La naissance de l’islam : Les fondations de l’islam d’Alfred-Louis de Premare
L’état actuel de la recherche historique sur l’islam :
Les fondations de l’islam d’Alfred-Louis de Prémare
A l’heure où bien souvent encore l’étude de l’islam primitif repose sur une répétition des dogmes de l’islam il parait utile de présenter les positions de la recherche historique sur l’origine de l’islam. Le livre d’Alfred-Louis de Prémare, historien à l’université de Provence et chercheur à l’Institut de recherches et d’études sur le monde arabe et musulman d’Aix-en-Provence (IREMAM), constitue une synthèse reconnue de l’avancée historique actuelle.
S’il nous est impossible de présenter en quelques lignes son œuvre de près de 5OO pages, il nous est par contre possible de décrire les principaux points de son ouvrage et les méthodes qu’il mit en œuvre pour l’écrire.
Il pose en premier la nécessité de l’étude des sources disponibles sur l’islam originel. Celles-ci se trouvent être fort lacunaire, les sources épigraphiques (les inscriptions diverses) ou archéologiques se trouvant dans leurs majorités distantes géographiquement (Yémen, Syrie, Transjordanie) ou chronologiquement (IIe-Ve siècle) ce qui le conduit à écrire :
En Arabie intérieure nous ne disposons pour le moment d’aucune donnée archéologique qui soit de peu antérieure à, ou contemporaine de, Muhammad et de ses premiers successeurs. (page 23)
Les sources littéraires islamiques sont elles fort nombreuses mais subjectives, tardives et relevant de constructions artificielles. Ces ouvrages sont de plus souvent remaniés, ainsi la biographie de Muhammad d’Ibn Is’hâq (+ 767) n’est-elle plus disponible que dans des versions remaniées du IX° siècle. Quant aux hadiths (récit sur une parole ou action de Muhammad) il est rappelé qu’ils ont été « élaborés peu à peu en fonction des nécessités de structuration interne de la communauté islamique » (p.22), ils constituent de cette façon « une histoire du salut ». Quand au coran son caractère énigmatique et la durée de la composition rendent son utilisation malaisée.
De fait, pour l’auteur, les seules sources réellement utilisables et contemporaines, sur le début de l’islam, sont les sources chrétiennes de l’époque des conquêtes musulmanes, par exemples les chroniques de Thomas le Presbytre ou celle arménienne dite de Sebèos sont écrites aux alentours de 640.
A partir de son étude l’auteur va arriver à plusieurs conclusions dont nous pouvons brièvement présenter quelques-unes. Ainsi rappelle-t-il qu’on ne trouve jamais dans les textes, au début du VII° siècle, le terme de muslim (musulman) pour désigner les sectateurs de Muhammad, au contraire ceux-ci sont désignés selon des expressions liées au terme hijra (émigration, qui a donné le terme hégire en français) ainsi muhâjirûn « ceux qui ont émigré (afin de combattre) » que cela soit dans les textes chrétiens, islamiques (ainsi Balâdhuri parlant des conquêtes de l’islam) ou dans certains passages coraniques (22,58-4,89).
Quant à l’islam primitif, notre auteur prend soin de le définir comme « le ralliement ou la soumission à un pouvoir nouveau instauré par un prophète qui en définit les lois au nom de Dieu, et dont les assises politiques sont appuyées sur une action militaire permanente » (P.86). Il note ainsi que la première littérature islamique est constituée de récits d’ « Expéditions de l’envoyé de Dieu » (Maghâzi rasûl Allâh), un des premiers propos de Muhammad transmis (entre autre par Omar son deuxième successeur) illustre bien cette vision de l’islam :
« J’ai reçu l’ordre de combattre les hommes jusqu’à ce qu’ils disent : ‘‘point de divinité excepté Allâh.” Celui qui dit : ‘‘Point de divinité excepté Allâh” préserve de mon atteinte ses biens et sa personne. » (Muslim, Sahîh, Imân I, 200).
Sur l’islam primitif l’ouvrage nous livre également d’autres interrogations, ainsi sur la position réelle de la ville de Yathrib (qui deviendra Médine) ou même sur la nature de celle-ci. La chronique syriaque anonyme du Khûzistân écrite vers 660 parle ainsi de Médine comme se situant dans le Nord-Ouest de l’Arabie, un autre chroniqueur Théophile d’Edesse, la situa comme le point de départ des voyages commerciaux de Muhammad vers la Palestine. De plus, les récits islamiques sur Médine mentionnent toujours les importantes communautés juives qui y vivaient (par exemple dans la « charte de Yathrib », un document que l’auteur analyse longuement dans son livre), or la présence de communautés juives n’est attestée qu’au Nord de l’Arabie.
Il nous reste à souligner un dernier point que présente notre ouvrage, il concerne la conquête de la Palestine qui débuta en 634. Pour toutes les sources contemporaines à cet événement que sont Thomas le Presbytre, la Doctrina Jacobi ou la chronique syriaque anonyme du Khûzistân, cette conquête doit être attribuée à Muhammad qui aurait dirigé lui-même l’opération. Pourtant, selon la chronologie islamique il serait mort en 632 et n’entreprit jamais une telle offensive. Notons que notre auteur présente également ce que la recherche historique peut savoir sur les motifs de cette conquête (liés à l’idéal de terre promise) ou les attentes messianiques qu’elle suscita chez les juifs.
En plus de cela Alfred-Louis de Premare s’attarde également sur de très nombreux sujets comme la naissance de l’écriture arabe, la chronologie des conquêtes islamiques et ce que la recherche historique peut savoir sur leurs protagonistes, l’élaboration du coran et ses multiples variantes et recensions, le milieux de l’Arabie préislamique… Chacun étant accompagné de nombreuses références, que cela soit des autres œuvres d’historiens ou des sources historiques qui sont données et présentées en fin d’ouvrage.
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Jean Damascène, ou Jean de Damas fut parmi les théologiens chrétiens, pères de l’église , à lire le coran et à en faire une critique . Il était arabophone
Merci de cet intéressant billet, non-sectaire !
Si l’on veut comprendre le coran (texte rébarbatif, morcelé, sans cohérence puisque les sourates ssont classées en fonction de la longueur du texte), il est indispensable de lire “AL SIRA” (Mahmoud hussein) et alors on s’apercevra que la “révélation” suit la vie du prophète en justifiant ses actes et ses paroles qui deviennent ainsi des commandements.
C’est peu aprés son installation à Médine où il va se heurter aux juifs de cette oasis qui lui dénient la qualité de prophète biblique que Mahomet va faire se séparer des juifs et des chrétiens. C’est ainsi qu’on comprend pourquoi il change la direction de la prière qui se faisait précédemment vers Jérusalem en s’orientant vers La Mecque. (ce qui de Médine revient à prier dans le sens opposé). Il répond à ses détracteurs par une “révélation” : “Les insensés disent : Qui donc les a détourné de la Qibla qui était la leur ? Dis ; l’Orient et l’Occident sont à Dieu. Il garde qui il veut dans le droit chemin ”
Comme cette réponse est insuffisante, les idolâtres lui rétorquent (justement) ; Comment Muhammad peut’il ordonner à ses compagnons quelque chose qu’il leur interdit par la suite, pour leur ordonner autre chose ? Comment peut-il dire aujourd’hui ce dont il va se dédire demain ? Ce coran n’est donc que la parole de Muhammad, des propos qui n’émane que de lui et qui se contredisent. Alors le Trés-Haut révèla : “Dés que nous abrogeons un verset ou que nous l’effaçons des mémoires, nous apportons un autre meilleur ou semblable”. (Dieu se trompe ?).
Ce verset est d’une extème importance car il va permettre au prophète de l’islam de modifier les versets antérieurs en fonction de l’actualité et ainsi transformer la religion initiale plutôt favorable aux gens du livre en un instrument de conquête.
C’est ainsi qu’alors que le communauté musulmane dont il est le chef ne survit que grâce à la charité des Médinois, il va décider de passer à l’attaque sans aucune provocation de la Mecque en pillant ses caravanes. Il agit uniquement pour s’emparer des biens qu’elles transportent.
Ses propres compagnons lui font même remarquer qu’à la Mecque il leur demandait de ne pas répondre aux provocations des idolâtres en leur demandant de patienter, alors qu’à Médine, il leur ordonnait d’attaquer (les riches caravanes) ajoutant qu’il agissait plus pour le butin que pour la religion. (Al Sira tome 2)
Suite à un incident (rupture de la trêve par les musulmans) il va transformer la razzzia en djihad en justifiant la lutte contre les infidéles du fait qu’ils ont commis le péché impardonable en ne reconnaissant pas l’unicité de Dieu et le message de son prophète.
C’est ainsi qu’ils leur est permis de les attaquer en tout temps, tout lieu et par n’importe quels moyens.
Toute l’économie de la communauté musulmane repose sur le butin et l’expoitation des biens des juifs chassés de leur oasis puis massacrés (tous les hommes qui s’étaient rendus ayant été décapités et leurs femmes et leurs enfants réduits en esclavage).
C’est grace aux succès remportés sur les infidéles que la communauté va s’agrandir en faisant de plus en plus d’adeptes attirés par une religion qui leur permettait d’accroitre leurs biens au détriment des infidéles tout en leur assurant dans l’au-dela une place privilégiée au milieu de jeunes femmes toujours vierges. (rêve de bédouin)
C’est ainsi qu’après s’être rendu maître de la Mecque, Mahomet va continuer la lutte pour soumettre la péninsule arabique, le pillage nécessitant d’aller toujours plus loin pour s’emparer d’autres richesses
Le coran : la victoire “Nous vous appelerons à marcher contre des nations puissantes ; vous les combatterez jusqu’à ce qu’elles embrassent l’islam…Dieu a été satisfait des croyants…il les a récompensé par une victoire immédiate ainsi que par un riche butin qu’ils ont enlevé…Il vous avait promis de vous rendre maître d’un riche butin, il s’est haté de vous le donné…Il vous avait promis d’autres dépouilles dont vous n’avez pas pû vous emparer encore, mais Dieu les a déjà en son pouvoir. Il est tout-puissant.
Je ne pense pas que le coran ait été écrit par un seul homme, en effet trop décousu et contradictoire ! aussi souvent des passages me font penser à l’apocalypse ; c’est pris dans des livres qui ont été pillés lors de leurs razzias (ça c’est sur) car c’était le passage des caravanes asie-europe. En effet seuls comptaient les butins et les tueries des pauvres voyageurs qui avaient le malheur de passer par là : aujourd’hui rien n’a changé, sauf qu’ils s’installent chez nous et ils se servent !!
Bonjour,
Allez voir le site http://www.islam-documents.org. des milliers de textes présentés, authentiques! On comprend tout ensuite. Et c’est fait par des universitaires, selon des principes critiques et scientifiques. On comprend ensuite comment on fabrique une religion… et puis on s’amuse bien.
Presque 3000 pages en tout. C’est –de très loin- le recueil le plus complet en langue occidentale.
PS: 3 court extrait, comme il y en a des centaines:
(Dawud , Hadith 19/2996). Récit de Muhayyisa. L’envoyé d’Allah a dit: -Si vous remportez une victoire sur les Juifs , tuez-les. Alors Muhayyisa a sauté sur Shubayba , un marchand parmi les Juifs. Il avait d’étroites relations avec lui auparavant. Il le tua. A ce moment , son frère Huwayyisa n’avait pas accepté l’islam. Il était aussi plus vieux que Muhassiya. Quand il a tué (le Juif) , Huwayyisa l’a frappé , en disant: -Ô ennemi d’Allah , je jure par Allah , tu as sur le ventre un bon paquet de graisse qui vient de ses biens!
(Muslim, Sahih 2/ 510)Abdullah ibn Omar a dit : - Je suis allé sur le toit de ma soeur Hafsa et j’ai vu le messager d’Allah faire ses besoins face à la Syrie, orienté de dos à la qibla.
(Bukhari, Sahih 54/464) Le prophète a dit : - J’ai regardé le paradis et j’ai trouvé que les pauvres gens formaient la majorité des habitants ; j’ai regardé en enfer et j’ai vu que la majorité des habitants étaient des femmes.
Du temps de Mahomet, les croyants se tournaient vers Jérusalem pour prier, c’est lorsque les chrétiens et les juifs ne l’ont pas accepté en tant que prophète, qu’il les a maudi et demandé à ses disciples de se tourner vers la Mecque pour leur prière. Le coran n’accorde pas des miracles à Mahomet, mais les hadiths écrits 100 ans plus tard lui accordent une multitude des miracles,ce qui fait qu’il y a une contradiction entre le coran et les hadiths. Il faut dire qu’un pourcentage énorme des musulmans ne lisent pas le coran qui veut dire tout simplement récitation, car ils récitent par coeur des passages dont ils ne comprennent pas la signification exacte.