La terrifiante détresse d’une actrice afghanne

Toujours plus de paix, d’amour et de tolérance, sans parler du respect des femmes. Rappelons que les talibans n’ont lu d’autres livres que le Coran et les livres islamiques, et que c’est de ces écrits mahométans qu’ils tirent leurs idées pestilentielles.

Le cas de Parwin Mushthal est malheureusement loin d’être isolé en Afghanistan. Lema Sahar, participante à la version afghane de la Star Academy en sait quelque chose, elle qui a dû s’enfuir au Pakitan où elle vit aujourd’hui aussi dans la clandestinité, craignant pour sa vie, et  qui implore l’ONU de l’aider à obtenir un visa pour l’Occident pour échapper à la barbarie islamique. (lire sur Point de Bascule)

Parwin Mushthal
Parwin Mushthal a joué dans de nombreuses productions dont cette pièce, Soeurs.

La passion de l’actrice afghane Parwin Mushthal pour son métier lui a fait payer un lourd tribut : elle a eu pour conséquence le meurtre de son mari et l’a contrainte à vivre cachée avec ses deux enfants.

Le choix de carrière de Me Mushthal semble avoir déplu aux talibans et à leurs partisans.

Elle a reçu des coups de téléphone de menaces, et des insultes dans les rues de gens lui disant d’arrêter sa carrière.

Elle a confié à la BBC penser que le mépris qu’elle a toujours manifesté face à ces menaces a eu pour conséquence le meurtre par balles de son mari, conducteur de taxi,  assassiné à l’âge de 39 ans par des hommes armés non identifiés à Kaboul en décembre.

Depuis ce moment-là, sa vie a basculé.

La prostitution

L’intérêt que Parwin Mushthal porte au métier d’actrice remonte à ses années au lycée. Elle a joué dans plus de 20 productions théâtrales et des dizaines de films, et passe régulièrement à la télévision afghane.

On la voit actuellement dans une série télévisée, Bulbul, et elle est également apparue dans de nombreuses publicités.

Elle a tenu les rôles pour lesquels elle est le plus connue dans “Peines d’amour perdues” de Shakespeare qui fut joué en langue dari, et dans “Soeurs” (qu’elle a co-créé). Ces deux productions ont été montées en collaboration avec la Fondation de Kaboul pour la culture et la société civile.

Mais bien qu’étant connue, Me Mushthal devait dissimuler sa carrière à la famille de son époux, car beaucoup d’Afghans associent le jeu d’acteur à un acte immoral. Les femmes qui jouent se voient accusées de prostitution.

« Quand ses frères sont venus de province chez nous [à Kaboul], nous n’avons pas allumé la télévision, car je passais dans des publicités », explique l’actrice de 41 ans au programme Outlook de la BBC.

« J’avais peur qu’ils ne les voient, alors je mettais juste un DVD et le leur montrais » ajoute-t-elle.

Mais avec l’essor de sa popularité, les menaces pesant contre elle se sont accrues. Elle a commencé à recevoir des mises en garde de gens qui la reconnaissaient.

« Quand je partais travailler, des gens m’attendaient sur mon passage » dit-elle.

« Ils étaient habituellement en vélo, et me disaient : vous les femmes, vous ne devriez plus être ici ».

Au départ, elle a fait fi de ces menaces, mais les choses ont commencé à empirer.

« Mon mari… recevait des coups de téléphone de la province de Khost de gens qui lui demandaient pourquoi il laissait sa femme se montrer à la télévision »

Me Mushthal pensa au début que ces menaces n’étaient pas sérieuses et avaient probablement à voir avec ses choix vestimentaires. Aussi commença-t-elle à porter un grand foulard.

« Puis, plus tard, j’ai compris que c’était lié au fait que je travaillais à la télévision et que je devais arrêter. »

« Frappée »

Avec le temps, les agressions se firent plus menaçantes.

« Je rentrais chez moi, et un homme est arrivé par derrière sur son vélo, et m’a frappé dans le dos » explique Me Mushthal

« Je suis brutalement tombée dans la rue, j’ai toujours mal à la jambe, car il m’a frappé très fortement. »

« J’étais avec mon fils cadet, je pleurais, nous avons couru pour rentrer à la maison. »

Son mari s’inquiéta de la raison pour laquelle elle avait mal, mais ne voulant pas l’inquiéter, elle lui répondit qu’elle était tombée et s’était fait mal à la jambe.

Mais les choses prirent la pire des tournures lorsque son mari fut la cible d’une odieuse agression.

« Cette nuit-là, l’homme qui a tué mon époux n’a pas arrêté de l’appeler pour qu’il sorte de chez nous. »

« Mon mari était très fatigué, et n’avait aucune envie de sortir. Ce type a rappelé le lendemain à 5 heures de l’après-midi, et lui a demandé de sortir pour le rencontrer. »

« Mon mari est sorti, j’ai trouvé qu’il était un peu tard, et il commençait à faire nuit. »

Comme son mari ne revenait pas, elle essaya de l’appeler mais son téléphone était hors-ligne. Il faisait nuit, et il n’y avait pas d’électricité.

« À 8 heures du soir, j’ai entendu un coup de feu. Je n’ai pas pu sortir dehors, car j’avais peur et j’étais bouleversée. » raconte Parwin.

« J’étais seule avec mes enfants, car il n’y avait pas d’autre homme dans ma famille. J’avais ce sentiment que quelque chose s’était passé, mais je ne savais pas quoi »

« Mes enfants se sont mis à pleurer et à demander où était leur père. Je ne pouvais rien faire, alors je les ai mis au lit et leur ai dit que leur père allait revenir. »

Me Mushthal ferma la porte à clé, et resta debout toute la nuit, de peur que quelqu’un pénètre la maison pour elle et ses enfants âgés de 8 et 9 ans.

« Nous menions une vie vraiment heureuse »

Au matin, la police l’avisa que son mari avait été tué.

« J’ai vu mon mari étendu par terre, le visage recouvert de sang. Ils ne m’ont pas autorisée à m’approcher du corps, mais on pouvait voir qu’il avait reçu plusieurs balles. Je criais et pleurais. » raconte-t-elle

« Ce jour-là, mes enfants étaient particulièrement bouleversés et ils avaient vraiment peur, ils me tenaient et me disaient : ne sors pas car ils te tueront aussi »

La famille de son mari est venue pour ramener son corps dans la province de Khost. Elle vit désormais cachée depuis trois mois avec ses deux enfants.

Elle est obligée de porter une burqa afin que personne ne la reconnaisse.

« Je continue à me cacher, personne ne sait où je suis » dit-elle.

«Nous menions une vie vraiment heureuse, nous étions vraiment proches l’un de l’autre, il m’aimait vraiment. »

Parwin Mushthal n’est pas isolée.

Selon les journalistes, un sentiment évident de malaise s’est emparé de nombreuses femmes qui travaillent à Kaboul ou dans d’autres villes afghanes au fur et à mesure que semble se renforcer la présence des talibans, qui n’ont jamais caché être contre l’idée que les femmes travaillent.

Source : BBC
Traduction Bivouac-ID

13 réponses à “La terrifiante détresse d’une actrice afghanne”

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  1. Encore une preuve qu’en fin de compte, les afghans se complaisaient dans le régime taliban. Il ne faut pas parler de liberté aux Afghans comme on doit pas parler de paix aux Palestiniens ou de modernité aux Algériens.

  2. Ce doit être terrible pour cette femme de penser que son esprit d’indépendance est la cause de la mort de son mari et des menaces qui pèsent sur sa famille. Son mari, qui aurait dû la “tenir” n’a pas rempli son rôle, il a donc été exécuté par un autre homme. Comment ne pas faire le rapprochement avec “les crimes d’honneur” ? Le mari “déshonoré” par “l’inconduite” de sa femme aurait dû la trucider ou du moins la tenir enfermée jusqu’à ce qu’elle obéisse, comme il ne l’a pas fait, un étranger a dû se charger de punir le mari qui a manqué à ses “obligations”. Où est la “spiritualité” dans ces règlements de comptes sordides directement inspirés par le cerveau reptilien ? Est-ce ainsi que les hommes vivent ?

  3. Difficile de faire mieux…

    On est VRAIMENT loin, loin, loin dans l’abject…

    Et on a ENCORE des bobo qui pense que c’est une belle religion, quoi…

  4. Pour les Musulmans, les femmes qui ne se voilent pas, qui sortent librement, qui exercent un métier artistique,… sont considérées comme des prostituées. C’est vrai, je le confirme. On se permet de nous manquer de respect parce que nous rejetons le modèle exemplaire de la femme musulmane.
    Mon mari a souvent eu droit à des remarques du genre “j’ai vu ta femme à tel endroit”, ou bien “pourquoi c’est ta femme qui conduit votre voiture?”, etc.
    En Algérie comme en Afghanistan, par les temps qui courent, il ne fait pas bon être une femme libre.

  5. Pauvre femme, beaucoup n’auraient pas supporté une telle épreuve.
    Tanit, je trouve vraiment que l’Algérie ressemble de plus en plus à l’Afghanistan, c’est de la folie, de plus en plus de femmes voilées intégralement ( manque plus que la burka bleue).

  6. Une vidéo du Salman Rushdie kurde, Mariwan Halabjaee depuis un lieu secret en Norvège.
    http://www.youtube.com/watch?v=fz1XMo6r_CQ
    Il ne nous apprends rien de nouveau sur la nature mauvaise de l’islam; mais ça fait plaisir de voir des personnes conscientes.
    Rappelons qu’il est menacé de mort à cause d’un livre qu’il à écrit, critiquant l’islam.

  7. Je demanderais à l’ONU et les organismes des Droits de l’homme de faire leur travail en la sortant de là. Qu’ils s’enlève les doigts dans le nez et arrête d’ignorer cette femme.

    Mais que font-ils si non ramper sous les recommendements du CAIR et des Frères musulmans et autres. Nous devons nous même voir à sa liberté.

    Madame Parwin Mushthal, VENEZ CHEZ NOUS !!!!!!!!!!! Nous avons encore de la place ici et vous serez la bienvenue.

    À toutes ces femmes qui se battent pour leur liberté.

  8. Et que font nos organisations bien pensantes à la pensée unique(comme ceux qui ne connaissent que le Coran…)???

    Il est bien plus facile et important de continuer de s’acharner sur les gens qui défendent la liberté, comme Geert Wilders…

    CE QUI EST INOUI C’EST LE SILENCE ASSOURDISSANT DE NOS MEDIAS!!!

    HONTE A EUX….VOUS MERITEZ VRAIMENT LE TITRE DE MERDIAS.

    Et pendant que certaines actrices courageuses, se battent au péril de leur vie pour défendre des valeurs civilisées…..
    Chez nous d’”autres à la cervelle nauséabonde” adhérent fièrement à ce totalitarisme meurtrier.

  9. Tiens! C’est vrai, on devrait troquer Sophie Guillemin contre cette actrice afghane, on ne perdrait pas au change!

  10. Ce n’est pas facile de traduire et interpréter Shakespeare en dari. Cela montre que cette dame a une bonne culture. Ce n’est pas comme ces abrutis fanatiques qui sont incapables de raisonner correctement.

  11. je ne taris pas d’éloge sur votre site, incroyablement bien documenté (comment faites-vous ?), et laissant une très large place à la liberté d’expression des commentateurs, ce qui par les temps qui courent (et ils courent de plus en plus vite) devient rare. Merci et bonne continuation.

  12. Je m’associe à l’éloge de votre site. Grâce à vous, à Riposte laique et à quelques autres sites des milliers de gens devenus étrangers à leur propre pays ont acquis une patrie virtuelle.
    Merci

  13. Elle a bien du courage cette femme. et moi qui croyait que Fadéla Amara avait un courage d’enfer pour être allée, avec son slogan Ni pute ni soumise, dans les banlieues pour protéger les jeunes filles harcelées par les horde de muzz voyous qui pensent qu’une femme sans voile est forcement une prostituée.

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