L’éditorialiste d’Al-Ahram Weekly déplore les excès du ramadan

Un article sur les excès du ramadan, comme cet éditorial publié dans un journal arabe, serait vraisemblablement  trop  politiquement incorrect pour un média européen.

Photo : Mets d’un dîner de ramadan, Arabie Saoudite

Les excès du ramadan

Alors que le mois du jeûne touche à sa fin, l’éditoraliste d’Al-Ahram Weekly dénonce le coût financier et l’improductivité qui caractérisent désormais cette période, en principe dédiée à la piété et non aux festivités et dépenses ostentatoires.

Pendant des années, je me suis intéressé à l’idée de “création de richesse” comme étant le meilleur moyen de combattre bien des fléaux de notre société et de sortir de la spirale de la pauvreté et du sous-développement. Néanmoins, mon optimisme sur cette question a été quelque peu refroidi par un déplorable aspect du système. Les sociétés pauvres ont, en effet, tendance à gâcher ou à dilapider les richesses. Pendant le mois du ramadan, nous avons pris l’habitude de jeter l’argent par les fenêtres dans des dépenses exorbitantes ou malavisées. Nous célébrons ce mois sacré comme une sorte de coutume folklorique et non comme un rite religieux.

Prenons l’exemple de la consommation de nourriture. En Egypte, les dépenses alimentaires pendant le ramadan se situent bien au-dessus de la moyenne des autres mois, ce qui pose de graves problèmes aux ministres chargés de réguler l’approvisionnement selon la demande. D’après une récente étude du National Centre for Social and Criminal Research (NCSCR), 83 % des ménages égyptiens modifient leurs habitudes de consommation pendant le ramadan et augmentent leurs dépenses alimentaires de 50 % à 100 %. Alors que les consommateurs égyptiens dépensent près de 200 milliards de livres [environ 24,5 milliards d’euros] par an, pendant le mois du ramadan, ce sont près de 30 milliards de livres [3,6 milliards d’euros] - soit 1 milliard de livres par jour - qui sont engloutis essentiellement dans des dépenses alimentaires en cette période de jeûne. L’étude du NCSCR révèle que, pendant cette période, le budget des Egyptiens augmente de 66,5 % pour les viandes et volailles, de 63 % pour les friandises et de 25 % pour les noix et les amuse-gueules. Le nombre de dîners et banquets s’accroît également de 23 %. L’étude montre, en outre, qu’en moyenne au moins 60 % de la nourriture présentée à un dîner finit à la poubelle et plus de 75 % après les banquets.

Il y a aussi les rapports médicaux qui montrent que l’état de santé général des Egyptiens décline pendant le ramadan. Bien qu’il n’y ait que deux repas par nuit pendant cette période, l’iftar le soir et le sohour avant le lever du soleil, les autorités médicales constatent une augmentation des problèmes diabétiques et cardiovasculaires liés à la surconsommation de sucres et de graisses. Certaines études statistiques révèlent également une hausse de la consommation de médicaments délivrés sans ordonnance pour le traitement des troubles digestifs allant de l’ulcère à la colite. En conclusion, la surconsommation pendant le mois du ramadan grève le budget des ménages, affaiblit l’économie nationale (avec l’augmentation des importations, notamment de fruits secs et de noix en provenance de Turquie, de Syrie et d’Inde), vide les livrets d’épargne des Egyptiens et a un effet nocif sur leur santé. Pour ne rien arranger, cette année, le ramadan coïncide avec la rentrée des classes, pressurant un peu plus le budget des ménages, notamment ceux à faibles revenus. Bon nombre d’entre eux sont assurés de se retrouver endettés à la fin du mois, essentiellement à cause de dépenses inconsidérées.

Le travail apparaît comme un élément tellement secondaire pendant le ramadan, du moins dans plusieurs agences et services gouvernementaux, que l’on pourrait croire que toute une catégorie de fonctionnaires - tous niveaux confondus - considère le ramadan comme un mois de léthargie autorisée. Les employés arrivent en retard et/ou partent tôt pour des raisons de fatigue liée au jeûne, et quiconque a l’impudence de le leur reprocher se voit répondre un “ne gâche pas mon jeûne !” menaçant. Le paysan, l’ingénieur ou le médecin qui savent être efficaces et consciencieux dans leur travail valent bien plus que l’homme qui prie, jeûne et récite le Coran sans en appliquer les principes. C’est précisément le message qu’a voulu faire passer le mufti d’Al-Azhar, le cheikh Mohamed Hussein Tantawi, en disant que les fonctionnaires ne devaient pas se servir du jeûne, de la prière ou de la lecture du Coran comme de prétextes pour ne pas travailler et porter préjudice au bien-être de la population.

Source : Courrier international

19 réponses à “L’éditorialiste d’Al-Ahram Weekly déplore les excès du ramadan”

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  1. “Bien qu’il n’y ait que deux repas par nuit pendant cette période, l’iftar le soir et le sohour avant le lever du soleil, les autorités médicales constatent une augmentation des problèmes diabétiques et cardiovasculaires liés à la surconsommation de sucres et de graisses.”

    Ce n’est pas tout à fait juste de dire qu’il n’y a que deux repas. En fait, il y a deux repas principaux qui sont effectivement l’iftar sitôt que le soleil s’est couché et le sohour juste avant qu’il ne se lève. Mais entre les deux, et pendant toute la nuit, c’est collation après collation. Gâteaux imbibés de miel, fruits secs et oléagineux, thé très sucré, zalabia (gras et sucré),…
    Les panses dilatées ne sont jamais assez pleines.Pas de répit pour l’estomac pendant toute la nuit, sauf si le “jeûneur” délaisse la table pour aller dormir.

    Comment ne pas tomber malade quand le jeûne diurne laisse la place à la bombance nocturne, pendant tout un mois!

  2. Bonjour,
    quel éditorial? Quel journaliste? Je ne trouve pas l’article sur le site du journal.
    Il est clair que si vraiment le journaliste parle de l’improductivité pendant ce mois il s’expose à des représailles. En tout cas chapeau à ce journaliste

  3. quel hypocrite ce Tantawi, il serait le premier à demander la condamnation d’un non jeuneur et il dit en gros que les fonctionnaires si ils sont fatigués n’ont qu’à rompre le jeûne
    quelle ordure

  4. Comment grossir comme des porcs ?…

    Faire le ramdam !

  5. AUTRE EDITORIAL VENANT D’ALGERIE avec ce titre : L’intolérance gagne du terrain

    Sous prétexte de défendre l’islam, la justice, la police et une certaine presse s’en prennent à celles et ceux qui ont choisi de vivre différemment. Une tendance qui inquiète une partie de l’opinion.

    17.09.2009 | Mustapha Benfodil | El Watan

    L’article original de El Watan

    Et revoilà l’inquisition drapée des oripeaux du rigorisme et de la bienséance la plus chafouine qui frappe de nouveau ! Le fait : Djamila, une jeune émigrée, et son cousin ont été arrêtés le 1er septembre sur un parking alors qu’ils s’apprêtaient à casser la croûte à bord de leur véhicule [pendant le ramadan]. Ils ont été embarqués manu militari au commissariat de Draria et placés en garde à vue pendant vingt-quatre heures, avant de se voir transférés à la prison d’El-Harrach.

    Ils n’ont dû leur salut qu’à l’intervention d’un personnage haut placé qui a hâté leur libération. Malheureusement, le calvaire de Djamila et de son cousin n’a rien d’une fausse note dans un havre de tolérance. Qu’on se souvienne de l’affaire des six personnes condamnées, en 2008, à quatre ans de prison ferme par le tribunal de première instance de Biskra. Il leur avait été reproché d’avoir pratiqué des jeux de société alors qu’une bouteille d’eau se trouvait à côté d’eux. I

    ls avaient fini par être acquittés grâce à la mobilisation de pans entiers de l’opinion, scandalisés par cette chasse aux sorcières d’un autre âge.

    Il est important de rappeler que les magistrats ayant eu à statuer sur ces cas ne s’appuient sur aucun texte clair. De fait, il n’existe pas dans le Code pénal d’article, signalent les juristes, qui condamne expressément ceux qui ne jeûnent pas. L’action publique repose, en l’occurrence, sur un article vague introduit dans le corpus juridique à la faveur de l’amendement du Code pénal et du Code de procédure pénale adopté en 2002. Il s’agit de l’article 144 bis 2, selon lequel “Est puni d’un emprisonnement de trois à cinq ans et d’une amende de 50 000 à 100 000 dinars [de 500 à 1 000 euros], ou de l’une de ces deux peines seulement, quiconque offense le Prophète (paix et salut soient sur lui) et les envoyés de Dieu ou dénigre le dogme ou les préceptes de l’islam, que ce soit par voie d’écrit, de dessin, de déclaration ou tout autre moyen.” En l’espèce, on ne peut que constater “l’élasticité” du Code pénal, qui laisse ainsi à l’appréciation du juge l’étendue de la peine à infliger à celui qui contrevient aux règles sacrées du ramadan.

    Dans le même ordre d’idées, il faut relever cette autre aberration qui consiste à priver les ressortissants étrangers de toute possibilité de se sustenter le jour en période de jeûne. Cela a été observé y compris dans des hôtels cotés, qui, pour nombre d’entre eux, poussent l’inhospitalité jusqu’à refuser à leur clientèle non musulmane le petit déjeuner.

    Que de fois n’avons-nous entendu autour de nous nos aînés évoquer, non sans une certaine nostalgie mâtinée de rage, une Algérie beaucoup plus tolérante, plus ouverte, où il faisait bon vivre malgré tout et où jeûneurs et non-jeûneurs se fréquentaient en faisant preuve d’indulgence.

    A la lumière de la mésaventure de Djamila et de son cousin, on mesure l’ampleur de la régression effectuée par notre société et l’emprise des pratiques inquisitrices qui ciblent avec acharnement les “minorités” de toutes sortes (qu’elles soient cultuelles ou culturelles) qui se cramponnent à leur pays, l’Algérie, contre vents et marées.

    Question naïve : à quand des espaces non-jeûneurs dans les entreprises, dans les trains grandes lignes, voire dans certains espaces publics ? Il ne faut pas rêver, surtout lorsque l’on voit les campagnes policières de chasse aux couples ou aux non-jeûneurs se doubler d’un effort médiatique sans précédent pour que la société algérienne retourne définitivement au Moyen Age.

    La tolérance, c’est l’affaire d’institutions fortes dont les médias sont des acteurs de premier plan. Qu’un quotidien, Ennahar pour ne pas le nommer, joue les procurateurs bondieusards en publiant en première page la photo d’un jeune sur le point de mordre dans un sandwich, cela n’a qu’un nom : la délation. Le journal titrait : “Des cafés et des restaurants bafouant la sainteté du ramadan en plein jour”.

    Dans l’article qui pointait du doigt la Kabylie comme bastion de la chrétienté et fief des antiramadan, l’auteur va jusqu’à dénoncer à la police un groupe de récalcitrants peu emballés par le rite du carême. Mais les services de police n’ont pas jugé utile de rééditer l’action musclée de leurs collègues contre Djamila et son cousin, regrette le cafteur.

    Moralité : il apparaît urgent, dans cette Algérie déboussolée, cette Algérie gangrenée par la haine et l’intolérance, de sonner la révolte des citoyens libres et de susciter la mobilisation de tous afin de récupérer tous les espaces de liberté cédés.

    Mais nos politiques (européens) dorment les yeux ouverts et vont gentiement rompre le débile Jeune, sans voir vers ou ces Horribles les mènent

  6. Le Ramaadam ou le mal de dent lorsqu’ont parle de jeune et bien pourrquoi mangent-ils la nuit peut-être qu’allah le tueur lui sommeil et ne voit rien ? Bizare ce monde de foux controlé par la police d’état ?

  7. Un bon sauciflar pendant le ramadan… y a que ça de bon mes amis !

  8. Aller faire un tour sur poste de veille les chiens pissent sur les mosquées

  9. les muzz tres pratiquants et qui bouffent comme des porcs qu”ils crevent d’indigestion, ça leur apprendra que leur coutume est malsaine comme leur coran.

  10. C’est des malades !!! A nos jours continuer a pratiquer en Occident un tel rituel, c’est de la folie.
    Folie de ceux qui la pratique, et ceux qui laisse faire.
    Suis écuré, bref, on est dans un monde des fous.

  11. Cette Algérie où il faisait bon vivre, comme l’ indique l’ artcle, ou les jeuneurs et les non jeuneurs se fréquentaient en faisant preuve d’ indulgence, où les juifs, les musulmans et les chrétiens vivaient ensemble, cette Algérie s’ appelait l’ ALGERIE FRANCAISE, aujourd’ hui c’ est l’ Algérie musulmane, aux mains des barbus soumis au FAMEUX PROPHETE qui dit:”celui qui ne respecte pas le ramadan, il faut le tuer, et les autorités qui ne jugent pas selon le critère de la charia, SONT DES APOSTATS”

  12. Ils digèrent pendant la journée après avoir bâfrer toute la nuit !
    C’est takkya, faire croire qu’ils se privent de nourriture la journée alors que c’est “digestion”, pour s’être empiffrés toute la nuit ! Jeûne, veut dire restriction de nourriture mais pas bombance ! Qui paie la Sécu ???

  13. je me demande comment ils font pour jeuné en même temps en afrique il fait nuit et ailleur le jour donc des faux jeûnes.La richesse d’une journée speciale après plus rien a manger.Mais les riches mollats et autres se fout que les autres mangent pas .Allah poubelle

  14. fonctionnaire et arabe, ça doit pas bosser dur !!

  15. J’ai depuis qq mois des nouveaux voisins de paliers ; ils sont berbères. Je vous dit pas le changement de silhouette depuis le début du ramadan !!
    Tu parles d’un jeun ouarf ! C’est une orgie nocturne quotidienne ouais !!!
    Et puis ça chahute jusqu’à tard !! Enfin plus maintenant, avec le boulot ils doivent être trop crevés!

  16. Dans un communiqué Barak Obama-dont le pere était musulman souligne que même cette occasion festive de l’Aid-el Firt les musulmans ont coutume d’avoir une pensée pour ceux qui souffrent de la pauvreté de la faim des conflits et de la maladie.

    J’ai eu une amie indonesienne française qui elle dès qu’elle était avec moi elle devenait catho. mais dès que je n’étais pas là, elle me disait, je suis aller a la fête chez les musulmans J’étais collé sur la mosquée elle devenait musulmane sont pere était musulman mais pas de problême elle avait sa maison.Je ne suis plus avec car pas la même personne avec moi. je me suis réveiller.Fini avec cette personne menteuse au bout.Elle avait le coran et une pierre au cou pour indiquer qu’elle était muzz.

  17. Sujet de Barak Obama

    L’info: CANOE.CA INFO 19 SEPT

  18. A tous ceux qui luttent contre l’islam :
    Le site yahoo question-réponse “religion” est infecté par des mahometans fanatique qui font du prosélisme et essayent de le transformer en tribune religieuse réservée à l’islam.
    Qui viendra rétablir l’équilibre avec moi ?
    jawad

  19. jawad, je suis sur la page d’accueil de http://fr.answers.yahoo.com/ et dans la liste des catégories (colonne à gauche) je ne vois “religion”…

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