Iran : La petite histoire d’une condamnée à mort

Iran : La petite histoire d’une condamnée à mort

Le 26 novembre nous vous informions sur la pendaison en Iran de dix personnes dont une femme (ICI). Avec l’autorisation d’IRAN-RESIST, nous vous livrons l’histoire détaillée de cette femme que la folie islamique a emportée vers son dernier voyage.. au bout d’une grue.

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[..] Fatemeh Haghighat-pajouh qui végétait dans le couloir de la mort depuis 7 ans, sursis dû aux pressions internationales pour empêcher la pendaison cette mère de famille dont le cas est celui de beaucoup de femmes iraniennes.

Fatemeh Haghighat-pajouh est l’une de ces millions d’iraniennes démunies qui acceptent de vendre leur corps dans un mariage dit provisoire qui est la version chiite de la prostitution. Un mariage pour la consommation sexuelle ou pour avoir une bonne à tout faire gratuite et qui couche. C’est en mars 2001 que Fatemeh Haghighat-pajouh alors âgée de 30 ans a tué son pseudo-mari toxico après que ce dernier ait avoué avoir violé Zahra, sa fille de 15 ans. Selon l’accusée, il avait beaucoup ri et promis de veiller sur Zahra, qui serait désormais « sa petite protégée ». Fatemeh (ci-dessous) a alors perdu la raison.

FatemehLe mari violeur était alors parti se défoncer dans la pièce voisine. Folle de rage, Fatemeh l’étrangla avec son foulard, avant de découper le corps pour le sortir de chez elle. Elle partit ensuite à Mash’had chez sa famille, mais elle fut arrêtée 6 mois après et rapidement condamnée à mort. Il y a une dizaine de meurtres de maris violents sous le régime des mollahs où la femme n’a aucun droit (et n’obtient rien après le divorce). Il y a aussi beaucoup d’infanticides de parents désespérés. Il n’est pas possible de lire la page des faits divers sans finir en larmes.

Nous avions lancé il y a deux ans un appel sur ce site pour sensibiliser l’opinion sur son cas, d’autres ont agi aussi dans ce sens aux quatre coins du monde. Cela n’a pas suffi : il y a deux jours, la direction de la prison a demandé à ses deux filles de se munir de leur acte de naissance pour venir chercher le corps de leur mère qui allait être pendue dans 48 heures.

Et ce régime, qui aime les symboles, l’a pendue le 26 novembre au lendemain la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes.

© WWW.IRAN-RESIST.ORG

3 réponses à “Iran : La petite histoire d’une condamnée à mort”

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  1. Qu’ajouter à cette barbarie, ce pays ne se relèvera jamais du pouvoir des mollhas représenté par deux diables en puissance Khomény et almadhinejhab.

  2. “Folle de rage, Fatemeh l’étrangla avec son foulard, avant de découper le corps pour le sortir de chez elle.”

    Pas cher payer pour avoir violé la gamine.
    Je vais choquer mais il y a cruauté et cruauté et la femme n’a fait que suivre son coeur révolté.
    Il y a des moments où la barbarie humaine est si intolérable qu’il faut aucune tolérance.

  3. l’histoire est horible! mais:
    végétait dans le couloir de la mort depuis 7 ans, sursis dû aux pressions internationales pour empêcher la pendaison !
    J’ai peur d’imaginer ce que doit etre la prison iranienne pour une femme !
    Mais je prefereré en finir vite plutot que
    financer mon assasin et tortionaire pendant 7 longue années sans chance de sortir !
    c’est mon avit et j’espere avoir choquer personne!

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