SÉNÉGAL : Dakar - 9 homosexuels condamnés à 8 ans de prison

Neuf personnes homosexuelles, dont M. Diadji Diouf le Président de AIDES Sénégal, ont été condamnées le 7 janvier 2009 à 8 ans de prison ferme et une amende, pour « conduite indécente et actes contre nature et association de malfaiteurs ».
Au cours d’une rafle à Dakar le 19 décembre 2008, ces personnes ont été trouvées en possession de matériel dit « pornographique » à savoir des préservatifs, godemichés et brochures destinées à l’information et à la démonstration.
L’association AIDES organise une pétition pour demander la libération des 9 prisonniers.
« Dans un courrier adressé à Mmes Roselyne Bachelot - ministre de la Santé, de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative, Rama Yade - Secrétaire d’Etat aux Droits de l’Homme et Carla Bruni-Sarkozy - ambassadrice du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, AIDES appelle les autorités françaises à réagir contre cette atteinte aux droits humains, en violation des normes internationales. »
« AIDES dénonce l’hypocrisie des autorités sénégalaises qui, d’un côté, accueillent la Conférence Internationale sur le Sida et les Infections Sexuellement Transmissibles (ICASA) et acceptent des financements pour des programmes de prévention du VIH auprès des HSH, et de l’autre maintiennent dans le code pénal un article contraire aux obligations du Sénégal en matière de droit international. »
Pour lire l’article en entier et signer la pétition AIDES
Passer directement à la pétition : ICI
Du côté de PARIS
Monsieur Nicolas Sarkozy a fait part mercredi de son « émotion » après la condamnation de neuf homosexuels à huit ans de prison au Sénégal et de sa « préoccupation » sur la situation de ces militants impressionnés. Madame Roselyne Bachelot, la ministre de la Santé a tenu a interpellé le conseil des ministres sur la situation de ces militants dans la lutte contre le SIDA emprisonnés au seul motif de leur homosexualité, selon Luc Chatel porte-parole du gouvernement.
Mme Bachelot qui s’était faite l’avocate des droits des homosexuels en France ces dernières années a également fait part dans un communiqué de “son indignation”. Elle y précise avoir demandé au ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner “d’intervenir auprès des autorités sénégalaises, afin d’obtenir la remise en liberté de ces personnes” Madame Bachelot a également rappelé qu’au Sénégal l’homosexualité est pénalisée et même criminalisée.
Monsieur Bertrand Delanoë, maire de Paris a indiqué dans un communiqué avoir rédigé un courrier à l’attention de Monsieur Pape Diop, maire de Dakar et Président du Sénat et Monsieur Ousmane-Masseek N’Diaye, maire de Saint-Louis, pour leur exprimer sa très vive préoccupation et demander la clémence des autorités judiciaires du Sénégal à l’égard de ces personnes.
Sources : EditoWeb Magazine , Matin.gc.ca
Être homosexuel au SENEGAL
Depuis 2000, le président du pays est Abdoulaye Wade. Intégré aux principales instances de la communauté internationale, le Sénégal fait également partie de l’Union africaine et de la Communauté des États sahélo-sahariens. (wikipédia)
Le Sénégal est un pays à 95 % musulman, bien que le Sénégal ait aboli la peine de mort en décembre 2004, et semble lutter assez efficacement contre l’excision et les mariages précoces et que les femmes semblent avoir acquis certains droits, un air mauvais air de sharia y stagne encore : la chasse aux homosexuels y est un sport très prisé. Selon les observateurs l’homophobie gagne chaque jour du terrain.
Voilà bien ce qui ne nous surprend plus guère..
Le Code pénal sénégalais prévoit de punir les actes homosexuels de cinq années d’emprisonnement et d’une amende de 100 000 à 1 500 000 francs CFA. La conviction des organisations de défense des droits de l’homme est que, “en pénalisant des relations qui relèvent de la vie privée, cette loi contrevient aux dispositions du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, en vigueur au Sénégal depuis 1978“. Ce pacte stipule en effet, en son article 17, que “nul ne sera l’objet d’immixtions arbitraires ou illégales dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d’atteintes illégales à son honneur et à sa réputation“.
Mieux encore : les organisations de défense des droits de l’homme soutiennent que la loi sénégalaise est “discriminatoire” et “contraire aux dispositions de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples“. Une charte qui stipule, en son article 3, que “toutes les personnes bénéficient d’une totale égalité devant la loi“. Aussi pensent-elles que la dépénalisation des actes homosexuels permettrait aux autorités sénégalaises de se mettre “en conformité avec les dispositions” de textes qu’elles ont dûment ratifiés.
« Elle est loin l’époque où l’on s’éclatait au Sénégal » (allusion à une chanson) m’a soufflé ma grand-mère en lisant l’article.
« Dans un courrier adressé à Mmes Roselyne Bachelot - ministre de la Santé, de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative, Rama Yade - Secrétaire d’Etat aux Droits de l’Homme et Carla Bruni-Sarkozy - ambassadrice du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, AIDES appelle les autorités françaises à réagir contre cette atteinte aux droits humains, en violation des normes internationales. »
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On peut donc comprendre l’inquiétude des chrétiens (et animistes) de Casamance ou de Saint-Louis du Sénégal, c’est d’ailleurs assez triste pour un Sénégal qui se place ainsi progressivement sous la tutelle et le contrôle des arabes et des maures musulmans qui n’ont que mépris pour les noirs, même musulmans(cf.Darfour).
Les sages des confréries africaines musulmanes devraient relire les ouvrages d’Ibn Khaldoun et se poser la question de savoir si l’islam est digne d’être adoptépar des africains qu’il enfonce dans la dépendance et l’esclavage.
C’est aussi triste pour l’un des pays les plus stables de l’Afrique Noire.
Il y aura inéluctablement un affrontement entre l’Islam et l’Occident, et les africains devraient se méfier de cet islam qui veut les transformer en piétaille de leurs maître arabes et wahhabites.
Ayons confiance cependant, le christainisme et…le ba’haïsme se développent autour de Dakar et de Saint-Loui, en dépit des vocifération imamiques.
L’Afrique comme l’Europe doit se débarrasser de l’islam.
Sopi! sopi! sop! les sénégalais y croyaient au changement lors des élections de 2000.
Le fils Karim Wade dirige l’agence nationale pour l’organisation de la conférence islamique (anoci), créée pour organiser le sommet de l’organisation de la conférence islamique (OCI) à Dakar qui a eu lieu en mars 2008.
L’islamophobie, la question palestinienne et le développement économique des pays de la Ummah islamique ont été au centre des préoccupations de nombreux dirigeants qui ont pris la parole.
http://www.aps.sn/aps.php?page=oci-articles-fr&id_article=41600
L’islam du Sénégal est plutôt “cool”…
Le niveau des libertés politiques et religieuses est de loin meilleur que celui des pays arabes.
Apparemment eux aussi sont entrain de s’islamiser
« Apparemment eux aussi sont entrain de s’islamiser »
Oui, et à vitesse grand V :
LUTTE CONTRE L’HOMOSEXUALITÉ : Un Front islamique pour la défense des valeurs éthiques
Source : http://www.lesoleil.sn/article.php3?id_article=46439
Édition du Jeudi 30 Avril 2009
Déterminés à combattre l’homosexualité au Sénégal, plus de vingt associations islamiques et chefs religieux se sont réunis pour mettre sur pieds un Front islamique pour la défense des valeurs éthiques. Premier acte posé : un sermon contre l’homosexualité sera remis à l’ensemble des imams du Sénégal, ce vendredi.
L’affaire dite des homosexuels de Mbao est loin de connaitre son épilogue. En effet, suite à leur libération, plus de vingt associations islamiques et des représentants des différents chefs religieux ont mis sur pied le Front islamique pour la défense des valeurs éthiques. Une structure qui se veut la « sentinelle » et l’ « éveil des consciences » pour la préservation des valeurs religieuses. L’annonce a été faite hier, à la suite d’une conférence de presse tenue au mausolée Thierno Saïdou Nourou Tall à laquelle ont assisté plusieurs responsables religieux. La naissance de ce front est le résultat d’une rencontre réunissant ces différentes associations, tenue le 26 avril dernier à la mosquée Thierno Saïdou Nourou Tall sous l’égide de Thierno Madani Tall, de la famille omarienne, par ailleurs, président de la Ligue des oulémas de l’Islam au Sénégal. « Tous les participants de cette rencontre se sont indignés et ont unanimement condamné la manière dont les homosexuels ont été libérés », lit-on dans le communiqué remis à la presse.
Mais « ce qui est le plus offusquant et révoltant, disent-ils, c’est l’inadmissible ingérence de la France ».
Le Front islamique pour la défense des valeurs éthiques dénonce une « conspiration » menée par des lobbies et « soutenues par certaines organisations de défense des droits de l’homme » contre les valeurs religieuses en général et celles de l’Islam en particulier. Cela, suite à l’appel lu par l’ambassadeur d’Argentine à l’Onu, le 18 décembre 2008, qui au nom de 66 pays signataires appelle à la dépénalisation universelle de l’homosexualité. « Ce qui est encore plus inquiétant et interpelle tout croyant, annoncent les membres du Front, c’est la pression que sont en train d’exercer des lobbies pour faire signer cette déclaration à 38 pays africains, afin d’atteindre le quorum permettant à l’Onu d’avaliser une convention portant sur la dépénalisation universelle de l’homosexualité ».
Après la lecture du communiqué par Bamar Guèye de l’Ong Jamra, des « Allahou Akbar » fusent de la foule.
Se fondant sur le Coran et les Hadiths du prophète, les différents intervenants affirment que ceux qui s’adonnent à l’homosexualité méritent la mort.
Thierno Seydou Mountaga Tall, représentant de Thierno Madani Tall, absent, estime qu’on ne doit pas accepter ce genre de pratiques dans la société. « Car la malédiction ne nous épargnera pas », se justifie-t-il. C’est pourquoi, nous devons montrer notre indignation et combattre l’homosexualité par tous les moyens ». Mais, le Front islamique pour la défense des valeurs éthiques refuse de dévoiler d’avance sa stratégie de lutte. En tout cas, premier acte posé après sa création, un sermon contre l’homosexualité sera remis à tous les imams du Sénégal, ce vendredi, annonce Ahmad Dame Ndiaye, un de ses membres.
Seydou KA