L’anatomie de la reddition, par Bruce Bawer

bruce bawerBruce Bawer est un reporter indépendant et un traducteur d’origine américaine vivant à Oslo. Homosexuel, alarmé par l’anti-américanisme et le politiquement correct, il s’exprime régulièrement en anglais dans la presse anglo-saxonne pour dénoncer les dangers que fait peser l’islamisation sur les libertés du mode de vie occidental. Il est l’auteur de « While Europe Slept: How Radical Islam Is Destroying the West from Within » (pas traduit en français). Son site personnel présente ses autres articles et publications, ainsi que son blog. 

Bivouac-id a traduit pour vous cette chronique du 28 avril, parue dans le City Journal, et qui fait une synthèse - pour un lectorat américain - de l’attitude dangereuse de la classe politique et médiatique européenne face à l’islamisation. Cet article est long, mais vous présente de nombreux exemples concrets, surtout venant du nord de l’Europe, des redditions successives des grandes âmes européennes… J’ai souligné et mis en gras certains passages pour votre facilité de lecture.

Une synthèse bien nécessaire. A mettre entre toutes les mains !

Traduction exclusive Bivouac-ID

L’anatomie de la reddition.
Sous l’effet de la peur et du multiculturalisme, de trop nombreux Occidentaux acceptent l’installation insidieuse de la charia.

L’islam divise le monde en deux. La partie gouvernée par la charia, ou loi islamique, est appelée Dar al-Islam, ou Maison de la Soumission. Tout le reste est Dar al-Harb, ou Maison de la Guerre, ainsi nommée car c’est par la guerre - la guerre sainte, le djihad - qu’on la fera entrer dans la Maison de la Soumission. Au cours des siècles, le djihad a pris diverses formes. Il y a deux siècles, par exemple, les pirates musulmans d’Afrique du Nord capturaient les bateaux et réduisaient à l’esclavage leurs équipages, ce qui amena les Etats-Unis à mener des ‘Guerres Barbaresques’ en 1801-05 et 1815. Ces dernières décennies, l’arme favorite des islamistes a généralement été la bombe terroriste ; l’utilisation d’avions comme missiles le 11 septembre était une variante de cette méthode.

Ce qu’on n’a pas vraiment encore reconnu, c’est que la fatwa de 1989 de l’Ayatollah Khomeini contre les Versets Sataniques de Salman Rushdie a introduit un nouveau type de djihad. Au lieu d’attaquer des bateaux ou des grattes-ciels occidentaux, Khomeini a visé une liberté fondamentale de l’Occident : la liberté d’expression. Ces dernières années, d’autres islamistes se sont joints à cette croisade, cherchant à miner de l’intérieur les libertés qui forment la base des sociétés occidentales, et étendant la charia à ces sociétés.

Ces “djihadistes de la culture” connaissent un succès inquiétant. Deux événements en particulier ont eu un effet massif de prise de conscience en Occident : l’assassinat en 2004 de Theo van Gogh à Amsterdam en représailles du film qu’il avait réalisé sur l’oppression des femmes en islam, et la vague d’émeutes, de meurtres et de vandalisme qui a suivi la publication de caricatures de Mahomet dans un journal danois en 2005. Sous l’effet des influences, diverses et parfois simultanées de la peur, d’une sympathie mal placée et de l’idéologie multiculturelle (qui nous enseigne de minorer les bienfaits de nos libertés et de mettre genou à terre devant n’importe quelle culture non-occidentale, aussi liberticide soit-elle), la population tout entière de la société occidentale, et en particulier les élites, se comporte de façon telle qu’on peut s’inquiéter de ce que les musulmans fondamentalistes vont envisager, mettre au point et réaliser, pour influencer à l’avenir les actes et les modes d’expression de ces Occidentaux. En d’autres mots, ces derniers ont commencé à intérioriser les structures de la charia, et donc, à accepter implicitement leur statut inférieur de dhimmis, les infidèles vivant dans des sociétés islamiques.

On peut parler de reddition culturelle. La Maison de la Guerre est lentement - pas si lentement que ça dans le cas de l’Europe - absorbée par la Maison de la Soumission.

Pim FortuynLes médias occidentaux sont au volant sur cette route qui nous conduit droit à la charia. Leur argument est souvent de nous accuser d’être les « mauvais » dans cette histoire. Après que le défunt sociologue et politicien néerlandais Pim Fortyun eut tiré l’alarme au sujet du danger que l’islamisation de l’Europe pose à la démocratie, des journalistes en vue l’accusèrent, lui, de présenter une menace. Un titre du New York Times le décrivait comme se trouvant à la droite de la droite des Hollandais. Les journaux néerlandais Het Parool et De Volkskrant le comparèrent à Mussolini ; et Trouw, à Hitler. L’homme qui l’assassina en mai 2002 (un multiculturaliste, pas un musulman) se fit l’écho de ces verdicts lorsqu’il expliqua le motif de son acte: les idées de Fortyun sur l’islam, insista le tueur, étaient « dangereuses ».

Peut-être aucun autre organe médiatique ne fit montre de cette habitude d’inversion morale plus assidûment que la BBC. Pour prendre un exemple typique: en 2006, l’imam le plus important de Manchester déclara au psychothérapeute John Casson qu’il était pour la condamnation à mort des homosexuels. Casson se déclara choqué, et la BBC fit les gros titres en présentant l’imam comme victime de ragots sur l’homophobie, et Casson, comme quelqu’un essayant de jeter le discrédit sur l’islam, inversant ainsi le débat. La BBC conclut son reportage avec les commentaires d’un porte-parole de la Commission Islamique des Droits de l’Homme, qui ramena dos à dos les attitudes des musulmans vis à vis de l’homosexualité avec ceux d’ « autres religions basées sur l’orthodoxie, comme le catholicisme », et qui se plaignit que se concentrer sur ce sujet participait à la « diabolisation des musulmans ».

BBCEn juin 2005, la BBC passa le documentaire “Ne paniquez pas, je suis un fondamentaliste», qui visait à représenter les craintes vis-à-vis du radicalisme musulman comme exagérées. Cet « étonnant blanchiment de l’islam radical », écrivit Charles Johnson sur le blog Little Green Footballs, « contribua à endormir le peuple britannique, quelques semaines avant que des bombes n’explosent dans le métro et les bus de Londres » en juillet 2005. En décembre 2007, on apprit que cinq des protagonistes du documentaire, présentés alors comme des exemples du ‘bon-musulman-d’à côté’, avaient été inculpés dans le cadre de ces attentats, et que les producteurs de la BBC, bien que conscients de leur implication après que les attentats aient eu lieu, n’avaient pas communiqué cette importante information à la police.

L’empressement avec lequel la presse se plie aux exigences et aux menaces des musulmans est propre à tout l’Occident. Quand les caricatures de Mahomet - publiées en septembre 2005 par le journal danois Jyllands-Posten pour mettre à l’épreuve l’auto-censure régnant depuis le meurtre de van Gogh - donnèrent lieu à une vague de violence mondiale, seulement un seul grand journal américain, le Philadelphia Inquirer, se joignit à quelques quotidiens européens comme Die Welt et El País pour les réimprimer, en signe de soutien à la liberté d’expression. Les éditeurs qui refusèrent de publier les images prétendirent que leur refus était motivé par un respect multiculturel pour l’islam. Le critique Christopher Hitchens interpréta leur attitude d’une autre façon, et écrivit qu’il « connaissait un certain nombre des éditeurs en question et qu’il pouvait affirmer avec certitude que la motivation principale de leur ‘retenue’ était purement et simplement la peur ». Comme illustration à cette nouvelle dhimmitude, quelle que soit sa motivation, le caricaturiste le plus connu de Norvège, Finn Graff, qui avait dessiné les Israéliens en nazis, promit alors de ne rien dessiner qui pourrait provoquer la rage des musulmans. (Plus positivement, en février 2008, plus d’une douzaine de journaux danois, auxquels se sont associés un certain nombre d’autres journaux à travers le monde, ont réimprimé une des caricatures, en soutien à la liberté d’expression, après l’arrestation de trois personnes accusée d’avoir planifié l’assassinat du caricaturiste.)

L’année dernière a connu une autre crise due à des caricatures : cette fois-ci à la suite des dessins de Lars Vilks représentant Mahomet en chien ; ceci a été utilisé par des ambassadeurs de pays musulmans pour exiger des limites à la liberté d’expression en Suède. La reporter de CNN Paula Newton suggéra que peut-être « Vilks aurait dû se rendre compte des risques» à cause de l’incident du Jyllands-Posten… Comme si les artistes devaient recevoir des instructions concernant leurs productions artistiques de la part de ceux qui lancent des menaces de mort ! Entre-temps, le magazine The Economist décrivit Vilks comme un excentrique qui ne devrait pas être pris « trop au sérieux » et nota avec satisfaction que le premier ministre suédois - à la différence de son homologue danois - avait invité les ambassadeurs « pour un entretien ».

L’élite médiatique minore régulièrement dans ses écrits les méfaits du fondamentalisme musulman, ou cache sa vraie nature. Après que l’anoblissement de Rushdie en 2007 eut déclenché une vague internationale de désordres islamistes - une de plus… - Tim Rutten écrivit dans le Los Angeles Times : « Si vous vous demandez pourquoi vous n’avez pas pu suivre dans la presse américaine de rapports et d’éditoriaux qui dénonceraient cette folie meurtrière, c’est parce qu’il n’y en a eu aucun ! » Ou prenez les émeutes qui ont enflammé à l’automne 2005 les banlieues françaises peuplées d’immigrés. Ces soulèvements ont été en grande partie des affirmations de la main mise musulmane sur les quartiers à majorité musulmane, et donc ces évènements avaient un caractère clairement djihadiste. Malgré cela, des semaines entières s’écoulèrent avant que de nombreux organes de presse américains ne les mentionnent, et quand ils le firent, ils évitèrent de mettre en exergue l’identité musulmane des insurgés (peu rapportèrent les cris de “Allahu akbar”, par exemple). Au lieu de cela, ils décrivirent la violence comme une explosion de frustration liée à une injustice économique.

Quand des enquêtes d’opinion ou des études sur les musulmans ont lieu, les médias présentent souvent les résultats d’une façon biaisée, ou vouent ces nouvelles à l’oubli après une simple mention en entrefilet. Les journalistes encensèrent les résultats de l’enquête d’opinion Pew de 2007, qui indiquait que 80 pour cent des musulmans américains âgés de 18 à 29 ans déclarèrent être opposés aux attentats-suicide, même si l’autre côté de la médaille, c’est que près de 20 pour cent des jeunes musulmans américains admirent donc qu’ils soutenaient ces attentats ! « Les musulmans américains sont assimilés et s’opposent au terrorisme », exulta le Washington Post, en écho au titre de USA Today : « Les musulmans américains rejettent l’extrémisme ». Une enquête de 2006 du Daily Telegraph montra que 40 pour cent des musulmans britanniques souhaitaient l’application de la charia au Royaume-Uni ; néanmoins, les journalistes britanniques écrivent souvent que seulement une minuscule minorité embrasse de telles opinions.

spencer_mohammadAprès chaque attaque terroriste majeure depuis le 11 Septembre, la presse a systématiquement publié des histoires au sujet de musulmans vivant en Occident qui ont peur du « retour de bâton anti-musulman ». Ce faisant, la presse déplace savamment l’attention des véritables actes de violence islamique vers des attaques imaginaires de la part de non-musulmans (ces « retours de bâton » ne se sont, bien entendu, jamais produits). Alors que des livres d’experts de l’islam tels que Bat Ye’or et Robert Spencer, qui énoncent des vérités difficiles sur le djihad et la charia, ne sont pas présentés dans des journaux comme le New York Times, l’élite journalistique légitime des penseurs comme Karen Armstrong et John Esposito, dont les représentations rose-bonbon de l’islam auraient dû être discréditées une bonne fois pour toutes par le 11 Septembre. Le journal The Times décrivit l’hagiographie de Mahomet par Armstrong comme « un bon point de départ » pour apprendre à connaître l’islam. En juillet 2007, le Washington Post titra un article d’Esposito : “Voulez-vous comprendre l’islam? Commencez ici. »

Les principaux organes de presse ont aussi publié des portraits de la vie de musulmans fondamentalistes qui font sur leur lecteur l’effet d’un analgésique. Je prends pour témoin l’affectueux portrait en trois parties d’un imam de Brooklyn par Andrea Elliot, paru dans le New York Times en mars 2006. Elliott et ce journal tentèrent de présenter Reda Sheta comme un admirable constructeur de ponts entre deux cultures. Cette lecture laissait le lecteur avec le sentiment rassurant que la croissance de l’islam en Amérique était non seulement sans dangers, mais même positive, voire merveilleuse. Ceci dit, on y apprenait aussi à demi-mots que Shata ne parlait pas anglais, refusait de serrer la main des femmes, voulait interdire la musique, et soutenait le Hamas ainsi que les attentats-suicide. Cependant Elliott fit de son mieux pour minorer ces détails déplaisants ; elle se concentra plutôt sur les traits sympathiques du personnage. « L’islam vint à lui en douceur, avec les rythmes de la voix de sa grand-mère » ; « Mr. Shata découvrit l’amour il y a 15 ans… ‘Elle entra dans mon coeur’, dit l’imam ». Ces textes mielleux de Elliott gagnèrent un Prix Pulitzer. Quand l’expert du Moyen-Orient Daniel Pipes attira l’attention sur le fait que Shata était de toute évidence un islamiste, un auteur de la Columbia Journalism Review rejeta Pipes comme étant « de droite » et insista sur le fait que Shata était « très modéré ».

Ainsi vont les choses dans ce nouveau monde médiatique, ce monde pas si courageux qui marche sur la tête : ceux qui, s’ils en avaient le pouvoir, soumettraient les infidèles, opprimeraient les femmes, exécuteraient les apostats et les homosexuels sont « modérés » (un modéré, c’est de nos jours tout qui n’a pas une ceinture d’explosifs autour de son torse !), tandis que ceux qui osent appeler un chat un chat sont des « islamophobes » !

little_mosque_on_the_prairieLa branche du divertissement s’est comporté de façon presque aussi répugnante. Pendant la seconde guerre mondiale, Hollywood produisait une quantité de films qui soutenaient l’effort de guerre. Mais les films d’aujourd’hui, ou les émissions de TV, à quelques exceptions près, soit évitent prudemment de parler de l’islam, soit le blanchissent de tout soupçon. Dans la seconde catégorie, on peut citer deux séries qui ont commencé en 2007 : la Petite Mosquée dans la Prairie (Little Mosque on the Prairie), diffusée par la chaine canadienne Canadian Broadcasting Corporation, et Les Extraterrestres en Amérique (Aliens in America) par CW. Dans les deux cas, des musulmans sont confrontés à une bigoterie anti-musulmans ; dans les deux cas, on sous-entend qu’il n’y pas de problème lié au fondamentalisme musulman en Occident, seulement un problème « d’islamophobie ».

Des groupes de pression musulmans ont tenté activement d’empêcher des films ou des émissions de TV de présenter l’islam autrement que comme une Religion de Paix. Par exemple, le Conseil pour les Relations Américano-Islamiques a exercé une pression qui a porté ses fruits sur la compagnie Paramount Pictures pour qu’ils transforment les ‘méchants’ dans le film The Sum of All Fears (2002), de terroristes islamistes en néo-nazis. Dans le même temps, la série populaire « 24 » du canal Fox passa des annonces embarrassantes à regarder qui expliquaient combien l’islam était non violent, après que des musulmans se furent plaints qu’un épisode incluait des terroristes islamiques. Au début de cette année, l’acteur irano-danois Farshad Kholghi fit remarquer que, malgré l’impact spectaculaire qu’a eu au Danemark la controverse des caricatures, « pas un seul film n’a été fait sur cette crise, pas une seule pièce de théâtre, pas un seul one-man show ». C’était précisément cela que voulaient les djihadistes du dessin de presse !

En avril 2006, un épisode du dessin animé South Park s’est moqué de façon admirable de la vague d’autocensure qui a suivi la crise du Jyllands-Posten - mais la compagnie Comedy Central l’a censuré, remplaçant une image de Mahomet par un écran noir et une note explicative. Selon la productrice de la série, Anne Garefino, les administrateurs de la compagnie ont admis ouvertement qu’ils agissaient par peur. « Nous étions heureux », dit-elle dans une interview, « qu’ils n’aient pas tenté de prétendre qu’ils agissaient par tolérance religieuse ».

Sooreh HeraEt puis il y a aussi le monde artistique. Les artistes postmodernes, qui se sont pourtant toujours efforcés de choquer et d’offenser, soutiennent à présent pieusement que l’islam mérite le « respect ». Les musées et les galeries ont décroché en catimini les tableaux qui pouvaient offenser les musulmans et ont rangé dans les archives les manuscrits qui présentent des images de Mahomet. La galerie d’art londonienne Whitechapel a caché des poupées nues grandeur nature de l’artiste surréaliste Hans Bellmer juste avant l’ouverture d’une exposition en 2006. L’excuse officielle était le « manque de place », mais le conservateur a admis que la véritable raison était la peur que cette nudité ne blesse les voisins musulmans de cette galerie. En novembre dernier, après l’annulation d’une présentation d’oeuvres représentant des homosexuels portant des masques de Mahomet à La Hague, l’artiste Sooreh Hera accusa le musée d’avoir cédé aux menaces musulmanes. Tim Marlow, de la galerie londonienne White Cube, note qu’une telle autocensure venant d’artistes ou de musées est aujourd’hui chose commune, bien que « de très rares personnes l’ont admis explicitement ». L’artiste britannique Grayson Perry, dont l’oeuvre ridiculise impitoyablement le christianisme, est un de ceux qui l’ont admis, et sa retenue n’est pas liée à une sensibilité multiculturelle. Il déclara au Times de Londres : « La raison pour laquelle je n’ai pas attaqué l’islamisme tous azimuts dans mon oeuvre, est que j’ai vraiment peur que quelqu’un ne m’égorge ».

Les intellectuels et les universitaires progressistes bien en vue ont fait preuve d’un enthousiasme étonnant à trahir les valeurs progressistes si cela conduit à apaiser les musulmans. Déjà en 2001, Unni Wikan, une anthropologue culturaliste norvégienne distinguée, répondit face au taux important de viols commis par des musulmans sur ces ‘mécréantes’ à Oslo en exhortant les femmes « à réaliser qu’elles vivent dans une société multiculturelle et à s’adapter elles-mêmes à ce fait ».

BurumaPlus récemment, les experts européens de haut niveau, Ian Buruma du Bard College et Timothy Garton Ash d’Oxford, ont nié avec vigueur encourager la reddition culturelle, lorsqu’ils encouragent les « accommodements », ce qui sonne à mes oreilles comme une distinction qui ne fait aucune différence ! Dans son livre ‘Meurtre à Amsterdam’ [’Murder in Amsterdam: Liberal Europe, Islam, and the Limits of Tolerance’], Ian Buruma cite en l’approuvant l’appel du maire d’Amstedan Job Cohen à des « accommodements avec les musulmans », y compris avec « ceux qui exercent consciemment une discrimination envers leurs femmes ». La charia inclut le droit pour un homme musulman de battre et de violer son épouse, de forcer ses filles à se marier, et de les tuer si elles résistent. On est en droit de se poser la question de savoir ce que pensent de l’appel de ce maire les femmes musulmanes qui ont émigré vers l’Europe pour échapper à cette barbarie !

Rowan Williams, l’archevêque de Canterbury, et un des intellectuels les plus connus de Grande Bretagne, suggéra en février l’installation d’un système législatif parallèle de charia en Grande Bretagne. Etant donné que le Conseil de la Charia Islamique règle déjà les mariages et divorces musulmans au Royaume-Uni, ce que Williams proposait était, selon ses termes, « une version avancée et assez sophistiquée de cet organisme, avec des moyens accrus ». Il est rassurant de constater que sa proposition fut accueillie par un tollé populaire, une proposition soit dit en passant qui manquait de détails spécifiques, mais qui avait largement recours au double langage académique. Williams déclara à la BBC : « Je ne pense pas que nous devrions conclure hâtivement que l’entièreté de cet univers de jurisprudence et de pratique est en désaccord total avec les droits de l’homme, simplement parce que cela ne correspond pas immédiatement avec la façon dont nous le comprenons».

Un autre adhérent de poids aux accommodements est le professeur de lettres Mark Lilla de l’Université Columbia, l’auteur en août 2007 d’un essai dans le New York Times magazine tellement long et ennuyeux, et écrit avec une objectivité tellement académique que de nombreux lecteurs n’ont probablement pas réalisé que cet écrit leur traçait un chemin menant droit à la charia. « Il ne faut pas s’attendre à une réconciliation totale des musulmans avec le système démocratique progressiste moderne », écrivit Lila. Pour l’Occident, « c’est faire avec qui est le mot d’ordre actuel, et non pas défendre de grands principes».

Ayaan Hirsi AliOn trouvera révélatrice la façon dont Buruma et Gartn Ash traitent l’auteur Ayaan Hirsi Ali - peut-être la plus grande championne vivante de la défense des libertés occidentales face au djihad en progression - et l’intellectuel musulman vivant en Europe Tariq Ramadan. Parce que Hirsi Ali se refuse aux compromis sur la liberté, Garton Ash l’appele une « simplette… une fondamentaliste des Lumières », la mettant ainsi sur un pied d’égalité avec les fondamentalistes musulmans qui l’ont menacée de mort, tandis que Buruma l’a dépeinte comme une naïve soupe-au-lait dans de nombreux articles dans le New York Times (ces deux auteurs sont en partie revenus sur leurs positions ces derniers temps). Par contre, ces professeurs se sont ébahis sur l’excellence supposée de Ramadan. Ils ne sont pas les seuls : bien que Ramadan ne soit pas l’intellectuel occidentalisé, cultivé qu’il prétend être - il refuse de condamner la lapidation des femmes adultères et se réjouit de voir l’Europe sous le joug de la charia - ce petit-fils de Hassan al-Banna, le fondateur du mouvement des Frères Musulmans, et le protégé du religieux islamique Yusuf al-Qaradawi, ce Tariq Ramadan reçoit régulièrement les louanges des cercles bien pensants, sous le motif qu’il représenterait le meilleur espoir pour une entente au long-terme entre les musulmans vivant en Occident et les non-musulmans.

Ce printemps, le professeur de droit à l’Université d’Harvard Noah Feldman, a, dans ses écrits dans le New York Times Magazine, loué la charia à deux reprises. Il l’a jugée supérieure au droit privé anglais, et a décrit « l’aspiration des islamistes à renouveler les vieilles idées du droit » comme « simple et noble ».

Vebjørn Selbekk_grandeEtant donné que la presse, l’industrie du divertissement et les penseurs progressistes en vue refusent tous de défendre les libertés occidentales de base, il n’est pas étonnant que nos hommes politiques se soient, eux aussi, comportés en lâches. Après qu’un journal d’Oslo à faible tirage, le Magazinet, eut réimprimé les caricatures danoises en 2006, des djihadistes ont brûlé des drapeaux norvégiens et mis le feu à l’ambassade de Norvège en Syrie. Au lieu de faire face aux vandales, les dirigeants norvégiens s’en sont pris à l’éditeur du journal, Vebjørn Selbekk, l’accusant à demi-mots de l’incendie de l’ambassade et le poussant à s’excuser. Selbekk s’est finalement incliné, à une conférence de presse organisée par le gouvernement, s’humiliant devant une assemblée d’imams dont le chef lui pardonna publiquement et le plaça sous sa protection. De cette terrible journée, Selbekk dira plus tard : « La Norvège en a fait du chemin, depuis l’institution de la liberté d’expression jusqu’à devenir l’otage des islamistes ». Comme si cette capitulation n’était pas assez honteuse, une délégation officielle norvégienne se rendit ensuite au Qatar et implora Yusuf al-Qaradawi - celui-là même qui glorifie les attentats-suicides et le meurtre d’enfants juifs - à accepter les excuses de Selbekk. L’écrivain iraqo-norvégien Walid al-Kubaisi protesta : « Rencontrer Yusuf al-Qaradawi dans ces circonstances, équivaut à donner aux extrémistes islamistes le droit de donner leur avis sur la façon dont la Norvège devrait être gouvernée. »

La position de l’ONU dans cette question de la liberté d’expression contre le « respect » dû à l’islam est claire, et curieusement en désaccord avec sa valeur fondatrice de promouvoir les droits de l’homme. « On ne plaisante pas avec la religion des autres », sermonna Kofi Annan peu après l’incident de Magazinet, reprenant en écho les sermons d’innombrables imams : «vous devez respecter ce qui est saint pour les autres ». En octobre 2006, à un groupe de discussion de l’ONU nommé « Dessiner pour la paix », le Sous-Secrétaire Général Shashi Tharoor proposa de dessiner « un très fin trait bleu de l’ONU… entre la liberté et la responsabilité. » (on excusera les Américains de se demander si ce trait rayerait leur Premier Amendement). En 2007, le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU a passé une motion pakistanaise interdisant la diffamation de la religion.

D’autres chefs de gouvernements européens ont promu l’expansion du Dar al-Islam. En septembre 2006, quand le professeur de philosophie Robert Redecker se cacha après avoir reçu des menaces de mort à cause d’un article sur l’islam qu’il publia dans Le Figaro, le premier ministre francais du moment, Dominique de Villepin, commenta que « tout le monde avait le droit d’exprimer ses opinions librement - tant qu’elles respectent autrui, bien sûr. » La leçon de l’affaire Redecker, selon lui, était « combien nous devons être vigilants pour être sûrs que les gens se respectent les uns les autres dans notre société». De Villepin s’est fait dépasser dans sa catégorie par son homologue suédois, Fredrik Reinfeldt, qui, après avoir rencontré les ambassadeurs musulmans pour discuter des caricatures de Vilks, a reçu les éloges de l’un d’entre eux, l’algérien Merzak Bedjaoui, pour son « esprit d’apaisement ».

Eurabia-burningQuand, finalement, des années après le 11 septembre, le président Bush reconnut publiquement que l’Occident était en guerre avec le fascisme islamique, la réaction enragée des musulmans et des multiculturalistes le fit battre retraite et se réfugier dans l’expression « guerre au terrorisme ». Le Ministère Britannique des Affaires Etrangères a depuis lors jugé cette expression insultante et a banni son usage parmi les membres de son cabinet (de même pour : « extrémisme islamique »). En janvier, le Ministère de l’Intérieur décida que le terrorisme islamique devrait désormais être désigné sous le nom « d’activité anti-islamique ».

Les législations et cours de justice occidentales ont renforcé « l’esprit d’apaisement ». En 2005, le parlement norvégien, sans vraiment aucune discussion publique ni aucune couverture médiatique, a criminalisé les insultes religieuses (en considérant l’accusé coupable à moins qu’il ne prouve son innocence). L’année dernière, Tor Erling Staff, un des avocats les plus connus du pays, a avancé que la peine pour les crimes « d’honneur » devrait être moindre que pour les autres crimes, car il serait arrogant de notre part d’attendre des hommes musulmans qu’ils se conforment aux normes de notre société. Toujours en 2007, dans une de ces nombreuses occasions où des magistrats, qui avaient prêté serment de suivre la législation allemande ont plutôt suivi la charia, un juge de Francfort a rejeté une demande de divorce urgente de la part d’une musulmane battue par son mari : après tout, selon le coran, il avait le droit de la battre !

FallaciCeux qui osent s’opposent aux nouvelles structures basées sur la charia en Occident et ceux qui osent donner leur avis risquent à présent des poursuites judiciaires dans certains pays. En 2006, l’écrivain bien connue Oriana Fallaci, qui est décédée du cancer, a dû faire face à un tribunal en Italie pour ses attaques contre l’islam ; trois ans plus tôt, elle faisait de même en France dans le cadre d’accusations similaires (Fallaci a finalement été déclarée non coupable dans les deux cas). Plus récemment, des provinces canadiennes ont traîné devant des tribunaux traitant des droits de l’homme l’éditeur Ezra Levant et le journaliste Mark Steyn : l’éditeur, parce qu’il avait réimprimé les caricatures du Jyllands-Posten, le journaliste pour avoir publiquement critiqué l’islam dans le média Maclean.

Les autorités des pays occidentaux ont tout autant persécuté les personnes critiquant l’islam qu’elles ont honoré les djihadistes et leurs supporters. En 2005, la Reine Elizabeth a anobli Iqbal Sacranie, du Conseil Musulman de Grande-Bretagne, un homme qui a appelé à l’assassinat de Salman Rushdie. La même année, le maire de Londres Ken Livingstone s’est ridiculisé en qualifiant Qaradawi de « progressiste », et, en réaction aux homosexuels qui ont indiqué que Qaradawi était en faveur de la peine de mort pour les homosexuels, Livingstone a publié un dossier énorme pour blanchir le théologien sunnite de tout soupçon tout en essayant de noircir la réputation des protestataires. Néanmoins, de tous les dirigeants occidentaux, peu arrivent à la cheville de Piet Hein Donner, le ministre de la justice des Pays-Bas, qui, en 2006, a déclaré que si les électeurs voulaient introduire la charia aux Pays-Bas - un pays où les musulmans vont bientôt constituer une majorité de la population dans les grandes villes - « ce serait une honte de leur répondre : ‘Ce n’est pas autorisé’ ! ».

Si vous n’êtes pas choqués par la ‘dhimmification’ des politiciens, jetez donc un coup d’oeil à la façon dont les forces de l’ordre cèdent aux pressions islamistes. L’année dernière, quand « Mosquée infiltrée » [”Undercover Mosque”], un documentaire rare par sa franchise diffusé sur Channel 4 en Grande Bretagne, a montré des « imams modérés » appelant à battre les épouses et les filles, et à assassiner les homosexuels et les apostats, la police est intervenue… pour dénoncer la chaîne de télévision pour incitation à la haine raciale, auprès de l’Ofcom, l’autorité gouvernementale de communication. (L’Ofcom a rejeté la plainte, ce qui est tout à son honneur). James Forsyth écrivit dans le Spectator que la réaction de la police « était révélatrice d’un état d’esprit qui considère comme problématique le fait qu’on expose un problème, et non pas le problème en lui-même ». Seulement quelques jours après la diffusion de « Mosquée infiltrée », le commissaire de la Police Métropolitaine Sir Ian Blair annonçait le projet de partager l’information des services d’espionnage anti-terrorisme avec les chefs de la communauté musulmane. Ceci était clairement un signe de l’indifférence totale aux faits révélés dans le documentaire. Le projet de Sir Ian Blair fut, fort heureusement, par la suite mis de côté.

TheoVanGogh

La réformiste canadienne de l’islam Irshad Manji nota que, en 2006, lorsque 17 terroristes furent arrêtés à Toronto juste avant de pouvoir offrir au Canada « son 11 Septembre », « la police ne mentionna pas une seule fois que ceci avait un rapport avec l’islam ou des musulmans, pas un seul mot ! ». Quand après le meurtre de van Gogh, un artiste de Rotterdam dessina une fresque murale avec un ange et les mots « Tu ne tueras point », la police détruisit cette fresque (et une vidéo de sa destruction) par crainte du mécontentement de musulmans. En juillet 2007, un appel à témoin de la police britannique qui devait passer à la télévision pour arrêter un violeur musulman a été annulé pour éviter les « représailles racistes ». Et en août, le journal le Times of London rapporta que des hommes “asiatiques” (en Grande-Bretagne, ce langage codé signifie « musulmans ») avaient eu des relations sexuelles en Grande Bretagne avec des centaines de filles « blanches » parfois âgées de seulement douze ans, mais que les autorités n’intervenaient pas pour ne pas « empoisonner les relations interraciales ». C’est vraiment typique que ni le Times ni les responsables gouvernementaux n’aient reconnu que le mépris d’hommes « asiatiques » pour des filles « blanches » n’avait rien à voir avec la race, mais bien tout à voir avec la religion !

Bostom_Legay of jihadMême les autorités militaires ne sont pas à l’abri. En 2005, la journaliste Diana West nota que le commandant américain en Irak, le Lieutenant Général John R. Vines, instruisait son personnel sur ce qu’est l’islam avec des lectures « qui balayent le djihad, la dhimmitude et la charia grâce aux écrits de Karen Armstrong et de John Esposito ». Deux ans plus tard, West nota que le Lieutenant Colonel David, un conseiller dans les actions anti-insurgés, répugnait à mentionner le djihad. En janvier 2008, le Pentagone licencia Stephen Coughlin, son expert sur la charia et djihad ; on rapporta que son affirmation, selon laquelle le terrorisme était motivé par le djihad, aurait irrité un allié musulman influent… Andrew Bostom, l’éditeur de ‘L’héritage du Djihad’ [The Legacy of Jihad] écrivit: “Que les analyses de Coughlin soient tout simplement sujettes à controverses est un symptôme sérieux de la décadence intellectuelle et morale qui pourrissent nos efforts dans le combat contre le terrorisme global ». Peut-être à cause de la protestation populaire, les instances officielles ont annoncé en février que Coughlin ne serait pas licencié, mais plutôt transféré à un autre poste au Ministère de la Défense.

Assez ! Nous devons reconnaître que les « djihadistes de la culture » haïssent nos libertés parce que ces libertés défient la charia qu’ils sont déterminés à nous imposer. Jusqu’à présent, ils ont réussi beaucoup moins bien aux USA qu’en Europe à faire reculer la liberté d’expression et les autres libertés, et ceci en grande partie grâce au Permier Amendement. Néanmoins, l’Amérique se montre de plus en plus sensible à leurs pressions.

La question-clé pour les Occidentaux est la suivante: Aimons-nous nos libertés autant qu’ils les haïssent ? Malheureusement, beaucoup de gens sont tellement habitués à ces libertés, et à la situation bien confortable de ne pas avoir à les défendre, qu’ils sont incapables de les défendre quand ces libertés sont en danger, voire même incapables très souvent de reconnaître qu’elles sont en danger. En ce qui concerne les musulmans vivant en Occident, des enquêtes indiquent qu’un grand nombre d’entre eux, bien que n’étant pas impliqués dans le djihad, sont prêts à rester passifs, voire à approuver les événements, pendant que leurs correligionnaires font passer le monde occidental dans la Maison de la Soumission [, Dar-al-Islam].

Mais nous ne pouvons certes pas nous attendre à ce qu’ils prennent position pour la liberté alors que, nous-même, nous ne le faisons pas !

Bruce Bawer

19 réponses à “L’anatomie de la reddition, par Bruce Bawer”

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  1. Islam hors d’europe ! Déjà qu’on est tolérant avec eux alors si en plus on doit leur donner + de droits …

    Si l’europe ne fait rien maintenant dans 200 ans nos petits fils vivrons surement sous la charia :S

  2. Je pense que le chiffre est bien plus proche de 20 ans que de 200.

  3. @religiondeguerre : j’ai bien peur que votre calcul de 200 ans soit très optimiste : entre l’immigration et les naissances, il est probable que ça ira bien plus vite que ça.

  4. Tout à fais moi je pense 20 ou 30 ans

  5. Comme dirait LA PALICE tout est question de temps.

  6. Idem plutot 20 que 200

  7. ALLAHOU AKBAR !!!

    Très bel article, à faire passer d’urgence ! On est en guerre, et on est en train de la…perdre !

    Y’a un truc que j’aimerai voirle jour ou l’islam gagnera, c’est le moment ou ils forceront tout ceux qui les ont aidé à nous conquérir à se plier à leurs règles, à la condition de dhimmi ou à la conversion. Ce sera pitoyable, et pourrait même être jouissif, si cela n’entrainait pas avec eux des populations entières qui n’ont rien demandées.

  8. “Aimons-nous nos libertés autant qu’ils les haïssent ?”

    Voilà…

    Nous sommes-nous déjà totalement dissous dans le nihilisme terminal ?

  9. Nous ne sommes pas encore au point de rupture, mais ça ne tardera pas… Il faut vraiment trouver une alternative au pétrole: c’est là la plus grande force de l’Islam !

  10. Affligeant.

    Cet article met bien en avant le fait que nos intellectuels et nos dirigeants crachent sur leurs propres droits, leur propre culture, au profit d’une soit-disante “ouverture d’esprit”. Je mets entre guillemets, car si des portes sont ouvertes, d’autres sont fermées.

    On se veut tolérant (même si à ce stade on peut parler de soumission) envers l’islam, et on refuse à présent toute critique envers ce même islam et son prophète, un assassin, un pédophile, un tortionnaire mais qui reste malgré tout un exemple de vie, cherchez l’erreur.

    La vérité c’est qu’ils vendent leurs compatriotes, que ce soit par peur ou cupidité, à vrai dire la raison importe peu. Les résultats sont là.

    Si le sujet n’était pas si sérieux, on aurait presque envie de rire.

  11. le retour de l esclavage des pays européens, comme lorsqu’il y a X siècle…les radhanites faisaient fortunes avec la vente de prisonniers slaves ?? pour servir qui un maître qui une maîtresse de la peninsule arabo musulmanne

  12. La vérité c’est qu’ils vendent leurs compatriotes, que ce soit par peur ou cupidité,

    Comme les musulmans en europe font beaucoup d’enfants, nos dirigeants préparent tout simplement le changement de population, pour un homme politique européen peut importe si l’islam envahit l’europe il s’associera avec l’islam. Voir la Belgique ( gloire et pouvoir ( enfin le croit-il ))

  13. ce vieux Pays a connu, comme toute l’ Europe, des envahisseurs de tous les coins, ces Celtes, ces gaulois,ces romains, ces francs,ces germains, ces ligures , se sont fondus pour peu a peu former une Nation..
    pour la première fois on assiste a une immigration de peuplement et donc de remplacement..

    c’est peut etre une loi naturelle..

    les Européens ont décidé il y a prés de 50 ans de ne faire que deux, voire un seul enfant

    Tiens bonne nouvelle: les refuges SPA organisent des journées “portes ouvertes” pour permettre aux Français d’avoir a bon compte le troisième enfant qu’il n’ont pas voulu faire..

  14. En 2060 il y aura 13 millions de belges selon une étude du bureau du plan. Si la Belgique existe encore dans 52 ans, il y aura 13 millions de musulmans et pour l’Europe ce sera kif-kif. Sauf pour la très catholique Pologne qui sera le dernier refuge pour ceux qui ne veulent pas être sous le joug de l’islam. Il est grand temps d’apprendre le polonais.
    A Bastogne la petite communauté turque (300 personnes)veut ériger un minaret contre leur mosquée (et oui ils en ont une). Une pétition ayant recueilli quelques 1.000 signatures a été remise au bourgmestre demandant le refus de cette construction. Le porte-parole des turcs comprends l’attitude des riverains qui pourraient être gênés par le minaret mais ne comprends pas que des habitants situés de l’autre côté de la ville aient également signé la pétition. Embarras compréhensible du bourgmestre. Comment leur faire comprendre sans les vexer et en respectant une procédure légale et sans que des organisations telles que le M.R.A.X., égalité des chances, droits de l’homme ne viennent foutre la m…., qu’une grande partie des bastognards n’en n’a rien à foutre de leur minaret de …..

  15. au cours de la WW2 les Américains, pour la libération de Bastogne ont eu 28000 morts et 49000 blessés…( et nos chaines TV viennent nous bassiner avec les 4000 tués américains depuis plus de 5 ans en Irak..) on oublie vite dans ce pays…

    cette fois-ci, il n’y en aura AUCUN

  16. Cher Yéhoudi le problème ce n’est pas le remplacement de la population ou alors tu n’as rien depuis le début le problème c’est l’islamisme, que l’on change de population c’est pas grave si on garde les mêmes structures de notre société . Mais si on change pour l’islamisme bonjour les dégats

  17. Tator ! ben ! evidemment !!

  18. Quand les muzz auront submergé la France et l’Angleterre ils auront en main un arsenal nucléaire en parfait état de marche et n’auront pas le moindre problème de conscience pour s’en servir.
    Les politiques et les journaleux qui refusent de prendre en compte cet aspect du problème sont pires que des têtes creuses : de véritables S……

  19. un probleme éternel et sans fin…mais bon, la WW1 ou la WW2 ne furent pas du fait de ces muzzs…trop idiots pour penser à de telles barbaries. Je pense qu’en terme de barbarie quoi qu il en soit la révolution a su donner le LA et le reste nous le connaissons

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