serait une très belle chose qu’un tel témoignage de notre solidarité avec les iraniens opprimés par le régime démoniaque de leur pays.
Excellente idée ! Et pourquoi attendre que nos édiles s’y mettent, et ne pas recouvrir le nom de la rue par un autocollant, s’il est bien foutu et aux couleurs de la ville, ça passera inaperçu pendant longtemps ! A vos échelles !
Mouais
C’est pas plutôt un moyen de faire suer un ennemi d’Israel plus que de la France tout cela ?
Ce que font les Iraniens entre eux est leur problème, pas le notre
Après tout c’est pas en France qu’on verrait des jeunes manipulés se mettre tous à hurler contre un candidat peu populaire auprès de certains
Je suis pour !!! J’aimerais voir nos politiques tendrent la main aux iraniens qui sont contre le régime tyraniques islamique (pléonasme) des mollahs.
Après tout la France a largement soutenu Khomeyni dans son coup d’Etat et y est donc pour quelque chose dans l’horreur de l’Iran depuis la Révolution Islamique.
Je suis révoltée que la France, l’Occident plus généralement, élude, nie les soulèvements populaires contre le régime barbare et illégitime en place.
Je suis contre et laissez-moi vous dire pourquoi :
Je connais bon nombre d’Iraniens, je parle leur langue. Mais jamais, jamais (ou du moins si peu) je n’entends les Iraniens se révolter contre l’islam. Les mollahs ne sont pas bons, les bassijis aussi, mais c’est pas la faute de l’islam, alors que c’est l’islam, cette idéologie meurtrière, qui a amené les Iraniens là où ils sont.
Nada est une martyr, une vraie martyr. Elle est morte en portant le flambeau de la liberté, mais avait-elle rejetée cette idéologie islamomerde.
Maintenant, avec le nouveau vocabulaire islamo-gochiste, que ferons-nous demain, si les musulmans demandaient une rue pour leurs martyrs, qui eux tombent en tuant des innocents.
Devrons-nous leur concéder des noms de rues.Avec ce nouvel antisémitisme qui élève sa voix de plus en plus haut à travers l’Europe, devrons-nous donner nos rues à tous ces tueurs qui se font passer pour des martyrs????
Donnez ce nom à une de nos rues de Fance, c’est amalgammer terrorisme et liberté. Les gens, du moins pour la grande majorité, ne sauront pas qui elle est, et l’amalgamerons avec la lutte palestinienne. Nos rues doivent rester françaises. Elles doivent porter le flambeau de l’histoire de France, de ceux et celles qui se sont levés et battu pour la France.
Très belle et puissante idée… Ce sont ces puissants et rares petits gestes chargés de symbolique qui rappellent au monde qu’on oublie pas qui nous sommes…
Encore que ces fumiers soient assez veules pour déménager avenue du Troumoula, et alors, effectivement, on serait bien dans la Mohamerde :-) Mais ça on a l’habitude.
Elle est morte en portant le flambeau de la liberté, mais avait-elle rejetée cette idéologie islamomerde.
apparemment elle était pas muzz
http://www.jihadwatch.org/2009/07/neda-soltani-symbol-of-the-iranian-protests-was-a-christian.html
@Caton
Merci pour l’image, maintenant je suis d’accord pour une rue à son nom, à la condition de mettre en épitaphe sous son nom, «Chrétienne morte pour que les musulmans iraniens puissent vivre libres»
Si on fait dans le pourquoi-elle-et-pourquoi-pas-un-tel, on s’embourbe. A une rue nommée, 10 000 frustrés. Bon. Personne ne sera jamais content. Choisir c’est éliminer.
Bin c’est une chouette idée je trouve!
Et puis aussi l’idée de Arti Choke, couvrir avec des auto collants!
Et l’enflure, il est crevé ou quoi? Ils le conservent dans le formol ? (Les formolités ça prend toujours un peu de temps!). Il va finir tout recroquevillé au musée d’histoire naturelle au rayon « les horreurs de la nature ». On ira lui dire bonjour le dimanche! On lui frottera le bocal avec du saindoux, au suppot-zi-toire de satan. On lui montrera nos nibards et nos derrières en rigolant grassement. :-))))))))) Pour une fois je me permettrai d’etre vuuuulgaaaaaiiiirrrrreeeeuuuhhhh!
Vous viendrez avec moi ? Dites! Vous viendrez, hein ?
Zed, je ne voudrais pas rater ça …. ;o)))
ok, les amis, assez rigole ! Une idee me trotte dans la tete depuis un certain temps:
je ne suis pas pied-noir, je ne suis pas harki, je ne suis pas juive d origine nord-africaine, mais depuis que, par curiosite, j ai tape 19-mars-62 dans Google-maps, j ai ete horrifiee de voir que il y a dans toute la France des centaines de endroits s appelant comme cela. Puis j ai tape ” Bachaga Boulam”.Pour les plus jeunes, le bachaga Boualam, (et Yehoudi s en souviendra je pense), c etait ce monsieur harki tres digne qui a ete notre vice-president du senat de 58 a 62 ( on nous bassine avec Obama mais savez vous que de 58 a 62, la France a eu un president de l assemblee nationale noir, Gaston Monerville, de Guyane et donc un vice-president du senat magrebhin, M Boualam), eh, bien, il y a en tout et pour tout que SEPT rues avec le nom de M Boualam et elles sont toutes dans le sud (Sete, etc). Alors voila, je vais creer un groupe sur GFacebook, avec l intitule: pour virer de France les rues du 19-machin-chose et les remplacer par “bachaga Boualam” ou tout autre nom d un harki meritoire (ceci est un pleonsame puisque TOUS les harkis etaient meritoires). Je sais que l association ” Jeune-Pied-Noir” defend la meme idee et une ou deux fois, ils ont reussi a faire changer des noms de rue. Voila, que pensez vous de cette idee (Yehoudi ?).
Dans la meme idee, je pourrais creer un groupe: pour que l Algerie fleurisse de rues “general Bugeaud” ou ” duc d Aumale”. (oui, je sais, il y avait une ville s appelant Aumale en Algerie, Yehoudi, quel est le nom algerien de cette ville maintenant ?)
@elena, excellente initiative. Les harkis se sont battus pour la France et on les a renvoyés en Algérie pour se faire massacrer. Lâche et ingrate République française qui déploie le tapis rouge devant ceux qui l’exècrent et jette en pâture ceux qui l’aiment!
@Oui, Cyril.
Il n y a que une groupe de Magrebhins qu il faut chouchouter ce sont les Harkis, ce sera pour toujours une tache rouge pour la France de les avoir abandonne la-bas en sachant tres bien que ils allaient etre egorges comme des moutons par le FLN. On ne pourra jamais faire assez pour eux ! Je vais parfois sur le site web des harkis car j aime bine leur points de vue. Une foi, il y vait un edito du redacteur qui disait que de plus en plus, on les appelait d Algerie car les gens voulaient avair des papiers comme quoi ils eraient harkis et tout, et le monsieur disait que il prenait un malin plaisir a leur repondre que c etait en 54-55-56 que il fallait y penser et pas maintenant et il leur raccrochait au nez. Bien fait ! Quand on pense que ce con de Boutef demande aux pieds-noirs de REVENIR en Algerie pour mettre le pays en valeur (euhh, les pieds-noirs juifs, ils peuvent revenir aussi ? ah, pardon, pas de mauvaises blagues !!)! Alors que ils ont partis sans rien, en laissant leur proprietes gratis en Algerie et on leur disait : La valise ou leur cercueil ! Ah, les Francaouis, ils doivent revenir ? Tintin !!! Meme les pieds-rouges ont fini pae quitter le pays dans les annees 70-80, pas cons, les mecs !!!
“La France, la France de mon enfance,
n etait pas en territoire de France,
elle etait perdue du cote d Alger,
la France, CELLE oú je suis ne”
Cette chanson d Enrico Macias me fait toujours venir les larmes aux yeux, bien que je ne sois pas pied-noir, car, moi ausi, je ne suis pas nee “en territoire de France”, mais egalement en Afrique (noire), mais apres les independances !