Les musulmans multiplient les actes antisémites en France
En ne dénonçant pas fermement les débordements violents et les slogans antisémites des manifestions en faveur du Hamas, les médias et les autorités, qui se sont même efforcés de les minimiser, ont conforté la fureur des musulmans. Ces derniers se croient maintenant tacitement autorisés moralement à passer à l’acte contre les juifs.
Au lieu de dénoncer leurs outrances, la presse, des élus et même une ministre (Rama Yade) reprennent ces slogans excessifs, répétés ad-nauseam, et galvanisent la haine musulmane.
Cela combiné à la diffusion par les télévisions des images fournies par le Hamas, sans en dénoncer les manipulations, il ne fallait pas être devin pour prédire le résultat :
Après le lancement d’un cocktail Molotov dimanche soir contre une synagogue de la ville de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), [dont le Maire avait appelé à manifester contre Israël jeudi (lire)], les actes antisémites se multiplient.
Une dizaine d’inscriptions antisémites et pro-palestiniennes ont été découvertes, lundi matin, sur le mur d’un centre social situé dans la banlieue du Puy-en-Velay (Haute-Loire), a-t-on appris de source policière. Ces graffitis, parmi lesquels deux étoiles de David, ainsi que les slogans “Il faut tuer les juifs”, “Vive la Palestine” et “Libérez Gaza” ont été réalisés à la bombe de peinture noire et marron sur un mur ainsi que sur les rideaux métalliques du centre socio-culturel de Guitard, à proximité de la mosquée de la ville. Le personnel du centre a découvert les tags lundi matin et aussitôt prévenu les autorités. Une enquête a été ouverte par la police du Puy-en-Velay mais “aucun élément ne permet pour l’heure de dire qui est à l’origine de ces inscriptions”, a précisé cette source.
A Schiltigheim (Bas-Rhin), des cocktails Molotov ont été lancés dans la nuit de dimanche à lundi contre une maison servant de lieu de culte à la communauté israélite, a-t-on appris lundi auprès de la police locale. Selon la police, jointe par l’AFP, des morceaux de verre correspondants à trois bouteilles de 75 cl ont été retrouvés près de la façade, noircie à trois endroits par de la fumée.
Source : Le Monde
Cliquez sur l'image pour revoir les Assises !
Dans les stades de foot, les banderoles, drapeaux, les insignes, les gestes, les paroles racistes ou xénophobes sont systématiquement punis ainsi les personnes sont plaçées en garde à vue et passent en comparution immédiate, sont jugées et écrouées.
Si il est trop dangereux de les interpeller sous peine d’émeute elles sont filmées, interpellées aprè le match, si il n’est pas possible de les interpeller elles sont recherchées, interpellées chez elles, les images de la vidéo surveillance font preuve de loi.
Les drapeaux, banderolles, gestes, paroles sont racistes, xénophobes et anti sémites, je ne vois aucune différence entre des jeunes fachos et les manifestant pro hamas (mouvement terroriste raciste xénophobe et anti-sémite).
Combien de pro-islamistes interpellé et écroué après les manifestations ce week-end??
Comme disait Raymond Devos : “les arabes du Caire sont anti-sémites et les Sémites sont antiquaires!”
Nos élus jouent avec le feu, à croire que les émeutes comme en 2005 sont loin. A moins qu’il ne s’agisse de relancer la production automobile ….
toujours aucune violence de la part des juifs de france.aucune mosquee attaqué au cocktail molotov
Actes racistes ! Mme Alliot-Marie a perdu sa langue ? Quand le bas de la porte d’une mosquée a brûlé, elle a vivement critiqué comme étant un acte raciste ; va-t-elle nous ressortir “c’est débile” ?
Les élus socialos-cocos qui appellent à manifester doivent être sévèrement sanctionnés, car ils savent pertinemment que d’une part, cela va dégénérer dans la violence urbaine et d’autre part, c’est une incitation à la haine envers les juifs !
Ils sont muets comme des carpes aujourd’hui !
La France commence à ressember à la Tunisie de Bourguiba: des émeutes contre les Juifs avaient éclaté à plusieurs reprises, toujours en fonction du contexte proche-oriental, et les pouvoirs fermaient les yeux pendant plusieurs jours avant que le président ne déclare que ceux qui toucheraient un cheveu d’un Juif auraient affaire à lui personnellement. Ca a suffit à chaque fois pour que les Juifs quittent en masse ce pays.
Les politiques se taisent parcequ`ils savent qu`ils sont coupable!
J’ai entendu que dans les manifestations il y avait la FSU !!!!! C’est très grave puisque si les professeurs manifestent pour le hamas, qu’est ce qu’ils doivent enseigner dans les écoles ???
(cela me rappelle qu’au collége une prof nous avait enseigné que les israléliens avaient piqué le territoire des musulmans et que c’était la première fois dans le monde qu’un pays était dirigé par une religion… et c’était une prof d’histoire !)
Bonjour,
Le 19-20 de FR3 a choisi son camp.
Pour ces journalistes la seule position raisonnable , celle du “bon Juif” est celle de l’UJFP à laquelle un long reportage est consacré …
Donc pour FR3 la seule position à adopter vis-à-vis des islamo-fascistes est la DHIMMITUDE …
FR3 nous le dit.
Juifs et Chrétiens , vous voulez vivre en paix avec les Musulmans alors soyez dhimmis !
Faites tribune commune avec la racaille antisémite et antichrétienne !
Faites tribune commune avec la crapule Aounit payée sur nos impôts pour nous cracher sa bave musulmane à la gueule !
On n’est pas sorti de l’auberge avec ces barbares. Soutenons Israël.
Si les juifs décident de quitter la France, pensez donc à émigrer au Canada. Nous avons besoin d’immigrants ”normaux”!!
Bon courage!
Québec/Canada.
Emission “mots croisés” du 12/01/09 : alors que les participants s’accordent pour dire que le HAMAS est un mouvement terroriste proche des frères musulmans qui vise à créer en Palestine un état islamique, ils déclarent par contre que les manifestations de soutien aux palestiniens n’ont qu’un caractère politique.
Ils refusent de reconnaître le vrai visage de l’islam qui plus qu’une religion est une idéologie totalitaire instrumentalisée par Mahomet pour soumettre la péninsule arabique à son pouvoir dictatorial en se présentant comme l’apôtre de Dieu.
Il s’agit là d’une vérité historique rapportée par les proches compagnons du prophète dans “Al-Sîra” qui démontre que peu après son installation à Médine, le prophète de l’islam s’est définitivement séparé des gens du Livre qui refusaient de la considérer comme un prophète de la tradition biblique et a décidé d’avoir recours à la violence pour imposer son pouvoir théocratique.
C’est ainsi qu’il va attaquer les riches caravanes mecquoises sans aucun provocation de la part de ses anciens compatriotes entrainant cette remarque de ses proches : “Alors que nous étions persécutés à la Mecque, tu nous disais de patienter et de ne pas répondre aux provocations des idolâtres, et maintenant (à Médine) tu nous demandes d’attaquer (les caravanes), certains ajoutant même qu’il agissait plus pour le butin que pour la religion. Le butin a une importance capitale dans la religion non seulement la sourate VIII qui affirme que la cinquième part du butin revient au prophète, mais il est consacré par la sourate XLVIII (la victoire) qui proclame la guerre sainte :”Dis encore aux arabes du désert qui sont restés chez eux : Nous vous appellerons à marcher contre les nations puissantes ; vous les combatterez jusqu’à ce qu’elles embrassent l’islam.”…”Dieu a été satisfait de ces croyants qui t’ont donné la main…Il les a récompensé par une victoire immédiate ainsi que par un riche butin qu’ils ont enlevé…Il vous avait promis d’autres dépouilles dont vous n’avez pas pû encore vous emparez ; mais Dieu les a déjà en son pouvoir.”
C’est à la suite de la transgression de la trêve du pélerinage par un petit groupe de musulman que le saint homme avait envoyé à la recherche de butin, qu’il va transformer la razzia en djihad et légitimer ainsi la guerre contre les idolâtres (puis tous les infidéles) en tout lieu, en tout temps et par n’importe quel moyen, en déclarant que si la rupture de la trêve constituait bien une faute, le fait de ne pas reconnaître Dieu et son prophète et d’avoir chassé ses fidéles du territoire sacré (la Mecque) constituait une faute beaucoup plus grave justifiant ainsi la guerre totale.
C’est ainsi qu’à partir de Médine le prophète de l’islam va mener une guerre offensive à l’encontre de toutes les tribus voisines suivie la plupart du temps de pillages et de viols collectifs.
Il a d’ailleurs lui même déclaré : “Il m’a été donné cinq privilèges sur les prophètes qui m’ont précédé : la Terre entière m’a été donnée comme lieu de prière et d’ablution…Il m’est permis de prendre un butin après un combat alors que cela était interdit aux prophètes qui m’ont précèdé…”
C’est ainsi que la communauté de Médine, pauvre bourgade agricole sans commerce caravanier ni artisanat, va s’enrichir uniquement grâce au pillage et à la confiscation des biens des juifs, chassés, tribu après tribu de leur oasis, la dernière voyant tous ses hommes décapités et les femmes et les enfants réduits en esclavage.
Quant au “grand djihad” ou effort sur soi-même, il n’en est nullement question dans les premiers temps de l’islam, cette notion n’étant apparue que beaucoup plus tard sous l’influence d’autres mouvements de pensée extérieurs à l’islam.
Mais évidemment les zélateurs de cette religion peuvent vous dire le contraire comme il est permis dans l’islam. “Ils s’accordèrent sur cette façon d’agir (mentir), sachant que le messager de Dieu les avaient autorisé en cas de besoin, à mentir, à dénigrer les musulmans et même à insulter sa personne” (Al-Sîra : tome II 10° partie ch. 6)Même quand il s’agit de se liquider un adversaire “Le messager de Dieu dit alors : Seigneur délivre moide Ka’bibn al-Ashraf, ainsi que des poèmes qu’il compose et va récitant partout. Qui se chargera de cet homme qui me fait tort ? Muhammad ibn Maslama se leva et dit : Moi je me chargerai de lui. Je le tuerai. Le Messager de Dieu acquiesca : Fais-le….Muhamad ibn Maslama s’entoura de quelques hommes qui allèrent voir le messager de Dieu et lui dirent : Pour parvenir à tuer cet homme nous te demandons la permission de mentir. Il répondit : Faites (Al-Sîra 3°part.3)
Dans l’islam, il n’y a aucune différence entre religion et politique d’autant plus qu’à partir de Médine les “révélations” vont pour la plupart consacrer les dires du prophète de l’islam pour en faire de véritables commandements divins et c’est ainsi que grâce au verset 100 de la sourate II proclamant : “Nous n’abrègerons aucun verset de ce livre, ni n’en ferons effacer un seul de ta mémoire sans le remplacer par un autre meilleur ou pareil” (Dieu a pû se tromper?) prononcé lors du changement de la direction de laa prière, il va pouvoir changer les presciptions pécédentes pour les adapter à ses désirs même sexuels.
C’est ainsi qu’après avoir surpris la femme de son fils, chez elle, en tenue légère, il en tombe amoureux et comme son fils averti par sa femme s’en rend compte cesse toute relation avec elle, Mahomet reçoit une “révèlation” qui vient satisfaire son envie en l’autorisant à épouser la fille de son fils adoptif contrairement au verset précédant qui l’interdisait formellement interdisant du même coup l’adoption.
C’est ainsi que de nombreux versets tolérants “révèlés” à La Mecque vont être contredits et abrogés par d’autres “révélés” à Médine.
Mira,
Votre invitation est très noble, mais malheureusement le Canada, et particulièrement le Québec, n’a pas échappé au tsunami de l’islamofolie. Le Canada ou la France c’est bonnet blanc et blanc bonnet, comme en témoigne la vidéo ci-dessous.
Vous verrez qu’il y a même eu une mise à feu du drapeau Israélien devant une foule en délire, et ce qui est le plus surprenant, c’est que je n’ai pas vu de policier.
Voici aussi un exemple de commentaire d’un intervenant, une véritable richesse pour le pays :
“les vrai terrorirte sont les americain et leur sale fils de pute de toutou de juif que dieu les envoi tou droit en enfer inchallah a eu seul il sont causer la mort de millions de musulman mes vou inquieter pas la roue tourne et il vou aller le payer tres chere bande de sale juda vous avez une de ces tronche les juif on dirai des lutins”
Manifestation à Montréal le 10 janvier : Huit minutes de haine
http://pointdebasculecanada.ca/spip.php?article836
Le sens de la bataille de Gaza
Antisionisme radical et nouvelle judéophobie
Entretien d’Aleksandra Rybinska avec Pierre-André Taguieff à paraître dans l’édition du 17-18 janvier 2009 du grand quotidien polonais Rzeczpospolita (”La République”), Varsovie.
La guerre entre Israël et le Hamas a encore donné lieu à des manifestations de sympathie pour la Palestine à travers le monde. « Nous sommes tous des palestiniens » semble être le motto de beaucoup d’intellectuels en Occident.
D’où provient cette sympathie presque aveugle ?
Pierre-André Taguieff : Ces manifestations, souvent violentes, sont d’abord le fait de barbus et de femmes voilées, donc d’islamistes, accompagnés de divers milieux de la nouvelle extrême gauche, anti-impérialiste et néo-tiersmondiste, dont les deux ennemis absolus sont les États-Unis et Israël. La tendance dominante chez les intellectuels occidentaux est toujours la préférence pour l’extrémisme : la radicalité, qu’elle soit communiste ou islamiste, continue de les séduire.
Où sont passées les voix de la raison ? Pourquoi l’État d’Israël, malgré des efforts de propagande, ne parvient-il pas à trouver un large soutien international, et particulièrement dans les médias étrangers ? On a l’impression que même les intellectuels juifs, dans le New York Times, préfèrent ne pas trop pencher en faveur de l’État juif…
P-A.T. Israël a longtemps joui d’un capital de sympathie. Or, celui-ci a commencé à se dissiper après les massacres de Sabra et Chatila (été 1982), commis par des milices chrétiennes percevant les Palestiniens comme des envahisseurs et des pillards.
Mais, par une opération de propagande fort bien orchestrée, ces massacres ont été mis au compte du général Sharon, diabolisé par tous les moyens. Jusqu’en 2005, Israël ne s’est guère soucié de son image dans le monde, dont pourtant toutes les enquêtes d’opinion montraient la dégradation.
Dans l’après-Sharon, les tentatives israéliennes pour contrer la propagande propalestinienne se sont heurtées à un mur : le pli avait été pris, les médias s’étaient alignés sur les positions « antisionistes », alimentées par l’idéologie victimaire centrée sur la figure du Palestinien innocent, donc de l’enfant palestinien, érigé en victime maximale. Cette idéologie a été habilement diffusée par les réseaux palestiniens dans le monde entier.
Nombre d’intellectuels juifs étatsuniens et européens, souffrant de la judéophobie ambiante, pensent se faire accepter par un milieu hostile en prenant des positions radicalement anti-iraéliennes, « antisionistes », etc. Ils deviennent ainsi des « Juifs non-juifs », puis des « alterjuifs », pour finir comme des « Juifs antijuifs ». Le cas le plus évidemment pathologique est celui de l’intellectuel américain antisioniste et pro-négationniste Noam Chomsky, applaudi par Oussama Ben Laden et Hugo Chávez.
Parfois il semble même qu’Israël est l’État le plus détesté au monde ?
P-A.T. Israël incarne l’Occident pour les anti-occidentaux, l’impérialisme pour les anti-impérialistes, les infidèles pour les islamistes, le racisme pour les propalestiniens, … Il cumule les stéréotypes négatifs. Il est perçu comme l’État en trop, qui devrait disparaître pour que les hommes soient délivrés du mal. Ce traitement absolument diabolisateur est réservé en effet à Israël.
On peut observer une haine particulièrement virulente envers l’État d’Israël chez les intellectuels de gauche, en partant de la gauche-caviar jusqu’aux mouvements antimondialistes. En France et ailleurs. La vieille propagande antisioniste de l’URSS fonctionne toujours?
P-A.T. Le berceau de l’antisionisme radical, qui représente la principale forme contemporaine de la judéophobie (ou, pour employer un mot impropre, de l’« antisémitisme »), est en effet le communisme soviétique qui, de 1948/49 au début des années 1970, a diffusé mondialement la plupart des thèmes d’accusation visant Israël (« fascisme », « impérialisme », « racisme », « colonialisme », etc.).
L’antisionisme d’origine stalinienne a fusionné avec l’antisionisme arabe mis au point dans les années 1950 et 1960 par les réfugiés nazis au Caire (Johann von Leers, ancien adjoint de Goebbels, notamment). Les milieux occidentaux tiers-mondistes ont suivi, et bien entendu toutes les variétés de l’extrême gauche, trotskistes compris.
Nous en sommes toujours là : rien de nouveau n’est apparu dans le discours antisioniste radical.
Pendant longtemps, la gauche a quand même soutenu Israël. C’était lié en partie à l’Holocauste. Ensuite on a pu observer une certaine schizophrénie : la gauche condamnait les attentats terroristes perpétués par les Palestiniens et, en même temps, soutenait la cause palestinienne. Ça a changé. Peut-on dire que la gauche a trahi les Juifs?
P-A.T. La gauche avait déjà abandonné les Juifs après 1945, lorsqu’elle était sous influence stalinienne. Après la disparition de l’empire soviétique, la gauche s’est trouvée de nouveaux maîtres à penser, des anarcho-trotskistes au sous-commandant Marcos, de Chomsky à José Bové.
Les mouvements anti-mondialisation dits « altermondialistes » ont pris la relève du « génial camarade Staline » et du « Grand Leader » Mao. Diverses combinaisons de positions anticapitalistes radicales, d’antiaméricanisme et d’antisionisme sont apparues dans les années 1990 et 2000.
Une partie de la gauche française, par exemple, la plus engagée dans l’anti-mondialisation, est revenue à ses positions anticapitalistes et antijuives d’avant l’affaire Dreyfus.
Quel intérêt réel a la gauche aujourd’hui à soutenir la cause arabe?
P-A.T. En Europe, la gauche et surtout l’extrême gauche se sont engagées dans une stratégie de conquête de l’électorat musulman. Ce qui implique beaucoup de complaisance à l’égard des islamistes radicaux comme à l’égard du terrorisme palestinien, toujours excusé au nom de la « juste révolte des humiliés ».
Les leaders de gauche, comme ceux de droite, croient pouvoir ainsi éviter l’Europe soit visé par le terrorisme. Illusion très répandue. En outre, la gauche, comme la droite, est saisie par la hantise d’être privée de pétrole. C’est la composante « réaliste » de son parti pris pro-arabe.
Pourquoi l’Occident accuse-t-il Israël de racisme, d’impérialisme et pas la Chine, la Russie - en tout cas pas dans la même mesure?
P-A.T. Les pays occidentaux postulent qu’ils peuvent se passer d’Israël, et ils savent qu’ils peuvent impunément condamner Israël à tout propos : les capacités de rétorsion de l’État juif sont limitées. Alors qu’ils ont besoin de commercer avec la Chine ou la Russie, grandes puissances avec lesquelles ils doivent par ailleurs compter sur le plan géopolitique, dans l’espace des relations internationales.
Peut-on dire que nous sommes ici face à une nouvelle forme d’antisémitisme mal dissimulée derrière une aversion affichée contre Israël ? Et si oui, quelles sont les raisons de cet antisémitisme?
P-A.T. Le mot « antisémitisme » est impropre pour désigner la haine des Juifs idéologiquement organisée. J’ai proposé, depuis la fin des années 1980, de lui substituer le mot « judéophobie », plus approprié. Par le mot « judéophobie », employé comme terme générique, je désigne l’ensemble des formes historiques prises par la haine des Juifs, et plus largement par toutes les passions, croyances et conduites antijuives dont les manifestations furent (et sont) les violences, physiques ou symboliques, subies par le peuple juif.
On oublie trop souvent que le mot « antisémitisme » est de création relativement récente et qu’il est dû à un auteur à la fois antijuif et raciste. En forgeant en 1879 le terme Antisemitismus, l’idéologue raciste de langue allemande Wilhelm Marr voulait clairement distinguer son combat contre les Juifs du vieil antijudaïsme chrétien.
Or, ce terme est doublement mal formé. D’abord parce qu’il semble renvoyer autant aux Juifs qu’aux Arabes alors qu’il ne s’applique, dans ses usages idéologico-politiques, qu’aux Juifs. Ensuite en raison de son usage raciologique du terme « Sémite(s) », en tant que dénomination de l’ennemi collectif à combattre (« anti-sémite », « anti-Sémite »), en référence aux doctrines raciales fondées sur l’opposition « Aryens/Sémites ».
La judéophobie contemporaine ne se réclame pas d’une doctrine raciste, elle ne vise pas « les Sémites », elle appelle à la haine contre les Juifs au nom de la « lutte contre le racisme », donc contre le « sionisme » assimilé à « une forme de racisme ». Il faut donc à la fois réviser nos concepts et redéfinir les termes employés !
Marek Halter m’a dit qu’il était moins honteux de détester les Israéliens que de haïr les Juifs, ça faisait moins penser aux camps de concentration. On les hait tout de même. Pour lui c’est le résultat d’un aveuglement idéologique du côté des bien-pensants occidentaux. Êtes-vous d’accord avec ce constat?
P-A.T. Je dirais plutôt qu’il n’est pas du tout honteux, mais bien plutôt glorieux, aujourd’hui, de haïr les « sionistes », terme polémique par lequel on renvoie à la fois, d’une façon indistincte, aux Israéliens, aux défenseurs d’Israël (juifs ou non) et aux Juifs (sauf s’ils s’affirment eux-même « antisionistes »).
La haine « antisioniste » est une haine non seulement idéologiquement acceptable, elle est hautement respectable, et chaudement recommandée. C’est là un des mécanismes psychologiques qu’on rencontre dans le « politiquement correct » mondialisé.
Pour beaucoup d’intellectuels soutenir les Palestiniens contre Israël résulte de l’obligation chrétienne de tenir la main aux plus faibles. En tout cas c’est ce qu’ils disent. Les premiers seront les derniers et vice-versa. Mensonge auquel on croit ou réel poids de la tradition chrétienne?
P-A.T. Rien n’est pire, dans le monde moderne soumis à la sécularisation, que la corruption idéologique d’éléments hérités du christianisme. La propagande palestinienne, par exemple, tend à « christifier » le peuple palestinien, en mettant en avant des enfants, « victimes innocentes » par définition, qu’elle érige en « martyrs ».
Il s’agit d’un christianisme perverti, politisé… Une contrefaçon médiatique du commandement d’amour/charité.
Est-ce que la mauvaise conscience des anciens colonisateurs envers les pays arabes joue aussi un rôle?
P-A.T. Bien sûr. Dans un premier temps, c’était le ressentiment des ex-colonisateurs qui primait, d’où les explosions de xénophobie anti-immigrés dans les nations qui furent des empires. La mauvaise conscience est venue dans un second temps, portée par le consensus hypermoral qui s’est constitué à la faveur de la mondialisation de ce que j’appellerai la politique ou – mieux - l’impolitique des Droits de l’Homme.
L’idéologie dominante au plan mondial se fonde sur la culpabilité de l’homme blanc, d’origine européenne et de culture chrétienne, accusé de tous les maux de la modernité (industrielle, capitaliste, impérialiste, etc.) dont il fut en effet l’inventeur.
De quelle façon ce nouvel antisémitisme converge-t-il avec l’islamisme?
P-A.T. L’appel au Jihad contre les Juifs est au centre de l’islamisme radical. C’est la diabolisation des Juifs qui structure la vision islamiste du monde. Il suffit de lire l’opuscule de Sayyid Qutb, Notre combat contre les Juifs (début des années 1950) ou la charte du Hamas (18 août 1988), notamment son article sept.
Prenons un exemple, celui du sermon prononcé par le cheikh Ibrahim Mudeiris, le 13 mai 2005, à la Grande Mosquée de Gaza (retransmis en direct sur la télévision de l’Autorité palestinienne), dans lequel, après avoir rappelé à ses ouailles qu’Israël est un « cancer » et que les Juifs sont un « virus » ressemblant à celui du SIDA, Mudeiris finissait par lancer cette prophétie d’extermination s’inspirant du célèbre hâdith du rocher et de l’arbre : « Le jour viendra où tout sera repris aux Juifs, même les arbres et les pierres qui ont été leurs victimes. Chaque arbre et chaque pierre voudront que les musulmans viennent à bout de tous les Juifs. »
Quel danger comporte cette convergence?
P-A.T. Celui de mobiliser le monde musulman contre Israël et d’en justifier l’anéantissement, ce qui constitue le programme commun de la dictature islamiste iranienne, du Hamas, du Hezbollah et d’Al-Qaida.
La France est un des pays où on est le plus critique envers Israël. Pourquoi?
P-A.T. Il faut tenir compte de trois facteurs. Tout d’abord, une grande partie des élites occidentales s’est convertie depuis les années 1980 à la vision d’un nouvel avenir radieux : celui de la société post-nationale, ou de la « démocratie cosmopolite », impliquant la disparition progressive des États-nations, considérés comme de déplorables survivances.
Or, Israël est un État-nation démocratique, caractérisé même par sa démocratie forte. Il incarne l’exception gênante.
Son existence même est perçue comme un scandale. Ensuite, Israël, grande puissance régionale, est jumelé avec les États-Unis, l’hyper-puissance mondiale, pour faire l’objet d’une même dénonciation diabolisante, sur l’air de l’anti-impérialisme. Et l’on sait combien l’anti-américanisme est enraciné en France.
Le populisme misérabiliste ambiant pousse à la haine de la puissance, sur la base d’un amalgame polémique : « puissance = injustice » (comme si les « faibles » étaient nécessairement « justes » !). Enfin, les élites françaises ont intériorisé la position prise par le général de Gaulle en novembre 1967, après la guerre des Six Jours : un anti-israélisme virulent lié à un parti pris pro-arabe. C’est la doctrine du Quai d’Orsay.
David Warszawski a constaté qu’on observait en France la formation d’une nouvelle coalition entre progressistes et islamistes. Le conflit israélo-palestinien a cessé d’être perçu comme la lutte entre deux points de vue entre lesquels il faut trouver un compromis, mais comme la lutte entre le bien (la cause palestinienne) et le mal (la politique impérialiste d’Israël). Est-ce vrai ?
P-A.T. Cette vision manichéenne va de pair avec la satanisation d’Israël. Un axe islamo-gauchiste est en voie de formation depuis la fin des années 1990. Il est illustré d’une manière frappante par les manifestations propalestiniennes/antisionistes qui ont lieu en France (mais aussi en Italie et en Grande-Bretagne) depuis le début de la deuxième Intifada (octobre 2000).
D’ou vient cette idée qu’Israël est le mal personnifié?
P-A.T. Elle provient de toute la longue histoire des formes de judéophobie, mais surtout des deux religions-filles que sont le christianisme et l’islam, face à la religion-mère du monothéisme, le judaïsme. Il y a là un héritage contemporain de la construction théologico-religieuse du Juif comme « fils de Satan », rejeton ou incarnation du diable dans l’Histoire.
La diabolisation et la criminalisation du peuple juif sont entrées dans une nouvelle phase avec l’antisionisme radical. Dans ce nouveau régime de judéophobie, les Juifs continuent d’être dénoncés comme des « enfants du diable », mais leurs principaux accusateurs ne se recrutent plus dans le monde chrétien, ils se réclament de l’Islam ou de la Révolution mondiale, ou encore des deux.
Le nouveau foyer de la judéophobie exterminatrice est l’islam révolutionnaire ou l’islamisme radical, secondé par les néo-révolutionnaires qui, ennemis déclarés de l’Occident judéo-chrétien ou « américano-sioniste », se sont ralliés au camp islamiste ou se sont alliés avec lui.
L’antisémitisme monte en France en général. On observe de plus en plus d’attaques contre les Juifs dans les grandes villes, perpétrés par des jeunes de banlieue. Est-ce lié à la question palestinienne ou à d’autres origines ?
P-A.T. Le parti-pris propalestinien est certainement l’élément moteur des passages à l’acte : les judéophobes violents jouent à l’Intifada contre les Juifs qu’ils rencontrent dans leurs quartiers.
Mais il faut aussi tenir compte de motivations liées à la mauvaise intégration sociale et économique des jeunes issus de l’immigration maghrébine ou africaine, qui manifestent leur ressentiment ou leur jalousie sociale en attaquant des Juifs ou des lieux symboliques juifs.
« Ils ont tout, et nous rien », « Ils sont le pouvoir et l’argent », etc. : dans les entretiens semi-directifs avec des jeunes des banlieues réalisés par des sociologues, des phrases de ce type reviennent souvent, pour justifier la haine qu’ils éprouvent à l’égard des Juifs, fantasmés à la fois comme « riches », « puissants », « racistes » et « méchants » (en ce qu’ils « tuent nos frères palestiniens »).
En quoi l’antisémitisme de gauche et de droite est-il convergent ?
P-A.T. Les convergences proviennent d’un seul principe : on s’incline prudemment devant le nombre. Et la propagande islamiste exploite le fait qu’il y a environ un milliard trois cent millions de musulmans dans le monde.
Même si Israël gagne la guerre contre le Hamas, il sera donc perdant, car il sera percu d’autant plus comme un État impérialiste, qui a écrasé son petit voisin, qui luttait pour son indépendance?
P-A.T. C’est en effet le paradoxe tragique que cette intervention militaire, pourtant justifiée, risque d’illustrer. Israël ne pouvait pas laisser plus longtemps bombarder sa population civile, mais, en ripostant militairement, elle prenait le risque de nourrir les passions antijuives dans le monde entier.
Car les médias, privilégiant l’émotion au détriment de l’analyse froide, montrent plus volontiers des images d’enfants palestiniens morts qui provoquent l’indignation ou la compassion, et incitent à la vengeance aveugle. Ils tendent à oublier la véritable nature du Hamas : une organisation de fanatiques et de criminels.
Comment voyez-vous l’avenir d’Israël, de la question juive? Existe-t-il une chance pour la paix au Proche-Orient ?
P-A.T. C’est au Proche-Orient aujourd’hui que la voie de la paix est la voie la plus étroite. Elle est non seulement improbable, elle est difficilement concevable à partir de projections des virtualités de la situation présente. L’islamisation de la cause palestinienne ne peut que s’étendre et de radicaliser.
Et le refus arabe de reconnaître le droit à l’existence d’Israël demeure (à quelques exceptions près, risquant d’ailleurs d’être provisoires, comme l’Égypte de Moubarak). Mais il y a des miracles dans l’Histoire : des événements d’une très faible probabilité peuvent se produire.
L’attitude envers Israël et les Juifs peut-elle changer et si oui, comment ?
P-A.T. Seule une prise de conscience de la menace islamiste, comme menace mondiale, peut conduire à une « dédiabolisation » d’Israël. Car les Israéliens sont aux avants-postes du combat contre le vrai fascisme de notre temps : l’islamisme radical, ou jihadiste.
Les nouveaux ennemis des Juifs sont aussi les ennemis de la liberté et du régime qui l’incarne, la démocratie libérale/pluraliste, cette précieuse invention de l’Occident.
Ceux que Norman Podhoretz appelle les « islamofascistes » n’en veulent pas. Responsables de la Quatrième Guerre mondiale, ils ont lancé le Jihad mondial contre les partisans de la liberté en même temps que contre les « judéo-croisés ». Défendre la liberté, c’est aujourd’hui combattre par tous les moyens le camp islamo-révolutionnaire, au Proche-Orient comme en Europe, en Asie comme en Afrique.
Contre les talibans et Al-Qaida en Afghanistan, contre la dictature islamiste à l’iranienne et le Hezbollah libanais, ou contre le Hamas et le Jihad islamique dans la bande de Gaza, le combat est le même.
Pierre-André Taguieff, Directeur de recherche au CNRS, Paris ; Centre de recherches politiques de Sciences Po. Dernier ouvrage paru : La Judéophobie des Modernes. Des Lumières au Jihad mondial, Paris, Éditions Odile Jacob, 2008.
XLucid
Tu as raison, j’ai trouvé plus de gens lucide sur le figaro que sur cyberpresse. Cependant, le vent semble tourner. Les gens semblent tanner du Hamas (dans les conversations de couloir ou de pause café).
Et tant qu’à recevoir des immigrants, je préfère et de loin l’arrivée de davantages de juifs et autres nationalités occidentales à l’arrivée de fondamentalistes musulmans. C’est un voeux pieux mais j’espère encore.
JAMAIS JE NE LAISSERAIS MON PAYS A CES CRASSEUX
Mira, votre nation est très belle avec beaucoup d’espace et plein de gens sympas. Mais savez-vous qui sont les vrais réfugiés dignes d’être appelés de ce nom? Ce sont tous les juifs et chrétiens habitant en terre d’islam. La plupart ne peuvent pas fuir avant d’être tués.
Triste mais il va faloir refaire les valises car il ne faut pas compter sur les “bobos” de République pour défendre les juifs de France : Les hordes barbares franco-islamistes savent bien qu’elles inspirent la crainte à la République, et il va falloir aux juifs beaucoup de courage pour tenir ! L’histoire de merde se répète !
13 jan 2009 at 11:42
[…] por Augusto en 13/01/2009 La intifada en Francia. Sinagogas atacadas con bombas Molotov,comercios devastados. La gente comienza a protestar y con […]
30 mar 2009 at 15:31
[…] la propagande du Hamas est déjà digérée depuis longtemps, la haine antisémite consommée (ici et ici). les manifestations “pour la paix” (comprendre pour le djihad) ont eu lieu […]