IRAK : « Ali le chimique » va-t-il enfin être exécuté ?
Ce digne fils spirituel du « beau modèle » s’est vu infliger la peine capitale une première fois pour le massacre de 182 000 Kurdes selon les Kurdes (entre 50 000 à 100 000 Kurdes selon une enquête effectuée par l’organisation Human Rights Watch dans les années ‘90).
Il fut désigné comme l’un des principaux instigateurs de l’opération Al-Anfal, opération lancée en 1987 et 1988 avec l’utilisation de bombardements chimiques au Kurdistan.
D’abord annoncé comme mort, il a été arrêté en 2003 par l’armée américaine, puis condamné à mort par pendaison par le tribunal spécial irakien à Bagdad, le 24 juin 2007.
Ali le chimique s’est vu infliger la peine capitale une seconde fois par un tribunal de Bagdad pour la répression de l’insurrection chiite en 1991. D’après la loi irakienne, la sentence devait être exécutée dans les 30 jours, la peine de mort avait été confirmée en février 2008 mais aucune date n’avait été annoncée.
Cousin de Saddam Hussein, le dictateur sanguinaire héros légendaire de millions d’arabes pendu le 30 décembre 2006 à Bagdad le jour - l’Aïd el-Kebir - pour crimes contre l’humanité (certains diront qu’il y aurait pire après lui..), « Ali le chimique » devrait subir le même sort. Selon l’accusation, l’écrasement du soulèvement avait fait jusqu’à 100 000 victimes dans les provinces chiites du sud du pays. La mutinerie commencée à Bassora, s’était transformée en révolte populaire et avait gagné toutes les villes du Sud, notamment dans les centres religieux chiites de Nadjaf et Kerbala.
Comme lors de sa première condamnation à mort, Ali Hassan Al-Majid s’est seulement exclamé à l’annonce de la sentence : “Merci à Allah“.
Un autre ancien haut responsable du parti Baas, Abdel Ghani Abdel Ghafour petit homme trapu, coiffé du calot noir traditionnel des Bagdadis et vêtu à l’européenne a l’annonce ce jour de sa condamnation à la peine capitale dans l’affaire du soulèvement chiite, à crié “A bas l’occupation“, “A bas les collaborateurs”, “Victoire, Djihad, Libération” et “Allah est Grand“, “Allah fait de moi un martyr“, avant de quitter le box, phrase à laquelle le juge aurait rétorqué : “Dehors, sale baassiste“.
Ce dernier s’était montré extrêmement virulent durant les 75 audiences du procès, commencé le 21 août 2007. “Il a toujours fait des problèmes et une fois, il a même mordu la main d’un policier qui essayait de le faire taire“, aurait confié le juge.
Dix autres accusés ont écopé de peines allant de 15 ans de prison à la perpétuité, 3 ont été acquittés.
“Ali le chimique”, aurait souligné le juge Ouraïbi, “n’a fait preuve d’aucun remords alors que la plupart des autres accusés ont formulé des excuses et des regrets durant le procès“.
“Ils méritaient tous la corde car les charges étaient les mêmes pour tous, mais les cinq juges qui forment la Cour ont décidé de ne pas prononcer la mort à l’encontre de ceux ayant exprimé des regrets et présenté des excuses“, aurait expliqué le juge Ouraïbi.
Sources :
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“Al-Anfal” c’est le nom d’une sourate du coran, mais comment Saddam a-t-il eu l’idée d’associer le texte de la religion de paix et d’amour avec une opération génocidaire ? Mystère.
il a fait des crimes, mais lui au moins il etait laique et il savait les tenir!!!!
Avec le recul…Aujourd’hui j’aurai soutenu SAddam Hussein,car au moins avec lui,les chrétiens étaient tranquilles!!