Un livre à lire : Le village de l’Allemand, de Boualem Sansal
Présentation de l’éditeur :
Les narrateurs sont deux frères nés de mère algérienne et de père allemand. Ils ont été élevés par un vieil oncle immigré dans une cité de la banlieue parisienne, tandis que leurs parents restaient dans leur village d’Aïn Deb, près de Sétif. En 1994, le GIA massacre une partie de la population du bourg. Pour les deux fils, le deuil va se doubler d’une douleur bien plus atroce : la révélation de ce que fut leur père, cet Allemand qui jouissait du titre prestigieux de moudjahid…
Basé sur une histoire authentique, le roman propose une réflexion véhémente et profonde, nourrie par la pensée de Primo Levi. Il relie trois épisodes à la fois dissemblables et proches : la Shoah, vue à travers le regard d’un jeune Arabe qui découvre avec horreur la réalité de l’extermination de masse ; la sale guerre des années 1990 en Algérie ; la situation des banlieues françaises, et en particulier la vie des Algériens qui s’y trouvent depuis deux générations dans un abandon croissant de la République.
Né en 1949, Boualem Sansal vit à Boumerdès, près d’Alger. Depuis son premier livre, Le serment des barbares, il est considéré comme l’un des écrivains algériens les plus importants. Le village de l’Allemand est son cinquième roman.
Un extrait pour vous mettre en bouche (page 230-1) :
Monsieur le Ministre de l’Intérieur,
Si quelqu’un dans ce pays sait ce qui se passe dans notre ZUS, c’est vous. (…) Les islamistes ont colonisé notre cité et nous mènent la vie dure. Ce n’est pas un camp d’extermination mais c’est déjà un camp de concentration, ein Konzentrazionlager comme on disait sous le Troisième Reich. Peu à peu, nous oublions que nous vivons en France, à une demie-heure de Paris, sa capitale, et nous découvrons que les valeurs qu’elle proclame à la face du monde n’ont en réalité cours que dans le discours officiel. N’empêche et malgré toutes nos tares, nous y croyons plus que jamais. Tout ce que nous nous interdisons en tant qu’hommes et citoyens français, les islamistes se le permettent et nous refusent le droit de nous plaindre car, disent-ils, c’est Allah qui l’exige et Allah est au-dessus de tout. A ce train, et parce que nos parents sont trop vieux pour ouvrir les yeux et nos gamins trop naïfs pour voir plus loin que le bout de leur nez, la cité sera bientôt une république islamique parfaitement constituée. Vous devrez alors lui faire la guerre si vous voulez seulement la contenir dans ses frontières actuelles. Sachez que nous ne vous suivrons pas dans cette guerre, nous émigrerons en masse ou nous nous battrons pour notre propre indépendance.
Le site La Luette présente une interview en ligne de Boualem Sansal à propos de ce livre et de l’islamisme. Je vous la recommande chaudement. Vous pouvez l’entendre ici ou directement sur le site de La Luette.
Le village de l’Allemand : Ou Le journal des frères Schiller, par Boualem Sansal.
Editions Gallimard (sorti le 3 janvier 2008)
ISBN-10: 2070786854
ISBN-13: 978-2070786855
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Et oui en effet, il n’y a pas de ghettos en France, il y a des zones qui ont été purement et simplement annexées (arrosées par l’argent des trafics et les revenus sociaux), les sous-chiens en sont chassés par la criminalité et le racisme dont ils font l’objet au quotidien (un comble), une fois débarrassés de ces gêneurs, la radicalisation se met en place, de façon de moins en moins discrète, avec des filières de recrutement de djihadistes pour la Tchétchénie ou l’Afghanistan d’abord, avant le grand soir: le djihad à domicile.
Il faut enfin ouvrir les yeux…. avant qu’il ne soit trop tard !
La France est colonisée par des singes… il y en a marre !
« En Algérie, l’individu ne s’est jamais émancipé »
Rencontre avec Boualem Sansal
Date: 20/11/2011
[+ Audio sur le site de RFI]
http://www.bivouac-id.com/forum/viewtopic.php?t=31066
Merci le 25 pour ce lien
Oui