Quand des musulmanes parlent de sexe [vidéo]
Dans ce documentaire de 2005, des musulmanes évoquent leur rapport au sexe, et lèvent certains des tabous qui peuvent encore peser sur leurs semblables dans les domaines de l’intimité et du couple en abordant franchement le thème du plaisir et de l’orgasme, mais aussi de l’impératif de la virginité formulé par la famille, du corps et des fantasmes, du mariage, ou encore de la première relation sexuelle.
Au nombre de huit sur plus d’une centaine de femmes contactées, elles témoignent de leur propre expérience avec pudeur et parfois réticence, individuellement ou fille et mère réunies, en pleine lumière ou le visage plongé dans l’ombre. Ces témoignages ne sont donc pas représentatifs. Ce sont des femmes qui racontent les souffrances qu’elles ont surmontées pour se libérer des tabous de la tradition.
Durée : 41 minutes
Le seul bémol à mon avis concernant ce reportage : toutes ces femmes semblent s’être détachées de la communauté musulmane ; aucune ne porte le voile. Bien sûr, on ne peut pas accuser la réalisatrice : ce sont uniquement ces huit femmes qui ont accepté de parler. Mais on peut regretter de ne pas avoir de témoignages venant de musulmanes pratiquantes, voire de fondamentalistes.
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Ce ne sont pas des musulmanes mais des femmes d’origines maghrébinnes, l’amalgame enlève tout interêt à ce reportage à souligner aussi que ce concept de “musulmane non-pratiquante” n’a pas de sens dans l’islam tout comme dans les autres religions et qu’une femme (autant qu’un homme) qui s’adonne à la fornication (avec intention, répètition et sans redemption) et qui continue dans ce chemin sort de la foi et doit retourner à la mosquée faire la shahada comme un non musulman ce qui témoigne bien du fait que l’islam ne se transmet pas (mais relève bien d’un choix) et que s’il peut influencer la culture, il n’est pas la culture, en l’occurence la culture nord-africaine. De plus pas de tabou dans l’islam, les questions sexuelles sont traitées dans de nombreux hadiths et l’importance de satisfaire sexuellement son conjoint et d’essayer de répondre à ses attentes est largement souligné. Il faut aussi ajouter qu’à aucun moment la fellation est mentionnée ou prohibée dans les hadiths, elle n’est donc pas halam ( puisque ce qui n’est pas interdit est permis). Par conséquent, le titre est trés mal choisi, ces témoignages n’ont rien avoir avec le sujet prétendu. Il aurait été plus judicieux de traiter de questions d’identité culturelle, de groupes sociaux ( appartenance, intégration, solidarité,..) il est toujours trés délicat de vouloir traiter de sujets religieux en anthropologie ou en sociologie car en effet bien souvent beaucoup de chercheurs commettent ce genre d’erreur à cause d’une mauvaise perception de la problématique et de connaissance beaucoup trop faible sur les sujets.
C’est quoi sur la photo du haut, des bougies géantes??
Mais bien sur qu’elles sont représentatives de la situation. c’est exactement comme ca qu’est vêcu la sexualité dans l’islam. Elles le sont peut être plus pk elle en ont transgréssé les règles, mais elles ont vêcu et été éduquées comme des musulmannes, et c’est justement ca qui donne tout ce charme a ce reportage. Ces femmes ont l’eclairment de la société européenne et les moeurs de la société musulmanne, et c’est ca qui rend les faits si touchants et si vrais. Elles sont comme la plupart des musulmannes de leur génération, sauf qu’elle ont franchis une limite, mais faut arrêter de dire qu’elle sont pas musulmannes!!