Omar al-Bashir: l’islamiste soudanais est le premier chef d’état à être inculpé par la Cour pénale internationale
Omar Hassan Ahmad al-Bashir, un dictateur islamiste mis en accusation
Le 4 mars 2009, Omar Hassan Ahmad al-Bashir est devenu le premier chef d’État à être inculpé par la Cour pénale internationale (CPI). La décision d’émettre un mandat d’arrêt fait suite à une application par le procureur de la CPI, Luis Moreno-Ocampo le 14 juillet 2008. Dans sa décision du 4 mars 2009, la chambre préliminaire a mis en accusation le président al-Bashir en tant que coauteur indirect, pour cinq chefs de crimes contre l’humanité (meurtre, extermination, transfert forcé, torture, viol) et deux chefs de crimes de guerre (attaques directes contre des civils et pillage). Bien que la majorité de la chambre ait estimé que le Procureur n’avait pas fourni les motifs raisonnables nécessaires pour prouver l’intention spécifique requise pour le génocide, ils ont conclu à la présence suffisante de motifs raisonnables pour prouver qu’al-Bashir a coordonné pour une durée de cinq ans une campagne de contre-insurrection, dans laquelle l’attaque directe et intentionnelle illégale de la population civile four, massalit et zaghawa est un « élément central » (voir le document d’accusation en entier sur le site du CPI ici).
Le Darfour, cette région de l’ouest du Soudan, est le théâtre d’un conflit complexe qui a fait depuis 2003 300.000 morts selon l’ONU et 10.000 selon Khartoum. (…) Environ 35.000 civils ont été tués lors d’attaques de leurs villages par l’armée soudanaise, appuyée par des milices pro-gouvernementales djandjawid [djandjawid = l’équivalent de muhdjahidin, c’est-à-dire combattant du djihad, dans la langue locale]. Le conflit a déplacé 2,7 millions de personnes et 100.000 «ont péri de mort lente» dans des camps, de faim et de maladie (voir l’article du Figaro du 4 mars dans sa totalité ici).
Treize organisations humanitaires ont été expulsées jeudi par le Soudan. Khartoum accuse les humanitaires d’avoir fourni des documents au CPI qui a émis mercredi le mandat d’arrêt contre le président Omar al-Bachir (source : Le Figaro du 5 mars, y compris une interview audio de Thierry Durand, directeur des opérations de Médecins sans Frontières au Darfour, disponible ici).
Le 6 mars, L’ONU a annoncé qu’elle réfléchissait à qualifier cet expulsion de «crime de guerre». D’après l’ONU, la décision soudanaise d’expulser ces treize ONG risque de laisser «sans nourriture et sans soins» plus d’un million de personnes sur le territoire. «Avec le départ des ONG, et si le gouvernement ne revient pas sur sa position, 1,1 million de personnes seront sans nourriture, 1,5 million de personnes sans soins et plus d’un million d’habitants sans eau potable», a expliqué vendredi la porte-parole du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), Elizabeth Byrs. (voir l’article du Figaro dans son entièreté ici).
La réaction de Omar al-Bashir et de ses sympathisants
Le dirigeant islamiste de 65 ans, au pouvoir depuis 20 ans, ne reconnaît ni la CPI, ni ses décisions, et a aussitôt dénoncé ce mandat, comme faisant partie d’un plan «néocolonialiste contre Khartoum». Il a déclaré jeudi : «Les véritables criminels, ce sont les leaders des Etats-Unis et de l’Europe ». Le chef d’Etat s’exprimait dans la matinée devant les 10.000 manifestants rassemblés sur la «place des Martyrs», dans le centre-ville de Khartoum, pour lui apporter leur soutien et vilipender le procureur de la CPI. (…) Face à ses milliers de partisans, Omar al-Bachir s’en est notamment pris aux Etats-Unis, accusés d’avoir eux-mêmes «perpétré des génocides contre les Amérindiens, à Hiroshima et au Vietnam». «Cela fait 20 ans que nous sommes sous la pression du néo-colonialisme et de ses instruments comme la CPI, le Conseil de sécurité des Nations unies et le Fonds monétaire international», a-t-il scandé dans un discours rythmé par la profession de foi islamique : «il n’y a de dieu que Allah». Selon lui, la CPI résulterait d’un «complot 100% sioniste» visant à déstabiliser le Soudan. (voir l’article du Figaro dans son entièreté ici).
Un document audio exceptionnel sur les crimes des troupes islamistes au Soudan
Lumière 101 présente une entrevue avec Gérard Patrimonio, président de CSI France à propos des crimes qui ont amené à la mise en examen internationale du président soudanais.
A écouter ici :
Durée: 37 min 43 sec. [source: ici]
Gérard Patrimonio présente d’abord le CSI, Christian Solidarity International, et quelques-unes des actions de cette association, en particulier la libération de 80 000 esclaves au Soudan depuis 1995 (eh oui, l’esclavage est encore une réalité dans ce pays !) , et l’aide alimentaire aux chrétiens d’Iraq.
La plus grosse partie de l’émission consiste en un témoignage sur les atrocités perpétrées dans le Sud Soudan (à ne pas confondre avec le Darfour, qui se situe dans l’ouest du pays) jusqu’en 2002, dans un but d’islamisation et d’exploitation des ressources ; des atrocités qui se sont intensifiées sous al-Bashir. Gérard Patrimonio parle d’une arme de destruction massive de la société (non musulmane) au Sud Soudan, via des razzias, des viols systématiques, la réduction en esclavage des non musulmans et l’islamisation et l’arabisation forcée des garçons.
L’estimation du nombre de victimes est malaisée : environ 3 000 000 de morts sur un total de 9 000 000 de personnes dans le seul Sud Soudan, et environ 200 000 femmes et enfants déplacés de force, dont il en resterait 30 000 vivants réduits en esclavage dans le Nord Soudan.
Gérard Patrimonio n’utilise pas de langue de bois lorsqu’il parle du djihad mené par Omar al-Bachir, dont le slogan est : « Un pays, le Soudan. Une religion, l’islam. Une langue, l’arabe. » [où sont les cris d’orfraie des belles âmes du multiculturalisme, de la diversité et du dialogue inter-religieux dans ce cas? On se le demande !]
Il souligne le rôle important des USA (sous G.W. Bush) dans la fin de ces exactions au Sud Soudan (alors que l’UE et la France ne se sont en rien opposés à al-Bashir).
Gardez bien en mémoire que c’est pour les crimes commis au Darfour (une région dont la population est musulmane à 99 %) qu’Omar al-Bachir est mis en accusation, et non pas pour ces autres atrocités menées contre les chrétiens et animistes du Sud Soudan. G. Patrimonio est personnellement convaincu que la communauté internationale traite avec beaucoup plus d’attention les atrocités perpétrées contre des musulmans par rapport à celles visant des chrétiens.
Gérard Patrimonio souligne l’étrange attitude négationniste d’un pays comme la Turquie dans l’affaire du Darfour. Le secrétaire Général de l’OCI (Organisation de la Conférence Islamique), le Turc Ekmeleddin Ihsanoglu, a rejeté avec vivacité la mise en accusation du président soudanais (déclaration sur le site de l’OCI en anglais ici).
Notons aussi que cette accusation a été rejetée par la Chine, l’Union africaine, l’Iran, le Hamas, tandis que l’Egypte et la Russie se disent «très troublées» (source Le Figaro ici et Yahoo news ici). [Omar al-Bachir a les amis qu’il mérite !]
Autre document intéressant :
Sur le site de CSI-France, des témoignages poignants d’enfants chrétiens soudanais réduits en esclavage et soumis à des violences sexuelles par leurs maîtres musulmans (ici).

Akech, 11 ans, a été circoncis alors qu’il était esclave et croit, maintenant, qu’il est musulman. Au cours de sa jeune vie, le garçon a connu seulement les coups et les insultes. Ses jambes sont couvertes de blessures non soignées. Le 17 décembre 2008, il a été libéré par CSI (source: CSI).
Cliquez sur l'image pour revoir les Assises !
Il ne manque pas de culot ! C’est vraiment une populace qui n’a aucun scrupule ! La CPI a ouvert les yeux, que les politicards merdiques de France fassent de même !
Observerait-on un tournant dans l’attitude des instances internationales? L’avenir nous le dira.
Bonjour,
Sur ces problèmes il faut écouter l’excellente émission de ce 8 mars de Jacques Tarnero avec Finkielkraut comme invité.
Emission “Carte blanche” sur le site de RCJ.
Amitiés.
Comme dans le cas d’un autre génocidaire, Saddam Hussein, Bashir peut compter sur le soutien de Moscou et de Pékin.
Entre ordures, on se comprend !!
c’est ce qui attend tous ceux qui aident l’islam, et ne voient pas le danger extreme que constitue cette horreur partout sur cette planete
@ Antislam
J’ai essayé de trouver cette émission sur le site RCJ, mais elle n’est pas disponible à la ré-écoute.
Bachir est un criminel mais l`ensemble des pays musulmans le soutiennent comme “bon musulman”.
Idi Amin Dada a pu se la couler douce en Arabie saoudite malgré ses crimes. Bokassa a aussi été soutenu par les pays musulmans mais a été laché apres sa reconversion au christianisme.
Le révolte du Mahdi contre le Général Gordon et les Britanniques dans les annéées 1800 a Khartoum était aussi a cause du fait que les Britanniques voulait arreter le traffic d`esclaves par les musulmans.
Aussitot laissé a eux-meme, ils reviennent a leur ancienne habitudes…
c’est vrai que ces chiffres, comparés à ceux de Gaza et de ses “civils”, ça fait froid dans le dos.
Avons-nous eu des manifestations pour protester contre ces crimes ? Non !
Il est vrai que dans ce cas, il n’y avait pas moyen de “casser du juif”.
Société de merde, presse de merde, politique de merde.
C’est du pipeau. Le CPI n’a été créé que pour condamner les dirigeants Serbes et donner ainsi des preuves de dhimmitude aux muzuloches. Jamais ils n’iront chercher ce mec dans son pays, d’ailleurs ils n’en ont pas les moyens et, les auraient-ils, ils n’en ont pas les couilles !
En effet cette décision n’a aucune valeur légale, et la CPI prend des décisions à 100 % politiques ex: simplification des conflits en Ex-Yougoslavie méchants serbes/gentils musulmans, Srebrenica qualifié de “génocide”, et maintenant ils parlent de mettre en accusation Israël (d’ailleurs les palestiniens ont manifesté en masse pour soutenir cette raclure de Bachir), c’est pas dur de voir le point commun de toutes ces décisions.
Je ne pense non plus une seconde que Al-Bashir va être arrêté et jugé. Mais ce qui est intéressant à mon sens dans cette histoire, c’est:
- ce pour quoi on le condamne (le Darfour) et ce pour quoi on ne le condamne pas (le Sud Soudan);
- la réaction du reste du monde et en particulier du monde musulman: un moyen efficace de différencier ceux qui refusent la violence et le totalitarisme, et les barbares prêts à supporter n’importe quel salaud pour autant qu’il hurle ‘Allah Akhbar’.
“- ce pour quoi on le condamne (le Darfour) et ce pour quoi on ne le condamne pas (le Sud Soudan);”
C’est ce que j’essayais de dire, on prend tellement des gants avec les musulmans que les seuls cas où on met en avant leurs crimes c’est quand ils sont perpétrés contre d’autres musulmans, et qu’il n’y a pas d’Américains ou de Juifs dans le coin pour servir de bouc-émissaire. La CPI est en tête de cette politique de double morale:
- si vous êtes des musulmans tués par des non-musulmans tapez 1, on va s’occuper de vous tout de suite ;
- si vous êtes des musulmans tués par d’autres musulmans, tapez 2, on va voir ce qu’on peut faire ;
- si vous êtes des non-musulmans tués par des musulmans, veuillez raccrocher, on en a rien à battre, “susceptibilité” islamique oblige.