Pakistan : Des petites filles en guise de compensations.

“le prix de la mariée” photo de Stéphanie Sinclair
ISLAMABAD, Pakistan - Tout a commencé par un chien errant, et cela se termine par des mariages forcés de 15 petites filles, certaines d’entre elles âgée de 3 ans à peine, à titre de compensation pour éviter des querelles tribales dans cette partie reculée du Pakistan. On estime à près de 20 personnes le nombre de morts résultant de cette querelle, et le mariage des fillettes est censé mettre fin à cette effusion de sang.
Comme le veut une coutume brutale, appelée Vani, les filles sont négociées en règlement d’un long différend entre deux tribus. Cette histoire se passe à la frontière entre les provinces du sud du Sindh et du Balouchistan, mais la pratique, connue sous le nom de Swara dans certains endroits, n’est pas rare dans les régions rurales du Pakistan.
Il existe différentes versions de ce début de guerre tribale - ce genre d’inimitiés est assez caractéristique de la vie rurale au Pakistan - mais ici , c’est un chien qui est en cause. Le chien, appartenant à la tribu Chakrani, a offensé la tribu voisine Qalandari.
Selon que vous croirez les uns ou les autres, le chien aurait mordu un Qalandari ou un de leurs ânes. Ou bien, selon certains, le chien aurait tout simplement bu dans un puit appartenant aux Qalandaris. Dans toutes les versions, le chien a été abattu par un des Qalandaris.
C’est ce qui a commencé en 2000 ce conflit qui a dégénéré de fil en aiguille, entraînant la mort d’environ 20 personnes, dont 5 femmes, pour la plupart des Qalandaris.
Akbar Bugti, un notable de la région, a réglé le différend par une réunion traditionnelle connue sous le nom de Jirga, dans laquelle chaque partie a fait valoir ses arguments. En 2002, Bugti a décrété que les Chakranis donneraient des filles parce qu’ils avaient tué plus de personnes que les Qalandaris. Toutefois, cette décision, n’a pas été exécutée, et le différend s’est aggravé. Il a fallu attendre le mois dernier pour arranger une autre réunion lors de laquelle le jugement a été confirmé. Il est difficile de déterminer si la décision a été appliquée, car l’attention des médias sur l’affaire a un peu effrayé la tribu.
Ali Noor, le père de trois filles dit qu’il n’y a pas encore eu de cérémonie dites du foulard lors de laquelle l’autre tribu vient réclamer les filles, mais qu’elle devrait bientôt avoir lieu. Ses filles ont 3, 6 et 7 ans. Il a accepté le verdict. Ses filles, toutefois, n’ont pas le choix. “Je crois que c’est justice”, a déclaré Ali, s’exprimant par téléphone à partir de son village. “C’est notre culture.”
“Les meurtriers s’en sortent bien. C’est la fille, la sœur, ou la nièce, qui paie le prix”, déclare Samar Minallah, un activiste des droits de l’homme à Islamabad. “La jeune fille payera le prix pour le restant de ses jours.”
La coutume “Vani” touche généralement les filles des gens pauvres et analphabètes, qui n’ont pas d’argent ou d’autres biens à donner en guise de compensation. Minallah dit que le plus inquiétant est que ce sont généralement les riches propriétaires terriens locaux qui statuent eux-même sur les cas et décident de ces transactions. En règle générale, ils sont éduqués et parfois sont même membres du Parlement. Une loi interdit la pratique, mais la police et les autorités locales interviennent rarement.
Source Miami Herald
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Snif.
Tant de sensibilité, tant d’humanité…
C’est beau.
On a tout a apprendre de l’Autre.
La photographe Stéphanie Sinclair a réalisé deux autres séries de photos intéressantes, une sur l’excision:
http://www.nytimes.com/slideshow/2008/01/20/magazine/20080120_CIRCUMCISION_SLIDESHOW_index.html
et une autre sur le suicide chez les femmes afghanes( ou du moins, comme c’est écrit sur la page web, auto-immolations par le feu):
http://www.fiftycrows.org/photoessay/sinclair/index.php
bonjour,
je suis horrifié par le traitement des enfants au pakistans.
il faut agir pour sauver ces enfants qui travaille dans la poussière,le bruit et même parfois la nuits.
les enfants son pas des “chien”!il sont des HUMAINS ET ONT LE DROITS D’êTRE LIBRE.
aurevoir.
23 nov 2008 at 18:56
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