Jeannette Bougrab : «Je ne connais pas d’islamisme modéré»
Jeannette Bougrab, femme politique française d’origine algérienne, est Secrétaire d’État chargée de la Jeunesse et de la Vie associative.

En Tunisie, au Maroc et en Egypte, on assiste à une poussée des islamistes. Cela vous inquiète-t-il ?
JEANNETTE BOUGRAB. Oui. C’est très inquiétant. Je ne connais pas d’islamisme modéré.
Il ne faut pas croire ceux qui se présentent - ou que l’on qualifie - de « modérés » ?
Non. L’égalité ne peut pas être à géométrie variable. L’Etat de droit se mesure notamment en fonction du degré ou du respect des droits des femmes et je n’accepte pas l’idée qu’on puisse fonder une Constitution sur la charia, système religieux fondamentalement inégalitaire. La démocratie n’est pas un supermarché où l’on pourrait prendre uniquement ce qui nous fait plaisir.
Ces « modérés » disent que la charia peut n’être qu’une source d’inspiration…
Il n’y a pas de charia light. Je suis juriste et on peut faire toutes les interprétations théologiques, littérales ou fondamentalistes que l’on veut, mais le droit fondé sur la charia est nécessairement une restriction des droits et libertés, notamment de la liberté de conscience, car l’apostasie est interdite. Il n’est pas possible de se convertir. Les mariages mixtes ne sont pas reconnus.
Une femme musulmane ne peut pas se marier avec un non-musulman. Aux yeux de certains, ce n’est peut-être pas grave si des femmes doivent désormais être voilées ou si demain elles n’ont plus les mêmes droits. Pas pour moi. Je ne transige pas sur cette question de l’égalité juridique. Et il faut être attentif au double langage.
Le discours de la diplomatie française, plutôt mesuré envers ces régimes, devrait être plus ferme ?
Je ne suis pas ministre des Affaires étrangères. Je réagis en tant que citoyenne, en tant que femme française d’origine arabe. Je sais le prix qui a été payé par les gens qui sont restés de l’autre côté de la Méditerranée, notamment au moment du terrorisme islamiste qui a fait plus de 200 000 morts en Algérie. Je suis d’ailleurs contente de voir qu’à Alger une loi est adoptée pour interdire la constitution de partis politiques par les anciens du FIS.
Alain Juppé a félicité les dirigeants d’Ennahda en Tunisie et du Parti de la justice et du développement au Maroc…
Il ne s’agit pas de rompre les liens diplomatiques avec le Maroc. En 2003-2004, dès les premières années de son règne, Mohammed VI a modifié la Moudawana (Code de la famille) pour réduire la polygamie, la répudiation et interdire les mariages précoces. Va-t-on revenir sur ces textes ? En Egypte, on a vu les violences dont sont victimes les chrétiens coptes. Aujourd’hui, sur la place Tahrir, des femmes sont agressées parce que ce sont des femmes. Ben Ali ou Moubarak avaient agité le chiffon rouge des islamistes pour obtenir le soutien des pays occidentaux. Mais il ne faudrait pas tomber dans l’excès inverse. Moi, je ne soutiendrai jamais un parti islamiste. Jamais. Au nom des femmes qui sont mortes, de toutes celles qui ont été tuées, notamment en Algérie ou en Iran, par exemple, parce qu’elles ne portaient pas le voile.
La France aurait-elle dû être plus exigeante au moment où les nouvelles autorités libyennes ont parlé de charia ?
Le président de la République a assuré que la France serait très vigilante sur la question du droit des femmes et de la liberté religieuse. Les manifestations d’ouvriers, de femmes, de jeunes qui se déroulent en ce moment à Tunis ou au Caire, pour réclamer le respect des principes d’égalité et de laïcité, montrent que les choses ne sont pas jouées. Je me refuse à croire qu’il y aurait une sorte de malédiction sur ces pays arabes, que le choix devrait se résumer entre les dictateurs et l’islamisme, entre la peste et le choléra.
Mais il y a eu des élections…
Parfois la dictature est venue des urnes. Je fais partie de celles qui estiment qu’on peut interdire des partis politiques fondés sur des pratiques qui portent atteinte à une Constitution. C’est ce qui se passe en Allemagne avec l’article 21 de la loi fondamentale. L’histoire a montré aux Allemands que la démocratie peut être fragile.
Plus de 30 % des Tunisiens de France ont voté pour Ennahda aux législatives…
Oui et cela montre un vrai échec. Alors que les jeunes en Tunisie ont risqué leur vie pour la liberté, les forces conservatrices sont aussi venues de France. Je trouve choquant que ceux qui ont les droits et libertés ici aient donné leur voix à un parti religieux. Je pense à ceux qui, dans leur pays, ont été arrêtés, torturés pour défendre leurs convictions. On leur a en quelque sorte volé la révolution.
Paru sur Le Parisien
Merci à Jacques.
Cliquez sur l'image pour revoir les Assises !
BRAVO !
Tout est dit.
Quels autres responsables politiques vont suivre ? Serai-elle la seule à dire tout haut….
Allez les responsables… un peu de courage !
L’islam “modéré” est une création sémantique des occidentaux qui n’a jamais été reconnue voire même déniée (Erdogan) par les pays mahométans ; la prétention cynique de ces mêmes “zélites” occidentales voudrait que cet islam perde son aigreur et son agressivité en se diluant dans les sociétés occidentales : ces apprentis sorciers vont bientôt goûter à l’amère réalité de leurs délires . “Modération” fantasmée bien utile également pour que se poursuive l’invasion migratoire en cours sans effrayer les moutons occidentaux (la France a toujours été une terre d’accueil , tu parles !).
10 mn jubilatoires d’écoute : http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=wVMx93zi45o
Rien à voir avec l’article:
Je trouve qu’elle ressemble à Nefertiti
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/1/1f/Nofretete_Neues_Museum.jpg
taqyia tout n’est que taqyia………
A quand quelqu’un qui dénoncera la tromperie sur « l’islam modéré » ?
Pourquoi, du reste, doit-on dire « islam », et non « islamisme » ? après tout, on dit christianisme, catholicisme, protestantisme, judaïsme, bouddhisme, shintoïsme, caodaïsme, zoroastrisme, paganisme, animisme etc etc.
il faut passer et repasser cette declaration de Mme Bougrab, qui d’origine algérienne connait mieux que nous, occidentaux, l’islam et la civilisation qui en découle. cela devrait ouvrir les yeux de beaucoup de Francais intoxiqués par leurs hommes (et femmes!) politiques de gauche (surtout) comme de droite.
Merci Madame La Ministre, il est plus que temps !
Il y a un islam ,celui de Mahomet que les fondamentalistes revendiquent à juste titre… assez de manips!
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04 Décembre 2011 Il
Radical ou modéré, c’est l’islamisme
Par : Mustapha Hammouche
“Nous n’avons aucun a priori sur les partis à référence religieuse dès lors qu’ils respectent les règles du jeu démocratique et les droits de l’Homme”, vient de dire Claude Guéant à la veille de son arrivée à Alger.
Nos partenaires, par ailleurs inquiets du péril vert qui frappe à leurs banlieues, semblent chercher le moyen de s’accommoder des résultats des urnes du Printemps arabe. Certes, la souveraineté populaire, qui s’exprime à travers ces élections, mérite d’être respectée comme telle. Mais, il n’est pas nécessaire d’en rajouter en évoquant un islamisme compatible avec les droits de l’Homme.
L’invention de “l’islamisme modéré”, concept de pure mystification, qui s’opposerait au “radicalisme” n’est pas le fait des islamistes. Il est le fait de ceux qui nous incitent à nous en accommoder.
Même si certains mouvements et partis assument tacitement l’étiquette de “modérés”, il n’y a qu’un seul islam politique, celui qui prescrit de substituer aux principes humains d’organisation de la société les directives divines telles que formulées par ses prédicateurs.
Mais si l’appréhension est perceptible, on s’accoutume lentement à la fatalité du fondamentalisme comme successeur nécessaire du despotisme militaire et rentier dans les pays musulmans.
L’expérience algérienne, encore vécue comme une illustration de la faute à ne pas rééditer, sert d’argument tacite à la nécessité de s’accommoder de l’arrivée des islamistes au pouvoir dans les pays voisins.
Cette expérience est d’autant plus redoutée que la rupture du processus électoral a été reniée, dans sa portée politique et historique, par la pratique politique ultérieure en Algérie même ; en se déjugeant de fait, elle a condamné un acte de sauvegarde républicaine comme faute contre la démocratie.
Chez nous, l’islamisme n’est plus combattu que dans sa manifestation terroriste armée. Il n’a pas remis en cause le système de contrôle des mœurs sociales et des consciences individuelles.
À l’heure où l’on fait croire que l’islamisme n’as pas pris le pouvoir en Algérie, un jeune est condamné à cinq de prison, sur délation d’un vigilant voisin, pour apostasie. Les Algériens sont surveillés, dans leur pratique des rites, dans leur expression, dans leur tenue et dans leur consommation, par un grand frère qui associe les institutions de l’État zélé dans sa fonction de gardien de la rigueur religieuse et une société où sévissent de patentés vigiles.
L’Algérie, qui voulait s’en prémunir, s’est retournée contre elle-même pour faire la pédagogie de la fatalité islamiste !
En dépit de la véritable leçon algérienne — l’effet meurtrier de la tolérance de l’intolérance —, la convergence pour un islamisme de région est en marche.
À l’inverse de son collègue de l’Intérieur, la ministre française de la Jeunesse, Jeannette Bougrab, ne se fait pas d’illusions : “Le droit fondé sur la charia est nécessairement une restriction des libertés, notamment de la liberté de conscience.”
Cette conviction l’amène à une claire position : “Je ne soutiendrai jamais un parti islamiste.
Jamais. Au nom des femmes qui sont mortes, de toutes celles qui ont été tuées, notamment en Algérie ou en Iran.”
Elle n’a visiblement pas cette capacité d’oublier qui fait le lit de toutes les compromissions.
M. H.
musthammouche@yahoo.fr
N’hésitez pas à faire circuler cette vidéo ; Wafa Sultan : http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=lmNClo_aYgE
Tiens, un membre du gouvernement qui n’a pas sa langue dans sa poche…
Jeanette Bougrab tranche de façon spectaculaire avec la pensée unique UMPS dans ce domaine. Elle ne va pas tarder à se faire rappeler à l’ordre par le sex toy de Carla aux amis duquel elle a du faire de la peine.
BRAVO également.
Voilà une vraie femme d’origine Algérienne (avec un grand A) comme on aimerait en voir plus souvent et qui mérite pleinement d’être Française contrairement aux autres muzz qui insultent et crachent sur la France (on devine de quel bord ils sont, ces parasites).
Il n’y a pas d’islamisme “modéré” c’est pourtant plus que clair quand on voit comment évolue ces régimes nauséabonds. Enfin, le mot qui sort souvent de la bouche de nos politicons et zélites débiles n’attendra pas de voir la catastrophe que cela va produire !
Et pour l’islam comment voulez-vous que des gens qui vivent à travers de chacun de leurs actes de cette “religion” puissent être “modérés”. Avez-vous lu les forums où même une connevertie demande si elle peut dire bonjour à un non-muzz. Tandis que les jeunes muzz apprennent que les infidèles finiront en enfer et autres coraneries…
moi je crois que meme benladen etait plus sympa que mohamed
car ce mohamed etait 1pilleur de caravanes 1tueur 1violeur de petites fille et j`en passe .
Voilà une Algérienne qui sait ce que parler Français veut dire !!
Elle me connait pas d’islaMISME modéré…évidemment !
L’islaMISME correspond, par définition, à la conception intégriste de cette secte…
Donc un intégrisme ne peut être modéré !
En revanche, l’on aurait aimé qu’elle nous dise qu’elle ne connait pas d’ISLAM modéré…
Ce qu’elle ne dit absolument pas !!!
Car même Erdogan dit qu’il n’y a pas d’islam modéré mais un islam tout court, ce qui veut dire implicitement qu’il n’y a pas de différence de nature au sein de cette idéologie mais simple différence de degré et donc passage simple d’un pôle à l’autre…
@Zarbi:
ça fait toujours plaisir de revoir Wafa Sultan!Quelle femme!
@Zarbi:
ça fait toujours plaisir de revoir Wafa Sultan!Quelle femme!!!
…et de trois,s’cusez je vois double!
Quand on entend les déclarations des islamistes à l’instant même où ils accèdent au pouvoir, et la mise en application immédiate de leur programme, on à quelques raisons de s’alarmer.
Ceux de nos politiques qui se cachent la tête dans le sable se rendent coupables de non dénonciation de génocide, et ultérieurement de crime contre l’humanité !
Ce sont des fauteurs de guerre !
Courageuse, mais pas suicidaire, Madame Jeannette Bougrab. Elle sait qu’il faut dire « islamisme » et non « islam ».
Abdelhalim Kendil. Cofondateur du mouvement Kifaya
«Cette élection a été plus une guerre des religions qu’une bataille politique»
le 03.12.11
Etes-vous surpris des tendances de la première phase des élections qui confirment l’avancée des islamistes ?
Surpris non. L’arrivée en tête des Frères musulmans dans cette première élection libre et démocratique était prévisible. J’avais prédit qu’ils allaient obtenir jusqu’à plus de 40% des voix. Il faut rappeler que la confrérie des Frères musulmans est la mieux organisée, la mieux structurée et disciplinée de toutes les forces politiques du pays. Mais la grande surprise, c’est la percée des salafistes. Leur parti, Hizb Enour, rivalise sérieusement avec les Frères musulmans dans plusieurs circonscriptions, même à Alexandrie. Pour moi, c’est la surprise de cette élection. Ces deux partis peuvent obtenir plus de 50% des sièges au Parlement. Cela dit, il faut attendre les deux phases des élections qui ne suivront pas forcément la même tendance.
Par ailleurs, l’autre surprise est le score important réalisé par El Kotla El Masrya, sous l’égide du parti de Naguib Sawirris, Les Egyptiens libres. Ce parti sans base électorale arrive en tête dans plusieurs circonscriptions, et c’est le parti qui fait le poids face aux islamistes.
-Quelle lecture faites-vous justement de ces premières tendances ?
Nous avons assisté, à l’occasion de cette élection et pendant la campagne électorale, non pas à une bataille politique entre les forces en présence, mais plutôt à une guerre religieuse. Les islamistes appelaient à voter pour la «charia Allah» (la justice de Dieu). Ils promettaient aux gens le paradis en se présentant comme étant les représentants de Dieu sur la terre. Ce discours passe facilement chez les populations pauvres, où l’ignorance fait des ravages. Ils exploitent la misère des gens. Et les islamistes surfent sur la vague et exploitent à fond la religiosité des Egyptiens. La répression contre les Frères musulmans durant quatre décennies et leur «victimisation» ont fait qu’une bonne partie des Egyptiens pensent que c’est un devoir de leur faire justice. Il y a également une sorte de culpabilité chez les citoyens qui pendant longtemps ont laissé les Frères musulmans faire face seuls à la cruauté du régime de Moubarak. Mais pas seulement, tous les autres courants d’opinion ont subi les foudres de l’ancien régime. Et en filigrane, nous avons assisté à un vote-sanction.
Le parti des Egyptiens libres, quant à lui, a mobilisé ses troupes essentiellement chez les Coptes en brandissant la menace islamiste. Donc, nous avons assisté en gros à une confrontation à caractère religieux. Alors que si l’on prend les deux partis, les Frères musulmans et les Egyptiens libres, nous constatons qu’ils se rejoignent sur le plan doctrinal. Ils sont tous deux des partis de libéraux au sens économique, des partis de droite, les uns barbus, les autres en costume-cravate.
-Au sein de l’opinion émanent des craintes en cas de victoire des islamistes, pensez-vous que cette peur est justifiée ?
Effectivement, il y a des pans entiers de la société qui craignent le pouvoir des islamistes, mais j’estime que cette peur est un peu exagérée dès lors que ce courant existe depuis longtemps dans la société égyptienne. Les Frères musulmans sont nés en Egypte et avaient un pouvoir social sans que cela ne fasse peur aux gens. Certes, leur orientation idéologique est contraire à la logique de l’histoire, mais cette confrérie n’est qu’un courant politique et idéologique parmi tant d’autres. Les Egyptiens vont respecter le verdict des urnes. Maintenant, il y a des principes sur lesquels les Egyptiens sont intransigeants.
Les libertés démocratiques chèrement acquises, la liberté de conscience, les libertés individuelles et le respect des droits et tous les droits de l’homme. Nous n’avons pas fait une révolution pour faire tomber une dictature pour, ensuite, donner naissance à un pouvoir tyrannique. Encore une fois, l’épreuve du pouvoir va s’avérer très compliquée pour les islamistes. Concrètement, ils n’apportent pas de réponses claires et justes aux problèmes économiques et sociaux auxquels font face les Egyptiens. Moi, je préfère attaquer les islamistes sur ces questions. Les Frères est un parti de droite qui rejoint les libéraux sur le fond. Ils travailleront les intérêts de la finance et des compradores. Ce n’est pas pour rien que les Occidentaux vont applaudir leur victoire.
-Mais certaines fractions de la jeunesse révolutionnaire sont déçues du virage que prend leur révolution et parlent d’un hold-up par les urnes. Qu’en pensez-vous ?
Il y a lieu de rappeler, à ce sujet, que la révolution du 25 janvier n’avait pas de direction et qu’elle était interclassiste. Elle est traversée de beaucoup de courants politiques et idéologiques unis pour renverser le régime, mais qui divergent sur le modèle à donner au pays.Une troisième vague révolutionnaire est à prévoir et, cette fois-ci, elle sera dirigée contre les Frères musulmans parce qu’incapables de répondre aux aspirations portées par la révolution. Les gens vont vite découvrir que les Frères musulmans est un parti qui défend les intérêts de la finance et qui n’a rien à voir avec cet «angélisme» religieux, dans lequel ils se drapent. Cela dit, il faut leur donner la possibilité de gouverner. On dit souvent qu’il faut les mettre à l’essai. Cependant, il y a lieu de rappeler que les islamistes ont déjà gouverné, à savoir les shebab(s), proches des Frères, en Somalie avec les résultats que l’on sait, en Irak, au Soudan où ils ont disloqué le pays et sans parler des pays du Golfe avec ces régimes de dinosaures.
Hacen Ouali
WATAN
CHARIA,islam modéré et démocratie
LA CHARIA, LE LICITE ET L’ILLICITE (hallal, haram)
le lundi, 07/11/2011.
L’astuce de présenter les interdits alimentaires comme une émanation d’une volonté supérieure est observée aussi bien dans l’Ancien Testament que dans le Coran. Affirmer plus franchement que ces prescriptions ont pour seule finalité l’enfermement du croyant dans une norme culpabilisante où, à chaque instant, celui-ci craint l’égarement, aurait vu la diffusion des sectes monothéistes beaucoup moins couronnée de succès. Le judaïsme a réalisé un travail pesant dans la distinction entre le licite et l’illicite dans le Pentateuque et l’islam se contentera d’en reprendre une bonne partie. Mille quatre cents ans après l’invention de l’islam, les phobies alimentaires demeurent toujours extrêmement prégnantes dans le monde musulman. L’obsession du halal devient même une mode aux allures revendicatrices chez de nombreux jeunes musulmans : exécrer le porc devient un symbole de vertu alors que n’importe quel bon vivant non frustré par une religion castratrice s’égaillera à l’idée que “dans le cochon tout est bon“. Quel consommateur non halal ne s’est jamais senti insulté ou méprisé quand un obsédé du halal affiche son dégoût du porc ? Lorsqu’un fanatique des interdits coraniques demande, inquisiteur, la composition précise du met qui lui est aimablement proposée, comment ne pas être vexé par cette suspicion qui se porte aussi sur celui qui offre ? Spécificité culturelle ou progression rampante d’une idéologie de rejet ? Ce que les pleutres acceptent comme une prétendue spécificité culturelle (la véritable culture n’enferme pas l’individu) est en fait la progression rampante d’une idéologie de rejet de la différence. Récemment, une campagne d’affichage d’Isla Délice pour la promotion des produits halal montre divers animaux clamant qu’ils sont “fièrement halal“. Quand on sait que ces bestioles finiront égorgées, on mesure mieux le caractère provocateur de cette campagne dont le slogan décrypté serait plutôt : “le halal est l’étendard de l’islam“. Ce qui, incidemment, montre aussi que les amateurs de halal sont encore loin d’avoir pris conscience de la nature barbare du rituel imposé. Le concept de nourriture halal ne se limite pas à la distinction, qu’on pourrait juger anecdotique ou simplement gastronomique, entre les aliments autorisés et ceux interdits. Opposer le halal au haram relève de la même phobie de l’altérité qui a poussé l’islam à scinder le monde en deux parts, le monde de l’islam et le monde de la guerre. C’est l’un ou l’autre, sans zone alternative où les non musulmans pourraient vivre en paix. L’obsession de la nourriture halal est celle du pur face à l’impur, du fidèle face à l’infidèle, de l’élu face au mécréant. La dichotomie du “comme moi ou différent de moi” est en fait celle du “avec moi ou contre moi” qui constitue un très efficace facteur de haine et de guerre. L’obsession de la nourriture halal est celle du pur face à l’impur, du fidèle face à l’infidèle, de l’élu face au mécréant. Dans le verbiage islamique qui se repaît de nourriture “autorisée“, le non musulman est à l’image des mets qu’il consomme : un impur. On sait, depuis la Bible, que l’impureté se transmet par contact : le texte assène que, lors des règles, l’impureté de la femme dure une semaine et se transmet à quiconque la touche ainsi qu’au lit ou au siège qu’elle utilise et à tous ceux qui touchent ce lit ou ce siège (Lévitique, 15.19-30). Comme l’islam se réclame du mythe abrahamique, la sentence vaut donc aussi pour lui : on comprend bien que quiconque aura ingéré un aliment déclaré impur sera, physiquement, lui aussi affecté par la souillure. L’infidèle qui n’a que faire des phobies alimentaires musulmanes n’est qu’un sous-individu que le Coran sait accabler dans d’innombrables versets de haine et de mépris. Et scinder l’humanité entre des individus purs et supérieurs et d’autres impurs et inférieurs a un nom : le racisme.
JB
Islamisme et liberté de conscience
Le Coran ne prononce pas la peine de mort pour les apostats, mais elle est énoncée explicitement dans des hadiths (paroles de Muhammad). C’est le cas de l’un des six livres majeurs sunnites al-Jaami al-Sahih (en arabe: الجامع الصحيح, le recueil authentique, Sahih = authentique) réunis par l’Iman Muhammad ibn Ismail al-Bukhari (810-870), et plus communément appelé Sahih al-Bukhari (en arabe: صحيح البخاري). Il s’agit de:
“J’ai entendu le prophète dire, “à la fin des temps, apparaîtront de jeunes gens aux idées folles. Ils parleront bien, mais ils sortiront de l’islam comme une flèche sort de son jeu, leur foi ne dépassera pas leur gorge. Ainsi, partout où vous les trouvez, tuez les, il y’aura une récompense pour ceux qui les tueront au jour de la résurrection. ” Sahih al-Bukhari Volume 6, livre 61, Numéro 577.
“Celui qui abandonne sa religion islamique, tuez-le.” (Sahih al-Bukhari Volume 4, Livre 52, Numéro 260).
C’est sur cette base que l’article 306 de la Constitution de Mauritanie dit: “Chaque Musulman coupable du crime d’apostasie, soit par mot ou par action, sera invité à se repentir sur une période de trois jours. S’il ne se repent pas dans cette limite du temps, il sera condamné à mort comme un apostat et sa propriété sera confisquée par la Trésorerie.”
L’apostasie est non seulement très sévèrement réprimée, elle est aussi très largement définie dans le droit musulman. Ceci est le thème de l’article de cette rubrique. Cet article est extrait du “Dictionnaire du Coran” (Robert Laffont, Collection Bouquins, septembre 2007), et a pour auteurs Marie-Thérèse URVOY et Eric CHAUMONT. Il est reproduit en trois parties sur le site “Studia-Arabica”:
Dans ce système, la liberté religieuse, plutôt que la liberté de conscience, n’est pas reconnue aux musulmans, et l’apostasie s’y trouve punie de mort (si l’apostat est pubère, doué de ses facultés rationnelles et libre de ses choix). Deux hadiths sont habituellement invoqués pour justifier que l’apostat ou l’apostate – certains légistes hanbalites établissent une distinction entre l’un et l’autre – doit être mis(e) à mort. Le premier est : « Qui change de religion, tuez-le [man baddala dînahu faqtulûhu] » - on a bien entendu compris « le musulman ou la musulman(e) qui change de religion » - et le second rend licite le sang d’un homme musulman abjurant sa religion (rajul kafara ba’da islâmihi). Sur ce principe, il y a un tel consensus (ijmâ’) parmi les ouléma qu’il permet de se passer de référence coranique. L’apostasie étant un crime vis-à-vis de Dieu plus que vis-à-vis de la communauté, le repentir (tawba) de l’apostat a pour effet d’annuler son châtiment. Cependant, à la question : « Est-il obligatoire d’appeler l’apostat à se repentir ? », les réponses sont partagées.
La sévérité du droit musulman à l’endroit de l’apostasie emprunte sans doute plus encore à l’histoire – telle que la rapporte la Tradition – du premier âge de l’islam qu’au Coran et au Hadith (même si l’argument par l’histoire, lorsque celle-ci n’est pas enregistrée dans le Hadith, n’apparaît que très rarement dans les écrits des légistes). Les « guerres d’apostasie [hurûb al-ridda] », la première « crise » (fitna) de l’islam, ont été durement réprimées, et, dans l’imaginaire musulman entretenu par l’historiographie, cette répression était nécessaire pour assurer la simple survie de la communauté naissante. L’« apostasie » de ces tribus était partielle : elle n’affectait pas la reconnaissance formelle de l’islam mais le volet légal qui lui était associé. Depuis, la question de savoir si, à côté de la foi, les actes font ou ne font pas partie intégrante de la définition de la qualité de musulman n’a cessé d’occuper les théologiens.
Dans les textes normatifs musulmans aussi l’islam est indivisible, et il n’y a pas que celui ou celle qui renie l’islam en son intégralité qui est susceptible d’être qualifié(e) d’apostat(e) ; qui nierait tel ou tel aspect de l’islam réputé essentiel à sa définition court aussi le risque d’être accusé d’apostasie. Affirmer, par exemple, que le Coran ne s’adresse qu’aux Arabes du temps de sa révélation et, éventuellement, à la communauté qui s’est constituée autour de lui, qu’il n’a pas vocation universelle en somme, est un acte d’apostasie. Nier le caractère obligatoire des cinq prières quotidiennes – plus que ne pas les effectuer – ou des aumônes sharaïques en est un autre. Il est arrivé que la pratique de sorcellerie (al-sihr) soit considérée comme un reniement de l’islam. L’apostasie est non seulement très sévèrement réprimée, elle est aussi très largement définie.
De nos jours, dans certains pays musulmans, des chrétiens se convertissent sans conviction pour se marier avec des musulmanes ou pour accéder à des fonctions réservées aux musulmans. S’ils ne pratiquent pas, ils risquent d’être accusés d’apostasie. Aussi demandent-ils l’application du seul Coran, qui ne prononce pas la peine de mort. Au début du XXe siècle, Muhammad ‘Abduh, grand mufti d’Egypte, avait déclaré que la mise à mort de l’apostat s’expliquait au début de l’islam, où l’on craignait la désertion et l’abandon, mais que, son triomphe étant acquis, cette peine n’avait plus aucune justification. Certains « réformateurs » actuels reprennent à leur compte ces réflexions et passent, un siècle plus tard, pour très courageux. Dans la première rédaction de la charte des musulmans de France, la « liberté de changer de religion » était affirmée. Certains groupes de pression ont obtenu qu’elle ne figure plus dans la rédaction finale de 2000.
JB
En même temps quand on sait que nos dirigeants lèchent le cul et aident des régimes islamistes sans complexe, c’est déjà un grand pas de dire ça !
Et un mouton me sort “mais “ce n’est que” des islamistes “modérés”" le lavage de cerveaux des merdias marchent bien…
HOLLANDE ET L’IMMIGRATION : sa politique.
L’équipe de campagne du candidat socialiste François Hollande a créé, à côté d’un conseil politique, des pôles thématiques parmi lesquels celui consacré à l’immigration et à l’intégration dont fait partie Hacen Boukhelifa, avocat à Paris et à Marseille et professeur de droit des étrangers, en qualité d’expert.
-Quel sera votre rôle au sein de ce pôle immigration-intégration du candidat socialiste François Hollande ? Quelles seront vos propositions ?
Comme d’autres experts qui vont alimenter ce pôle, mon rôle est d’apporter, d’ici janvier au plus tard, un certain nombre de propositions concrètes à François Hollande pour une réforme globale du droit des étrangers lui-même, à savoir le code d’entrée et de séjour des étrangers en France (l’ordonnance du 2 novembre 1945 qui a été modifiée à plusieurs reprises). Nicolas Sarkozy, lorsqu’il était ministre de l’Intérieur, avait décidé d’unifier l’ensemble des textes de loi dans le code d’entrée et de séjour des étrangers en France, en vigueur depuis le 24 juillet 2006, mais celui-ci tend à un durcissement croissant des conditions d’entrée et de séjour en France.
Ce code ne concerne pas les Algériens, lesquels sont soumis, depuis 1968, à une convention bilatérale dont la dernière modification a eu lieu le 11 juillet 2001. Ma première mission c’est de réformer d’une manière globale le code d’entrée et de séjour des étrangers en France en réaffirmant que la France c’est le pays des droits de l’homme, et que nous devons respecter la dignité des étrangers présents sur le territoire français. Par ailleurs, lorsqu’un refus de séjour leur est opposé, les étrangers en situation irrégulière doivent être raccompagnés dignement dans leur pays d’origine, et surtout ne pas être stigmatisés.
L’une des premières réformes que j’ai proposées, elle est symbolique, mais combien importante, concerne les conditions d’accueil des étrangers dans les préfectures et sous-préfectures, il est inadmissible que pour, soit une première demande de carte de séjour, soit pour un examen de situation administrative ou pour un renouvellement d’un simple récépissé de demande de carte, les étrangers n’aient pas de rendez-vous fixe, soient obligés de faire la queue, la veille, la nuit, dans le froid ou sous la pluie, pour qu’à 8 heures du matin, on distribue une centaine de tickets et qu’on dise aux autres de repartir chez eux. Je suis praticien du droit des étrangers et je sais très bien comment dans certaines préfectures et sous-préfectures on accueille les étrangers. Nous voulons donner, par circulaire certainement, à toutes les préfectures et sous-préfectures, des moyens de recevoir dignement les étrangers et surtout en uniformisant le droit des étrangers dans la mesure où malgré les textes de loi, malgré les règlements, l’accueil des étrangers et même la pratique elle-même du droit n’étaient pas appliqués d’une manière uniforme dans toutes les préfectures.
-Y a-t-il trop d’immigrés en France ?
Absolument pas. François Hollande a très bien compris que toutes ces déclarations auxquelles on assiste, depuis un an, sont faites sciemment par le ministre de l’Intérieur et de l’Immigration certainement sur ordre du président de la République dans le seul but de stigmatiser ces étrangers et obtenir les voix de la frange la plus extrême de l’électorat de droite. Il y a un certain nombre de statistiques, notamment de l’INSEE, sur la nécessité d’avoir dans certains secteurs d’activité une main-d’œuvre étrangère. Par la circulaire du mois d’août dernier, Claude Guéant a limité l’activité salariée des étrangers sur le territoire français par la suppression de 16 métiers sur les 30 qui leur étaient ouverts.
C’est une circulaire que je qualifie de honteuse, dans la mesure où on sait très bien qu’elle ne concerne en rien les étrangers qui font des demandes de visa d’installation pour pouvoir travailler sur le territoire français et dont le nombre est à peine de 20 000 entrées sur le territoire français chaque année, mais elle concerne plutôt des étrangers qui sont déjà sur le territoire français, la plupart en situation irrégulière et dont certains secteurs sont en demande croissante d’activité salariée. Cette circulaire est inefficiente et on a bien compris dans le pôle immigration-intégration du candidat François Hollande, que cette mesure est une goutte d’eau qui cible l’activité salariée de ces étrangers pour masquer l’océan du chômage de masse.
-Les faux et fraudes sont-ils très répandus parmi les étrangers ?
Il y a un certain nombre de problèmes sur lesquels on va se pencher dans le pôle immigration pour apporter des solutions concrètes, et là où on va surtout mettre le doigt, c’est sur ces marchands de sommeil, tous ces chefs d’entreprise qui profitent de la dureté des circulaires sur le droit du travail des étrangers. En vérité, cela se retourne contre Claude Guéant lui-même puisque cela permet à certains chefs d’entreprise en France de ne pas déclarer leurs salariés étrangers en situation irrégulière, de faire des fraudes aux cotisations sociales.
-Toutes ces mesures annoncées par le ministre de l’Intérieur concernent-elles les Algériens ?
Elles ne les concernent pas officiellement, les Algériens étant soumis à la convention bilatérale du 27 décembre 1968, modifiée le 11 juillet 2001. Lorsque Claude Guéant s’exprime, il ne cible pas une nationalité en particulier, sauf lorsqu’il a désigné les Comoriens qui n’ont jamais eu de problème d’intégration malgré ce qu’il dit, à Marseille. Vu le passé entre la France et l’Algérie et les liens unissant les deux pays, il ne peut pas prendre la responsabilité d’avoir des propos diffamants et racistes envers les Algériens. Cela étant, j’ai l’intime conviction que Claude Guéant, lorsqu’il s’exprime sur les étrangers, vise en particulier les ressortissants maghrébins et même les Français d’origine maghrébine.
Mais en l’état actuel des choses, les réformes, les règlements qui ont été pris dernièrement ne s’adressent pas directement aux Algériens, hormis le cas de la circulaire du 31 mai 2011 qui concerne la restriction du changement de statut pour les étudiants étrangers. Cette circulaire va rendre quasiment impossible le changement de statut pour ceux qui ont fait de hautes études sur le territoire français et les amener, une fois qu’ils ont eu leurs diplômes, à immigrer vers le Canada, les Etats-Unis, puisque la France les forme, mais leur refuse le droit, alors qu’ils ont un contrat à durée indéterminée de travail sur le territoire français. D’ailleurs, le sociologue français d’origine algérienne El Yamine Soum, auteur du livre La France que nous voulons pointe du doigt cette problématique qui fait que la France est à la traîne dans ces questions et ce, par pure idéologie conservatrice électoraliste.
-Les Algériens rencontrent-ils des problèmes particuliers ?
Le problème qui me remonte le plus est celui ayant trait au visa de court séjour et à une restriction des visas d’installation, tout au moins des délais qui sont insupportables. L’une des mesures que nous prendrons, c’est en tout cas ma proposition sera de desserrer l’étau des visas d’affaires, d’installation, mais également des visas touristiques, avec la garantie d’un retour dont nous examinerons les mécanismes à mettre en œuvre pour ce faire. Il n’est pas question que l’on accepte qu’il y ait un détournement du visa de court séjour en vue de s’installer durablement sur le territoire français.
-Si François Hollande est élu en mai 2012, la gauche reviendra-t-elle sur les mesures restrictives prises par le gouvernement de Nicolas Sarkozy ?
Je vais pousser dans le pôle immigration-intégration pour qu’il y ait l’abrogation de la circulaire du 31 mai 2011 concernant les étudiants, l’abrogation de la circulaire de août 2011 concernant le travail salarié avec la réduction des métiers ouverts aux immigrés, et pour qu’on puisse permettre en matière de nationalité française un accès plus large à tous les étrangers qui résident en France depuis plus de cinq ans.
-L’Etat algérien a-t-il intérêt à conserver la convention bilatérale ou à s’aligner sur le droit commun ? L’accord de 1968 continue-t-il à être favorable aux Algériens ?
La convention bilatérale franco-algérienne est complètement obsolète.
-Elle a pourtant été révisée…
Sa révision remonte à 2001. A mon sens, les Algériens n’ont pas intérêt à s’arc-bouter à une convention qui est aujourd’hui en deçà du droit commun, qui est dépassée, dans la mesure où un certain nombre de textes de droit commun, notamment le code d’entrée et de séjour des étrangers qui, dans certaines situations, sont beaucoup plus favorables aux autres étrangers que pour les ressortissants algériens. J’en veux pour preuve l’exemple de la carte de séjour «compétences et talent» - émanant de la loi du 24 juillet 2006 – qui ne s’applique pas aux ressortissants algériens dans la mesure où la convention bilatérale a été réformée en 2001. L’idéal serait soit qu’il y ait une réforme de cette convention bilatérale et qu’elle reprenne le droit commun, soit - et c’est une de mes propositions – qu’il y ait des négociations avec les Algériens pour rendre caduque cette convention.
-Il y a eu des séances de travail entre experts français et algériens l’année dernière, notamment…
Des travaux qui sont suspendus. L’intérêt de la France c’est d’avoir des relations de franchise, de respect et de véritable coopération avec le partenaire algérien dans la mesure où il y a des liens indéniables entre les deux pays, où une communauté algérienne importante vit en France, des Français d’origine algérienne, et surtout de ne pas faire de cette question du droit des étrangers un alibi pour ne pas s’entendre sur ce qui doit être réformé. Il faut qu’on arrive à une réforme de cette convention dans l’intérêt de la France, mais aussi de l’Algérie et de ses ressortissants.
-Si l’Algérie adhérait au droit commun qu’en serait-il des spécificités algériennes et de l’héritage des Accords d’Evian ?
Les acquis des Accords d’Evian se sont amoindris. La spécificité de la convention bilatérale issue des Accords d’Evian n’a plus aucune efficacité, les gouvernements français successifs ont promulgué un certain nombre de textes qui font que les ressortissants algériens soient aujourd’hui sous le droit commun, y compris pour la question de la nationalité française. Il faut qu’il y ait une réunion d’experts dès le début de la législature de François Hollande et que tout soit mis sur la table. Si les partenaires algériens souhaitent un certain nombre de spécificités qui découlent des accords d’Evian, elles devront être examinées, mais la négociation doit reposer sur l’intérêt de chacune des parties.
-En cas de victoire en 2012, la gauche demanderait-elle aux Français la réciprocité en matière de droit de séjour ?
Nous n’avons pas encore discuté cette question. Il est grand temps – après cinquante ans d’indépendance de l’Algérie - qu’il y ait entre la France et l’Algérie des relations de respect et de confiance mutuels et de réciprocité. Nous devons aujourd’hui avoir un partenariat sérieux, d’égal à égal, dans tous les domaines. D’une manière générale, la convention bilatérale c’est du droit international et l’une des bases du droit international c’est la réciprocité. Personnellement, je lutte depuis tant d’années, pour que nous ayons des relations avec l’Algérie telles que la France les a créées avec l’Allemagne. De mon point de vue il est grand temps de tourner la page en termes de spécifités.
interview du 3 déc à el watan.
pcc JB
Un article très intéressant à lire jusqu’au bout
L’islam est la tromperie la plus réussie de l’histoire de l’humanité (Amil Imani)
http://www.postedeveille.ca/2011/11/l-islam-est-la-tromperie-la-plus-reussie-de-l-histoire-de-l-humanite.html
«L’expression ‘islam modéré’ est laide et offensante, il n’y a pas d’islam modéré. Il y a l’islam tout court, c’est l’islam du coran » Premier ministre turc [Recep Tayyip] Erdogan 2007.
Il n’existe pas plus d’islamisme modéré qu’il n’a existé de nazisme modéré.
Elle a l’air de bien connaître son sujet. C’est vrai que sous régime islamiste elle n’aurait même pas été envoyée à l’école pour apprendre à lire et à écrire. Par ailleurs, un petit message à desouche, il est devenu impossible de se connecter au site et ça paraît définitif. Bien dommage car avec Bivouac, Riposte laïque, desouche et bien d’autres, j’avais comme beaucoup accès à des “sons de cloches” non-muselés. Ce que fait desouche actuellement en limitant totalement son accès, même si j’en comprends les raisons, est parfaitement contre-productif.
J’apprécie de lire ce que dit Jeannette Bougrab.
Cependant, je ne peux que noter qu’elle ne dit rien d’autre que ce que TOUS nous disons depuis des années.
C’est ce qui me dérange : nos propos ne peuvent être validés que s’ils sont exprimés par une femme d’origine maghrébine.
En 2011, il faut
être fou pour parler de folie
ivrogne pour parler d’alcoolisme
musulman pour discuter de l’islam
Ca me gonfle …
Heureusement, en tant que résistant, on peut parler de résistance.
Jeannette Bougrab accusée de haute trahison!!!!
>Jean-Paul Faugère, le directeur de cabinet de François Fillon, lui a reproché de remettre en cause la politique étrangère de la France, allant jusqu’à l’accuser de « haute trahison.
Et voilà, les dhimmis pro-islamistes ont peur de la réaction de leurs amis arabo-musulmans et réagissent à leur façon par l’injure et l’accusation ignoble. Les masques tombent!
Dire la vérité à propos de l’islam “modéré” devient un acte de trahison! C’est ce type qui devrait être accusé de trahison pour dissimuler sciemment la vérité au peuple.
Tout notre soutien à Jeannette Bougrab!
Par contre, Hilary CLinton: une femme à abattre (moralement et politiquement) femme soumise à son dieu soleil Hussein Obama
USA : Département d’État contre Liberté d’expression
En juillet dernier, la secrétaire d’État Hillary Clinton participait à une réunion à Istanbul avec le président de l’OCI pour discuter des modalités d’application de la résolution 16/18 sur la diffamation de la religion adoptée par consensus par le Conseil des droits de l’homme le 12 avril 2011. Un suivi de cette réunion aura lieu à Washington la semaine prochaine, à l’invitation de Mme Clinton. Dans le Wall Street Journal, Nina Shea et Paul Marshall appellent le président Obama à mettre un terme à cette folie
“En juillet dernier à Istanbul, la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton a co-présidé, avec l’Organisation de coopération islamique (OCI) basée en Arabie saoudite, une « réunion de haut niveau sur la lutte contre l’intolérance religieuse » .
Mme Clinton a invité l’OCI à Washington pour une conférence visant à endurcir les « muscles de respect, d’empathie et de tolérance ». Cette conférence doit se dérouler du 12 au 14 décembre.
Depuis plus de 20 ans, l’OCI exhorte les gouvernements occidentaux de limiter le discours sur l’islam. Sa charte contient un engagement de « lutter contre la diffamation de l’islam », et son plan d’action actuel appelle tous les États à adopter des « peines dissuasives » pour lutter contre l’islamophobie supposée.
En 2009, « l’Académie internationale du Fiqh [jurisprudence] islamique », un organe officiel de l’OCI, a émis des fatwas appelant à des restrictions à la liberté d’expression, y compris une « législation internationale » visant à protéger « les intérêts et les valeurs de la société [islamique] », et à des sanctions judiciaires pour l’expression publique d’apostasie de l’islam. Le Secrétaire général de l’OCI, Ekmeleddin Ihsanoglu, souligne que « nul n’a le droit d’insulter les croyances d’autrui ».
L’OCI ne propose pas de définition du discours qui devrait être banni, mais les pratiques de ses principaux membres fournissent des exemples. Des millions de bahaïs et d’Ahmadis, des mouvements religieux nés après Mahomet, sont condamnés à titre « d’insulteurs » de facto de l’islam, ils sont souvent persécutés par les gouvernements des nations membres de l’OCI, et attaqués par des justiciers. Ceux qui cherchent à quitter l’islam connaissent un sort similaire” (Source: Poste de Veille)
Rosaly
plus les jours passent et plus la politique actuelle des Américains devient perverse
sous Obama l’objectif est trés clair
favoriser un monde Arabe de plus en plus Islamiste
pourquoi ?? je n’en sais absolument rien
mais il se trame de curieux trucs a la Maison plus si blanche
au fait rappelons que le papa de Jeannette Bougrab est un ouvrier métallo, ancien Harki patriote Français et décoré à titre militaire, de la Légion d’ honneur, pendant la Guerre d’ Algérie
et Jean-Paul Fauxderche , le directeur de cabinet de Fillion , il est décoré de quoi ??
sans doute de l’ Ordre des Lèche-babouches ??
c’est grace a des stupidités pareilles que l’ UMP est en chute libre
et pour ces raisons qu’on y fait le ménages des fichiers d’ adhérents qui ont subi une sévère cure d’ amaigrissement liée a la Karcher et autres fariboles
tous ces “vieux” politicards de métier n’ ont pas encore compris que le Peuple de France n’ est plus aussi mouton qu’il le fut
il veut du parler vrai, sans langue de liège qui se métamorphose aux approches d’ élections
ce que semble avoir bien assimilé la candidate du Front National
comportement qui plait et pas seulement aux 23% de Français qui la suivront….voire même plutot 32% ……
Yéhoudi
D’accord avec toi! Obama ressemble de plus en plus à un soldat d’allah, le pion mis à la Maison Blanche par les Frères musulmans et les wahhabites, pour ébranler les fondements de l’Amérique et à sa suite tout l’Occident, afin d’établir le nouvel ordre mondial sous une seule idéologie. As-tu entendu parler du Chrislam: une fusion de l’islam et du christianisme, mouvement né aux U.S.A et qui a déjà contaminé des centaines d’Eglises. L’un des promoteurs du Chrislam serait Rick Warren, ce prêtre qui dans sa prière lors de l’investiture d’Obama fit référence à Issa, le nom musulman de Jésus. C’était déjà là un signe qui aurait dû éveiller l’attention sur le faux chrétien Obama, mais vrai musulman Hussein.
Hilary Clinton semble être totalement soumise à l’idéologie islamo-nazie, étonnant de la part de cette femme que je croyais intelligente, volontaire, libre. Il ne lui manque plus que la burqa, pour la certifier halal
@ Rosaly ,
Hilary Clinton est une politicienne professionnelle … et la plupart des gens de cette caste :
” Après nous , le déluge .”
La POMPADOUR est immortelle , hélas …
L’islam ce sont les textes, et rien ne distingue l’islam de l’islamisme, d’ailleurs la seconde expression avait cours au XIX ème siècle et c’est bien de la même chose qu’il s’agit (un Roger Caratini évoque un “génie” de l’islamisme et c’est de l’islam tout court qu’il s’agit).Un génie terrifiant dans le recul du seul vrai droit, à commencer par celui de nos concitoyennes.
Cette déclaration est courageuse, et il est bien dommage que dans ce triste gouvernement elle ne trouve que si peu de soutien.
De notre aveuglement volontaire nous paierons hélas le prix.
Voyez sur You Tube le film Fitna du député néerlandais Geert Wilders.
Alpha…Omega
J’entends bien, mais elle a aussi une fille et peut-être des petits enfants, alors l’avenir islamique auquel elle collabore devrait l’interpeller, sinon le déluge submergera aussi sa descendance.
Hussein a déjà sa Marie Antoinette en la personne de Michelle, la belle, ainsi appelée pour son goût du luxe et ses dépenses folles et Hilary serait la Pompadour, l’éminence grise, pauvre Obama, entouré d’intrigantes, cela explique peut-être qu’il soit si girouette comme président et son langage aussi “flip flop”!
Guy Millière avait écrit un bel article sur un ton super ironique intitulé “Michelle Antoinette Obama” publié sur Dreuz.info le 9 août 2010. Si vous avez le temps de le lire, je vous le conseille.
Rosaly
j’ ai de l’ info!!!
Yahia c’est Jean Baptiste, tu sais l’ histoire de cul entre Salomé, Hérode, les 7 voiles,la partie de pattes en l’ air en échange de la tête de Jean Baptiste….
c’est comme a la sourate 9, je crois ou le Coran affirme
“les juifs ont dit que Ozeir est le Fils de Dieu…”
ha! il m’ en a fallu du temps pour découvrir qu’il s’ agissait de Ezra….
Quand a “Mathilde” qui a déclenché la Guerre raclée de 67, je n’ ai toujours pas trouvé
du coté de Farry Belafonte…Calypso….Mathilda ????
cherche aussi
Yéhoudi
Merci pour les infos!
Ah la danse des sept voiles de Salomé! Ou toute la faiblesse de l’homme devant quelques voiles qui s’agitent… L’un oublia son amitié pour l’autre et lui fit couper la tête à contre coeur, certes, mais la chair est si faible.
Si mes souvenirs sont exacts, Hérode d’Antipas n’était pas de Judée, mais un descendant d’Esaü, un Edomite, ce n’est donc pas un Juif qui a tué le prophète Jean Baptiste, contrairement à ce que racontent les débris barbus.
Quant à Matilda, je ne vois pas, à part la Waltzing Matilda de Belafonte et la Mathilde de Brel, mais je cherche…
http://youtu.be/b36dcPi_KqA Ce n’est pas exactement la danse des 7 voiles …
A plus!
tu sais, tous ces Hérode n’ étaient que des Iduméens
en fait des Arabes
comme est connu un de leur famille Phillipe l’ Arabe
ces gens furent convertis au Judaisme bon gré malgré, je ne sais plus par quel roi de Judée
le Hérode, batisseur du Temple l’ a plus fait pour s’ attirer les bonnes graces des Juifs que par conviction religieuse
maintenant le couillonj a serviette sur le crane, aller lui expliquer ça….plus facile de donner un cours de littérature médiévale a un bochiman…
Bon….pour Mathilde peut etre du côté de Brel…elle est possiblement revenue en 67 ???
c’est dingue ça….une Mathilde qui provoque la guerre et embarque les States dans l’ Aventure ….remarque il aurait pu parler de Berthe aux grands pieds ou de Frédégonde, le connard en face aurait acquiescé pareil
7 déc 2011 at 2:19
[…] disait s’inquiéter du succès électoral des partis islamistes dans les pays arabes (lire) n’a pas du tout plu à Matignon. S’exprimant à titre personnel, en tant que « femme […]