Interview exclusive de Mohamed Pascal Hilout sur le blog drzz

hiloutLe blog drzz propose une interview exclusive de Mohamed Pascal Hilout, ancien vice-président du défunt Mouvement des Maghrébins Laïques de France, co-rédacteur du magazine électronique Riposte Laïque, et fondateur du mouvement de réforme Le nouvel islam

Pour vous mettre l’eau à la bouche, nous avons sélectionné pour vous quelques extraits. L’interview entière est à déguster sur le blog drzz.

 

Adamastor : Bonjour M. Hilout. Pour le projet “le nouvel islam”, y a-t-il eu un déclic, et/ou de manière plus large, pouvez-vous reprendre pour nous le parcours qui vous a mené à cet engagement réformateur?

HILOUT : Il y a très longtemps que j’ai pris conscience de la nécessité de réformer l’islam. Dès la fin de mon adolescence, c’est-à-dire dès le début des années 70, j’ai compris que l’islam posait problème aux musulmans, à commencer par le Maroc où je suis né et que je n’ai quitté, pour la première fois, qu’en 1974. Mais de là à avoir les idées claires sur ce que je voulais proposer comme réforme à mes coreligionnaires, il fallait d’abord que je fasse l’analyse des raisons qui ont abouti à l’échec de maintes tentatives de réforme en islam. Et c’est à la fin des années 90 que j’ai définitivement compris que l’islam était irréformable et que c’est plutôt d’une re-fondation qu’il fallait parler.[…]

Adamastor : Vous parlez de tradition et d’héritage culturel, historique de l’Europe à reconnaître et assumer par les musulmans européens. Pour certains, il semble que le socle culturel sur lequel l’ islam s’est construit soit inconciliable avec la tradition de pensée du monde occidental. Quel islam prônez-vous en ce cas, et d’abord comment définissez-vous l’islam?

HILOUT : Justement le cas des caricatures montre très bien que l’Europe c’est d’abord la liberté de critiquer les religions et les religieux sans ménagement, y compris de façon tout à fait caricaturale. En Europe, cette liberté-là est devenue quasiment sacrée. Or, en terre d’islam, c’est le Coran et le Prophète qui sont encore sacrés, mais pas du tout la liberté d’expression. J’ai une formule qui résume bien cet état de fait et que les musulmans doivent comprendre et intérioriser avant d’espérer rejoindre un jour le concert des nations d’aujourd’hui : la dignité humaine est sacrée, pas les religions. Dans la mentalité du Moyen-âge, c’est le contraire qui prévalait, y compris ici en Europe.

Ceci montre bien qu’il n’y a pas de compromis possible : on reste dans le Moyen-âge ou bien on passe à un autre espace-temps. Avons-nous d’ailleurs le choix ? Il y a longtemps que le monde clos d’Aristote, enrobé de sept cieux selon le Coran, s’est effondré.

Adamastor : Vous écrivez ainsi que « la théologie islamique est morte »

HILOUT : Oui, la vision islamique classique de Dieu, du monde, de l’être et de l’autre est totalement dépassée. Nous devons re-fonder le tout en mettant au centre la dignité de l’être humain et le respect inconditionnel du prochain, de l’autre, bien autre, pour aboutir finalement à la vision de Dieu qui est digne de l’humanisme islamique à venir.Il nous faut faire le deuil de notre glorieuse astronomie du Moyen-âge. Il y a longtemps que nous ne sommes plus la meilleure communauté donnée au monde, comme pourrait nous le faire croire la sourate III, verset 110 du Coran.

Je définis l’islam d’une façon très simple : I = M + C, c’est à dire l’islam = Muhammad + Coran. Tout le reste n’est qu’avatars historiques de l’islam, forcément différents de cette définition-là. […]

Lorsque je parle de re-fonder l’islam, je parle bien du Coran et de l’expérience du prophète Muhammad. Le Coran, tout comme la Bible et les Evangiles, sont des livres composés de lettres de l’alphabet, donnés une fois pour toute. On ne peut qu’expliquer ce qu’on y trouve d’inacceptable et comment faire pour les dépasser, afin de ne pas en être les esclaves, puisque leur intention est justement de libérer notre humanité. Quant à Muhammad, c’est pareil : c’est un grand homme de l’Histoire dont certains comportements, rapportés par des historiens musulmans, posent problème à la conscience de tout musulman honnête. Dans ces cas, je le dis clairement, il ne peut servir de modèle.

Adamastor : Que rétorquez-vous à ceux qui assimilent l’islam à l’islamisme?

HILOUT : Moi je définis très clairement ce qu’est l’islam et je démontre que le Coran contient des feuillets caducs et des feuillets persistants. Je démontre aussi que certains comportements de mon prophète, comme la conduite des razzias et le fait de nous avoir laissé neuf veuves interdites de remariage, me posent, ainsi qu’à tout musulman de bonne foi, de graves problèmes d’éthique. D’ailleurs, tant qu’il n’y a pas de liberté, de respect inconditionnel des autres et de notre douce moitié, il n’y aura pas, comme il n’y en a jamais eu, d’éthique en terre d’islam.

Il me semble que ceux qui parlent d’islamisme ne font pas cet effort de clarification. Si on ne définit pas ce qu’on entend par islam et ce qu’on entend par islamisme on ne peut pas trancher votre question. Moi, je ne parle jamais d’islamisme. C’est le noyau dur et incontournable de l’islam, tel que je l’ai défini, et sa re-fondation qui me préoccupent.

Pour l’anecdote et pour prendre un peu de hauteur, je vous rappelle qu’au XIXe siècle on parlait de judaïsme, de christianisme et d’islamisme pour désigner tous simplement les trois religions. On ne se faisait aucune illusion à leur sujet et on les critiquait sans ménagement. Il était de notoriété publique que l’islamisme avait conquis la péninsule arabique grâce à des razzias et on savait bien que l’Empire ottoman, comme tous les empires de l’humanité, avait été fondé grâce à l’usage de la force et de la coercition. Mais nos contemporains ont appris la langue de bois, une langue d’ébène, voulant nous faire croire que nous les musulmans, nous ne serions pas comme tous les êtres humains. Mon islam se serait diffusé comme par magie, sans effusion de sang. Si on suivait les visions hypocrites répandues parmi des intellectuels bien français, le djihad serait presque inventé par les islamistes intégristes et non pas par mon prophète ! Ils prennent les musulmans pour des incapables de lire leur histoire et de l’assumer telle qu’elle est, avec ses exactions et ses côtés glorieux. Je considère donc que le mot islamisme tel qu’utilisé aujourd’hui n’est pas opératoire. Mais de là à mettre toutes les déviances sur le compte de l’islam, ce serait plutôt malhonnête.

[…]

Adamastor : Selon vous quelle est votre audience potentielle? Avez-vous des retours significatifs d’une attente par des rencontres, des courriers? Que vous apprennent-ils?

HILOUT : Je n’ai aucune idée de mon potentiel, mais je sais que beaucoup de musulmans en France cherchent un vrai renouveau. Depuis l’été 2007, je me suis limité à écrire, presque toutes les semaines, dans le magazine Riposte Laïque et à participer à quelques colloques. La lettre d’information de ce magazine électronique est diffusée à environ 20 000 abonnés. Notre site est très consulté et mes articles sont parmi les plus lus. Mon site « nouvel-islam.org », que j’ai négligé depuis, voit encore passer plus de 200 visiteurs différents par jour. Aujourd’hui, presque tous les retours sont positifs alors qu’il y a quatre ans, j’essuyais encore des insultes. […]

Adamastor : Comment définiriez-vous l’islam en France?

HILOUT : L’islam en France est une pratique religieuse encore trop attachée à l’Afrique du Nord et au Moyen-Orient. L’islam, par ses mécanismes internes s’immisce de ce que j’ai dans mon assiette, du contenu de mon verre, du marquage dans ma chair, de ma langue liturgique, de l’orientation de ma sépulture, de l’habit de ma femme. Il réserve ma fille à des musulmans ou à des convertis bien circoncis… Tout cela est à même de consolider nos ghettos sociaux pour me maintenir, pour des siècles, dans mon étrangeté diasporique. Voilà donc l’esquisse du tableau “l’islam en France et en Europe” !

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45 réponses à “Interview exclusive de Mohamed Pascal Hilout sur le blog drzz”

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  1. Merci pour votre courage Mr Hilout!

  2. Interview de Mohamed Pascal Hilout vidéo
    http://www.vsocial.com/video/?d=226548

  3. Il y a quand même une chose que je ne comprends pas dans son raisonnement. Il considère l’Islam irréformable, soit, je n’ai pas les connaissances requises pour donner un avis positif ou négatif.

    Mais son raisonnement tend à dire qu’il faut dès lors prendre seulement ce qu’il estime bon dans le coran et en accord avec les valeurs occidentales. Cependant, le Coran reste un livre saint, le dénaturer revient à dénaturer la religion qui lui correspond. Ce que je veux dire c’est que dans une religion on ne prends pas ce qu’il nous plait et on laisse le reste.

  4. Quand je dis que le Coran est livre saint, je parle du point de vue sa religion bien entendu.

  5. La seule solution est l’abandon. Comme en Allemagne le groupe des ex-musulmane. Ils ne sont pas devenu chrétien ou autre, d’ailleur personne ne leur demande, toutefois ils se sont rendu compte que leur prophète mentait, et était sanguignaire.
    ILS EN ONT TIRER LES CONCLUSIONS.

  6. Aka

    Cependant, le Coran reste un livre saint, le dénaturer revient à dénaturer la religion qui lui correspond. Ce que je veux dire c’est que dans une religion on ne prends pas ce qu’il nous plait et on laisse le reste.

    ce que tu dis est aussi valable pour le christianisme et le Judaisme, et pourtant ils ont été réformés. Je te propose de regarder ce qu’était le catholicisme avant la réforme Vatican II.

    Jésus a dit, je le cite : ” L’Homme est le chef de la femme “.

    Les féministes apprécieront.

    Imagine qu’un catho vienne dire à se femme, chérie tais toi, je suis ton chef. Et poutant les cathos d’aujourd’hui n’agissent pas de cette manière.

    Pour l’ancien testament, n’en parlons même pas. Ces religions ont été réformées.
    Le monde occidental chrétien a progressé par la réformation du christianisme et non par son annihilation totale, et pour moi il n’y a aucune différence entre le christianisme d’antan, intolérant et impérialiste, et l’islam d’aujourd’hui. Donc on peut faire subir à l’islam ce qu’autrefois on a fait subir au christianisme.

    Mathys

    La seule solution est l’abandon.

    Ce n’est pas réaliste ce que tu proposes. Tu te rends compte? Un Milliard et quelques…et qu’avez vous à leur proposer? de devenir athées?
    Ca ne marchera pas votre truc. Les gens, souvent pauvres et paumés dans beacoup de pays musulmans ont besoin d’espoir..l’espoir de vivre un jour un au delà meilleur. Les gens ont besoin de religions. Depus la nuit des temps la hommes ont inventé de Dieux. Du simple Gris Gris en Afrique aux dieux de la mythologie Grèque. Certains scientifiques disent même qu’il ya une partie de notre cerveau qui nous “pousse” à inveter Dieu.

    Ne me parlez pas d’athéisme. Pour vous Français, ça fait chic et branché de se dire athées, surtout pour les filles qui souvent n’ont aucun argument à proposer, pour répondre aux thèses des créationistes par exemple, ou de répondre à la Théorie de Pascal
    sur l’existence de Dieu, ou pour répondre au moindre simple argument des croyants.
    Les Américains, eux n’ont acun mal à déclarer leur foi et à en être fiers. Une société “Athée” n’aura aucun avenir. L’athéisme finira par produire du Nihilisme.

    Donc, je te propose gentiement de revoir ta requête. :) Car elle est irrecevable. Tant pis pour toi, tu devra vivre avec l’islam. :)

  7. Votre attitude n’est pas la bonne, à mon avis
    la solution est d’aider les musulmans à améliorer leur religion plutôt que de leur dire qu’ils ne peuvent rien y faire et que leur foi est condamnée à être mauvaise et obscurantiste à jamais. Ce serait décourager tout esprit de réforme.
    Les mêmes causes ont les mêmes conséquences. Une religion étouffante finira par se faire chahuter, et aura le choix entre évoluer et disparaître. Inchallah

  8. le “inchallah” n’a rien d’islamiste.

    c’est une expression qui veut dire littéralement “si dieu le veut” et qui veut dire dans le sens “Je l’espère” ou “I Hope”

  9. SamMy, Jésus n’a jamais dit “l’homme est le chef de la femme”, par contre il a dit :

    ” N’avez-vous pas lu que le créateur, au commencement, fit l’homme et la femme et qu’il dit: C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair. Ainsi ils ne sont plus deux, mais ils sont une seule chair. Que l’homme donc ne sépare pas ce que Dieu a joint. ”

    Je ne suis pas d’accord lorsque l’on fait du christianisme une religion égale à l’islam en bêtise.
    Aussi NE CONFONDONS PAS LE CATHOLICISME ET LE CHRISTIANISME et tout redeviendra limpide.

    Le catholicisme en devenant violent s’est largement éloigné des enseignements du Nouveau Testament.
    N’oublions pas que l’empereur romain Constantin s’est converti au christianisme en 312 par intérêt politique et non pas par conviction.

    Le véritable chrétien ne peut en aucun cas prendre les armes et tuer, aucun compromis n’est possible là dessus !
    Nous voyons donc à quel point nous nous sommes éloignés des fondements du christianisme depuis qu’on en a fait une religion d’état.

    Par contre l’islam en devenant violent se rapproche de ses textes, on abouti à une position qui ne prend pas en compte la dignité de l’homme pour satisfaire la volonté de Dieu…

    En ce qui concerne les propos de l’apôtre Paul sur la femme les voici, je pense que pris dans leur contexte, ils ne choqueront que ce qui n’ont pas conscience des réalités spirituelles immuables et préfèrent suivre les règles (im)morales en vigueur à leur époque pour avoir l’air “cool”, avec les résultats que l’on connais.

    “Je veux cependant que vous le sachiez : Christ est le chef de tout homme, l’homme est le chef de la femme, et Dieu est le chef de Christ.
    En effet, l’homme n’a pas été tiré de la femme, mais la femme a été tirée de l’homme ; et l’homme n’a pas été créé à cause de la femme, mais la femme à cause de l’homme.
    C’est pourquoi la femme, à cause des anges doit avoir sur la tête une marque de l’autorité dont elle dépend.
    Toutefois, dans le Seigneur, la femme n’est pas sans l’homme, ni l’homme sans la femme.
    Car de même que la femme a été tirée de l’homme, de même l’homme naît par la femme, et tout vient de Dieu.”

    Paul veut dire que l’homme et la femme ne sont pas égaux mais COMPLÉMENTAIRES, lorsque les féministes réclament un statut égal à celui de l’homme , elles rompent l’équilibre qui est la base du bon fonctionnement du couple, de la famille et de la société dans son ensemble en rejetant leur féminité avec le rôle qui leur a était attribué.

    Dans une authentique relation homme/femme, il n’y a pourtant ni dominé ni dominant mais la conscience que chacun à sa propre mission à accomplir.

    Nier cette complémentarité homme/femme, c’est du même coup nier l’apport de l’autre à l’équilibre de l’ensemble.
    Il suffit de regarder autour de nous, beaucoup d’évolutions techniques en 50 ans, mais moralement, avons nous progressé par rapport aux années 50 par exemple?
    J’ai plutôt l’impression du contraire…

  10. Monsieur Mohamed Pascal Hilout,
    je suis entièrement d’accord avec vous, car nous autres les musulmans, nous n’avons rien compris à la marche de l’histoire…
    et je pose la question suivante: pourquoi les musulmans de France et d’Europe qui critiquent l’Occident dépravé comme ils le disent, ne retournent-ils pas dans leur pays d’origine pour y goûter le paradis de l’Islam?
    meilleures salutations et foncez car l’avenir vous donnera raison.

  11. Sachez que Mr Sifaoui fait du commerce avec l’islamisme, il est pareil à un islamiste soft mais à la seule différence qu’il croit qu’il est démocrate musulman… Mais à ma connaissance, l’Islam est incompatible avec la démocratie, il est à l’opposé des droits des hommes et de la liberté.
    Quand il dit qu’il combat les salafites: il se moque de qui? Il est vrai qu’en France, certains intellectuels font la différence entre Islam et islamisme: c’est une erreur fatale.
    Il faut savoir que ces salafites tirent leur légitimité du Coran et de la vie de Mohamet qui a utilisé la terreur contre ses opposants. Donc rien n’a changé depuis 14 siècles.
    Mohamet n’a pas écartelé une vieille femme qui lui tenait tête, n’a-t-il envoyé ses sbires pour assassiner une poétesse qui le narquait avec des mots?
    Mahomet, n’a-t-il pas épousé Aîcha à l’âge de 9 ans alors qu’il en avait 53 ans? N’a-t-il pas épousé sa belle-fille Zineb soi-disant sur ordre d’Allah? N’a-t-il violé Safia la juive, la nuit où il avait assassiné son mari, son père et son oncle?
    N’a-t-il pas égorgé 800 juifs de Yatrib et réduire leurs femmes et enfants en esclaves qu’il a vendus?
    et j’en passe… Et j’oublie les razzias.
    Est-ce que ces comportements sont celui d’un envoyé d’Allah qui est venu apporter la paix à l’humanité?
    j’en doute…
    le temps est venu pour que le musulman se débarasse de son cauchemar sinon, il sera comme il l’est et comme il l’a été, une victime en dehors de l’histoire.

  12. Le monde est une comédie dont les philosophes sont les spectateurs. (Pythagore).

    Les philosophes, qui aiment la sagesse, seraient donc les seuls à prendre du recul en un monde qui agit selon des motifs de survie pour les uns, de pulsions égoïstes et ambitieuses pour les autres, selon que l’on vive dans un pays pauvre ou riche.
    Le philosophe est nécessairement détaché des contingences matérielles, ne se donne pas non plus une identité afférente à la légende fondatrice d’une culture et à ses traditions, il est universel, il est homme. Voilà pourquoi le spectateur Pythagore nous parle encore aujourd’hui comme s’il était un contemporain.
    Diogène de Sinope, dans son amphore, n’avait pas collé une étiquette sur celle-ci, il ne demandait rien d’autre à Alexandre que de se retirer de son soleil. Alexandre aurait dit que s’il n’avait pas été Alexandre, il aurait été ce Diogène.
    En chaque homme, il y a un philosophe qui sommeille, anesthésié par le conformisme ambiant, acquis à ce mimétisme, soumis à la comédie et aux tragédies humaines. Une éternelle lamentation qui sourd du for intérieur de n’avoir pas pris le temps d’observer pour mieux comprendre le monde.
    Parmi ceux qui provoquent des raz de marées et ceux qui sont ballottés dans les vagues, il y a peu de philosophes, ceux-là ne sont pas du calme et du silence, ils sont de l’agitation du monde, de la vitesse, de la compétition. Dans ce contexte, les moutons de Panurge sont d’autant plus pauvres qu’ils sont des riches qui n’ont pas eu de chance.
    Le temps est devenu plus que jamais de l’argent, ce qui fait que l’on traite de manière expéditive toute valeur qui ne serait pas boursière ; intelligence et spiritualité nous échappent. Nous exploitons ce qui est de l’œuvre du temps en un mouvement accéléré, les richesses du sous-sol qui ont mis des millions d’années à se former. Nous nous jetons sur ce cadeau, nous nous l’arrachons au prix de multiples guerres et le consommons sans mesure ni vergogne.
    Le philosophe regarde avec tristesse cette tragédie d’une humanité sans conscience. Il sombrerait dans la mélancolie s’il n’avait pas la force de se contenter du soleil, d’y voir sa plus grande richesse. Le philosophe n’est pas un égoïste insatiable ou un malade de la paranoïa du pouvoir, il n’est pas dans la précipitation.
    Le philosophe est un moine, religieux au sens large. S’il n’est pas retiré du monde, hors de ses séductions, c’est un nouveau philosophe, un imposteur.
    La sagesse n’est pas de ce monde et n’est rien intrinsèquement sans la spiritualité. L’ultime sagesse consiste à mettre l’homme au centre de toutes les préoccupations et, dans un acte volontaire, de l’aimer comme on s’aime soi-même.
    Le philosophe regarde avec tristesse les hommes qui se battent au nom d’un particularisme religieux tribal en lequel ils s’attribuent une identité. De ces hommes qui ont l’âme tatouée dès la naissance d’une croyance religieuse qui ne relie que leur tribu, quand bien même celle-ci deviendrait légion. La sagesse n’est pas dans le nombre ni dans la foule.
    Le philosophe est seul et il aime sa solitude. Il n’est pas un sâdhu indou, un ascète qui voudrait sauver son âme en un monde à venir, un au-delà hypothétique, il est un homme comme vous et moi, il est vous, il est moi, il ne se mortifie pas.
    Le réalisme est plus de l’observation que de la lutte. Le sage fait la distinction entre la lutte pour la survie et la lutte motivée par l’ambition, il déplore la scission afférente à ces deux préoccupations. Il déplore aussi l’imposture des légendes fondatrices de civilisations et la crédulité des hommes.
    Le philosophe n’est pas dans l’utopie mais sur la toupie, les pieds bien sur cette terre qui tourne autour d’un soleil, lui-même en une galaxie. Son ciel est celui des astronomes, pas celui des religieux qui inventent des paradis dérisoires. Le philosophe voit le ciel sur la terre.
    A.C

  13. @poetiste. Magnifique contribution. Vous abordez notamment un thème essentiel qui est celui de l’action face à la posture méditative et contemplative du philosophe. Une de vos phrases m’a paru correspondre à l’antithèse parfaite de ce qu’évoque l’Islam à mes yeux: “L’ultime sagesse consiste à mettre l’homme au centre de toutes les préoccupations et, dans un acte volontaire, de l’aimer comme on s’aime soi-même”. Aux antipodes du philosophe, témoin plus qu’acteur, il y a les GRANDS personnages de l’Histoire, ceux qui façonnent le monde, ceux que la volonté et le destin placent au devant de la scène. A ce titre, je vous conseille la lecture d’une excellente biographie, celle de Churchill: le pouvoir de l’imagination.

  14. ce Hilout est un maso tout comme Sifaoui.

  15. @ bousba ali
    je ne comprends pas pourquoi tu dis “nous autres musulmans” après tout ce que tu viens de dire!

  16. Magnifique Poetiste !
    Est-ce de toi cette réflexion qui éclaire un peu mon mal-être dans ce monde ?

    Juste un bémol sur : “L’ultime sagesse consiste à mettre l’homme au centre de toutes les préoccupations et, dans un acte volontaire, de l’aimer comme on s’aime soi-même”
    ——–

    Moi j’aurais écrit : “L’ultime sagesse consiste à mettre LE VIVANT au centre de toutes les préoccupations et, dans un acte volontaire, de l’aimer comme on s’aime soi-même”

    Ceux qui me connaissent un peu ici savent pourquoi.
    Amicalement.
    ;)

  17. Tous les courants se prétendent comme réformistes, même Tarik R. en est un!
    LA SOLUTION c’est l’application des lois humaines et non divines en occident. En France LA LOI DE 1905 = LAÏCITÉ.
    NE PAS LAISSER LES DICTATURES MÉTASTASÉS L’OCCIDENT A TRAVERS LES IMMIGRANTS ET DEVENIR UN TERREAU POUR CEUX QUI VEULENT, à travers l’occident transformés les dictatures en républiques islamiques. Ce sera un BON DÉPART déjà. Couper à la racine les herbes folles de part et d’autres. Les gens issues de l’islam doivent choisir liberté, démocratie, laïcité ou l’islam politique. Si c’est une religion elle doit être capable de se vivre dans le privé et sans en défigurer l’espace public.

  18. A Cyril

    Je viens de voir le film « Agora » qui relate un temps où une enseignante d’Alexandrie, Hypatie, faisait une recherche sur les mouvements de la terre.
    Un temps où le prosélytisme du christianisme était très coercitif par une sorte de pression sociale, mimétique. (Il l’a été bien longtemps après aussi).
    On y voit dans ce film, les passions religieuses de ces néophytes chrétiens, devenus très vite extrémistes. On y voit des lapidations entre Juifs et Chrétiens, une guerre sanglante.
    Et toujours dans ce contexte, la recherche de cette « Hypatie », recherche d’une vérité scientifique. Et cette femme en recherche est la personne qui suscite le plus l’émotion et la sympathie. Elle connaît le martyre dans ce cadre de folie extrémiste, elle est lapidée.
    Toute personne en recherche est sympathique mais que dire de personnes s’étant arrêtées à des certitudes quand ces certitudes sont incompatibles avec celles d’autres personnes ?
    Je n’ai pas la prétention de donner des solutions à la mésentente des religieux, je constate seulement que ce n’est pas sur l’essentiel (l’essence du ciel) que l’on a des divergences mortelles, mais sur ce qui traîne derrière, comme si la traînée de la mariée était la mariée elle-même.
    Quand l’homme parle au nom d’un dieu, la guerre est proche, il cherche le détail qui sera considéré comme blasphème pour jeter l’anathème sur une personne et ne voit pas qu’il s’en prend à la vie, seule valeur sacrée.
    Le croyant ne doit pas adorer sa religion mais son Dieu ! S’il se fourvoie dans les détails des lois religieuses promulguées par les hommes, il est idolâtre, il entre en politique comme pour défendre un clan.
    On trouve cette contradiction dans toutes les religions. Les philosophes Grecs dénonçaient cette aberration de l’esprit comme « sophisme », c’est-à-dire faire du cas particulier un cas général.
    Est-ce que Dieu demande aux croyants de défendre leur chapelle ou est-ce qu’il leur demande de réfléchir et trouver des points d’entente ? Se recentrer sur l’homme c’est donc bien se recentrer sur sa foi, sur le Dieu en qui on croit, qui donne la vie comme le soleil qui brille ou réchauffe tout le monde.
    Comme il est de la nature de l’homme d’être passionné, voire violent, toutes les religions ont leurs extrémistes.
    Chaque religieux devrait se poser la question : Qu’est-ce que je défends, le Dieu en qui je crois ou ma tribu. Puis cette autre : Dieu peut-il être le Dieu d’une seule tribu et non celui de tous les hommes ? Est-ce que l’on ne s’attribue pas un droit de propriété sur Dieu ? Si on croit en avoir l’image parfaite, n’est-on pas prétentieux ? Si cette image est défigurée, n’est-on pas idolâtre.
    Voilà ! Je pose des questions plutôt que des assertions ou des jugements car, comme pour Hypatie dans le film, j’ai une reconnaissance fraternelle pour ceux qui cherchent.
    Ceux qui croient posséder la vérité s’arrêtent en chemin, ils défendent leur point de vue et n’ont point d’autre vue, ils vont à l’extrême.
    Mais paix sur la terre aux hommes de bonne volonté. Ils se font discrets et pour les trouver il nous faut…une recherche.
    A.C

  19. Merci @poetiste pour ce très beau texte , O combien juste.
    un peu moins sérieux, cette phrase d’un humoriste britannique…
    - quand une personne délire , c’est de la folie
    - quand un grand nombre de personnes délirent , c’est une religion.
    Zazen

  20. A Zazen

    Le croissant n’est pas sans croix ; le croyant musulman souffre aussi de ses contradictions. Mais heureusement que le mot : « âme » aide. Certains ont voulu mettre ce mot là : Homard, à l’Américaine, c’est l’hallali du halal. On ne va pas se mettre Martel en tête, on n’est pas à Poitiers. Abdère Rahman voulait voir le Futuroscope mais il était un peu en avance sur son temps. Tu parles, Charles, il n’est jamais arrivé jusque là. Il pensait propager l’Islam de sa lame lisse mais il y a renoncé. Son armée avait trouvé les femmes du pays très séduisantes, ce qui fait que ces maures qui n’étaient pas morts en ont profité. Et maintenant, on trouve des Français de souche qui s’appellent : « Moreau », « Morel », « Sarazin », « Eldin », et j’en passe. Ah ! Là, là ! Quelle histoire ! Arrêtons de marteler les différences ! Il y a belle lurette que le mélange est fait. Moi qui suis Slovaque, mâtiné Flamand et Anglais, j’ai épousé une arabe qui m’a donné un fils qui a épousé une japonaise, j’texplique pas les « bâaataaards » que sont mes adorables petits enfants aux yeux bridés. Moralité : mélangez-vous un max ! Quand on ne reconnaîtra plus qui est qui, que notre identité voudra dire : « identique », on n’aura plus de raisons de se chercher des poux sur la tonsure ou dans la barbe des religieux. A défaut d’amour, un peu d’humour, c’est déjà ça. Le G.G had had it’s time, la croisade aussi, mettons la guerre sur une pente savonneuse direction l’égout et ayons le goût des autres, on ne va pas refaire la guerre de Lépante, (non savonneuse). Voilà Zazen, je suis heureux de faire avec toi une joute humoristique ; Tu as raison : faisons l’humour, pas la guerre ! Amicalement.
    A.C

  21. Au poète disparu :
    la plupart des gens tués dans l’histoire l’ont été par d’autres gens étant de la même ethnie que la leur. La question de l’ethnie n’a jamais posé autant de problèmes que le domaine des idées : les protestants et les catholiques français, les vendéens et leurs bourreaux républicains étaient tous de bons français. C’est pour cela que ce blog ne s’intéresse qu’au domaine des idées/religions, pas à celui des ethnies, nations, et autres couleurs de peau
    Un métis

  22. Et si le viol des françaises par les conquérants musulmans vous paraît une forme normale de métissage, nous ne partageons pas visiblement le même héritage. Le viol qui est autorisé par le Coran : c’est la théologie des “captives de guerre” ou “prises de guerre”. C’est grâce à ce procédé tout à fait légale que l’on remplissait les harems, à l’image de Mahomet lui-même.
    C’est ainsi que les sultans de Turquie à la fin n’avait quasiment plus de sang turc. Pourtant, ils ne servaient que l’Islam et les ottomans, faisant la guerre à leurs cousins européens pour les piller (une autre législation coranique) faire des esclaves et des captives de guerre (toujours autorisés par le Coran), est imposer doucement ou par la force (une partie des Balkans) l’Islam.

    Montrant ainsi une fois de plus que le problème, ce ne sont pas les origines ethniques, mais uniquement les idées. Je préfère vivre en Hongrie qu’en Turquie. Pourtant, à la base de ces deux pays, il y a le même peuple. Aujourd’hui, les deux cultures, les moeurs, les coutumes, les habitudes vestimentaires, l’approche des sciences, des arts, de la philosophie… sont totalement différentes : l’un de ces pays est devenu musulman, l’autre chrétien.

  23. Thot Har Megiddo
    Je ne suis pas encore disparu bien que ça ne saurait tarder vu mon âge. Un indice : ma grand-mère était née en 1864 et s’appelait Korda, tu dois connaître l’origine de ce nom.
    Ceci dit, je ne mets pas d’huile sur le feu. Il n’est pas simple de voir ce qui est contradictoire dans les comportements quand cette contradiction a fait l’objet d’un enseignement et qu’elle a été adoptée comme vérité. On n’enseigne pas le libre arbitre dans les madrasas. Cependant, il faut admettre que les invasions ont mélangé génétiquement les peuples même si cela s’est fait avec violence. Si nous pouvons le faire dans la paix,faisons-le.
    A la base, respectons la différence de culture même si on y voit des aberrations de la pensée selon notre point de vue. Si l’on ne veut pas exciter l’instinct de “conservation”, excitons l’instinct de “conversation”, la paix est dans ce sens là.
    Les comparaisons ne sont pas raisons. Le problème comme tu le dis, est dans la différence des idées mais mourir pour des idées, comme disait Brassens ; d’accord mais de mort lente. Alors, les armes et les couteaux au vestiaire pour dialoguer sur un forum de paix. La violence est dans la vitesse(ne dit-on pas : vitesse d’exécution?); la paix prend le temps du temps, elle n’est pas un argument qui condamne mais un état d’esprit.
    Et gageons qu’elle puisse être contagieuse.
    A.C

  24. Si l’on ne veut pas exciter l’instinct de “conservation”

    l’instinct c’est aussi la vie , tout débute par une pulsion irrationnelle, n’en déplaise aux logiciens et autres scientistes qui veulent faire de l’homme une machine et qui rêvent d’une société gouvernée selon des lois scientifiques.
    Une civilisation qui n’a plus d’instinct , qui n’a plus d’imagination pour se renouveler , où seule la “pensée qui calcule” à droit de citer, est condamné à se retirer de l’histoire.

  25. Pas d’accord Caton !

    C’est justement par les instincts que l’on mène les peuples, ces instincts qui sont à l’origine de notre être: instinct de conservation, l’instinct grégaire et l’instinct sexuel.
    Les partisans d’un tyran se rassemblent par l’instinct grégaire et le peuple est mené par la peur, instinct de conservation.
    L’instinct grégaire conforte un groupe particulier, l’instinct de conservation sauve l’individu.
    Il y a une symbiose entre ces deux instincts: ainsi la réaction vive aux “caricatures” montre-t-elle l’identification collective en laquelle l’individu se protège.
    L’instinct grégaire est au gré de la guerre. Individualisme et libre arbitre seraient les bienvenus dans le monde musulman. Armons-nous de patience, certains montrent la voie.Quand on comprendra que les mouvements religieux sont dans la plupart des cas et d’abord des manifestations de l’instinct grégaire, le monde aura changé.
    Amicalement.

  26. Ah ben voilà, on est sauvés : l’islam va être repensé en profondeur ! Je signale simplement, à toutes fins utiles, que d’autres réformateurs bien connus, tel Avicenne, s’y sont essayés, et s’y sont bien cassé les dents, tout çà pour un résultat nul !

  27. @ Poète bientôt disparu (Nb, le poète et l’être humain sont deux choses totalement différentes : on peut cesser d’être poète tout en restant vivant).

    Quelques remarques :
    “Cependant, il faut admettre que les invasions ont mélangé génétiquement les peuples même si cela s’est fait avec violence.” : ce phénomène n’a jamais fait progresser la paix. Je vous ai montré que la génétique n’a aucune importance. Vous nous faites du SOS-Racisme au rabais, avec une explication simplificatrice à côté de la plaque. Où avez-vous vu sur ce blog que nous parlons d’ethnie ou de “race” ?
    “Si nous pouvons le faire dans la paix,faisons-le.”, cela s’est toujours fait, et cela se fera encore. Mais mélangez deux ethnies, vous en obtenez une troisième. À la base, tous les hommes ont le même patrimoine génétique. Le métissage ne résoudra aucun problème, c’est un fait historique. De toute façon, le thème est hors sujet ici.

    “A la base, respectons la différence de culture même si on y voit des aberrations de la pensée selon notre point de vue.”
    J’en ai toujours voulu aux Américains ne pas avoir respecté la culture nazie même si elle était différente de la culture yankee des droits de l’homme…

    “Culture” recouvre plusieurs sens, des habitudes de vie personnelle, une adaptation au climat et à la géographie, du lien collectif, etc. mais aussi une idéologie détachée du reste qui peut également les influencer. La culture arabe (du désert d’Arabie) existait avant l’Islam (et aimait à l’époque beaucoup le vin et la poésie). Une partie de cette culture originale a subsisté, une partie a disparu à cause de l’Islam, remplacée par des habitudes islamiques. Rangez-vous l’esclavage dans les phénomènes culturels, ou dans les atteintes à la dignité inaliénable de chaque être humain ? Y a-t-il un absolu universel dans ce domaine ?

    “Les comparaisons ne sont pas raisons” : et les proverbes ne sont pas vérités divines…
    Je cite des exemples historiques. Si vous en avez d’autres, faites les moi connaitre, en évitant de parler du viol comme exemple de métissage. Au Mali, beaucoup d’enfants “arabes” ou “touaregs” naissent des relations sexuelles avec les esclaves noires (ce qui pour moi est du viol). Ils prendront le modèle culturel du père, et strictement rien de la mère, se considèreront “arabes” ou “touaregs”, et continueront l’esclavage des “noirs”.

    “Le problème comme tu le dis, est dans la différence des idées mais mourir pour des idées, comme disait Brassens ; d’accord mais de mort lente.” : Brassens n’est pas cité dans le Coran. Belle citation de Brassens qui disait également “quand on est con on est con” et “sans le latin, la messe nous emmerde”. Et sinon ?

    “Alors, les armes et les couteaux au vestiaire pour dialoguer sur un forum de paix.” Naïf idéal : respectez au moins la culture des musulmans qui veulent vous faire la guerre : vous aimez la paix, les musulmans aiment la mort bien plus que vous n’aimez la vie. Je prends les gens comme ils sont, et non pas comme je les rêve.

    “La violence est dans la vitesse(ne dit-on pas : vitesse d’exécution?)” : pur postulat sans aucune explication : une expression de langage complètement détachée du sujet n’est pas une preuve. Un urgentiste vous sauvera après un accident de voiture grâce à sa “vitesse d’exécution”.

    “la paix prend le temps du temps, elle n’est pas un argument qui condamne mais un état d’esprit.” : je ne comprends pas la phrase. “”la paix (…) n’est pas un argument qui condamne” ?!?
    Sinon, il y a des raisons multiples à la paix et à la guerre. L’occident à une idéologie qui recherche la paix depuis au moins 2000 ans, pas toujours avec succès d’ailleurs… “Bienheureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu”, qui suit l’absolu biblique “Tu ne tueras point”. Le Coran et l’histoire islamique ont une toute autre vision des choses : voir plus haut. Vos idées et votre culture sont à votre insu le produit de 5000 ans d’histoire. Culture, ou absolu humain ?

    Si la religion vient d’un instinct, pour changer l’idée de religion, il faudra donc changer la chimie du cerveau. Puisque l’instinct relève de la biochimie. Bonne chance

  28. @ Thot Har Megiddo
    Tout d’abord: merci pour “bientôt disparu”. Il ne faut jurer de rien, j’en ai enterré pas mal et même de plus jeunes, hélas.
    Quand vous dites la même chose que moi, vous pensez dire le contraire, voilà ce qui s’appelle l’incommunicabilité des êtres.Ok notre culture est une suite de 5000 ans d’histoire mais c’est un truisme ça! Tout le monde le sait.
    Pour ce qui est de la paix, si elle est un état d’esprit, le possesseur de cet état d’esprit ne peut en aucun cas condamner, voilà ce que je voulais dire.
    Les musulmans aiment la mort, dites-vous. Je vous laisse responsable de cette généralisation à l’emporte pièce. Je doute que votre état d’esprit puisse être à la paix pour dire ça.
    Quant-aux Américains qui ne respectent pas la culture nazie, c’est vous qui le dites. Ford était un grand ami des nazis et de Adolphe Hitler dont il gardait le portrait dans son bureau.
    Bref,Si on a un a priori selon lequel il n’y a pas d’entente possible avec les musulmans, je ne vois pas l’intérêt d’écrire sur ce site. Vous dites ” respectez la culture des musulmans qui veulent faire la guerre”. Là aussi, je vous laisse responsable de cette généralisation. Personnellement, il n’est pas dans mon but de faire des critiques stériles mais d’avoir une discussion sérieuse et constructive. Si ce n’est pas possible, je ne ferai plus d’intervention sur ce site. A Monsieur Mohamed Pascal Hilout d’arbitrer, de donner un cadre de discussion axée vers un échange de culture et non pas vers des critiques stériles axées vers la guerre. En parlant des musulmans qui veulent faire la guerre, vous faites ce qu’on appelle en psychologie une projection. (De vos propres sentiments, bien sûr!). L’anonymat sur le Net ne nivellera par le haut qu’à partir du moment où on aura affaire à des interlocuteurs bienveillants, aspirant à la paix.
    A.C

  29. A Burqua et pour l’espoir, à qui je recommande le diaporama qui circule sur Gabriel Garcia Marquez.
    Voici un pamphlet que je dédie à ceux qui vont trop vite, pas sur la route mais dans la vie.

    Conscience et confiance

    L’ennui dans ce monde, c’est que les idiots sont sûrs d’eux et les gens sensés pleins de doutes.
    (Bertrand Russel).

    Eh oui ! Pour réussir socialement, soyons idiots, scions la branche sur laquelle l’humanité est assise, n’ayons aucun scrupule. Celui qui ne tient pas compte des autres, de l’avenir de ses propres enfants est un suicidaire idiot.
    Dans le cadre de la mondialisation, si les gens sensés ne l’emportent pas sur les idiots, on va directement à la catastrophe. Sans compter que les idiots s’allient volontiers aux obscurantistes, aux analphabètes, suscitent la révolte chez les plus pauvres pour les amener à leur politique du pire.
    D’un côté, les idiots qui spéculent sur le salaire des braves gens et de l’autre ceux qui réveillent et attisent des croyances moyenâgeuses qui mènent au terrorisme.
    Deux mondes d’idiots s’affrontent sur cette terre, deux mondes qui pédalent dans une choucroute sans réflexion, sans souci du bien commun. Ils pensent : « Après moi, le déluge » en occultant : « avec moi aussi, le déluge ».
    Je revendique ma place d’idiot dans ce monde et je vous invite à en faire autant ; ainsi naîtra une conscience plus sensée que le « chacun pour soi, Dieu pour tous » qui contient une aberration flagrante de la pensée, une contradiction évidente.
    Traders et extrémistes islamistes sont trop dans leurs obsessions pour déceler cette contradiction, ils continueront à jouer avec le feu, comme Prométhée. Et l’aigle viendra leur bouffer le foie parce qu’ils n’ont pas eu une foi correcte dans la vie, les uns et les autres, s’accrochant à leur idolâtrie hystérique et paranoïaque.
    Mais que voulez-vous ? On ne leur a pas laissé le choix, ni dans les facultés, ni dans les madrasas, ils ont bachoté à mort selon une méthode Coué qui ne laisse pas beaucoup de temps pour penser au libre-arbitre.
    Ah ! La vitesse, la précipitation, ne sont pas bonnes pour la réflexion ; la ruée vers l’or, vers le pouvoir, engendre des bousculades et des bouchons ou l’énervement, la colère et la haine, s’expriment spontanément.
    Je suggère d’utiliser le temps perdu dans les bouchons à se demander si par hasard, on ne vivrait pas comme des idiots. Le concept de démocratie ne serait-il pas à décrasser, à réinventer ?
    Est-ce bien là le modèle pour la survie de l’humanité que nous devons exporter ? Il ne faut jamais sous-estimer l’adversaire, penser qu’il serait plus idiot que nous.
    Un politique qui ne pense qu’en matière de résultat électoral et qui vient sur les plateaux jouer à des jeux télévisés, n’est-il pas idiot ? C’est là le réflexe conditionné d’un monde en représentation, à côté de ses pompes.
    Un jeu télévisé qui donne un an de salaire à un gagnant n’est-il pas d’une idiotie odieuse quand une partie de la population fait le tape-cul à la rue ? Tape-cul : manche, assis par terre avec une écuelle, souvent avec un chien, dernier compagnon.
    On ne peut pas continuer comme ça ; il va falloir traquer les idioties si l’on veut évoluer vers le globalement intelligent. On parle d’usure de la démocratie mais comme dit un canard, elle ne s’use que parce qu’on ne s’en sert pas, qu’on la laisse tomber.
    Le premier devoir civique ne serait-il pas d’avoir de l’imagination dans le bon sens plutôt que d’aller chercher nos tranquillisant à la pharmacie ? Bon, je ne dis pas que l’idiotie est une pandémie plus certaine que la grippe à virus H1N1 mais j’ai des doutes parce que Bertrand Russel m’invite à en avoir.
    A.C

  30. “Les musulmans aiment la mort bien plus que vous n’aimez la vie” : c’est d’un chef d’Al Qaïda (j’ai oublié lequel, Zawiri ?), pas de moi.

    Le 11 septembre, c’était donc une de mes projections…

    “Traders et extrémistes islamistes”, quelle comparaison ! Personnellement, je ne vois pas le lien. (”et la violence sociale qu’est-ce que vous en faites ?” - Réponse : “de la colle”)

    “donner un cadre de discussion axée vers un échange de culture” (”et de civilisations” : Jacques Chirac): on se croirait sur France Culture ou à une réunion de SOS-Racisme.

    Le gros problème, c’est que pour moi il n’y a pas de problème culturel : c’est un faux débat, tout comme l’ethnie et la race. Le problème est à un autre niveau. Sur ce site, on ne parle pas de culture. Je le regrette d’ailleurs profondément, mais c’est ainsi : quand parlera-t-on de l’influence de l’école hollandaise sur la peinture japonaise à partir du XVIIIe siècle ?

    Le commandant-en-chef de l’armée américaine durant la deuxième guerre mondiale, ce n’était pas Ford, mais Roosevelt, dont je doute qu’il ait eu un portrait d’Adolf Hitler dans son bureau. Sauf peut-être pour jouer aux fléchettes…

    J’ai l’impression que vous ne m’avez pas lu. Effectivement, cet échange stérile ne sert à rien, vous êtes beaucoup trop intelligent pour moi. Continuez à poétiser.

    Cordialement,

    Thot

  31. Notes de poetiste @ Monsieur Thot
    “Les musulmans aiment la mort bien plus que vous n’aimez la vie” : c’est d’un chef d’Al Qaïda (j’ai oublié lequel, Zawiri ?), pas de moi. (Oh ! Vous m’avez fait peur Mr Thot)
    Le 11 septembre, c’était donc une de mes projections…(Si c’est vous qui le dites !! ).
    “Traders et extrémistes islamistes”, quelle comparaison ! Personnellement, je ne vois pas le lien. (”et la violence sociale qu’est-ce que vous en faites ?” - Réponse : “de la colle”). (Non pas de la colle mais les deux se foutent de votre vie : voyez-vous le lien ?? Et voyez-vous la violence sociale ??)
    “donner un cadre de discussion axée vers un échange de culture” (”et de civilisations” : Jacques Chirac): on se croirait sur France Culture ou à une réunion de SOS-Racisme. (France culture ne vous fait quand même pas sortir votre revolver ?)
    Le gros problème, c’est que pour moi il n’y a pas de problème culturel : c’est un faux débat, tout comme l’ethnie et la race. Le problème est à un autre niveau. Sur ce site, on ne parle pas de culture. Je le regrette d’ailleurs profondément, mais c’est ainsi : quand parlera-t-on de l’influence de l’école hollandaise sur la peinture japonaise à partir du XVIIIe siècle ? (Allez-y ! J’ai envie de m’instruire)
    Le commandant-en-chef de l’armée américaine durant la deuxième guerre mondiale, ce n’était pas Ford, mais Roosevelt, dont je doute qu’il ait eu un portrait d’Adolf Hitler dans son bureau. Sauf peut-être pour jouer aux fléchettes…(Oui mais c’est Ford qui vendait du matériel à l’Allemagne.)
    J’ai l’impression que vous ne m’avez pas lu. Effectivement, cet échange stérile ne sert à rien, vous êtes beaucoup trop intelligent pour moi. Continuez à poétiser. (Oui ! Oui ! Je vais continuer à poétiser mais ne vous dévalorisez pas comme ça,Mr Thot, tout peut s’améliorer.)
    Dénigrer systématiquement ce que j’écris : vous aurais-je vendu quelque chose qui n’a pas voulu cuire ? Pourquoi créer des embouteillages sur les forums, par incompréhension et irrationalité ? Ne répondez pas si vite Monsieur Thot.
    Cordialement, Et pour finir : de Gabriel Garcia Marquez : J’ai appris qu’un homme a seulement le droit d’en regarder un autre d’en bas quand il faut l’aider à se relever.
    Thot et (annotations de Poetiste).

    A.C

  32. A Cyril, à Burqa et à Zazen pour une discussion objective:

    Tu crois, moi non plus.

    Quand on ratiocine à propos d’une religion, on ne peut que s’égarer; une religion n’est jamais rationnelle puisqu’elle est une pure légende, la légende fondatrice d’une civilisation. Quand on ratiocine à propos d’une religion, on parle de politique. On a devant soi un interlocuteur programmé Juif, programmé Chrétien, programmé Musulman, pour ne citer que les trois religions méditerranéennes qui nous concernent. Programmé Juif, Chrétien ou Musulman,ça veut dire que l’on a en face de soi une personne d’un groupe particulier qui se donne l’une de ces trois identités, une personne qui défend un groupe tribal comme on défend un parti politique. Du coup, la foi est d’une importance secondaire dans la discussion. Pour décrire ces groupes d’individus à la croyance différente, il convient de savoir quelle légende leur a donné une civilisation, quelle légende les a construits. Trois hommes de foi croyant apparemment dans le même dieu croient se battre au nom de ce dieu alors qu’ils ne se battent que pour une politique d’expansion de leur culture. Ces trois protagonistes ne disent pas : « mon dieu est meilleur que le tien » mais : « ma culture est meilleure que la tienne ». Chose étonnante, ces trois cultures se réfèrent à la loi de Moïse : « tu aimeras ton prochain comme toi-même, tu ne tueras point », j’en passe et des meilleures. Alors, ces trois religions ne pourraient-elles s’entendre sur ce qui est essentiel (l’essence du ciel), c’est-à-dire la foi en ce dieu commun ? Le problème est que chaque religion a une vue différente de ce dieu, ce qui revient à dire que des hommes au temps imparti, de simples mortels, se croient capables de définir un dieu, imaginent avoir la meilleur perception de ce qu’il est. Les trois religions n’auraient donc pas le même dieu ? Tout est aléatoire dans une religion et c’est bien ce qui contribue aux dialogues de sourds et aux guerres incessantes. Quand la légende fondatrice d’une civilisation a l’outrance de se présenter comme vérité absolue, on peut dire que la discussion a de longs raisonnements dans le vague et de longues tergiversations devant elle. Il est impossible de concilier les trois programmations différentes et d’en faire une synthèse. Le paradoxe humain est que les hommes ne semblent pas se contenter de leur réalité animale et instinctive pour se détruire les uns les autres, il leur faut une raison qui, si elle n’en est pas une, fera quand même du service. Les uns font partie du « peuple élu », les autres ont un message universel, et les troisièmes, inspirés de ces deux premiers ont néanmoins jugé et contesté les frères aînés. Si l’on tient compte de ce qui a consolidé ces différentes croyances par les rites et tabous, les sacralisations diverses, on peut dire que la guerre n’est pas finie. Quand toute culture découle d’une légende, il n’est pas interdit de considérer la légende de l’autre, voir ce qu’elle a de bon, applicable dans la réalité. Mais on ne gagne rien à la prendre de front, à remettre brutalement en cause ce qu’elle a imaginé pour se distinguer d’une autre. Quand ces trois religions qui ne relient que leurs ressortissants dans leur particularisme se seront donné le garde-fous de la laïcité, c’est-à-dire que la laïcité sera admise en leur sein et non pas imposée, alors, pourra-t-on entamer une discussion sérieuse, relativiser les légendes réciproques. Alors pourra-t-on se poser la question d’une véritable universalité qui puisse créer un lien entre tous. Si les adeptes d’une religion particulière ne comprennent pas ça, c’est qu’ils ne veulent pas le comprendre et qu’ils défendent âprement un point de vue sans remise en question. La vérité n’appartient à personne. Le grand danger, la malédiction de l’histoire, c’est que l’on est entraîné à se donner une identité religieuse, doctrinale, politique ou autre pour servir des tyrans, des rois, des princes, des patrons de multinationales, tous les individus captés par la paranoïa du pouvoir. Quand l’homme seul n’est pas exalté dans les religions, quand son libre arbitre n’est pas respecté, on peut mesurer le degré d’intolérance et donc l’obscurantisme de cette dite religion. Quand la religion se fait légion et ne se conforte que de ça, rien ne la différencie d’un peuple d’envahisseurs. Tyrans et faux prophètes entraînent les foules dans leur religion mais ne trompent pas l’homme qui a foi dans la vie, l’homme de bonne volonté, celui qui n’a pas besoin de ces mimétismes aléatoires mais de la véritable universalité qui définit l’homme libre. Être homme avant toute chose : définition primordiale.
    A.C

  33. L’homme a fait la découverte de son dieu et Dieu est très en colère, d’être au centre des conflits, créés par l’homme en son nom.Dieu créateur d’amour, m’a clairement fait comprendre que l’être humain n’avait qu’une idée en tête, c’est de faire de son nom un business lucratif.

  34. @ Burqa en …

    Sommeil

    Qui a le plus de responsabilité dans la catastrophique gestion des biens qui conduit la planète à sa perte ? Est-ce le riche d’argent qui défend becs et ongles une fortune, son égoïsme et son inconséquence ou est-ce le consommateur mené au gré de besoins artificiels entretenus sciemment pour maintenir l’égoïsme au niveau d’une valeur institutionnelle ?
    A mettre la valeur du profit au dessus de la valeur de l’homme, on aboutit à la destruction de la valeur « travail ». Le salaire du travail des hommes est joué sur les marchés financiers comme au casino. Les spéculateurs flambeurs jouent notre vie aux dés.
    Ce contexte délétère est comme une vague chargée d’embruns : la vague emporte les masses et les embruns les aveuglent. Parmi ces embruns, les spectacles médiocres, les publicités débiles, les jeux d’argent à la télé ; tout ce qu’il faut pour niveler par le bas et faire de l’homo sapiens un consommateur inconditionnel, lobotomisé. Les embruns sont complices de la vague dont ils tirent petitement leurs gains.
    La religion occidentale est une idolâtrie du veau d’or alors que dans son essence même la culture judéo-chrétienne met en garde contre cette tentation. Le confort conforte les gens dans cette idolâtrie. Le monde occidental est double, il est trouble, il est hypocrite faute de maintenir vivantes des valeurs dont il est enclin à s’enorgueillir.
    Des devoirs de l’homme, on a créé les « droits de l’homme », plus faciles à exporter que les devoirs. Le monde occidental se donne bonne conscience.
    Comment peut-on imaginer que ce laxisme ne puisse exacerber l’extrémisme de par le monde, dans les pays les plus pauvres ? Comment s’étonner qu’une religion aux préceptes surannés ne puisse réagir violemment dans un tel contexte ? Une religion née d’un rejet que l’on pourrait qualifier de contre religion si l’on se réfère au jugement qu’elle porte sur les autres. Il s’agit de l’Islam qui nie la crucifixion, ce qui est une sorte de négationnisme au regard de la chrétienté.
    L’Occident et L’Orient, l’Islam et la Chrétienté, ce n’est pas noir et blanc et ce n’est ni sur l’adoration du veau d’or ni sur la charia que nous allons nous entendre. Premièrement : comprendre où va le monde et deuxièmement lâcher du lest pour ce qui est des agissements qui ne mettent pas l’homme au centre des préoccupations.
    La conscience planétaire, c’est quelque chose de nouveau et cela concerne tout le monde. Il va falloir combattre les avidités des uns, leur soif obsessionnelle de pouvoir, instruire les plus humbles hors des croyances et superstitions religieuses.
    L’homme de bonne volonté n’a d’autre souci que de faire de la sauvegarde de toute l’humanité une religion unique et réaliste.
    Il n’est pas question de juger et condamner telle ou telle civilisation, il n’est pas question de faire encore la guerre mais il est question de nous aimer et de partager, conditions sine qua non de la paix.
    Que ce site nous engage à le faire, nous pouvons nous en réjouir. Vive la philosophie ! A.C.

    Voici de Mohamed Arkoun dans « Le malaise arabe » :

    Oui, il faut que les lecteurs fassent un peu d’effort, parce que nous abordons des questions qui sont liées à la fois à la philosophie et à l’Histoire, mais je sais par mon expérience que le public actuel n’est guère préparé à recevoir des explications d’ordre philosophique, et pourtant ces explications sont absolument essentielles parce que la philosophie est la seule discipline qui s’occupe de la manière dont l’esprit humain fonctionne et,elle enseigne la façon d’observer l’esprit humain pour ne pas le laisser divaguer du côté de l’imaginaire, du côté de l’idéologie , du côté du débat politique, et par conséquent empêche de penser.

  35. Un de mes poèmes, dédié à Burqa en…

    Pauvre diable.

    Il fallait que naisse le mal
    Le choix qui éloigne du bien
    L’homme doit donner son aval
    A la création, à son lien.

    Deux biens précieux nous sont donnés
    Avec l’amour : la liberté
    Conditions pour être sociables
    Aucun mal n’est irrémédiable.

    Satan ne conduit pas le bal
    Le mal est strictement humain
    Qui dans une course infernale
    Hypothèque le lendemain.

    La création nous est livrée
    Par-dessus l’animalité
    Tous nous en sommes responsables
    Pas plus que nous l’autre est le diable.

    Dieu sait ce que les hommes valent
    Promis à tout, ils ne sont rien
    Quand dans leur camp, ils ont la balle
    Ils ont le fusil et le chien.

    A.C

  36. En lisant votre très beau poème,qui est un hommage à l’élan créateur (qui a fait tout son possible pour nous faire parfaits).
    Hélas,même “dieu” est très limité.
    Je ne sais pas pouruoi,en vous lisant,je pense à Rilke et à son angoissante mélancolie.

  37. @ Slow
    Ouah ! C’est trop d’honneur que de pouvoir rappeler Rainer Maria Rilke, c’est un super compliment. Mes poèmes tiennent plus de la philosophie ou de l’éthique que de l’esthétique. J’ai d’ailleurs écrit un livre de poèmes dont le titre est « Poéthique ». Rilke est un vrai poète pour qui j’ai une estime inestimable. Donc : merci !
    Je me défends d’être mélancolique mais dans le miroir du regard de l’autre, il y a toujours quelque vérité que je dois m’efforcer de reconnaître.
    Alors : autre poème de moi :

    Eclaircie.

    Toutes ces vies
    Cheminements de hasard
    Ou ressenties
    Comme des traquenards
    Vont dans la nuit.

    Ces avanies
    Ces manques, ces carences
    Toujours subis
    Lancinantes souffrances
    Comme des cris.

    Alors celui
    Qui pour les apaiser
    Arrive ici
    Dans toute sa clarté
    Calme l’esprit.

    Il adoucit
    Nos peurs, notre misère
    C’est un ami
    Qui a fait la lumière
    A lui, merci !

    A.C

  38. A poetiste et Thot: pas facile de suivre votre discussion qui partait un peu dans tous les sens. je n’ai pas tout retenu. mais voici ce que je voudrais dire:

    Poetiste: je comprends bien votre point de vue de philosophe. Je suis moi-même une adepte de philosophie. Toutefois, le philosophe, bien qu’utile à la société ainsi que moines et religieuses, a la fâcheuse tendance de faire de la masturbation intellectuelle au moment où il faut agir, et à devenir mélancolique sur un passé déchu ou un avenir incertain. Or, ce site n’est ni philosophique, ni ethnique, ni racial, ni anthropologique. Il est là pour ouvrir le dialogue entre personnes qui se sentent menacées dans leurs libertés acquises avec labeur au fil des derniers siècles. Permettez-moi de vous dire que nombreux sont ceux sur ce site qui contribuent au jour le jour de leurs actions verbales, qui se sont documentés de façon scientifique et historique sur l’Islam et ses ravages. L’Islam n’est pas comparable aux autres religions. Et comme le dit Hilout, l’Islam doit être repensé en profondeur. Mais cela, seuls les musulmans pourront le faire. Et s’ils ne le peuvent pas, et bien, nous, les européens, nous nous battrons pour ces libertés qu’ils veulent peu à peu nous grignoter. On ne peut plus aujourd’hui jouer aux romantiques en appelant à l’éveil de l’humain. L’Europe est sortie de son obscurantisme à force de guerres et de sang (traités de Westphalie de 1648 qui mirent fin à ces guerres de religions européennes), et nous voici au 21ème siècle avec une répétition de l’histoire, cette fois islamique. Et bien nous refusons. Au nom justement de la liberté, nous refusons, et nous nous battrons. Et ce site est un combat de tous les jours contre l’obscurantisme.

    Non, ce site n’est pas là pour que les gens s’écoutent parler tout au long de leurs contributions, mais pour délier leurs langues sur leurs angoisses et leurs peurs. OUI, chacun a le droit de dire ce qu’il pense, même si cela n’est pas du goût de celui qui le lit. Je trouve par ailleurs désolant (et je l’ai déjà lu sur ce site) qu’on dise en gros “si vous n’êtes pas d’accord avec moi, je n’écris plus sur ce site”. et bien soit.

    Chacun sur ce site peut dire son avis, contraire ou similaire à l’autre. c’est ce qui fait la force de l’argumentation.

    Avant, j’étais jeune et naif, et j’appelais au coeur des hommes. aujourd’hui, je dois constater, avec regret, que certaines choses ne peuvent être comprisent que par la contrainte (une loi par exemple) ou la fermeté. Fini pour moi le temps de la sacro sainte compréhension de l’autre (l’Islam), de ses travers, et de la culpabilisation de ne pas aimer qu’on veuille nous dominer par la charia et les accomodements en tout
    genre.

  39. @ frangepane
    20/20

  40. Ok Frangepane

    Le philosophe qui s’adonnerait à la « masturbation intellectuelle », je ne le considérerais pas comme un philosophe.
    Après 1648, il y a eu des guerres entre « démocraties » en Europe (3 guerres avec l’Allemagne), et la dernière, j’y étais ; je suis né avant la guerre39/45. Les SS avaient occupé la moitié de notre maison.
    Mon père lui, était dans les tranchées en 14/18, marqué à vie par cette épreuve.
    Je continuerai toujours (pour ce qui me reste à vivre !!!) à en appeler au cœur des hommes car j’ai fait le tour de pas mal de questionnements et je garde ce qui me semble le meilleur. Mon expérience m’empêche d’être naïf, j’ai vu les hommes dans les pires situations.
    Mon dernier boulot : accompagnateur auprès des SDF pendant 6 ans, et je dois dire que c’était décapant. Durée de vie moyenne à la rue : 48 ans.
    Pour ce qui est de l’Islam, je connais, j’ai épousé une arabe d’obédience musulmane. (à noter que c’est contraire à la loi du Coran). Cependant, mon beau père, Mouloud, n’y avait rien trouvé à redire.
    Je trouve ce site très bien et vous-même faites preuve de diplomatie et de discernement. Il y a des sites où on ne trouve pas cette élégance.
    Permettez-moi d’être étonné que vous puissiez penser que mes textes ne vont pas dans le sens de vos préoccupations au sujet de l’Islam.
    Seulement voilà, je ne dramatise pas, la paix sera plus forte qu’un particularisme religieux expansionniste si nous avons la force de cette paix.
    D’autre part, le dialogue un peu décousu, c’est un peu le lot quand on ne voit pas l’interlocuteur ; il peut y avoir des malentendus.
    Mes paroles ne sont pas que des paroles mais issues d’une expérience et on peut écouter (ce que mes vieilles mains racontent) comme dirait Jacques Brel dans une de ses chansons.
    Voilà, je me suis présenté un peu plus et je dois vous dire que je comprends vos peurs mais je fais confiance aux musulmans modérés qui auront compris que cette religion de l’Islam, s’était construite depuis le début dans une confusion entre la politique et la religion et que si la religion peut perdurer, ce sera dans la laïcité, autrement dit séparée de la politique.
    Mustapha Kemal avait instauré la laïcité et l’armée en était le garant en Turquie, il s’était inspiré des lumières du dix-huitième siècle français.
    Prendre le meilleur dans les civilisations quand on le peut mais en rejeter une en pensant qu’elle n’a rien à nous apprendre, c’est une erreur récurrente dans l’histoire. Puissions-nous ne plus faire cette erreur !
    Si ce site, comme vous dites, est un combat contre l’obscurantisme, il faut voir où se situe cet obscurantisme, ce qui est obscurantiste dans les nations dites civilisées. Est-ce que la recherche du profit à tous crins tout en laissant des peuples dans la misère ne serait pas « obscurantiste » ? Que choisissent ces pays dans leur désespérance : le plus mauvais côté de l’Islam, le plus archaïque et ce ne sont pas eux qui vont le réformer.
    Voilà ! Bien amicalement Frangepane.
    A.C

  41. @poetiste,votre poésie est un combat pour la sagesse,dans un monde terrifiant, qui nous fait perdre nos repères.

  42. @Poetiste
    Nous ne pouvons jouer avec les mots
    Que si nous avons le ventre plein
    A part a etre un saint
    dans les deux cas, pour le bien.

  43. Je salue votre courage monsieur hilout, et vous allez en avoir besoin, la religion en quéstion est certainement la plus cadenacée, un vrai coffre fort, vide de sens d’ailleurs, mais ça c’est valable pour toutes les religions, le jour ou les hommes penseront par eux même ! sera à marqué d’une pierre blanche. Bien à vous, j’ai pris beaucoup d’interet à vous lire.

  44. @ Mohican

    +1

  45. Ah ben voilà, on est sauvés : l’islam va être repensé en profondeur ! Je signale simplement, à toutes fins utiles, que d’autres réformateurs bien connus, tel Avicenne, s’y sont essayés, et s’y sont bien cassé les dents, tout çà pour un résultat nul !

    Effectivement Anne, et combien d’autres ont péri pour leurs idées subversives!

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