Mezri Haddad : La vampirisation de l’islam

Philosophe et théologien musulman, Mezri Haddad est codirecteur du Daedalos Institute of Geopolitics de Chypre. Docteur en philosophie morale et politique (Paris-IV Sorbonne), il a été le premier penseur musulman à devenir en France maître de conférences en théologie catholique. Il est l’auteur, notamment, de “L’Islam est-il rebelle à la libre critique ?” (éd. Corlet-Marianne, 2001) et de “Pour un islam de paix” (éd. Albin Michel, 2001)

Mezri HaddadLorsque le pape Benoit XVI glose sur l’antagonisme intrinsèquement islamique entre foi et raison, ou qu’un caricaturiste ose tourner en dérision un prophète figé dans une sacralité sclérosante, c’est l’ensemble du monde islamique, du Caire à Islamabad en passant par Paris et Londres, qui réagit dans une hystérie défensive et vindicative.

Plus de différence ni de distance entre le quiétiste et l’intégriste, entre l’élite intellectuelle et la horde, entre les régimes théocratiques et les républiques semi-laïques, entre l’islam savant et l’islam populaire ou maraboutique. Tous se mobilisent pour dénoncer l’islamophobie occidentale et les multiples croisades menées contre l’islam pour le discréditer et le honnir. Et pour cause : soutenir l’islam, plaider pour la supériorité de sa doctrine sur les autres systèmes religieux ou philosophiques et pour l’excellence de sa morale est une obligation religieuse.

Où qu’il soit, le devoir de chaque musulman - outre le prosélytisme - est de prendre fait et cause pour sa religion et pour ses coreligionnaires contre les ennemis et les comploteurs. “Soutiens ton frère en islam, qu’il soit victime ou coupable“, stipule un hadith attribué au prophète. Indéniablement, ce devoir trouve dans le corpus coranique certaines arguties théologiques et dans la sunna quelques justifications prophétiques. De là à dévoyer ces mêmes alibis à des fins terroristes, il n’y a qu’un pas que les candidats au martyr ont vite franchi.

Lorsqu’en revanche une jeune fille de 17 ans, dans le nord-ouest du Pakistan, se fait flageller par un infâme taliban, au nom d’une charia primitive et nauséabonde, la voix de l’islam devient inaudible et la fierté islamique se fait toute petite. Tout le monde se tait : les têtes pensantes comme les têtes couronnées rejoignent les têtes enturbannées dans un silence bien oecuménique. La açabiya, cette solidarité tribale et atavique si bien comprise par Ibn Khaldûn, agit sur les esprits comme un opium. Le frère en religion, si abjecte soit sa conduite, se substitue au frère en humanité. Tout cela pour la gloire de Dieu et l’intégrité de l’islam.

Pourtant, à y regarder de près, qu’est-ce qui est plus préjudiciable pour Dieu et plus dégradant pour l’islam, la barbarie talibanesque, déversant toute sa haine et toute sa frustration sexuelle sur le corps d’une jeune fille sans défense, ou le dessin d’un caricaturiste danois ? Qu’est-ce qui est plus choquant pour une religion digne de ce nom, l’encre d’un journaliste ou d’un écrivain irrévérencieux ou le sang des innocents qu’on flagelle, qu’on mutile et qu’on décapite, sans parler des victimes déchiquetées par les attentats-suicides ? C’est pourtant ce prophète, au nom duquel on prétend agir, qui enseignait que “l’encre du savant est plus sacrée que le sang du martyr” !

Assoupis, nos yeux se sont accoutumés à ces horreurs affligeantes : les châtiments corporels. Ce ne sont que des scènes ordinaires dans les pays où le soleil d’Allah brille de ses mille éclats. Particulièrement dans les deux théocraties totalitaires, la wahhabite-sunnite et la khomeyniste-chiite, qui rivalisent d’ingéniosité répressive pour commettre leurs forfaits et méfaits sans laisser de traces visuelles, contrairement à ce qui vient de se passer avec la jeune Pakistanaise flagellée et dont la vidéo a fait le tour du monde.

Que Dieu bénisse Internet ! Un outil maléfique et diabolique pour certains grands muftis de l’islam sunnite qui professent leurs visions conservatrices sur les chaînes de télévision arabes, ou pour certains ayatollahs de l’islam chiite qui diffusent leurs théologies djihadiques pour égarer les âmes et galvaniser les esprits. Cette absence de preuves par la photo ou par la vidéo arrange d’ailleurs tout le monde ; les bourreaux comme leurs alliés occidentaux chez lesquels l’invocation des droits de l’homme obéit souvent à une géométrie invariablement variable. La macabre comptabilité, tenue par Amnesty International, des exécutions par lapidation ou décapitation en Arabie saoudite et en Iran, relève du délire.

La secte talibane est précisément une excroissance du wahhabisme saoudien, qui est pour l’islam ce que l’Inquisition fut au christianisme : une perversion théologico-politique. Passer du wahhabisme au talibanisme est un processus psychologique et idéologique tout à fait naturel. Le cas d’Oussama Ben Laden est significatif. Lorsque cette secte gouvernait l’Afghanistan au grand dam du commandant Massoud, les seuls Etats qui avaient reconnu leur pouvoir sanguinaire sont l’Arabie saoudite et le Pakistan, deux pays également fondés sur une base confessionnelle et qui doivent leur naissance au génie stratégique anglo-américain.

Ce n’est qu’à partir de 2001 que ces deux Etats ont pris une relative distance avec les talibans. Non guère parce que ces ennemis de Dieu et de l’humanité ont plongé l’Afghanistan dans un chaos obscurantiste en fermant écoles, cinémas et théâtres, ni parce qu’ils ont éliminé Massoud deux jours avant d’exporter aux Etats-Unis leur délire martyrologique, ni encore parce qu’ils ont détruit des monuments bouddhiques vieux de mille cinq cents ans. Mais parce que l’enfant chéri était désormais dans la ligne de mire américaine. Que cela soit dit clairement : la guerre que George Bush et ses stratèges néoconservateurs ont menée contre l’Afghanistan était parfaitement légitime à tous points de vue. C’est l’autre guerre, celle qui a été concomitamment menée contre l’Irak, qui a été juridiquement illégitime et politiquement illégale.

Puisque l’Amérique de Bush a été incapable de désintégrer la secte barbare des talibans, celle d’Obama s’apprêterait-elle à la “réintégrer” pour sortir à moindre frais de ce guêpier ? Jour après jour, cette tentation de l’intégrisme intégré semble d’autant plus probante que le mal ne concerne plus uniquement l’Afghanistan, dont l’actuel président cautionne certaines pratiques talibanes au nom du respect de la tradition, mais aussi le Pakistan, puissance nucléaire, qui se talibanise à son tour. C’est le très sérieux journal pakistanais The News qui écrit : “Peut-être est-il temps d’accueillir les talibans à bras ouverts, car, après tout, ils sont beaucoup plus représentatifs que la quasi-totalité de ceux qui siègent à l’Assemblée nationale.

L’envoi en Afghanistan de troupes supplémentaires américaines et françaises, comme le souhaite Obama, contribuerait paradoxalement à l’accélération de ce processus de dédiabolisation et de normalisation du fanatisme que les Algériens ont connu avec l’adoption de la loi sur la “concorde civile“, offrant aux égorgeurs une seconde chance d’abandonner le maquis pour rejoindre la République… islamique. Hillary Clinton invoque déjà la nécessité de dialoguer avec les “talibans modérés” ! Et un grand quotidien français (Le Figaro) ouvre ses colonnes à l’ancien ministre des affaires étrangères du gouvernement taliban, un diplomate “fin et brillant“, proche conseiller du mollah Omar, pour réhabiliter ce talibanisme si mal compris par l’Occident.

Est-il besoin de rappeler que cette approche existait déjà dans les choix stratégiques des Etats-Unis d’Amérique sous Bill Clinton. Dans son dernier livre (Dieu, l’Amérique et le monde), l’ancienne secrétaire d’Etat, Madeleine Albright, défend implicitement cette position qu’on peut résumer ainsi : au nom de la sacro-sainte spécificité culturelle et de la démocratie, si les musulmans sont majoritairement pour l’islamisme au pouvoir, qu’on les laisse faire à condition de les contenir dans leurs limites géographiques.

Voilà où nous en sommes, nous autres musulmans, et voilà où nous a menés la défense impulsive et compulsive de l’islam. Celui des wahhabites, celui des khomeynistes, celui de France lorsqu’il manifeste contre l’interdiction du voile à l’école et, bientôt, celui des talibans.

Est-ce d’ailleurs à la France d’envoyer son armée en Afghanistan ou aux Etats musulmans de le faire - mieux vaut tard que jamais - pour éviter à ce pays de sombrer dans le fascisme vert et pour que l’image de l’islam, dont ils sont si soucieux, ne soit pas davantage flétrie ?

Le temps n’est-il pas enfin venu d’affranchir l’islam du carcan intégriste, plutôt que d’accuser les autres de confondre sciemment islam, islamisme et terrorisme ? Mais qui est à l’origine de cet amalgame ? Celui qui le relate ou celui qui l’incarne par son fanatisme ? Dès lors, la question que chaque musulman doit se poser est la suivante : les défenseurs de l’islam, les intégristes comme les terroristes, ne sont-ils pas in fine ses pires fossoyeurs ?

L’intégrisme n’est point le lieu d’incarnation de l’islam mais son lieu d’incarcération. Montesquieu n’avait-il pas raison d’écrire : “Comme la religion se défend beaucoup par elle-même, elle perd plus lorsqu’elle est mal défendue que lorsqu’elle n’est point du tout défendue” ? Et si ce philosophe “mécréant” n’interpelle pas la conscience islamique, voici ce que Dieu énonce dans le Coran : “C’est Nous qui avons fait descendre la révélation et c’est Nous qui en sommes les seuls protecteurs.”

Source : Le Monde

32 réponses à “Mezri Haddad : La vampirisation de l’islam”

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  1. Mezri Haddad, je me rappelle bien de ce prénom…
    Il a été invité une fois à aljazeera, en face de lui un barbus du Londonistan. C’était savoureux.

    Je suis d’accord avec l’idée globale : Dès que la secte est critiquée, les musulmans montent très facilement sur leurs grands chevaux et jurent leurs grand dieux qu’ils ne laisseront pas impuni ce sacrilège. Le tout se fait à travers des foules hystériques.
    Qu’un des leurs commette les pires atrocités, mais en restant fidèle à la religion d’Allah, ils ne se sentent pas obligés de se la ramener. Ça, on le savait déjà…

    Je suis également d’accord avec :

    si les musulmans sont majoritairement pour l’islamisme au pouvoir, qu’on les laisse faire à condition de les contenir dans leurs limites géographiques.

    Ou alors, faut-il leur préférer des régimes dictatoriaux, semi-laïques….

    Par contre, il dit que les talibans sont à l’islam ce qu’était l’inquisition au christianisme.
    Je ne connais pas les arguments théologiques des inquisiteurs, par contre, je sais que les talibans, si mal compris, sont au fait, des fidèles à la lettre à la voix des Salafs[les premiers compagnons de Maho]

    Ils peuvent pécher parfois dans l’excès, mais leur ligne principale est bien en accord avec ce qu’a préconisé Mahomet.

  2. Ils peuvent pécher parfois dans l’excès, mais leur ligne principale est bien en accord avec ce qu’a préconisé Mahomet.

    Exactement, nous ne le répéterons jamais assez :
    l’Eglise a été violente parce qu’elle s’est éloignée des textes, L’islam est violent car il se rapproche des textes.
    La différence est FONDAMENTALE !

  3. Ce théologien n’aborde pas le problème central : la violence du texte coranique et des hauts faits de son héraut, le prophète Momo. Marre de cette langue de bois islamique.

  4. L’Islam tue l’Islam. Belle analyse, il est vrai qu’il risque de se passer l’effet inverse de celui escompté. Finalement appelons le de tous nos voeux, ce serait une bonne chose. Nous le verrons surement pas, hélas. C’était identique du temps de l’obsurantisme catholique moyennageux, et on voit bien où en est la foix catholique aujourd’hui.

  5. on en veut pas on en veut pas c’est tout c’est comme ça le decallage culturel est trop grand.et puis toute ces femmes marchant derriere les hommes…c’est tellement puéril

  6. @ Burka : 100% d’accord, (je le répèted’ailleurs svt) : l’Eglise a été violente parce qu’elle s’est éloignée des textes, L’islam est violent car il se rapproche des textes.
    La différence est FONDAMENTALE !

  7. Le problème, avec les textes, c’est que, comme l’a montré Anne-Marie Delcambre, les nouveaux, ceux pondus par les imams intégristes, ABROGENT les anciens. Ce sont les derniers textes en date qui comptent. C’est pourquoi certains s’étonnent de trouver dans le Coran des versets “gentils” et d’autres plus violents. Ce sont les derniers en date qu’il faut considérer. Les autres ne valent plus rien. Et chronologiquement, les textes du Coran sont de plus en plus violents.

  8. “Le temps n’est-il pas enfin venu d’affranchir l’islam du carcan intégriste, plutôt que d’accuser les autres de confondre sciemment islam, islamisme et terrorisme ? ”

    Surtout pas !
    Défendons l’islam intégriste.

    Il ne faut surtout pas que cette “religion” se normalise avec les autres. Otez-en le fanatisme et le terrorisme et il nous restera tous les autres emmmerdements de résidus de la charia avec ses réclamations spécifiques, la criminalité, ses pleunicheries victimaires pour masquer l’incapacité des musulmans à s’adapter à notre société occidentale.
    Et ce sera définitif.
    Un peu comme les Noirs au USA.

    La violence de l’islam a du bon parce qu’elle oblige les bobos gauchiottes à maintenir à grands efforts la pression de la censure.
    Ils ne pourront pas produire cet effort de mensonge éternellement… Les gens savent et sauront de plus en plus.

    Et un beau jour le couvercle éclatera, d’autres régimes politiques démocratiques seront au pouvoir dans tous les pays d’Europe.
    Sous la pression populaire ce sera le jour d’une grande lessive où seront abolis les privilèges du Droit des l’homme musulmans.
    Et ils partiront, nombreux. Très nombreux.

    Interdire l’islam, une idée qui fait son chemin.
    De plus en plus.

  9. Extraordinaire que Le Monde ait publié cette interwiev qui sent le souffre de l’enfer islamique.

  10. Madeleine Albright a raison, mais comment faire avec tous ceux qui sont déjà ici est manifestent haut est fort de faire la même chose chez nous avec l’aide de nos élites et du politiquement correct si favorable a la talibanisation de l’occident.

  11. fabrice,mais comment faire avec tous ceux qui sont déjà ici ????
    La même chose que les muzz algériens ont fait avec les Français…Les solutions simples sont souvent les meilleures.

  12. Le problème est que même les musulmans qui se proclament “réformateurs” ne remmettront jamais en question les textes coraniques ni le comportement du prophète de l’islam malgré l’évidence.
    C’est ainsi qu’ils persistent à affirmer que le prophète était en légitime défense alors qu’il a toujours été l’agresseur, qu’il combattait pour la religion alors qu’il s’intéressait plus au butin que l’islam était à l’origine une religion tolérante, alors qu’à partir de Médine elle s’est transformer en un instrument d’oppression et de conquête.
    Ils se basent sur des versets tolérants datant de la période mecquoise où Mahomet cherchait à rassembler les gens du Livre dans une même religion en passant sous silence les versets médinois qui appellent à la guerre et à la prise du butin et que les versets qu’ils citent ont été abrogés par d’autres plus nombreux et plus récents, conformément au verset 100 de la sourate II qui proclament : “Nous n’abrogerons aucun verste de ce livre, ni n”en feront effacer un seul des mémoires sans le remplacer par un autre meilleur ou pareil”.
    Ils prétendent que les “islamistes” sont de mauvaise foi et ont une interprétation archaïque des textes qui en la matière sont des plus explicides, alors qu’ils ne font que suivre l’exemple de leur “beau modéle”. J’irai même jusqu’à dire que certains combattent de leurs personnes et de leurs biens (IX.20) alors que Mahomet, d’après certains de ses compagnons était plus motivé par le butin que par la foi.
    Toutes les attaques étaient suivies de meurtres, de viols collectifs et de pillage.
    Qui pour les musulmans, est le plus qualifié pour interprété les textes qu’il a lui-même prononcés que le prophète de l’islam.
    Qui fait preuve de mauvaise foi en occultant des sourates entières du coran et des épisodes de la vie du beau modèle. (Hunayn)

  13. Il est faux de dire que les musulmans sont pour l’islamisme.
    la majorité des algériens ne sont pas islamistes..C’est le pouvoir qui veut se maintenir en les utilisant.boutelika n’a rien d’un démocrate…Mais il soutenu par l’Amérique et l’Europe..
    C’est plutôt le pouvoir qu’il l’a créer pour contrecarrer les kabyles porteur d’un projet démocratique et laïc..
    Vous devez savoir que si l’islamisme est prospère c’est tout simplement le pouvoir joue avec la religion et l’arabisation pour enterre définitivement les kabyles rebelle à leur pouvoir extrémiste..Voilà une autre preuve d’un pays berbère où l’on arabise ,islamise et que l’on dit arabe..Il faut savoir que la minorité chrétienne prie en cachette et dans les garage pendant qu’en Europe on contrait des très belles mosquée.Rira bien qui rira le dernier..merci la république..

  14. Le Sacré manipulé par les humains est bien violent comme l’a bien démontré plusieurs chercheurs en histoire des religions. Dire aujourd’hui que l’Islam vit sa révolution critique interne comme les deux grandes autres religions, La violence en ouvrant la Bible est aussi dominante, elle n’est pas l’essence même d’aucune religions, mais elle est plutôt le fait de la manipulation humaine du texte et de tout texte. Dans ces grands traits l’islam se rapproche plus du Judaïsme, unicité de Dieu, puritanisme, n’est-il pas dit qu’il est venu pour rectifier et non pour abroger. Le catholicisme a connu aussi des tensions, des violences au vif même du doctrinal, et puis des idées qui me semble aussi extrémistes que les fous fanatiques de l’islam, Interdire l’islam, mais c’est carrément stupide comme idée, cette religion a existé, comme d’autres, elle existerai avec les autres, il y aura des tensions, s’agissant d’une guerre de conversions entre islam et christianisme, je pense que l’islam et le judaïsme ont pu à des grands moments de l’histoire s’entendre, par ailleurs avec le christianisme les choses sont autres puisque l’universalité des deux religions et les prétentions du Salut mutuelles génèrent souvent des combats et des conflits.
    L’islam est essentiellement une religion nouvelle comparée aux deux autres, l’effervescence est là et on entendra encore des années parler de l’islam jusqu’au jour où les musulmans prennent les choses en main et puissent enfin faire le bilan par eux même et non pas par les autres.
    Juste à signaler une chose, certes l’islam vu par un chrétien est une aberration totale et je pense que l’inverse est vrai. Alors l’islam vu par les autres ne peut-être qu’une horrible religion à interdire se référent certes à l’inquisition qui a interdit Islam et judaïsme ? L’Islam, par exemple, est vu par des chrétiens. L’Islam sera donc décrit comme une répétition, erronée, du christianisme. Pour eux, Mahommet est à l’Islam ce que Jesus est au christianisme. Ce mythe est extrèmement important durant tout le XIXeme siècle et se prolonge même jusqu’à aujourd’hui. Les orientalistes préferont parler de Mahometisme ou de religion mahomettane et de mahomettants plutot que d’Islam et de musulmans.

    Et pour les aventuriers et les non savants ayant l’obligeance de lire les sources et prendre le temps de mâcher un peu les mots avant de les écrire.

    et pour citer Anne-Marie Delcambre, je ne pense guère qu’elle soit une autorité ou un grande référence,puisque le sujet est fort à la mode aujourd’hui et chacun se proclame apprenti-savant, les choses sont plus compliqués que les uns pensent, et tout changement devrait venir de l’intérieur, le travail est acculé aux musulmans pour prendre le train et d’ailleurs, des écoles critiques fonctionnent depuis un temps à l’instar de l’école tunisienne, les Charfis, Talbi, Jait, SEddik, Ben adb Jlil, Selini et bien d’autre algériens, et marocains et musulmans mais hélas ses travaux ne sont pas connus par le public occidental, puisque les travaux universitaires ne sont pas mercantiles et sont peu vendable, donc il vous reste cher public les pseudo-chercheurs et les voyagistes Club Islam touristique et nous entendons en France que ceux qui écrivent à la Carte pour plaire à un public en quête d’informations.

    Enfin pour répondre l’Evangiles, “La poutre et la paille” Évangile de Luc, 6, 41 : « Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l’œil de ton frère et n’aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton œil à toi ! Ou comment peux-tu dire à ton frère : Frère, laisse-moi ôter la paille qui est dans ton œil, toi qui ne vois pas la poutre qui est dans le tien ? Hypocrite, ôte premièrement la poutre de ton œil, et alors tu verras comment ôter la paille qui est dans l’œil de ton frère”

    C’est message est plutôt une invitation à la raison et à la réflexion, car seul la raison peut nous apporter foi, ( pour les croyants) soulagement, paix et vérité le reste n’est que faiblesse disait Le comte de Vigny. Mieux connaître soi pour approcher l’autre.

  15. OK CEZAR retourne à la mosquée, c’est l’heure de la prière.
    Quant à moi… Waaaaahhh… Je vais me coucher, tes sourates m’ont carrément endormie debout.

  16. Ce n’est qu’un énième islamogauchiste dénué tout sens moral qui a dédié sa vie à défendre les idéologies les plus perverses.
    La rengaine est toujours la même : dire que toute les religions et que tout les cultures se valent ; pointer les crimes des autres pour excuser les crimes des mahométans.
    J’ai bien aimé la citation de la Bible. Cette enflure nous invite à nous occuper de nos affaires pendant que les muzz pourrissent et détruisent tout.

  17. @ Caton
    “Un énième islamo”, même.

    @ Zazar
    “et pour citer Anne-Marie Delcambre, je ne pense guère qu’elle soit une autorité ou un grande référence,puisque le sujet est fort à la mode aujourd’hui et chacun se proclame apprenti-savant”
    Vous parlez en connaissance de cause, j’imagine.

    (NB : “Madame Delcambre est une islamologue française, docteur de troisième cycle de l’Université Paris IV en études islamiques, docteur d’État en droit et agrégée d’arabe classique. Elle a été professeur d’arabe au lycée Louis-le-Grand et a participé à la rédaction d’articles dans l’Encyclopædia of Islam. Auteur de nombreux livres.”
    Ca me paraît honorable comme références.
    Et en tout cas suffisant pour donner à ses analyses un intérêt légèrement supérieur aux pénibles annonements d’islamophiles à la syntaxe aussi approximative que laborieuse.)
    Rideau.

  18. Citation :

    Ce théologien n’aborde pas le problème central : la violence du texte coranique et des hauts faits de son héraut, le prophète Momo. Marre de cette langue de bois islamique

    Réponse :
    Le problème posé par cette citation est difficile.

    D’un côté, c’est vrai qu’il faut éviter la naïveté : les textes violents sont bien présents dans le Coran, ainsi d’ailleurs que dans la Bible ; voir les livres des Nombres (”Tu ne laisseras pas vivre la sorcière”), de Josué, et d’autres.

    D’un autre côté, ce qui compte est l’ici et maintenant. Par exemple, dans la Bible, ces vieux textes d’appel au meurtre, tout le monde les oublie, personne ne les défend, ils pourrissent dans leur poussière, et ceux du Coran pourraient faire de même si les musulmans d’aujourd’hui le voulaient de façon assez majoritaire et assez ferme.

    Mais le veulent-ils ?

    Dans le débat sur la burqa, on les entend davantage se plaindre d’une prétendue stigmatisation de l’Islam, que dénoncer la stigmatisation des femmes par ces voiles en tous genre, qui, petits ou grands, ont un côté “étoile jaune” qu’on n’accepterait pas pour des hommes.

    Cela dit, je vois quelques notes d’espoir. L’article reproduit pose bien le problème. Si le Monde commence à dénoncer la paranoia islamique et si les communistes commencent à dénoncer la burqa, cela montre que les lignes sont en train de bouger fort. Il me semble entendre des craquements.

    Merci internet, car, lorsque la presse écrite et la télvisions étaient les seuls relais d’opinion, seule la bien pensance pouvait s’exprimer.

  19. si tout le monde les oublie c’est parce que ce sont des livres historiques narrant l’histoire parfois sanglante du peuple juif, contrairement aux injonctions de Mo/allah qui sont immuables et applicables en tout lieux et en tout temps.

  20. Citation

    si tout le monde les oublie c’est parce que ce sont des livres historiques narrant l’histoire parfois sanglante du peuple juif, contrairement aux injonctions de Mo/allah qui sont immuables et applicables en tout lieux et en tout temps.

    Non, c’est un peu trop gentil pour les religions non muzz comme raisonnement.

    Le Livre des Nombres fait partie du Pentateuque qui représente, pour le judaïsme, la partie de la Bible faisant le plus autorité (dans la Bible hébraïque, il y a trois niveaux ; dans l’ordre : la Loi (le Pentateuque), les Prophètes (Isaie, etc), le Récits (Ruth, etc). Le Livre des Nombres se situe au niveau 1.

    Pour les Chrétiens, ça dépend des écoles. Il y a des sectes protestantes qui ne donnent pleine autorité qu’au Nouveau Testament, et d’autres qui prennent toute la Bible au pied de la lettre de la première lettre à la dernière (voir en ce sens le Créationnisme).

    La religion catholique ne prend pas tout au pied de la lettre, mais elle réserve aux seules instances officielles de l’Eglise le soin de dire quel niveau d’autorité elle accorde à quel passage.

    Donc, vigilance, vigilance. Un religieux quel qu’il soit doit être tenu très serré. Côté capacité de nuisance, une religion ne perd que ce qu’on lui ôte de force.

    Cela dit, je reconnais bien volontiers que les passages bibliques les pires (du genre : quand tu vends ta fille, fais la sortir de ta maison par la porte des maîtres et non par celle des serviteurs) sont tombés en désuétude complète, et que nul, actuellement, ne sont sérieusement à les appliquer.

    Vigilance quand même : on a vu les Mormons ressortir la polygamie de vieux passages de la Bible qu’on croyait devenus inoffensifs.

  21. “Le Livre des Nombres fait partie du Pentateuque qui représente, pour le judaïsme, la partie de la Bible faisant le plus autorité (dans la Bible hébraïque, il y a trois niveaux ; dans l’ordre : la Loi (le Pentateuque), les Prophètes (Isaie, etc), le Récits (Ruth, etc). Le Livre des Nombres se situe au niveau 1.”

    pour le judaïsme exacte mais ils ont aussi le Talmud et ils ont abrogé les châtiments du style lapidation il y a 2000 ans

    Ensuite la loi de Moïse est abrogé dans le christianisme.

  22. en tout cas pour moi judaïsme et christianisme ne valent pas l’islam. On peut en discuter les aspects négatifs mais rien est figé. Je ne pense pas qu’on puisse les comparer à l’islam, leur nature sont très différentes.
    Aussi bien le texte que la manière dont il doit être interpréter pue , pour moi il n’y a rien à sauver dans l’islam.

    Je cite l’islamologue Delcambre

    “L’islam n’est PAS une religion comme le christianisme ou comme le judaïsme . L’islam créé par les convertis -persans pour la plupart- est un système juridique qui a décidé d’inscrire le Droit tout entier dans le cadre de l’Absolu. C’est la Norme sacralisée.
    De même qu’on a pu dire que le bouddhisme n’était pas une religion mais une philosophie, on peut dire que l’islam sunnite et chiite(imamite duodécimain) est UNE LOI , qui se traduit concrètement par une jurisprudence , un DROIT qui dicte la NORME.
    C’est l’application TOTALE de ce droit musulman que revendiquent les “islamistes”. C’est ce droit musulman qui pose problème à un occident dont les valeurs actuelles sont RADICALEMENT opposées à celles de l’islam.”

    “L’islam peut-il se séparer de son droit musulman (fiqh) , lequel n’est que la jurisprudence de la Loi islamique( charî’a), laquelle n’est que l’aspect “législatif” du Coran et de la Sunna ?
    En islam, seul Dieu est législateur. Ce qu’Il a prescrit ne saurait être ignoré du croyant. Même les 5 piliers de la religion (arkân ad-dîn) sont réglementés par le droit musulman (fiqh)!
    On ne fait pas la prière n’importe quand, n’importe comment !
    On ne fait pas le jeûne du mois de Ramadan, n’importe quand.
    TOUT EST REGLEMENTE. Or cette réglementation se trouve dans les ouvrages de Fiqh et ce sont les muftis qui délivrent des fatwas pour dire si tel acte est licite ou non.”

  23. Sorcière, je ne crains pas du tout que l’eglise catholique remette à l’ordre du jour la polygamie et la répudiation après les avoir fait interdire. Peut-être qu’il faudra le craindre si le Pape et les prêtres ne font plus voeu de célibat ainsi que les bonnes soeurs. D’ailleurs, ceux qui actellement dans le monde occidental parlent sérieusement d’autoriser la polygamie sont des autorités étatiques ou des intellos tout ce qu’il y a de plus bien pensant.
    Savez-vous que les plus grandes persécutions de sorcières se sont passées entre le 15ème et le 17ème et non pas au moyen âge, comme on le rabâche sans cesse ? Certains historiens l’expliquent par l’apparition d’une classe de clercs et de médecins qui ont voulu éliminer les femmes de la concurrence. Sait-on aussi que les femmes n’ont été exclues des études universitaires qu’à partir du moment où la Sorbonne a pris son indépendance par rapport à l’Eglise ?
    Voici un extrait de l’article “sorcière” de wiki :

    Si, durant le Moyen Âge, les persécutions sont surtout dirigées contre les hérétiques (Cathares ou Vaudois), c’est, curieusement, à partir des Temps modernes, après la découverte des Amériques, au moment où commence à poindre l’Humanisme et où l’imprimerie fait son apparition, que commence cette persécution que d’aucuns et particulièrement les féministes ont qualifiée de sexiste (probablement la seule de l’histoire), que d’autres ont appelée génocide. Les estimations du nombre des victimes des historiens d’aujourd’hui ne prennent en compte que les personnes décédées durant les séances de torture ou sur les bûchers et non celles qui sont mortes des suites de la torture, consentie et même explicitement demandée dans plusieurs bulles pontificales[réf. nécessaire] par, et qui pourraient avoir été plusieurs centaines de milliers[réf. nécessaire]. C’est, en quelque sorte, quand le monde de l’époque se mondialise, dirait-on aujourd’hui, que le phénomène prend de l’ampleur. Il semble que la peur que cette mondialisation suscite ne puisse être l’unique raison qui pousse à diaboliser un sexe et à l’utiliser comme bouc émissaire.

    Si l’on remarque par ailleurs le fait qu’à la même époque deux corps de métiers vont jouer un plus grand rôle économique, ceux des médecins et des clercs, on comprend que les femmes, qui jouissaient d’une liberté plus grande qu’on ne pouvait le croire quant à l’exercice d’un métier jusqu’à la fin du Moyen Âge, puissent avoir été visées par la menace d’éventuelles persécutions, les convainquant de se retirer dans leur foyer et de renoncer à toute activité en dehors de celui-ci.

    Si le terme « génocide » n’est apparemment pas le plus approprié, de nombreux féministes définissent aujourd’hui cette traque à la sorcière comme un crime contre l’humanité, certaines, comme par exemple sur le site Sisyphe, précisant que c’est un gynécide. Un manuel rédigé par deux Dominicains fut publié au XVIe siècle pour établir les critères permettant de le perpétrer, le Malleus Maleficarum ou Marteau des sorcières. Celui-ci n’a jamais été désavoué, de même que jamais jusqu’à ce jour ce crime n’a été officiellement reconnu comme tel par les autorités religieuses qui l’ont commis.

    Les femmes des classes privilégiées échappèrent aux persécutions, même si le scandale éclaboussa parfois la Cour, comme ce fut le cas lors de l’affaire des poisons, et Catherine de Médicis n’hésita pas à en utiliser pour éliminer quelques personnages politiquement gênants de son entourage.

    Les « chasses aux sorcières » connaissent deux vagues : la première de 1480 à 1520 environ, puis la seconde de 1560 à 1650. Mais dès les années 1400-1450, le portrait de ce qui deviendra une « image d’Épinal » par la suite se dessine, et les dernières persécutions se terminent vers la fin du XVIIe siècle. Les dernières brûlées en Europe sont Anna Göldin dans le canton de Glaris de la Suisse protestante en 1782, et une ou deux autres en 1793 dans la très catholique Pologne, au XVIIIe siècle donc.

    A Bournel en France une femme accusée de sorcellerie fut brûlée par des paysans le 28 juillet 1826[7].

    Alors qu’on associe généralement plus volontiers Moyen Âge et sorcellerie, les XVIe et XVIIe siècles ont connu les vagues de persécutions les plus horribles. Auparavant les sorciers sont des hommes et des femmes, les procès en sorcellerie deviennent presque exclusivement à l’encontre des femmes. Le paroxysme est atteint lorsque les tribunaux civils supplantent ce monopole d’église.

  24. Sait-on aussi que les femmes n’ont été exclues des études universitaires qu’à partir du moment où la Sorbonne a pris son indépendance par rapport à l’Eglise ?

    oui, au moyen âge il y avait même des femmes médecins et les femmes avaient même la capacité juridique qu’elles ont perdu au 16è sous l’influence du droit romain , c’est à dire qu’elles furent dès lors considérés comme des enfants entièrement soumis au mari(cf La femmes au temps des cathédrales de Régine Pernoud)

  25. Sorcière, je ne crains pas du tout que l’eglise catholique remette à l’ordre du jour la polygamie et la répudiation après les avoir fait interdire.

    Réponse : moi non plus, je ne le crains pas vraiment de la part de l’Eglise catholique, mais plutôt de la part de sectes protestantes ou dérivées du protestantisme comme les Mormons. Il faut savoir que le protestantisme, dans le meilleur des cas, c’est l’esprit de libre examen, mais, dans le pire des cas, c’est des fondamentalistes qui prennent toute la Bible au pied de la lettre.

    Savez-vous que les plus grandes persécutions de sorcières se sont passées entre le 15ème et le 17ème et non pas au moyen âge, comme on le rabâche sans cesse ? Certains historiens l’expliquent par l’apparition d’une classe de clercs et de médecins qui ont voulu éliminer les femmes de la concurrence. Sait-on aussi que les femmes n’ont été exclues des études universitaires qu’à partir du moment où la Sorbonne a pris son indépendance par rapport à l’Eglise ?

    Réponse : oui, je connais un peu l’histoire des persécutions des sorcières ; ce n’est pas par hasard que je porte ce pseudo ; je suis férue de généalogie, et j’ai eu une dizaine d’ancêtres de brûlés, dont des hommes ; cela dit, la grande flambée de la Renaissance garde une grande partie de son mystère. Mes ancêtres ont été brûlés par des protestants. Vous voyez, le coup ne vient pas toujours d’où on l’attend. Vigilance, vigilance, vigilance tous azimuths.

  26. Sorcière, le protestantisme français est très soft et s’il était fondamentaliste et puritain, il ne pourrait accepter la polygamie qui est clairement rejetée dans les évangiles. Les mormons sont une secte dissidente du protestantisme. Pour justifier la polygamie, ils s’appuient sur les visions prophétiques de leur fondateur qui prétend que Dieu autorise les hommes à être polygames. Les évangélistes actuels ne prônent pas la polygamie non plus et pourtant ils sont fondamentalistes. Peut-être que je suis naîve, mais ces gens m’inquiètent moins que des intellos de gôche qui voient d’un bon oeil l’islam, lui trouvent toutes les excuses et s’extasient même devant comme il ne l’a jamais fait, bien au contraire, à l’égard du christianisme. Je pense que c’est par misogynie qu’ils préfèrent l’islam, et qu’ils détestent le christianisme, religion trop féminine à leur goût. Ils ont lancé une fatwa contre toute critique ou regard critique concernant l’islam et sa civilisation. Par exemple, à cause d’un certain palos du nom de Saïd, il est interdit de lire les orientalistes du 19ème siècle parce qu’ils seraient racistes. Ils me font plus peur que les chrétiens qui me semblent garantir un minimum de droits aux femmes alors qu’eux sont toujours prêts à nier ces droits au nom du racisme, du relativisme culturel. C’est pourquoi je défend notre civilisation et notre culture d’origine essentiellement chrétienne.

  27. Tranquilise toi, Gigi, moi aussi je défends notre civilisation d’origine gréco-romaine, païenne, chrétienne et “siècle des Lumières”.

    Et moi aussi, je m’insurge contre l’inculture et la psychologie tordue de certains pseudo-intellectuels. Ils finiraient par nous interdire de lire Voltaire (qui a critiqué Mahomet) et Victor Hugo (qui, dans les Orientales, a critiqué les cruautés commises par les Turcs d’alors en Grèce.)

    Il demeure qu’il n’est parfois pas mauvais d’apporter quelques nuances. Il y a aussi des muzz qui se battent contre l’extrémisme, et ils y ont d’autant plus de mérite.

  28. D’accord pour les nuances, Sorcière, mais pourvu qu’elles ne soient pas l’arbre de l’hypocrisie qui cache la forêt des mauvaises intentions. C’est ce que je subodore. Car la polygamie est avant tout une demande masculine avant d’être religieuse. Dans tous les articles que j’ai pu lire sur le sujet, jamais je n’ai lu de condamnation morale, au contraire. Par contre, la colonisation est jugée sans tenir compte des mentalités, comme si aujourd’hui, on pouvait porter des jugements moraux sur ce qui s’est passé dans les siècles passés.

  29. Quand j’ai souligné la necessité de nuances, c’était pour dire qu’il y a des muzz capables d’évoluer.

    Ce n’était pas pour prendre la défense de ceux (et ils peuvent être muzz, chrétiens, juifs ou athées) qui défendent insidieusement la polygamie.

    De ce côté là, il y a un vrai combat à mener, et il n’est pas gagné d’avance.

    Exemple : un homme a une première femme avec laquelle il est marié normalement ; et une seconde qui est supposée être mère célibataire et qui touche l’aide sociale à cause de ça.

    Autre exemple : des familles maliennes se disent “mal logées”, mais en réalité il y a plusieurs femmes, chacune ayant plusieurs gosses ; et le groupe demande à ne pas être séparé ; sur ce genre de cas, la presse bien pensante essaie de nous tirer des larmes mais elle oublie volontairement de préciser que, si on veut que tout ce monde soit logé à l’aise et ensemble, il n’y a plus qu’à créer des HLM à dix pièces pour polygames.

  30. admin

    Les chrétiens , les juifs et les athées qui défendent la polygamie,sont quand même très, très…très marginaux.

    Quant aux mormons,l’Église officielle a suspendu la polygamie depuis 1890 !

  31. Sorcière, il y a des muzz bien, personne ne le nie. Pour qu’ils soient bien, il faut seulement qu’ils rejettent pratiquement tout ce que leur religion prescrit concernant le rapport avec les femmes, les non musulmans, etc. Ce qui invalide la plupart des versets du Coran et la charia. Je ne vois pas comment cela est possible, vu que le Coran est censé avoir été dicté par Allah via l’ange Gabriel. Ce serait irrespectueux. Concernant la comparaison que tu as fait avec le judaïsme, je crois savoir que non seulement les textes n’ont pas le même statut mais que les juifs ont toujours pratiqué la discussion de leurs textes et que ces derniers ont évolué au cours du temps. Dans les évangiles, il est question déjà de ces interprétations des textes proposées par des rabbis”, Jésus est sollicité en tant que tel par des pharisiens qui lui demandent ce qu’il pense de la répudiation ou de la lapidation.
    Melba, il est question de légaliser la polygamie dans certains états canadiens, il en a été question en Suède, dans le but de “protéger” les femmes.

  32. […] La vampirisation de l’islam, article de Mezri Haddad repris par Bivouac-ID […]

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