Les esclaves domestiques restent légion en terre d’islam
L’affaire du fils Kadhafi à Genève est venue brutalement rappeler le sort réservé au personnel de maison dans les pays arabes.
Hannibal Kadhafi passe pour le mauvais garçon de la famille. Quand le fils du dictateur libyen est interpellé à Genève avec son épouse pour répondre de graves sévices corporels à l’encontre de deux domestiques, on peut penser qu’il s’agit d’un dérapage isolé, d’une frasque de plus d’un personnage connu pour sa violence et qui se croit tout permis. Hélas, non, la violence reprochée à Hannibal Kadhafi et à son épouse n’a rien d’exceptionnel. Le phénomène de la maltraitance du personnel de maison est si ample dans le monde arabe qu’il donne lieu à une longue liste de faits divers et de rapports alarmants d’organisations internationales.
Cette semaine encore, une riche famille des Emirats arabes unis a été inculpée en Belgique pour avoir tenu enfermés et avoir harcelé moralement onze domestiques dans un des plus grands palaces de Bruxelles. Mais il ne faudrait pas croire que ces dérapages ne se produisent que lors de séjours à l’étranger. C’est sur place que la situation se révèle la plus terrible.
Publié au début de ce mois, un nouveau rapport de l’ONG Human Rights Watch décrit des «conditions proches de l’esclavage» pour une grande partie du million et demi de travailleuses domestiques asiatiques employées en Arabie saoudite (lire leurs témoignages ci-dessous). Passeport confisqué, salaire absent ou dérisoire, horaire démentiel, violences physiques et sexuelles, les pratiques barbares à l’encontre des domestiques se révèlent sans limites et le plus souvent impunies au regard du droit et des traditions en vigueur dans les pays arabes.
La tradition de la tutelle
Bien sûr, l’islam ne détient pas le monopole de cette survivance de l’esclavagisme. La Genève internationale est bien placée pour le savoir, avec ses scandales à répétition de domestiques exploités et maltraités par des diplomates étrangers, qu’ils soient arabes, indiens, sud-américains ou africains. Et on pourra dire que le sort des femmes de ménage employées au noir jusqu’en Suisse n’est pas toujours reluisant.
Mais en terre d’islam, la pratique est érigée en système, héritée de quinze siècles de traite d’esclaves. Les marchés de chair humaine à ciel ouvert ont évidemment disparu. Les pays arabes tardent cependant à se défaire de la tradition de la tutelle ou du parrainage qui remplace le droit du travail. Dans leurs palaces et leurs maisons bourgeoises, les maîtres ne sont pas considérés comme des employeurs à l’égard de leur personnel de maison, mais comme les tuteurs d’étrangers qu’ils abritent sous leur toit. Attirées en masse par la promesse d’un emploi plutôt que la misère dans leur pays d’origine, ces petites mains sont dépouillées de tous droits. Il n’est donc pas difficile de leur confisquer leur passeport, de les cloîtrer et de les exploiter sans aucun risque d’être inquiété. Le plus souvent asiatiques, ces victimes de l’esclavage moderne peuvent aussi venir des pays arabes eux-mêmes, à l’image des «petites bonnes» marocaines, ces centaines de milliers de femmes qu’on enlève très jeunes à leur famille et qui finissent exploitées le plus souvent sans salaire, quand elles ne sont pas violées puis répudiées parce qu’elles ont le malheur de tomber enceinte.
Timide prise de conscience
Face à ce constat accablant, quelques intellectuels musulmans tentent de relayer chez eux le combat des organisations internationales. Quelques pays arabes, dont le Liban, se mettent timidement à empoigner le problème. L’an dernier, un premier colloque international s’est tenu à Marrakech sur l’esclavage dans les pays arabo-musulmans. Et l’Organisation internationale du travail s’est engagée à réglementer en priorité l’exploitation des domestiques lors de sa prochaine assemblée en 2010.
De terribles témoignages
L’Arabie saoudite figure en tête des pays arabes où l’exploitation des domestiques cause problème. Dans un rapport de 133 pages publié le 3 juillet dernier, l’organisation non gouvernementale Human Rights Watch dénonce des «conditions proches de l’esclavage» imposées aux travailleuses domestiques venues le plus souvent de pays asiatiques (Indonésie, Sri Lanka, Philippines, Népal). Les autorités saoudiennes sont appelées à entreprendre d’urgence des réformes en matière d’immigration, de droit du travail et de justice pour mettre fin à cette barbarie. Le rapport contient des dizaines de témoignages qui glacent le sang. En voici deux extraits:
«Pendant un an et 5 mois, je n’ai reçu aucun salaire. Si je réclamais l’argent, ils me battaient, ou me coupaient avec un couteau, ou me brûlaient. J’ai des marques sur le dos. J’avais mal partout. Ils prenaient ma tête et la cognaient contre le mur. Chaque fois que je réclamais mon salaire, il y avait un conflit»
Ponnamma S., une travailleuse domestique sri-lankaise, Riyad, le 14 décembre 2006.
«Au bout d’un moment, l’employeur a commencé à montrer de l’affection pour moi. Il m’a fait venir dans sa chambre. Il a dit: «Je veux te raconter comment je t’ai eu à l’agence». Il a dit: «Je t’ai ramenée pour 10 000 riyals»… L’employeur m’a violée plusieurs fois… J’ai tout dit à madame… La famille entière, madame, l’employeur, ne voulaient pas que je parte. Ils ont fermé les portes et les portails à clefs…»
Haima G., travailleuse domestique philippine, Riyad, le 7 décembre 2006
Extraits de Le Matin
Information signalée par Némésis
Cliquez sur l'image pour revoir les Assises !
http://groups.msn.com/Lislametlasounnaduprophete-/esclavagepartie2.msnw
Le nombre de victimes des traites négrières
Olivier Pétré-Grenouilleau, dans Les Traites négrières. Essai d’histoire globale estime à 42 millions le total de victimes pour trois traites négrières :
-la traite orientale, faite par les musulmans : 17 millions de personnes,
-la traite intra-africaine, faite par les royaumes africains : 14 millions de personnes,
-la traite atlantique, faite par les Européens et les Américains : 11 millions de personnes.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Traite_des_noirs
j’ai acheté l’an dernier deux petits esclaves soudanais a un Janjaoui
j’en céde un a un prix raisonnable
sachant que j’ai payé 2000 euros la pièce, vous pouvez me faire une offre raisonnable que j’étudierais
ils sont sevrés, vaccinés mais pas de LOF
Ce que je veux dire c’est que nous les arabes nous nous sommes habitués à votre racisme.
Pendant des années un arabe signifiait un haineux de l’occident, comme si, à l’instar de la doctrine de l’Eglise, tout tourne autour de l’occident.
Vous vous réveillez en 2011 choqué de voire des manifestations de millions de gens, qui ne brûlent pas le drapeau américains ou israélien, mais qui réclament justice et démocratie, et qui s’en foutent de l’occident.
Vous nous stigmatisez dans tous les sens. L’esclavage nous l’avons pratiqué comme tous le monde, sauf qu’un esclave pouvait être noir chrétien, européen ou asiatique.
Nous ne sommes jamais allé jusqu’a les dénuer de leur humanité les traitant d’animaux, et le fils de l’esclave en terre d’Islam était considéré comme les autres fils. Si bien que des rois noirs fils d’esclaves il y’en a eu.
Chose inconçevable dans un occident qui a fait du savon avec des populations juives innoçente, puis s’est empressé de crier sur tous les toits que les antisémites sont les arabes.
Vous m’imaginez certainement matte comme le suggère la classification raciale enracinnée dans votre tête, mais je suis blanc comme 25% des arabes, et j’ai des cousins noirs comme 25% d’autres.
Nous avons jamais eu des bars ouvert uniquement à tel race, puisque pour nous il n’existe pas de race.
Nous avons eu des eglise et des synagogues depuis des millénaires, et les premières eglises et synagogue brûlées le furent par des croisés suréxités qui dévorèrent la chaire des arabes (du cannibalisme donc) et qui aujourd’hui occupent une place importante dans votre imaginaire.
Aujourd’hui pour construire une mosquée en terre chretienne c’est la croix et la bannière.(jeux de mots, ou de maux?), et pour un geste antichrétien surmédiatisé il en existe des centaines qui se passent sans que personne n’en parle.
Nous sommes pareils, mais nous arabes assumons nos torts et nous ne prétendons pas être des surhommes, pourtant nous avons de quoi, comme tous le monde, et nous sommes modestes à la différence de certains.
vous ne pretendez pas etre des surhommes, vous ne jugez pas les hommes par leur couleur ou leur nom….NOUS n’autorisons pas de construire des mosquées etc…
en revanche des pays comme l’arabie saoudite ou l’irak interdisent le droit de culte… different que l’islam..
j’aime lire que des gens comme saif el islam kadhafi, jet seteur comme ses freres hannibal et d’autres.. sortant ivre caisse de discotheque, prône la charia et l’islam…!!!
23 avr 2009 at 12:18
[…] de paix, d’amour et de tolérance se suivent et se ressemblent. Après Hannibal Khadafi (voir ici), après la tantine de Mohammed VI du Maroc (à lire absolument), après les princesses des […]
30 août 2011 at 14:20
[…] d’une mentalité arabo-musulmane qui, du Maroc à l’Arabie Saoudite, donne au phénomène de maltraitance du “petit” personnel un caractère généralisé et extrême. Les exemples ne manquent […]